Résultats du sondage : Comment se passe votre retour au pays ?

Votants
334. Vous ne pouvez pas participer à ce sondage.
  • Atroce, je veux repartir !

    146 43,71%
  • Difficile mais surmontable

    98 29,34%
  • Rien de spécial...

    17 5,09%
  • Content de retrouver mon pays !

    23 6,89%
  • Tout va bien mais j'ai attrapé le virus du voyage et je veux repartir pour mieux revenir !

    50 14,97%
  1. #341
    Avatar de Vivir31
    Elvire 28 ans

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    Coucou,

    Pour ma part, retour en France après deux PVT : un en Nouvelle Zélande et l'autre en Australie. Un retour assez particulier car il n'était pas prévu mais du à l'hospitalisation d'un de mes proches je suis rentrée en urgence d'Asie.
    C'est un peu le flou dans ma tête. Autant la Nouvelle Zélande avait été super. J'en avais pris plein les yeux, fait de belles rencontres, pris mon indépendance et tester plein de nouvelles choses. L'Australie un peu moins. Financièrement j'ai mis de côté mais ça ne m'a pas transcendé. J'ai l'impression que je suis peut être allée trop vite en enchaînant les PVT. Mais en même temps, je n'ai pas de regret. Je l'ai fait. L'Australie n'a pas été grandiose pour moi, néanmoins j'en sors grandi et avec un meilleur niveau en anglais.

    le PVT Canada sûrement pas pour tout de suite.

    Bref là le retour en France. Déjà par rapport à ma situation familiale c'est la déprime. Deuxio je suis chez ma mère à Perpignan alors que tous mes amies sont sur Toulouse et clairement je ne vois personne.Le côté professionnel. Après 2 ans à l'étranger sans travailler dans ma branche qu'est le secteur des bibliothèques, je ne sais pas comment je vais le présenter aux recruteurs. En plus je commence à envisager une réorientation qui va peut etre passer par un retour à la fac.

    J'ai toujours envie de voyage car ça fait parti de moi mais surement moins longs. Je ne sais pas si je veux m'établir en France ou à l'étranger. J'aime mon pays mais il y a beaucoup de négatif.

    j'envisage de toute manière de suivre une thérapie.

    Voilà un peu mon ressenti.


  2. Plus d'astuces, de témoignages et d'expériences

    Préparez sereinement votre PVT et vivez-le pleinement grâce à nos bons plans ! Ils vous permettront de bénéficier de réductions et d'avantages !
  3. Réponse la plus utile : 9

    Avatar de Luz
    Luz 31 ans

     
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    1 an post-retour >

    Alors les avantages classico-classiques :
    -la bouffe c'est la vie ! (
    -je me sens genre célèbre quand j'arrive au médecin car je n'attends pas lol. Je me sens riche avec ma carte vitale et l'amie mutuelle (là tu te souviens d'un devis de 7000dollars chez ton dentiste québécois)...La sécu ne m'a pas du tout embêter à mon retour. Ni le pôle emploi, ni la caf ni rien...tout s'est passé comme sur des roulettes comme si je n'étais jamais partie, j'ai aussitôt réexisté dans l'administration française. Et j'ai trouvé un boulot 2 semaines après mon retour .

    Mince alors ! Je croyais vraiment que le retour allait être archi nul, ennuyant, pertubant, à vouloir donner des claques aux gens de l'administration pour qu'ils nous considèrent un minimum (mais des petites claques en douceur quand même) ! Même pas drôle de pas avoir ces difficultés et de revenir à une routine aussi vite. Bon ça c'est le bon côté, faut être clair..

    Côté moins bien mais pas catastrophique :

