Être infirmière au Québec, le récit d’Élodie

Article publié le 06-03-2017.

Bonjour, peux-tu nous parler un peu de toi ?

Je m'appelle Élodie et j'ai aujourd'hui 28 ans. J'en avais 25 au moment de mon expatriation. Je suis originaire de Bastia, en Corse. Avant de tout quitter pour partir vivre à Québec, j’exerçais le même métier qu'à l'heure actuelle, c'est à dire infirmière, je l'étais depuis environ 1 an et demi dans une clinique privée. J'ai donc eu cette chance là de poursuivre dans mon domaine une fois au Québec.
Il s'agissait de ma première expérience à l'étranger, n'ayant jamais quitté ma Corse natale avant ça (avant 2012, c'était d'ailleurs inenvisageable pour moi de m'installer ailleurs).
C'est donc en février 2014, que mon chéri (également infirmier) et moi avons déposé nos bagages à Québec avec chacun un Permis de Travail Temporaire (PTT) qui nous liait à l'hôpital qui nous avait recrutés via Recrutement Santé Québec (RSQ) environ un an plus tôt à Paris.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là, mi-2015, nous étions décidés à changer de ville et nous installer à Montréal. Étant lié à notre hôpital à Québec, il nous fallait donc obtenir un autre permis de travail.
Mais l'hôpital où nous voulions travailler à Montréal ne fournissant plus de PTT, nous avons alors tenté notre chance pour obtenir un PVT. Après beaucoup de stress (c'était encore l'époque du premier arrivé, premier servi) j'ai été la seule à l'obtenir mais ça ne nous a pas empêché de concrétiser notre projet.
Mais cette fois-ci n'ayant pas le soutien de RSQ pour nous mettre en relation avec l'hôpital (RSQ ne sert que pour la première embauche, ensuite ils ne sont plus concernés), nous avons postulé de façon spontanée auprès de l'hôpital choisi, et avons pu obtenir chacun un entretien (malheureusement à l'heure actuelle, sans le stage d'intégration déjà en poche, il est très difficile d'en obtenir un...). Je dois vous avouer que clairement, si je n'avais pas obtenu mon PVT, je n'aurais jamais pu être embauchée.
Nous sommes donc arrivés à Montréal le 31 décembre 2015 avec un PVT et un visa touriste pour mon copain (qu'il a ensuite pu très vite transformer en permis de travail ouvert (le PTO).

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Quelles sont les démarches indispensables à faire avant d’envisager d’exercer comme infirmier (IDE) au Québec ?

Voici comment nous avons procédé à l'époque, c'est à dire en 2013 :

Nous nous sommes d'abord rendus sur le site internet de l'Ordre des Infirmières et Infirmiers du Québec (OIIQ), pour remplir le formulaire de demande de reconnaissance d'équivalence afin d'obtenir la trousse de demande et ainsi obtenir le droit d'exercer au Québec (enfin, en réalité d'être autorisé à passer le stage d'intégration).
Bien sûr cette étape n'est pas gratuite, ils demandent à ce que des frais soient payés, et si mes souvenirs sont bons, il me semble que ça tournait autour des 200 euros.
En parallèle, il faut s'inscrire à l'Ordre National Infirmier (ONI) si ce n'est pas déjà fait, étape indispensable pour obtenir l'équivalence et l'autorisation d'exercer de l'OIIQ. La cotisation annuelle coûte 30 euros.

Une fois que vous obtenez votre équivalence et donc l'autorisation de l'OIIQ de participer au stage d'intégration, il vous faut trouver un employeur (alors, nous, on avait fait ça en même temps, on avait envoyé la trousse et contacté RSQ au même moment).
Si à l'époque où nous avions postulé c'était facile de trouver un stage, aujourd'hui les choses sont rendues beaucoup plus compliquées. En effet, il est très difficile pour un infirmier français de trouver un hôpital qui accepte de financer le stage d'intégration et encore moins un permis de travail temporaire.
Si toutefois vous y arrivez, et qu'un hôpital accepte de vous embaucher, il vous faudra donc réussir votre stage pour pouvoir exercer de façon permanente au Québec.

