Louer un appartement au Japon

Chapitre 10 : Les fantômes : de grosses économies possibles pour ceux qui ne sont pas superstitieux...

Date de publication : 12-07-2017

Auteur

Mylène

Les fantômes : de grosses économies possibles pour ceux qui ne sont pas superstitieux...

Encore quelque chose qu’on ne trouve qu’au Japon et ici nous touchons au cœur la culture et les croyances locales. Les Japonais sont très superstitieux et craignent particulièrement les fantômes... ainsi, il y a une vraie niche dans le marché où souvent les étrangers sont les premiers à s’engouffrer, cela s’appelle les “logements stigmatisés” !

Tout habitat “jiko bukken” (c’est à dire un logement qui entraîne de possibles séquelles psychologiques) doit être répertorié. Il y a des sites web sur lesquelles vous pouvez vérifier avec les adresses et les agences immobilières sont obligées par la loi de vous le signaler avant la signature du contrat. L’immense majorité des Japonais refusera de louer ces logements. Voici les catégories concernés : est considéré comme “jiko bukken” tout logement :

  • où a eu lieu une mort non naturelle (meurtre, suicide, accident) ou mort naturelle mais dont le corps n’a été trouvé que tardivement.
  • qui est construit au dessus d’un puits, d’un centre de traitements de déchets ou d’un cimetière
  • qui est proche d’un QG du crime organisé (toute activité Yakuza connue)
  • où a eu lieu des accidents répétés (incendies, empoisonnements, fuites de gaz...)
  • géré par ou sur les lieux d’un culte (secte par exemple)

Résultat, ces logements ne trouvent pas preneur, ce qui pousse les propriétaires à baisser drastiquement le loyer et à y accueillir les étrangers, les seuls qui veulent bien y habiter.

Pourquoi ne pas tout simplement revendre, nous direz-vous ? Et bien parce qu’une fois qu’un autre locataire a habité le logement, il n’y aura plus d’obligation de signaler la mort suspecte, et ce logement pourra revenir sur le marché et atteindre à nouveau un prix normal au fur et à mesure des années. Il est donc vital pour les propriétaires de trouver quelqu’un qui acceptera de prendre le logement juste après la personne décédée, même pour une courte durée, afin que ce logement se refasse une jeunesse et ne soit plus sous l’obligation d’information aux futurs locataires.

C’est ici que pour une fois, les étrangers ont toutes leurs chances ! Nous sommes face à des propriétaires désespérés et des agences qui veulent elles aussi vite se débarrasser de ces logements maudits. Bien qu’il soit difficile de faire une recherche ciblant exclusivement ces logements, vous pouvez le signaler à l’agent immobilier et tentez de chercher par là d’abord.
Les loyers sont dérisoires et les frais d’entrée très limités.

Les sites web liés à cette niche :

Chapitre 10 sur 12

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