    -la vie sociale moins dense, plus dur de rencontrer du monde. Je trouve les gens ici moins ouverts à aller à des soirées ou participer à des activités dans le but de VRAIMENT faire des rencontres, ce que je faisais souvent à Montréal. D'autant plus que j'habite une petite ville, ce qui n'aide pas.
    Sans prétention, parfois j'ai l'impression de mettre mal à l'aise les gens d'avoir fait autant de choses quand eux ont vécu dans la routine donc être "calé" sur les mêmes envies et partager la même philosophie de vie ce n'est pas simple ! Même côté sentimental.
    -Le boulot, je me dis que OUI il y a en a, mais il est parfois précaire à certaine échelle (j'ai bien dit certaine!), parfois mal payée (parfois!).
    J'en suis à mon deuxième cdd (après un premier de 7 mois et là le second de 6 mois). C'est selon moi correct ou toujours mieux d'avoir enchainé des journées d'intérim. Oui je suis payée au minimum (faut être transparent, on est sur le forum pour partager, alors je joue l'honnêteté) mais il faut mieux cela qu'un gros blanc dans le cv quand notre dernière expérience est à l'étranger et donc parfois non reconnue ou non perçue comme il le faudrait. Au Canada on accepte la jobine, on accepte les transports, on accepte des horaires, alors chez nous faut aussi accepter certaines choses même si on est "chez nous". Je ne dis pas aller bosser chez Mcdo mais par exemple bossant dans l'administration dans une petite ville pour le moment je n'ai guère eu le choix d'accepter ce salaire bas de gamme (plus d'un accepte aussi au Canada des emplois payés au min dans l'attente de trouver mieux, alors pourquoi pas le faire en France hein? Votre expérience vous a bien appris des choses non?) et cela me démoralise pas du tout en tout cas. Au contraire, pour moi c'est la remise en marche, je vois cela comme un tremplin, comme le je verrai au Canada. J'ai confiance quoiqu'il adviendra ! Je sais que cela ne durera pas. Et si cela reste dans des domaines non éloignés du notre alors je ne trouve cela pas catastrophique. Et faut pas oublier, ma paie est moindre aussi car : 35h, mutuelle déduite, chèques resto
    Et y'a pas de mal non plus à accepter une petite aide de la Caf...nous sommes pas tous des assistés ! Mais des courageux avant tout et c'est un droit !

    Après des employeurs sont impressionnés par des parcours comme le mien, d'autres me regardent comme E.T, ou peut-être d'autres sont envieux voir pas compréhensifs du tout .
    Mais je pense que cela se démocratise. Il faut patienter, les mentalités changent ou changeront, j'y crois.
    Au pire pour les relous : une claque et on en parle plus (non la violence n'est pas une solution mettez vous au yoga en rentrant en France).

    Je dirai pour finir que la vie sociale, celle qu'on contrôle pas toujours, qui est le plus dur pour moi ! Pourtant mes amis ne m'ont pas oubliée ici, mais une petite partie de moi est restée là-bas c'est certain, et mes amis et mon entourage ne l'a connaissent pas
    Maintenant j'ai un nouveau PVT, je peux encore repartir ! Advienne que pourra...
  4. #342
    Avatar de Kinoptic
    Damien 29 ans

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    Salut les PVTistes ! Comment allez-vous ?

    Alors voilà, après maintenant 4,5 mois de retour en France, je peux commencer à établir mon retour d'expérience sur mon retour au pays. Comme je l'ai lu souvent, il y a quelques avantages non négligeables. Le vin, la bonne bouffe, toutes les bonnes choses que la France et les français ont à offrir. La bonne franquette comme on dit. Ce sont des éléments qui manquent à beaucoup de PVTistes et d'expatriés en général et, lorsqu'ils rentrent, sont heureux de retrouver ce bon confort français ainsi que la bouffe bien grasse, surtout en hiver (les premières raclettes ont été géniales !).

    De mon côté, le bilan du retour est, aujourd'hui, plutôt négatif. Je n'ai qu'une envie, c'est de repartir, malheureusement quelques impératifs font que je reste en France jusqu'à la fin de l'année. Ce n'est pas tant l'excitation de l'étranger qui me donne envie de retourner en PVT ou partir en expatriation, mais plutôt les limites de ma vie française. Je sens, en moi, être arrivé à la limite de ce que pouvait m'offrir ma vie française. Mes amis d'avant m'ennuient au mieux, ne m'appellent que peu au pire. Les discussions à propos du "jardin à refaire" ou des "couches culottes à moitié prix" en passant par "l'achat du terrain de la maison" ne me passionnent pas spécialement. Je n'ai rien contre aborder des sujets du genre, mais j'ai l'impression que ce sont les seuls à disposition de mes amis. De ce fait, je n'ai pas une envie énorme de les voir, manifestement eux non plus, donc je m'enferme.

    Concernant le travail, je n'ai pas eu de souci à ce niveau là puisque j'étais en année sabbatique. Sauf que, depuis mon retour, je suis payé... à être chez moi ! Situation rêvée puisque, lors de mes deux premiers mois au travail, j'étais avec ma compagne japonaise à qui j'ai fait faire quelques visites (j'ai aussi été pas mal malade, et ce n'est toujours pas résolu). Mais, depuis son départ, je me retrouve seul chez moi. Je n'ai pas de contact avec beaucoup de monde et, quand j'en ai, toujours ces mêmes discussions. D'autres amis sont + enjoués et sortent, mais ne cherchent pas à rencontrer du monde, juste à picoler. C'est dommage, cela m'ennuie quand je ne suis pas dans le mood, comme pour beaucoup de personnes.