Le stage est d'une durée de 75 quarts de travail (c'est à dire que ce qu'ils comptent, ce sont les jours travaillés, ils ne comptent pas les jours de congés) et se divise en 2 parties. Une première partie durant laquelle on travaille exclusivement avec sa tutrice (environ 30 à 35 quarts en fonction de son rythme) et une partie durant laquelle vous êtes beaucoup plus autonome, vous prenez en charge une section tout seul et pouvez travailler en dyade avec une autre personne que votre tutrice.
À l'issue de ce stage, la tutrice le valide ou pas, en remplissant une grille d'évaluation qui est ensuite soumise à la commission de l'OIIQ, qui décidera ou non de vous remettre un permis de travail valide et permanent et à la suite duquel il vous faudra payer les frais d'inscription au Tableau de l'Ordre (payable chaque année sans exception sans quoi vous ne pourrez pas exercer) qui augmentent tous les ans et tournent autour des 430 $.
Durant le stage, vous serez bien évidemment rémunérés mais ils ne prendront pas en compte vos années d'expérience (ça viendra si vous validez le stage), et serez payés comme si vous étiez CEPI (Candidat à l'Exercice de la Profession Infirmière).
C'est la raison pour laquelle les hôpitaux sont plus réticents aujourd'hui à recruter des infirmiers en France, ils ne veulent plus mettre en jeu autant d'argent (il faut payer le PTT, le stage, l'infirmière qui encadre) pour des personnes qui risquent soit d'échouer (et ça semble être trop souvent arrivé), soit de partir une fois le stage terminé et validé.

De notre côté, comme précisé plus haut, nous sommes passés par RSQ pour notre premier poste. C'était nécessaire pour pouvoir être recrutés par un hôpital.
Ils servent d'intermédiaires entre les hôpitaux qui les mandatent et les candidats qui postulent. Ils font passer l'entretien d'embauche et font signer les contrats si ce dernier est réussi. Mais attention, même si notre entretien avec RSQ était un succès, nous avons été obligé d'en repasser un avec l'hôpital que nous avions choisi (via Skype). Je ne sais pas si c'était la même chose pour tous les hôpitaux, mais il va de soi que c'est l'hôpital qui a le dernier mot.

Comment s'est passé le recrutement ?

Comme dit précédemment, le recrutement se fait par l'intermédiaire de RSQ qui fait passer un entretien d'embauche typique québécois, très différent de celui que l'on nous fait passer en France... Je ne pense pas qu'ils soient plus exigeants avec les Français qu'avec les Québécois, ils veulent surtout être sûrs que nous ayons les connaissances qu'il faut pour exercer et les compétences requises, comme n'importe quel autre employé .
Les entretiens se passent toujours de la même façon (j'en ai passé 3 en tout) : une présentation avec ses qualités et ses points à améliorer ainsi qu'un récapitulatif de son expérience professionnelle. Ensuite, il s'agit de questions de connaissances sur des cas cliniques.

De mon côté, pour mon deuxième poste, avoir un PVT (donc un visa temporaire) est sans doute l'une des choses qui m'a permise d'être embauchée, sans ça, et sans mon inscription au Tableau de l'Ordre déjà en règle, il est certain que je n'aurais pas pu signer de contrat avec eux. L'hôpital dans lequel je travaille ne propose plus de PTT à l'heure actuelle.

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Comment trouvez-tu les conditions de travail au Québec ?

Les conditions de travail sont meilleures qu'en France à mon goût, en tout cas. J'apprécie beaucoup plus d'aller travailler depuis que je suis au Québec, même si les horaires ne sont pas toujours évidents.
Travailler de 16 h à Minuit ou de Minuit à 8 h peut être difficile, mais honnêtement on s'y fait et j'adore travailler de Minuit à 8 h.
Le quart de jour 8 h-16 h est difficile à obtenir, souvent pour les « jeunes » (qui n'ont pas d'ancienneté dans la structure), ils proposent seulement du soir ou des rotations jour/soir ou jour/nuit.
Concernant les congés, étant donné que j'ai seulement un temps partiel (je travaille 7 jours sur 14) j'ai énormément de jours de congé comparé à un temps complet. Et le salaire n'en est pas moins intéressant.
Je ne peux pas donner de montant précis du salaire infirmier au Québec, étant donné que ça dépend des échelons, du quart de travail, du département où l'on travaille (on a des primes lorsqu'on travaille en soins critiques, par exemple) et de si nous avons un temps complet ou partiel, mais en moyenne je suis payée 1 350 $/quinzaine (net d'impôt).
Je ne me reverrais plus travailler en tant qu'infirmière en France, surtout pas avec ce que j'entends des conditions actuelles.
Ça n'est pas toujours tout rose ici non plus, mais je me sens bien dans mon travail, je me sens quand même valorisée et soutenue (pas toujours mais souvent) et on vit très bien à Montréal avec nos 2 salaires d'infirmiers.

