On a testé être développeur web à Montréal

Article publié le 16-04-2013.

Parti en PVT au Canada en 2010, j’ai souhaité profiter à fond du V de vacances, plus que du T de Travail. Cependant, pour profiter du V il faut de l’argent, et quoi de mieux que du travail pour en gagner.

Parmi les jobs que tu as effectués au Canada, tu vas nous parler duquel ?

J'ai travaillé dans une petite agence experte en communication digitale. S’en est suivi 3 mois de ce que je qualifie à l’heure actuelle comme meilleur expérience professionnelle de toute ma vie ! (courte soit dit en passant, je n’ai que 26 ans).

Tu travaillais déjà dans ce domaine en France ?

Lorsque je suis arrivé au Canada, j’avais déjà travaillé dans plusieurs agences de communication en tant que développeur Web. J’avais ma petite expérience pro et un Bac +2 qui ne vaut pas grand-chose au Canada. J’ai quand même essayé de trouver un boulot dans mes cordes histoire de faire une petite expérience à l’étranger. Ça fait toujours bien sur un CV !

Comment t’y es-tu pris pour trouver ce travail ?

Donc, après avoir rédigé un CV au format canadien, je me suis mis à postuler chez les sociétés les plus connues dans le milieu de l’informatique et basées à Montréal. J’ai envoyé un CV à Ubisoft et à Electronic Arts ! On ne sait jamais…
Bon faut pas rêver, un webmaster avec un bac + 2 au Canada ce n’est pas recherché par ce genre d’entreprises. Alors j’ai fait comme tout le monde, je me suis inscrit sur Monster.ca, et j’allais sur les sites de petites annonces craiglist et kijiji, à un rythme d’une à deux fois par semaine. Il m’a fallu tout de même trois mois (à la cool quand même), envoyer une bonne dizaine de CV en tout et passer deux entretiens non concluants avant de décrocher THE entretien qui m’ouvrira les portes du monde professionnel canadien.

Rendez-vous le lendemain, avenue mont-royal. Arrivé en costard/cravate, je tombe sur une petite entreprise, à peine 2 personnes, style vestimentaire décontract ! Ils cherchent un webmaster, super ils m’ont trouvé. L’entretien s’est déroulé en deux étapes. La première, le patron (qui m’a tutoyé, je vous jure, même au bout de trois mois au Canada ça surprend !) me présente l’activité de l’entreprise, il me présente « l’équipe », et enfin me présente le poste. Ensuite, il me demande si en tant qu’immigré, je dispose d’un visa de travail en règle. J’ai alors dû lui montrer mon visa, ainsi que mon numéro de sécu afin qu’il se sente en confiance. La deuxième partie de l’entretien s’est déroulé sous la forme d’un dialogue questions-réponses et une courte présentation de mon profil.

A-t-on exigé que tu aies des compétences ou des diplômes particuliers ?

Concernant le diplôme, aucune question ne m’a été posée. A la fin de l’entretien, le patron m’a donné un CDRom avec un petit test d’intégration/développement pour s’assurer de mes compétences, petit test que j’ai réalisé chez moi en toute tranquillité. Je n’ai eu qu’à lui renvoyer ce test une fois fait pour avoir une réponse positive le lendemain.

Une fois que tu as commencé a travailler, comment ça s’est passé ? Quelles tâches devais-tu accomplir ?

Le cadre de travail, la façon de travailler, l’ambiance, autant de choses que je n’ai jamais connues en France ! D’abord, le patron, jeune (environ 30 ans) le premier à déconner ! Je me souviens de quelques après-midi, où la charge de travail n’étant pas exceptionnelle, il me proposait une petite partie de Babyfoot. Ensuite, il y a les horaires flexibles ! Lorsque mes parents sont venus me rendre visite, il n’a pas hésité à me dire « vas-y prends ton après-midi, va les voir ! ». Le rythme de travail en période normale est de l’ordre de 39-40h/semaine, mais toujours tranquille, sans stress ni pression.

En ce qui concerne le travail, c’est très classique, il y a des coups de bourre où il faut rester des fois plus tard le soir pour finir la mise en prod du site car le lendemain le site sera présenté aux clients. J’étais en charge de l’intégration et du développement des sites internet pour les clients. Je découpais les maquettes au format psd pour les transformer en pages html. Je faisais tous les développements nécessaires au bon fonctionnement des sites.

Quel salaire touchais-tu ?

Je ne sais pas ce que vaut un développeur web à Montréal, mais à l’époque j’avais négocié 2.000 $ net par mois (en réalité 13 $ de l’heure pour un rythme moyen de 40h/semaine). Je les avais obtenus sans difficulté, ce qui me fait penser que j’aurais pu demander plus. On m’a appris à ne pas être trop gourmand, mais si je devais revivre cette expérience, je laisserais le patron me faire une offre. Elle aurait peut-être été plus en phase avec la réalité du marché.

Dans mes souvenirs, étant payé à l’heure travaillée, je n’avais pas droit à un congé payé. Quoi qu’il en soit, le patron ne comptait pas les heures lorsqu’il me laissait partir plus tôt quand j’allais passer un week-end à New York ou que mes parents débarquaient. Alors, j’avoue ne pas trop y avoir prêté attention, je savais aussi que ce travail était temporaire… Avec le recul, je me dis que j’aurais pu me faire facilement avoir. Je n’étais pas renseigné sur mes droits et je n’y ai pas préparé plus attention que ça…

Quels autres jobs as-tu faits pendant ton PVT ?

Je n’ai pas eu l’occasion de travailler pour ainsi dire dans une autre entreprise canadienne, seulement un peu de bénévolat dans une association à Beauharnois pour réaliser un petit site internet ayant pour but de promouvoir cette association.

Quel est ton meilleur souvenir ?

Un autre bon souvenir, c’est une après-midi, très calme encore une fois, en fin juin, par une grosse chaleur (dans les 30°C) le patron est parti sans dire un mot et est revenu avec un Pack de bières fraîches et un pain de glace. Et ce fût reparti pour une après-midi passée sur la terrasse au soleil à jouer au babyfoot !

Cette mission aura duré trois mois, bien assez pour me donner le goût de retourner travailler à Montréal un jour. Cependant, j’ai écourté car il fallait aussi profiter du V du PVT… Chose que j’ai pleinement réalisé grâce à cet emploi qui a financé une bonne partie de mon road trip. (plus d’infos sur mon blog).

Pour finir, je pense avoir vécu une des plus belles expériences de ma vie au Canada, que ce soit dans le V de vacances ou dans le T de travail, et en plus, aujourd’hui, quand je passe un entretien, tous les recruteurs sont contents de voir que j’ai eu une expérience professionnelle à l’étranger !

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Commentaires

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Davy
5.2K 1.1K

Merci très intéressant

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Merci ça m’a donné envie d’y aller à mon tour.

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Il n`y a rien en bas de 40 000 en développement web. Tu t’es franchement fait avoir ha ha!

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