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Affichage des résultats 1 à 14 sur 14
  1. #1

    Prénom
    Isabelle
    Ville d'origine
    Lyon
    Destination
    Canada Calgary
    Messages
    5 245

    Par défaut [Interview] Daniel, de Chicoutimi à Besançon

    Et voici le témoignage d'un autre PVTiste qui a tenté l'aventure française ! Daniel, alias Padtroub

    marie-et-moi-place-de-la-r-volution.jpg

    Ville de provenance
    Chicoutimi, dans la région du Saguenay - Lac-Saint-Jean. C’est environ à 250km au nord de la ville de Québec, de l’autre côté du massif appelé « Parc des Laurentides ».

    Ville de destination
    Besançon, dans le Doubs (25), région Franche-Comté. C’est tout à l’est de l’hexagone, pas très loin de la frontière suisse.
    Sur place depuis combien de temps ?
    Arrivé depuis août 2008, nous y sommes toujours. Nous, c’est ma copine et moi.

    Baroudeur ou pas ?
    Issu d’une famille plutôt casanière, j’avais très peu voyagé jusqu’à il y a 5-6 ans. Puis, j’ai connu quelqu’un qui m’a fait découvrir une communauté (sur le net) de baroudeurs. C’est en furetant sur le forum de cette communauté que l’envie de bouger s’est inventée en moi.


    Été 2006, je préparais donc un vélo-trip à travers l’Amérique, direction plein sud. J’avais le vélo, une bonne partie de l’équipement, quelqu’un pour sous-louer mon appart… C’est à ce moment que j’ai rencontré Marie, justement par le forum cité plus haut. La belle française venait faire son tour au Québec et voulait rencontrer des baroudeurs. Nous lançons donc l’idée d’une rencontre entre voyageurs, et je propose d’organiser la chose à Chicoutimi. Plusieurs membres du forum se montrent intéressés, et Marie est particulièrement heureuse de se rendre dans cette localité au nom si exotique et rempli de promesse.


    Finalement, personne d’autre ne s’est pointé au rendez-vous que Marie et moi. Sans oublier la flèche de cupidon (c’est donc cute) qui s’est rapidement chargé de réorienter nos chemins respectifs. Le vélo-trip jusqu’à la pointe sud de l’Amérique s’est donc transformé en voyage de découverte dans la pointe nord de l’hexagone. Marie habitant à ce moment à Lille, j’ai donc passé trois mois de l’automne 2006 chez les ch’tis. Mon premier voyage dans une ville superbe où il ne pleut pas plus qu’ailleurs, et le début d’une belle histoire qui se poursuit aujourd’hui.
    Et pour ceux que ça intéresse, la communauté de baroudeurs dont je parle se trouve au www.lepouceux.com. Allez y faire un tour, il y a vraiment des gens intéressants.

    Que faisais-tu, au Québec ?
    Formé dans un Cégep en ébénisterie (entre autres), je tâchais d’exercer mon art avec plus ou moins de bons résultats (au sens comptable du terme) dans un petit atelier personnel, en travailleur autonome, un statut qui ressemble à son copain français appelé auto-entrepreneur. Il est vrai que j’avais malgré tout une vie relaxe et confortable. Je louais un appart à mes parents dans l’immeuble familial et occupais quelques mètres carrés d’atelier à côté de celui de mon papa qui est rembourreur de meubles, c’est-à-dire tapissier.
    Mais aussi relaxe et confortable que pouvais être ma vie à ce moment-là, elle n’en demeurait pas moins convenue et en phase (trop sans doute) avec le modèle hérité de mes parents et plus généralement, de la société où j’évoluais. Il fallait secouer tout ça.


    Dans nos WC, Marie a affiché une citation du Talmud qui dit que « comme le saumon, l’Homme n’est jamais autant lui-même que lorsqu’il remonte le courant ». Notez que pour ma douce et tendre, les lieux d’aisance sont un temple de méditation et de réflexion.

    Pourquoi cette envie de t’envoler pour la France ?
    Donc on y vient. Mars 2007, Marie, qui vient d’obtenir sa résidence permanente au Canada après de fastidieuses démarches amorcées bien avant notre rencontre, s’installe dans mon modeste logis de Chicoutimi. Plus d’un an passe quand l’envie nous prend de faire un grand changement dans notre vie. On décide donc de faire des saumons de nous-mêmes (enfin, surtout moi) et de remonter le courant du grand océan pour recommencer quelque chose en France.