    Le Japon (oui je suis allé en PVT Japon, j'ai oublié de le préciser) m'a permis de trouver une source d'énergie me permettant d'avancer continuellement. Je pensais avoir suffisamment évoluer pour ne pas retomber dans cette situation, que je connaissais déjà avant mon PVT, où je m'ennuyais de ce que ma vie française avait à me donner. Malheureusement, là encore, je ne rencontre pas beaucoup de personnes même si je tente des choses pour en rencontrer. Par exemple, je me suis énormément intéressé au vin après avoir travaillé dans plusieurs bars à vin de Tokyo. En rentrant, je pensais partager des dégustations oenologiques avec de nombreuses personnes. Malheureusement, peu d'associations dans la ville où je me situe, et un certain snobisme de la part d'autres personnes font que cela ne s'est pas fait. Bon, c'est peut-être spécifique au monde du vin donc ce n'est pas intéressant de généraliser, je raconte juste ce qui s'est passé pour moi.

    Je perds petit à petit la motivation, ayant une source de revenu sans bosser cela renforce en moi ce côté "inutile", je n'arrive pas à avoir de routine positive, procrastinant chaque jour davantage. Je reste en France car, en septembre, je mets en vente la maison que j'avais acheté bien avant mon PVT au Japon et qui me reste sur les bras.

    Je prévois un départ en Janvier 2020, 2 mois en Amérique du Sud pour visiter les "bodegas" (les caves sud américaines) de la région puis je retourne, avec ma compagne, au Japon m'installer. La vie n'est pas mieux ou moins bien là-bas. Ce n'est pas le rêve que de vivre au Japon, il y a d'énormes défauts dans ce pays. Mais, force est de constater que je m'y sentais globalement mieux. En fait, j'avais une énergie positive, désireux d'apprendre continuellement puisque dans un contexte où j'étais poussé à l'apprentissage (voir des kanjis tous les jours me rappelait à ma condition de non bilingue en japonais, malgré mes progrès notables). Cette énergie s'est progressivement évanouie depuis mon retour et je souhaite la retrouver, d'où mon nouveau départ.

    Avec ma compagne, on ne pense pas rester de nombreuses années au Japon, je pense que, si l'on reste ensemble, notre route empruntera les chemins d'autres pays, notamment le Canada ensemble (elle est au Canada en ce moment) ou l'Australie. Je positive beaucoup, puisque je vais partir de nouveau. Mais je trouve cela dommage de ne pas arriver à m'intégrer dans mon pays, à m'ennuyer des amis que j'avais ou d'être déçu de leur manque de proximité avec moi. Sachant que je repars sous peu, j'aurais cru que plus de personnes se seraient senti heureuses de m'appeler pour se faire des bouffes ou autre. Mais en fait, cela ne dure que pendant les 2 premiers mois, post retour. Loin de moi l'idée de vouloir être LE centre du monde, je suis juste déçu.

    Je ne sais pas ce qu'il faut pour qu'un retour se passe à merveille. Mais je me suis rendu compte que la vie s'est figé ici. J'étais déjà au courant qu'après une expérience à l'étranger, les choses changent pour soi-même mais notre vie en France, elle, ne change pas d'un iota. Être au courant est une chose, le vivre une autre.

    Mon expérience au Japon n'a pas été exceptionnelle, du moins je ne me dis pas que c'est le pays de mes rêves bien au contraire. J'ai juste davantage aimé la personne que j'étais quand j'étais là-bas, et moins aimé la personne que je suis en étant ici, sûrement une question de contexte.

    Un mot est, aujourd'hui, important pour moi. Gaman suru, qui veut dire "endurer" ou "subir" en japonais. La traduction du sens est assez difficile, mais en gros aujourd'hui je "gaman", je patiente. Parfois, il faut savoir patienter, aujourd'hui je patiente, je souscris à des cours d'oenologie pour obtenir de nombreux diplômes qui me seront utiles pour un éventuel visa de travail au Japon, je continue de bosser mon japonais quand je ne procrastine pas, j'essaie de rencontrer du monde malgré tout. C'est compliqué, mais c'est plutôt un challenge que de pouvoir s'en sortir dans un contexte qui m'est défavorable.

    On aura l'occasion d'en parler, si vous passez sur Paris le 5 octobre, puisque je serai aussi au Salon du PVT. J'ai décidé de venir notamment pour échanger avec d'anciens PVTistes et voir comment, eux, ont pris le pli du retour en France. Cette question m'intéresse au plus haut point, puisqu'elle peut permettre, pour beaucoup et moi en premier, de trouver une solution qui nous est propre.

    A bientôt !


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