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Peux-tu nous parler des emplois que vous avez occupés ?

Notre premier emploi à Québec a donc été trouvé grâce à RSQ. Il suffisait de s'inscrire à une de leurs journées de recrutement en France pour pouvoir obtenir une entrevue (dans la limite des places disponibles). Ça a quand même été rapide, inscription en décembre 2012 pour leur venue en mai 2013.
Ensuite tout s'est enchaîné relativement vite (je dis ça aujourd'hui avec du recul mais on a trouvé le temps long à l'époque), l'hôpital que nous avions choisi nous a recontactés en juillet pour une autre entrevue via Skype puis nous avons commencé à travailler en mars 2014 (par choix, ça aurait pu être plus tôt).

Concernant notre poste actuel, nous avions postulé de façon spontanée, et nous avons été recontactés très rapidement, à vrai dire.
Nous avions fait la démarche avant de quitter notre ancien employeur, dès que j'ai obtenu ma LI pour le PVT. Je suis rentrée en fonction environ 4 mois après (volonté de ma part) et mon copain un mois plus tard (le temps d'obtenir son PTO). Le travail en soit n'est pas si différent qu'en France. Une infirmière, c'est une infirmière et les relations avec les patients ne sont pas si différentes.
En tout cas, nous n'avons pas eu de mal à nous adapter et nous intégrer à ce système de santé. Cependant, ici, je trouve qu'ils mettent plus l'accent sur l'évaluation.

Les différences sont plutôt d'un point de vue organisationnel.
Déjà, ici, il existe un poste d'infirmière auxiliaire, que nous n'avons pas en France. Cette infirmière peut faire une grande partie des gestes techniques (parfois sous supervision de l'infirmière) et administrer les médicaments (en dehors des injectables). Là où elle est limitée, c'est que l'évaluation ne fait pas partie de son rôle, ni même relever ni prendre les ordonnances verbales (ici il y a beaucoup d'ordonnances verbales et on doit faire ce qu'on nous a toujours appris à ne pas faire en France : retranscrire les prescriptions). Si le patient nécessite une évaluation, il faudra que ce soit l'infirmière qui s'en charge. L'infirmière auxiliaire travaille en collaboration avec nous mais doit se référer à nous pour beaucoup de choses. J'avais d'ailleurs fait un article à ce sujet sur mon blog : 2 Corses au Québec.

La charge de travail est également moins importante (par moments). À Québec (dans un département de médecine) j'avais entre 9 et 12 patients pour 2 infirmières (ça pouvait monter jusqu'à 14) et aujourd'hui à l'Urgence, j'ai 4 à 5 patients seule (dépendant de la section où je me trouve).
Ce qui est le plus « lourd » c'est la paperasse. Il y a énormément d'outils à utiliser et à remplir qui font perdre beaucoup de temps.

Ça ne fonctionne pas vraiment comme en France, le libéral comme on le connaît n'existe pas ici, mais il y a des structures qui se déplacent chez les patients pour faire les mêmes soins que l'on fait en libéral chez nous. Je ne peux pas en dire plus parce que je ne suis pas très au point avec ça, et je ne souhaite pas donner des informations erronées.

Dernièrement, ils recherchaient beaucoup d'infirmiers de bloc opératoire. Mais attention, si dans votre expérience vous avez pratiqué exclusivement au bloc, vous minimisez vos chances d'être recrutés. En effet, ils exigent d'avoir une expérience en médecine ou chirurgie d'au moins 6 mois parce que le stage d'intégration se passent obligatoirement dans l'une de ces disciplines.

Comme dit plus haut, malheureusement, à l'heure actuelle c'est totalement bouché. Le Québec ne vient plus recruter en France, ou très peu. À ma connaissance les seuls à avoir embauché cette année via RSQ se trouvent en Abitibi et ils proposaient une quinzaine de postes contre plus d'une centaine il y a encore quelques années (tout Québec confondu). Aux dernières nouvelles, l'hôpital pédiatrique Sainte-Justine embauchait encore des Français, seulement s'ils pouvaient justifier d'une expérience en néo-nat. On est loin des besoins d'il y a encore 3 ans.

Si toutefois vous arrivez à décrocher un poste et que vous travaillez au moins 30 h/semaine (très important), il vous sera possible par la suite de faire une demande de RP en passant par le PEQ. Il se peut également que les choses bougent et qu'ils recommencent à proposer des PTT. Affaire à suivre...

Quels conseils peux-tu donner aux personnes qui souhaitent exercer comme IDE au Québec ?