    Sans que cela ne soit dit clairement, l’idée est d’une certaine façon de tout remettre à plat pour reconstruire une vie au plus près de ce que nous sommes vraiment. Je m’explique.
    Au moment de notre rencontre, Marie et moi sommes déjà assez écolos. Même que, lorsque Marie emménage chez moi en mars 2007, elle arrive pile à temps pour m’aider à poser les affiches électorales des Verts, vu que moi je suis candidat aux législatives provinciales (quelle drôle d’aventure, d’ailleurs).


    Petit à petit, nos convictions s’affinent si bien que nous devenons anti-consuméristes, puis décroissants. Pas évident alors d’accorder notre vie avec notre ressenti, sachant que notre existence est tout à fait imbriquée dans celle de nos proches, dont ma famille, plutôt digne représentant de son époque, qui consomme beaucoup et gaspille en conséquence.


    Quiconque s’est un jour retrouvé dans cette situation sait combien il est difficile de faire demi-tour sur un chemin quand tout le monde autour continue dans la même direction. L’idée de migrer se présente donc pour nous comme l’occasion de faire un immense tri (au propre comme au figuré) pour ne conserver que l’essentiel et construire à partir de cela. C’est ce qu’on a fait.

    Pourquoi Besançon ?
    Nous avons choisi Besançon comme on choisit une paire de chaussures. Marie n’est pas originaire de Franche-Comté et n’y avait jamais habité, hormis quelques séjours à récolter le raisin dans les vignes du Jura. En fait, nous n’avions au départ aucun endroit « tout désigné » pour nous installer. Nous cherchions une ville pas trop grande (les grandes agglomérations nous insupportent), mais suffisamment importante pour espérer nous passer de voiture et accéder à une vie sociale satisfaisante.
    Nous avons donc repéré quelques villes correspondants à ces critères (il y avait Rennes, si je me souviens bien. Puis deux ou trois villes du sud. Et même Lille qui, bien que grande, nous plaisait bien). Au final, Besançon sortait du lot. Une ville verte, avec la nature à deux pas, un beau relief et des montagnes à proximité…
    Du coup, Marie est partie en éclaireur pendant une semaine. Elle a visité Besançon et sa région en mode couchsurfing, c’est-à-dire en dormant chez l’habitant, ce qui demeure quand même la meilleure façon de connaître un endroit. Elle a rapporté plein de photos et documentation, puis on a décidé que Besançon serait notre point de chute.
    Août 2008, nous débarquions à Besac.
    Est-ce que c’est la première fois que tu vivais à l’étranger ou que tu partais aussi longtemps ?
    Comme je l’indiquais plus haut, je n’avais jamais vraiment bougé auparavant. La migration a été pour moi une expérience totale.
    Quel a été ton sentiment dominant au cours des 2 premières semaines en France ?
    Nous sommes arrivés en août, tout était fermé et tournait au ralenti. Ça m’a tout de suite plu.
    Nous avions réussi à louer un appart à distance depuis le Québec, dans une petite commune (Beure) du grand Besançon. Cet appart n’étant pas libre immédiatement à notre arrivée, le proprio nous avait prêté un petit studio au centre de Besançon. Nous n’avions vu notre appartement qu’en photos, alors sitôt que nous avons pu, nous sommes partis direction Beure pour le « trouver » et constater l’environnement.


    Je me souviens qu’il faisait beau et que nous avons marché tranquillement le long du Doubs pour parcourir les 5 km qui séparent Besançon de Beure. Cette route que je connais maintenant sur le bout des doigts, nous la découvrions alors. Vous savez, dans « l’Auberge Espagnole », Romain Duris raconte son arrivée à Barcelone, avec ses rues en perspectives aux noms étranges, et il sait qu’au bout d’un temps, il les aura parcouru dix, vingt, cent fois. Qu’il se les aura appropriées. Et bien c’est exactement ça.


    Toujours que lorsque nous sommes arrivés à Beure, en franchissant la limite entre les deux communes, le temps a tourné à l’orage et il est tombé une averse monumentale. C’était exactement comme dans « Bienvenu chez les ch’tis ». On a bien ri. On était trempés, mais heureux.
    Est-ce que ta situation professionnelle te parait satisfaisante, en France ?
    J’ai eu la chance de trouver un boulot peu de temps après notre arrivée. Un de nos voisins venait de monter sa boîte dans les terrasses bois et cherchait quelqu’un pour la pose. J’ai été embauché un peu à la québécoise. Pas de lettre de motivation, je ne me souviens même pas lui avoir transmis mon c.v. L’entretien s’est déroulé chez moi autour d’un café ou d’une bière (je ne me rappelle plus), et la semaine suivante, je commençais à bosser.


