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  1. Lawiss / 28 ans
    30 314
    #1

    Récit de notre visite à Détroit !

    Detroit : 917 000 habitants Agglomération : 4,4 millions
    Detroit. Troisième et dernière étape étasunienne de notre périple. Assurément une destination contestée. Et pour cause, en 2009, Detroit est, selon Forbes, la ville la plus dangereuse des Etats Unis. Ce n’est pas une irresponsabilité immodérée qui nous a poussé à y aller, c’est presqu’une responsabilité d’urbaniste d’y passer. Et puis, Greg voulait faire un tour du côté de 8 miles checker Eminem…
    Pour l’histoire, Detroit prospère dans la première moitié du 20ème siècle grâce à l’industrie automobile. La ville abrite aujourd’hui encore, le siège de General Motors. En 1950, Detroit compte 1,8 millions d’habitants. Une ville champignon, 30 ans auparavant elle n’en comptait que moitié moins. De cette période glorieuse, la ville conserve de sublimes buildings art déco à l’instar du Guardian.
    C’est aussi à cette période, sous la pression de l’industrie automobile qu’on été construites de véritables autoroutes urbaines qui ont permis aux populations les plus riches (majoritairement blanches) de s’installer en banlieue, délaissant peu à peu le downtown aux plus pauvres (majoritairement noirs). A la fin des années 60, des émeutes historiques ont éclaté, ternissant un peu plus l’image de la ville, dont on nous explique qu’elle a été corrompue durant des années. Même si l’on parle d’un timide renouveau de la ville, elle a depuis 60 ans perdu à nouveau plus de la moitié de sa population et des buildings, en

    plein centre ville sont laissés à l’abandon, tout comme des centaines de maisons cossues des alentours.


    Voilà, c’est armés de ces quelques informations (et d’autres, absurdes lues sur internet) que nous prenons le car pour Detroit, avec la ferme intention de prouver que la ville ne mérite pas sa mauvaise réputation. Nous arrivons à 6h du matin dans la gare routière de Motorcity, disons le, entourés exclusivement de noirs. Nous sommes rapidement plongés dans le bain donc, car Detroit, c’est un peu la ville des statistiques ethniques. Le centre ville concentre 25% de la population de l’agglomération, dont 75% sont afro-américains. Une pure illustration de nos cours d’urbanisme nord américain.
    Finalement, je trouve le sommeil dans la gare routière, pour les 3 heures que nous y passons avant de retrouver Leeann et Chelsea, nos hôtes detroiter ; comme quoi, je ne dois vraiment pas me sentir en danger, Greg surveille au cas où, mais rien ne se passe. Comme durant le reste de notre séjour.
    Leaan et Chelsea habitent dans un quartier résidentiel tranquille (je dirai de la classe moyenne), à 45 mn à pied de downtown. De pures Detroiter, qui en sont parties, mais revenues, et qui s’engagent pour leur ville et la communauté. Detroit est la ville la plus pauvre des Etats Unis, 26% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, c’est deux fois plus que la moyenne nationale.
    Chelsea, a fondé une association qui s’occupe de récupérer de vieux vélos, de les remettre en état de marche, de les vendre (pour une somme modique) et avec les bénéfices de mener des actions à destination des enfants. D’après elle, la ville n’apporte aucune aide aux associations. Au contraire, les dirigeants, longtemps corrompus (le dernier maire est en prison et l’actuel est un ancien joueur des Pistons) avaient visiblement plutôt tendance à ruiner les initiatives en faveur des populations locales comme nous le confirme Tyree Guyton, le fondateur du Projet Heidelberg (voir plus loin).
    the Heidelberg Project par Tyree Guyton



    La solidarité en est d’autant plus exacerbée et la vie associative visiblement très active. La première soirée passée à Detroit nous portera auprès d’une assemblée aux airs clandestins, dans une ruelle coincée entre deux blocs d’immeubles abandonnés où des créateurs d’associations vendent de la soupe afin de récolter des fonds pour leurs différents projets. Ce soir là, nous suivons Chelsea dans une cantine (improbable de l’extérieur), où nous dinons avec un réalisateur de Portland, venu faire un film sur les jeunes de Detroit ; et les deux autres couchsurfeurs québecois hébergés chez Leeann et Chelsea. L’un deux habite la moitié de l’année dans le bois pour faire comme il le dit si bien « de la contemplation ».
    La deuxième soirée n’en est pas moins originale. Elle prend place dans une immense maison bourgeoise, aujourd’hui habitée par un collectif d’une dizaine de personnes, et dont le garage a totalement été réaménagé en salle de concert. Une centaine de personnes aux looks parfois improbables entre néo hippie et bobos étaient rassemblées autour d’une exposition sur les hommes et femmes qui se sont battus pour Detroit. Dommage qu’on y ait croisé que des têtes blanches.
    Malgré ma conviction personnelle à prouver qu’il s’agit d’une ville dont la réputation fausse la réalité, je dois reconnaitre qu’il y règne une ambiance étrange. La ville a une densité extrêmement faible, elle est traversée par des autoroutes urbaines vides, les trottoirs proportionnellement larges aux routes sont dénués de chalands… Nous avons marché des heures en ne croisant personne sur les trottoirs. Hormis le bus (peu fiable) et un petit « métro » aérien circulaire sans intérêt pour les habitants, aucun système de transport en commun n’existe.