Je reçois beaucoup de messages via ma page facebook ou mon blog de personnes ayant obtenus leur PVT dans le seul but d'exercer comme infirmiers et qui se retrouvent sans rien une fois sur place. Déjà c'est fonctionner à l'envers, dans les circonstances actuelles.
En effet, tout le temps passé à chercher un emploi une fois sur place vous pénalise encore plus auprès des recruteurs. Le PVT ayant une durée de vie limitée à 2 ans (ils demandent une copie du permis de travail), en admettant que vous ayez beaucoup de chance et que vous obtenez une entrevue au bout de 10 mois, aucun hôpital ne voudra prendre le risque de vous recruter, de vous former pendant 4.5 mois et de vous dire bye bye ensuite au bout de 6 mois (étant donné que pratiquement plus aucun hôpital ne veut financer de PTT).
Si RSQ ne vient plus recruter en France c'est qu'il y a une raison, et le fait d'être sur place ou non ne changera rien aux raisons pour lesquelles ils ont gelé le recrutement.

Donc si j'avais des conseils à donner :

  • Ne pas arriver au Québec en pensant que parce qu'on a un PVT toutes les portes vont s'ouvrir. Il faut rester réaliste et prendre en considération le marché du travail actuel et se faire à l'idée que ça ne sera pas facile du tout.
  • Surtout ne pas partir juste après son diplôme sans avoir entrepris aucune démarche (Inscription à l'ONI, à l'OIIQ…) et sans avoir travaillé un minimum de 500 heures (minimum requis par l'OIIQ) en médecine ou en chirurgie
  • Avoir un plan B et ne pas rester fixé sur le Québec et s'empêcher de faire son expérience ailleurs, toute expérience est bonne à prendre où qu'elle se fasse.
  • Lorsque vous contactez un potentiel employeur, mettez en avant le fait que vous avez déjà un permis de travail valide (donc qu'ils n'auront pas à dépenser le moindre dollar à ce niveau-là)
  • Je vous conseille aussi ces deux groupes Facebook : Infirmiers dans le mondeInfirmier(e)s français(e)s à Montréal

AUTEUR : Elodie alias Eznoldie

28 ans
Maisonneuve, Communauté-Urbaine-de-Montréal

Commentaires

Partagez vos avis, vos interrogations ou vos remerciements.

Encore merci pour le partage de ton expérience Elodie !
J’espère que ça va aider de nombreuses personnes 😉

Merci infiniment à l’équipe de pvtistes de m’avoir contacté :)

Avec plaisir 😉

Beaucoup d’immigrés et pas seulement français dont moi critiquons le système de santé québécois. J’écris québécois car je ne sais pas comment cela se passe dans le reste du pays. D’un point de vue personnel, vous avez l’air d’y trouver votre compte et c’est tant mieux :-) Toutefois, j’aimerais connaître ton avis OBJECTIF 😉 concernant les compétences et la prise en charge des patients. Je me demande comment en tant que personnel soignant, on peut accepter de travailler dans un milieu – en tt cas ici à Montréal – qui semble privilégier l’argent au bien – être du patient. Je parle évidemment des longues heures d’attente aux urgences pour s’entendre dire de prendre du Tylenol ou qu’on ne prenne pas en charge des personnes n’ayant pas de carte soleil, ou encore demander des sommes astronomiques à quelqu’un parce qu’il a une assurance privée…ou être obligée quand on est une femme enceinte d’appeler 15 médecins avec qu’il y en ait un qui accepte de faire le suivi.
Tout ce que j’annonce précédemment sont des histoires entendues par des amis, collègues etc …
Je me demande comment quand on choisit un métier comme infirmière ou médecin qui sont à mes yeux des métiers de vocation, on peut accepter de travailler dans un système où les compétences sont remises en cause …
Attention, je ne porte aucun jugement sur vos choix ! :-) Mais, j’ai du mal à comprendre comment on peut vouloir – à part pour une amélioration des conditions de vie – travailler dans un système qui aux yeux de beaucoup, frôle l’incompétence …