    J’ai passé trois ans dans cette boîte, dont la dernière année en bureau d’étude, ce qui m’a beaucoup plu. L’entreprise a fait faillite l’été dernier, et j’ai donc été licencié. Avec un collègue, nous voulions alors monter un atelier d’ébénisterie, et nous avons étudié les possibilités pour ce faire. Au final, les chances de réussite dans l’activité que nous désirions faire se révélaient beaucoup trop minces, et nous avons mis ce projet de côté.


    Du coup, je suis toujours en chômage, et je viens de commencer une formation en CAO (ce que je faisais juste avant d’être licencié). J’espère bien que cela débouchera sur quelque chose.
    Alors pour répondre à la question initiale, je suis très satisfait de ce qui s’est passé pour moi au niveau professionnel. Déjà, les deux ans passés sur des chantiers m’ont permis de bien connaître ma région d’accueil, et même un peu plus loin. Je me souviens avoir installé des terrasses près de Lausanne, et autour de Genève. En plus, le cheminement vers le bureau d’étude m’a fait mettre un pied dans une profession que j’aime beaucoup, et que je n’aurais peut-être pas exercée autrement. Finalement, le travail étant un vecteur d’intégration hyper efficace, j’ai pu connaître une multitude de gens et apprécier d’autant plus mon expérience française.
    Quelles ont été tes plus grosses difficultés en France ?
    J’ai tendance à occulter les parties moins agréables, alors il n’est pas évident de répondre à cette question. Évidemment, immigrer n’est pas une partie de plaisir et certains moments sont plus difficiles que les autres, ou plus angoissants. Je me souviens entre autres de la fin de mon PVT. Je me suis pris bien tard pour commencer les démarches afin d’obtenir un titre de séjour, et Marie et moi avons dû manœuvrer en vitesse grand v, nous marier rapidement, et faire un tas de démarches. Je me souviens de courriers recommandés en express en provenance du Québec et du livreur qu’on attendait au pied de notre immeuble. Ce sont des moments pas très agréables parce qu’on sait qui si un truc merde, et bien tout le reste fout le camp, et c’est retour au pays et à la case départ.

    Quel est ton meilleur souvenir ?
    Bizarrement, un très bon souvenir est rattaché aux grosses difficultés mentionnées juste avant. Nous avons fait un mariage tout a fait décalé par rapport à ce qu’on entend normalement par mariage.
    Un couple de bons amis est venu témoigner à la mairie de Beure avec leurs deux enfants en guise de public, si bien que, le maire inclus, nous étions sept dans la grande salle de la mairie où une bonne trentaine de chaises avaient été préparées pour l’occasion.
    En guise de voyage de noce, une ballade dans le village avec les amis, jusqu’à la « Cascade du bout du monde ». Puis retour à l’appart, une bonne bouteille et un repas tout simple. Nous avions tout de même fait des efforts vestimentaires puisque tous les conviés à la cérémonie, nous inclus, étaient habillés en rouge et noir, si bien qu’un ami à moi m’a fait la réflexion qu’il s’agissait d’un mariage anarchiste, ce qui nous a bien fait rigoler.
    On n’est pas trop portés sur les institutions, alors le mariage…

    Est-ce que certaines choses québécoises te manquent ?
    Hormis les gens, parents et amis, qui représentent le manque le plus grand et le plus palpable, les autres manques sont plus subtils. Ce sont des sensations, des odeurs.
    L’atmosphère joyeuse et affairée d’un lendemain de grosse tempête de neige, le bruit assourdi des bottes dans la neige, l’odeur de la souffleuse.
    L’excitation des premières vraies journées de printemps, le sentiment de délivrance, les voisins pressés qui répandent la neige dans la rue pour qu’elle fonde plus vite.
    Une relative simplicité dans les relations de tous les jours, sans code ou convention cachés, la dame du guichet qui connaît votre tante.
    Une bière avec des chums au bord du lac, à la fin d’une chaude journée d’été, et les maringouins qui s’invitent à la fête sous les épinettes.
    Des petites choses comme ça.