    Nous avons donc du marcher des kilomètres entre quelques différents sites, très éloignés les uns des autres, d’autant que les trajets au bord de grandes routes, au milieu de quartier entier abandonné était assez particulier.
    Les sensations ressenties sur place et ce qu’il en reste aujourd’hui, sont assez difficiles à décrire. Si certains estiment que la ville renait notamment grâce à de nombreux nouveaux aménagements (front de rivière, ouverture de 3 casinos…), pour l’œil extérieur, Detroit à l’air d’une ville à bout de souffle. Certes de magnifiques buildings de 40 étages dévoilent à leur entrée un panneau explicitant un plan de réhabilitation prochain, mais l’immeuble voisin est lugubre, les fenêtres cassées jusqu’au dernier étage et l’accès, bloqué. Au pied de ces buildings, dans des terrains vagues, des carcasses de voitures, abandonnées, brulées sont amassées.
    Et si nous avons pu assister à des manifestations associatives, le profil des participants laisse penser que les premiers à avoir besoin d’aide ne sont pas ceux qui en profitent, du moins pour l’instant.
    Nous avons tout de même visité le musée de Detroit, un petit Louvre, vestige de la grande époque très bien fourni et très intéressant, notamment l’étonnante fresque sur une chaine de montage industrielle de Diego Rivera qui nous a été comptée par un petit papi passionné.
    Une partie de The "Detroit Industry" la fresque de Diego Rivera

    Puis nous sommes allés voir the Heidelberg Project, où toute une rue est depuis 25 ans, redécorée avec des objets de récup’. Nous marchons plus d’une heure et demi pour l’atteindre, et traversons zones industrielles, terrains vagues, quartiers aux maisons de bois défraichies comme de vieilles baraques de cow boy, certaines squattées, en très mauvais état, les voiture devant sont cabossées, rouillées. On apprend plus tard de ce quartier qu’il est l’un des plus pauvres des Etats Unis. Nous nous arrêtons dans une station service pour vérifier notre chemin. Le pompiste très gentil, nous met en garde, nous dit de faire attention.
    Une fois arrivé, nous rencontrons Tyree, le fondateur du projet, dont l’intention originale était de donner une autre image de ce quartier périphérique socialement dévasté. Son projet est fou, drôle parfois un peu glauque ; en tous cas, il attire des touristes dans des quartiers que les non locaux et certainement même la majorité des locaux ne fréquenteraient pas en temps normal. (Pour en savoir plus sur le projet : The Heidelberg Project)
    Nous finissons notre séjour par une promenade jusqu’à l’hallucinante gare de Detroit, aujourd’hui fermée, dont les abords ont été réaménagés dans l’espoir qu’un jour cet immense bâtiment emblématique soit réhabilité. En attendant, il est devenu un lieu de tournage régulier et surveillé.
    L'ancienne gare de Detroit

    Je vous avoue avoir quelques difficultés à écrire cet article. Nous avons écourté notre séjour (deux jours seulement), et avec du recul, je ressens une légère frustration de n’avoir pas vu plus. J’ai l’impression de ne pas avoir bien compris cette ville et j’aurais aimé approfondir ce que j’y ai vu, que ce soit en termes d’initiatives (des jardins potagers et serres se redéveloppent dans la ville profitant des nombreux terrains vacants) ou de rencontres des habitants.
    On nous disait avant de partir que Detroit est une ville sans intérêt, dangereuse. En y réfléchissant, en jours on a vu ni les musées de la Motown (c’est à Detroit que le mouvement musical est né) ni le musée Ford, ni les banlieues parmi les plus riches des Etats Unis, ni le nouveau centre, où quelques buildings qui se voulaient annonciateurs de meilleurs jours ne suffisent pas à redynamiser la ville.
    En ce qui concerne le danger, à aucun moment, nous ne nous sommes sentis menacés. Certes, une ville vide n’est pas rassurante, mais pour ça il y a les petits mots bienveillants de toutes (sans exception) les personnes que nous croisons sur les trottoirs, même de cet adolescent, ou de cette armoire à glace, dont l’apparence pourrait nous effrayer.
    Detroit est une ville difficile à appréhender, je crois qu’un temps d’adaptation est nécessaire, d’une part pour se rassurer (on ne peut pas totalement passer outre ce qu’on entend de cette ville) et pour s’habituer à cette vie ralentie et ce vide quasi permanent. Elle implique de se défaire des contraintes de sa conception actuelle, ce qui signifie pour l’instant de circuler en voiture.
    Parait-il que la position stratégique de Detroit lui assure un renouveau certain. Ce serait définitivement un défi intense à relever mais par quel bout commencer ?