Tu ne dois pas être dans le milieu médical et encore moins côtoyer beaucoup de soignants pour laisser un tel commentaire…. Et ce n’est en aucun cas le sujet de mon post, de ce fait, si tu as une plainte à formuler sur le système de santé québécois, adresse-toi au Gouvernement et pas aux soignants eux-mêmes, qui se débrouillent avec les moyens qu’ils ont.
De plus, quand on est un minimum renseigné avant de venir au Québec, on sait un peu comment ça fonctionne, et on sait que contrairement à la France où tout est offert ici ce n’est pas le cas. Mais si la France est si merveilleuse, pourquoi la quitter ? Tu n’as qu’à y rester pour te faire soigner. Quand on s’expatrie on accepte également qu’il puisse y avoir des failles et des différences par rapport à ce que l’on connait de son pays.
Et pour info, les conditions infirmières sont tellement à chier en France (mais ça tout le monde s’en fout de leurs conditions du moment que les soins sont gratuits) que je ne vois pas en quoi ça aurait été plus honorable d’y rester pour bosser. Mais, probablement que comme on y paye que dalle on considère qu’on est mieux pris en charge et que le système de santé est compétent… Je n’ai donc aucune honte à travailler dans un hôpital québécois.
J’ai du mal à accepter que l’on me reproche d’avoir quitté la France pour améliorer ma condition de vie, parce que oui c’est le cas comme beaucoup d’autres qui exercent d’autres professions mais qu’on ne vient pas critiquer pour leurs choix.
Pour ce qui est de l’attente à l’urgence il est vrai que certains jours il y a énormément d’attente, mais quand on vient pour un rhume il faut pas s’attendre à être pris en charge en 1h… Si la personne que tu connais est repartie avec du tylénol c’est qu’elle n’avait pas besoin de plus et que le médecin n’allait pas lui inventer une maladie pour justifier son attente. Il y a un ordre de priorités, un moment donné il faut aussi utiliser son bon sens…

Quelle réponse agressive et déplacée de ta part ! Assez incompréhensible ces attaques personnelles.. En aucun cas, je n’ai critiqué ton choix de venir vivre au Québec et par ailleurs, je m’en fous chacun est libre de ses faits et gestes. Je voulais avoir un point de vue interne au système un avis objectif. Mais, j’aurais dû me douter qu’il était impossible pour toi de cracher dans la main qui te nourrit…

Ta réponse est hors sujet Elodie… Tu aurais pu prendre le temps de nous expliquer comment cela fonctionne etc … Non tu as préféré l’attaque. Je trouve ça petit …

Pour info, cette personne avait un dérèglement important de l’oreille interne qui lui provoquait d’horribles vertiges …On ne lui a fait passer aucun examen. On est bien loin du pauvre rhume qui se soigne avec du Tylenol …

Je te cite : « Je me demande comment en tant que personnel soignant, on peut accepter de travailler dans un milieu – en tt cas ici à Montréal – qui semble privilégier l’argent au bien – être du patient. »

 » Mais, j’ai du mal à comprendre comment on peut vouloir – à part pour une amélioration des conditions de vie – travailler dans un système qui aux yeux de beaucoup, frôle l’incompétence … »

Mais bref, tu as raison je vais juste répondre à ta question.
Je reconnais parfaitement que malheureusement il y a de longues heures d’attente (je ne pense honnêtement pas que ce soit mieux en France …). Le problème vient évidemment du fait qu’avoir un médecin traitant relève du parcours du combattant ce qui entraîne que les gens viennent à l’urgence pour tout et n’importe quoi et du coup surchargent les urgences. Ca c’est un fait.
Et comme partout les médecins sont humains, alors c’est difficile à croire quand on est pas dans le milieu médical mais encore là malheureusement ils peuvent faire des erreurs de diagnostiques …

Mais honnêtement, j’ai beau relire ton premier commentaire, je ne vois pas ce que tu veux que j’explique.
Il faut avoir sa carte soleil pour être admissible gratuitement à l’urgence, sans ca ben tu payes (et tu te fais rembourser par ton assurance privée). Tu risques d’attendre de longues heures (il existe également des cliniques sans rendez vous pour ne pas passer par les urgences) et oui il se peut que meme au bout de 10h d’attente on se retrouve seulement Avec une prescription de tylenol parce qu’il n’y a rien de plus à faire (et oui les médecins peuvent se tromper dans leur diagnostic, l’erreur est humaine).
Mais si tu crois que c’est le seul pays qui veut faire de l’argent sur le dos des patients tu te trompes … c’est comme ça même en France !
Ils coupent les budgets, ils donnent donc moins de moyens et qui dit moins de moyens dit moins de personnel … Cependant, chacun donne le plus possible de soi-même pour prendre les patients en charge comme il faut. J’ai eu énormément de patients satisfaits de leurs soins et leur prise en charge … on retient souvent les 2-3 personnes qui se plaignent mais il y a également beaucoup de personnes pour qui tout se passe bien …

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