    Qu'est ce qui te manquera si tu rentrais au Québec ?
    C’est pareil, ça sera principalement les gens. Les relations humaines sont le sel de la vie.
    Je n’ai jamais eu beaucoup de monde autour de moi, seulement, les relations que je choisis d’entretenir sont importantes. Il en est de même depuis mon arrivée et je serais attristé de quitter ceux qui sont devenus mes amis ici en France.

    Qu’est ce que cette expérience t'apporte, du point de vue personnel ou professionnel ?
    Côté pro, j’en ai parlé un peu plus haut. Ce n’est pas le plus important.
    Côté personnel, ça m’a fait du bien de changer d’univers. Quand on reste longtemps dans une même situation, on peut finir par ne plus savoir qui on est vraiment. On confond notre identité avec notre environnement, on ne voit plus le monde que d’un point de vue, on ne se remet plus en question, puisque peu de questions nous effleurent de toute façon.
    Immigrer est l’occasion de se secouer, de faire tomber les peaux mortes et de remettre le doigt sur ce qui est vraiment solide en nous. On garde ce qui est vraiment l’essentiel et on refait autre chose avec. Je pense qu’il faut vivre ce genre de passage au moins quelques fois dans sa vie.

    Quels conseils donnerais-tu aux futurs PVTistes ?
    J’ai très peu de conseil à donner. D’une manière générale, je suis pour tout genre d’expérience comme celle de partir à l’étranger. Donc je dis go for it.
    Sinon, pour ceux qui auraient des interrogations plus précises, il ne faut pas hésiter à me contacter en privé ou sur le forum public. J’aurais aimé que le volet PVTites France soit aussi développé en 2008 qu’aujourd’hui. C’est tellement bien de pouvoir échanger ses expériences.
    D’ailleurs, un grand merci au administrateurs et rédacteurs de ce site, vous faites un très beau travail !
    À bientôt.
    centre-ville-de-besan-depuis-la-grande-roue.jpg

    Merci Daniel pour cette superbe interview

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    Envie d'Ouest américain ? De lire à propos de Montréal et Lyon ? De voir des photos et mes états d'âmes ? : http://let-us-go.net

  2. Les 9 membres suivants remercient Zootopia pour son message :


  3. #2

    Prénom
    Emilie
    Ville d'origine
    Châteauguay
    Destination
    Canada Montréal
    Age
    30
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    1 193

    Par défaut

    Etant nous aussi dans cette situation, je ne peux qu'être très émue et touchée par ton témoignage! Merci pour tant de sincérité :thumbsup2:

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    Qu'un voyage soit long ou court il commence toujours par un pas...

  4. #3

    Prénom
    Isabelle
    Ville d'origine
    Lyon
    Destination
    Canada Calgary
    Messages
    5 245

    Par défaut

    J'ai toujours trouvé que le Jura me faisait penser à un bout de Québec, tu ne dois pas te sentir trop dépaysé, parfois ! Votre parcours est vraiment chouette, merci encore d'avoir pris le temps de nous le raconter !

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    Envie d'Ouest américain ? De lire à propos de Montréal et Lyon ? De voir des photos et mes états d'âmes ? : http://let-us-go.net

  5. #4

    Prénom
    Aline
    Destination
    Canada Québec
    Age
    28
    Messages
    502

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    Merci pour ce partage !!
    très beau parcours que vous avez fait là !!
    Bonne continuation !!!

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    19/09/12 : Arrivée à Montréal !
    A Québec city depuis le 23/09/12
    03/04/13 - 04/05/13 : On the Road Montréal-Vancouver !

  6. #5

    Prénom
    Aurélie
    Ville d'origine
    Besançon
    Destination
    Canada Autre
    Age
    31
    Messages
    774

    Par défaut

    Waoooo J'ai fait l'inverse !!! J'ai quitté besançon en mai 2009 pour arriver à Chicoutimi !!! Très drôle !

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    05/09-05/10 PVT 07/10-07/11 PT
    Csq : envoi dec10 obtenu sept11
    RP 01/12 recu 28/02/12 AR/VM 25/04/12 VM 06/12 Recu 07/12 frais02/04/12
    depuis rien

  7. #6

    Prénom
    Julie
    Ville d'origine
    Paris
    Age
    28
    Messages
    9 025

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    C'est superbe ! Le bruit des bottes dans la neige, les odeurs... C'est vrai que ce sont souvent des choses peu palpables qui nous manquent vraiment.