    See you soon.

  2. Les 4 membres suivants aiment le message de Lawiss :


  3. Cyndy
    Nice Autre
    859 4333
    #2
    Merci pour ce message, je l'ai trouvé très intéressant et ça colle pas mal avec l'image que j'ai de notre grande voisine que j'admire de loin tous les jours (la tour GM est notre phare!). Ca me donne envie d'aller y faire un tour mais en voiture et pour le moment ça sera pas possible.. Je finirai bien par y aller

  4. Mat est connecté maintenant
    Mat
    Mathieu / 32 ans
    Nanterre Toronto
    20 431 68040
    #3
    C'est bien la première fois que j'entends dire qu'il faille visiter Détroit
    Je m'y suis rendu il y a quelques années pour le salon de l'auto et franchement la ville ne m'a vraiment pas donner l'envie de la recommander... Peut-être que je n'étais pas dans le bon quartier ? Pourtant en plein centre-ville, voici quelques photos de la ville "fantôme", la crise y a fait des ravages...
    Information importante : Détroit détient le triste record du taux de criminalité le plus élevé aux États-Unis donc soyez tout de même prudent

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    Heuresement qu'il y avait le salon de l'auto :

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  5. Isabelle
    Lyon Lyon
    7 061 37989
    #4
    Merci Lawiss pour ce beau texte... D'un point de vue "géographique", cette ville, sa décrépitude et son renouveau actuel sont vraiment fascinants. Après, j'imagine Tu as trouvé les mots justes !

    edit : je me rappelle que j'avais lu que Detroit pouvait être un nouveau modèle urbain américain : la municipalité détruit actuellement les quartiers périphériques, abandonnés (cela coûte trop cher à entretenir, évidemment) pour se reconstruire par le centre, donc éviter les erreurs du passé, à savoir l'étalement urbain... Une sorte de reconstruction plus rationnelle.
    Si l'agriculture urbaine t'intéresse, j'avais posté le lien sur une autre discussion mais ce reportage d'Arte à propos de Detroit est vraiment bien fait : Détroit passe au vert - videos.arte.tv
    Dernière modification par Zootopia ; 22/06/11 à 18:42.

  6. Lawiss / 28 ans
    30 314
    #5
    Merci pour la vidéo et je crois bien que je l'avais visionner avant de partir pour Détroit. Mais oui, c'est sur que Détroit ne se visite pas pour le fun mais plutôt pour les personnes intéressées par la ville, son développement et sa déchéance...

  7. Isabelle
    Lyon Lyon
    7 061 37989
    #6
    Je remonte cet excellent récit pour vous montrer de superbes photos sur la décadence de Détroit...
    Source : http://www.marchandmeffre.com/detroit/index.html






  8. Les 3 membres suivants aiment le message de Zootopia :


  9. Cyndy
    Nice Autre
    859 4333
    #7
    Je suis allée à Détroit deux fois ces dernières semaines, au centre ville à chaque fois, et mes deux expériences m'ont fait froid dans le dos. Le centre ville, en plus d'être assez désert, ne semble vivre que pour les quelques gros buildings encore actifs et le décalage entre la vie à l'intérieur de ces tours et la vie à l'extérieur est frappant.

    Nous sommes allées manger au Hard Rock Café avec une amie, le restaurant étaient plein un midi en semaine, au rez de chaussé d'une tour. A l'intérieur, plusieurs boutiques, des gens en costumes et de petits restos chics. Mais le trajet du restaurant à notre voiture garé dans un stationnement quelques rues à côté était surréaliste. Nous avons été abordés par des gens nous demandant de la nourriture, à côté d'autres gens fouillant les poubelles, à côté d'autres personnes couchées sur le trottoir... Nous étions les deux seules jeunes femmes dans la rue, entourées de gens qui ressemblaient plus à des ombres qu'autre chose. Nous avons été aussi abordé par un homme assez alcoolisé qui tenait à nous parler et qu'on a écouté un moment avant d'arriver (et après quelques "hugs") à s'en défaire poliment. Que dire de plus? L'employé du parking où était la voiture était armé. L'employé de la gare routière est armé. L'atmosphère était étouffante, au final, même mon amie qui était super impatiente de voir Détroit, n'a pas voulu s'attarder plus que quelques heures et on a été contente de repasser la frontière. Détroit est vraiment une ville qui est tombée très très bas et ça fait mal au coeur de voir à quoi en sont réduits tous ces gens, probablement travailleurs de l'industrie auto il y a quelques années.

    A coté, Windsor est vraiment la ville des bisounours.. Deux villes jumelles si différentes.

    Détroit rive gauche, Windsor rive droite.

    cimg0106.jpg

  10. Les 5 membres suivants aiment le message de Cyndy :


  11. Guillaume / 25 ans
    Paris Canada
    2 1
    #8
    Je trouve l'article très intéressant.
    Je ne suis jamais allé à Detroit, et pourtant, malgré tous les avis négatifs de cette ville (sauf celui-là et quelques autres disséminés un peu partout sur le net), j'ai envie de la visiter, de voir de mes propres yeux une vraie métropole abandonnée. Un autre article que j'ai lu parle de Detroit comme une ville justement préservée. Les bâtiments abandonnés, pour la plupart chef-d'oeuvres d'architecture, ont une d'énergie peu commune à partir des photos que je peux voir. Une ville victime de son propre succès mais qui a le mérite d'entretenir le débat. Un charme gothique, une sorte d'autre monde, et les habitants dans tout ça ?

    Vraiment, j'aimerais bien voir cette ville, les monuments, le Fox Theatre, le musée de l'Auto, et aller à la rencontre des habitants et écouter ce qu'ils ont à dire sur leur ville.

  12. Lisette / 32 ans
    Paris Toronto
    546 890
    #9
    J'ai visité Detroit avec mon chéri et des amis et franchement un grand coup de coeur pour cette ville (malgres que le centre soit dessert) et ses habitants qui nous ont bien accueillis.

    Je recommande vivement cette ville et ses musées ^^

  13. Le membre suivant aime le message de Lyllie :


  14. Cyndy
    Nice Autre
    859 4333
    #10
    Un autre témoignage :

    Detroit, city of extremes

    Saturday in Detroit was full of examples of the contradictions and extremes of the city.
    My partner and I went on a Valentine’s Day outing that aimed for maximum fancy schmanciness: The Detroit Institute of Art followed by dinner at the Whitney, the 52-room historic mansion just a couple of blocks down Woodward. The DIA, the Whitney and the Detroit Opera House are all examples of stunning Detroit decadence: the chandeliers, the marble, the elaborate frescoes. You can argue they’re relics of a past era, but hey, they’re still standing and they’re still open, aren’t they?
    The DIA in particular was hopping, with hours extended to 10 p.m. and long lines to get in to see the Rembrandt and the Face of Jesus exhibit. Sadly, we failed to reserve tickets in advance and were shut down when we tried to get in. But the rest of the museum and the people watching were worth it, with some dressing to the nines in fur coats.
    To get there, however, we had to navigate malfunctioning traffic lights throughout the downtown core and a detour. Just a measly half block off Woodward and you’re confronted by the image of the city it’s so desperately trying to shed: shocking numbers of abandoned buildings, graffiti everywhere, people wandering right down the middle of nearly empty streets.
    Not only that, the DIA has been expressing concern an emergency financial manager might look at its art with dollar signs flashing in his eyes, thinking of all the bills that could be paid with the auction proceeds.
    Which is the real Detroit? They both are. I understand the urban revivalists who get angry at “ruin porn” photos and articles focusing on decay to the point where it scares people away, but it’s also foolhardy to pretend it’s not there. Detroit, like Windsor, appears to be on an upswing, but there’s a long, painful recovery after hitting bottom. With Windsor’s fortune so closely tied to Detroit’s, I sure hope we make it through without pawning off our cultural institutions.


    Source : Detroit, city of extremes | Windsor Star

  15. Les 2 membres suivants aiment le message de Cyndy :


  16. Yohann / 36 ans
    Bourgogne Montréal
    543 1418
    #11
    Cette ville me fascine depuis des années. Comme l'a dit Guillaume au dessus, une métropole à l'abandon ne peut pas laisser indifférent. Les photos de Yves Marchand sont juste époustouflantes, merci Isabelle.
    C'est juste la ville du pire scénario de l'empire américain... un film catastrophe sans besoin d'effets spéciaux. Pour moi le renouveau des états unis passent par cette ville et Cleveland, sans cela pas de happy end pour ce film.
    Je voulais y aller en roadtrip dans l'année et j'avoue que mes recherches m'ont refroidit, mais je remercie pour ce témoignage.
    Je ne sais pas si Lawiss passe encore par ici, mais pourquoi avoir écourté finalement ? Vous avez fini par vraiment prendre peur ?

  17. Le membre suivant aime le message de Noyah :


  18. Mat & Ben / 32 ans
    345 1737
    #12
    Les photos postées au-dessus sont absolument fascinantes !

 

 

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