    Vous savez, dans « l’Auberge Espagnole », Romain Duris raconte son arrivée à Barcelone, avec ses rues en perspectives aux noms étranges, et il sait qu’au bout d’un temps, il les aura parcouru dix, vingt, cent fois. Qu’il se les aura appropriées. Et bien c’est exactement ça.
    Fan de ce film et notamment des réflexions du personnage en voix off, je me suis souvent dit ça en arrivant dans de nouveaux endroits. Tout est inconnu à mes yeux mais bientôt, ce sera chez moi, la rue où j'ai fait ça, le où j'ai rencontré untel...

    Merci pour cette interview très chouette

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  8. #7

    Prénom
    Cedric
    Age
    31
    Messages
    2 803

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    Très jolie plume qui évoque avec des mots sensibles des impressions pas toujours faciles à décrire mais qui deviennent, grâce à toi, incroyablement parlantes.

    On dirait presque du Proust

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    2009/2010: PVT Canada, du Yukon à Terre Neuve
    2011/2012: WHV Nouvelle Zélande

    Le blog des aventures depuis 4 ans: Un voyage au Yukon (et ailleurs !)




  9. #8
    goo
    goo est déconnecté

    Prénom
    JB
    Ville d'origine
    Rougemont
    Destination
    Canada Montréal
    Age
    30
    Messages
    144

    Par défaut

    Besac me manque depuis que je vis à Paris... Qu'est ce que ce sera lorsque je vivrai à Montréal...

    Très belle interview encore une fois ! :thumbsup2: Et merci Daniel pour ton témoignage, bonne continuation dans vos projets ! Content de voir que la vie bisontine vous plait et vous correspond.

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  10. #9

    Prénom
    Roxane
    Destination
    Nouvelle-Zélande
    Age
    28
    Messages
    352

    Par défaut

    Très beau témoignage !

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  11. #10

    Prénom
    Nicolas
    Ville d'origine
    Paris
    Destination
    Canada Montréal
    Age
    33
    Messages
    31

    Par défaut

    Côté personnel, ça m’a fait du bien de changer d’univers. Quand on reste longtemps dans une même situation, on peut finir par ne plus savoir qui on est vraiment. On confond notre identité avec notre environnement, on ne voit plus le monde que d’un point de vue, on ne se remet plus en question, puisque peu de questions nous effleurent de toute façon.
    Immigrer est l’occasion de se secouer, de faire tomber les peaux mortes et de remettre le doigt sur ce qui est vraiment solide en nous. On garde ce qui est vraiment l’essentiel et on refait autre chose avec. Je pense qu’il faut vivre ce genre de passage au moins quelques fois dans sa vie.
    D'accord avec toi à 1000% !

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    En PVT depuis le 01/07/2012.
    Demande de JP envoyée le 12/02/2013 !

  12. #11

    Prénom
    Marjolaine
    Ville d'origine
    Lyon
    Destination
    Canada Toronto
    Age
    30
    Messages
    82

    Par défaut

    Un très beau témoignage, qui donne envie! décollage prévu dans 10 jours pour Montréal, premier point de chute de notre expérience canadienne!
    Merci d'avoir partagé avec nous ton expérience!!

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  13. #12

    Prénom
    Daniel
    Ville d'origine
    Saguenay
    Destination
    France Autre
    Age
    33
    Messages
    26

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    Merci à tous pour les bons mots.

    Ça fait toujours plaisir de partager. En plus, c'est un très bel exercice que de répondre à ces questions, qui oblige à mettre des mots sur tout ça. Un grand merci à Isabelle (Zootopia) qui m'a approché pour le faire.

    Je souhaite à tout le monde la réalisation heureuse de vos projets respectifs.

    Ciao!

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    Dernière modification par Padtroub ; 30/05/12 à 15:27.

  14. #13

    Prénom
    Nathalie
    Age
    29
    Messages
    77

    Par défaut

    Et moi qui m'enfuie de Besançon pour repartir à Montréal, ça donnerait presque envie de rester

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    RP depuis le 6 juin

  15. #14

    Prénom
    jess
    Destination
    Canada Vancouver
    Age
    26
    Messages
    7

    Par défaut

    Superbe témoignage, bravo Daniel, tu as réussi à bien retransmettre tes sentiments, finalement on ne sait pas assez apprécier notre pays

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