Adeline, de Toulon à Montréal

Article publié le 27-12-2012.

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Ville de provenance

Toulon, Var

Ville de destination

Montréal

Sur place pendant combien de temps

18 mois (PVT + Visa de « perfectionnement ») d’avril 2009 à octobre 2010

Baroudeur ou pas ?

J’ai essayé d’en faire le maximum ! Quand on arrive, on a souvent peu d’argent donc il faut bien bosser, et quand on bosse, difficile de trouver le temps de voyager ! J’ai quand même eu la chance de faire un séjour à Québec et de parcourir la Gaspésie. Puis en ce qui concerne l’ouest, je ne suis pas allée plus loin que Toronto, j’aime bien la qualifier de mini New-York (que j’ai pris le temps de visiter également). Vancouver, ce sera pour une prochaine fois…
Cela étant, mon plus beau voyage depuis le Canada reste la Californie que j’ai sillonnée en van de Los Angeles jusqu’à San Francisco, en incluant l’incontournable détour par Las Vegas et le Grand Canyon.

Que faisais-tu en France ?

Je galérais plus ou moins avec mon bac+5 en communication. Je ne trouvais pas de boulot. Après une grosse saison dans la restauration, je me suis dit que c’était le moment de partir. Et puis à ce moment là, je n’étais pas seule, ça m’a aidé à avoir le déclic 😉

Pourquoi cette envie de t’envoler pour le Canada ?

Cela faisait des années que j’y pensais. Durant mon cursus universitaire, l’idée de faire une année d’études à Montreal me démangeait, mais je n’avais hélas pas les ressources financières ni morales pour franchir le pas. Le PVT a constitué en quelques sortes une revanche même si le contexte n’était pas le même.

Pourquoi le Québec ?

Je pense que c’est l’idée d’un univers francophone outre-Atlantique qui m’attirait. Mais j’ai aussi pas mal d’amis français qui avaient décidé de voir ce qui se passait de l’autre côté de l’océan. Et ils ne sont pour la plupart jamais revenus 😉

Pourquoi Montréal ?

C’était le point de départ de mon périple au Canada. Mais à l’origine, j’avais prévu de quitter Montréal au bout de quelques semaines pour voir d’autres contrées. Les circonstances ont fait que j’y suis finalement restée durant 18 mois, mais je suis loin de le regretter ! Cette ville est tellement riche de par sa culture, les gens sont tellement simples et ouverts… C’est avant tout le climat social de Montréal qui m’a séduite. On s’y sent bien à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, tout simplement.

Est-ce que c’est la première fois que tu vivais à l’étranger ou que tu partais aussi longtemps ?

Oui c’était la première fois et il était temps ! Lorsque je suis partie j’avais 27 ans, et si j’avais su avant que c’était aussi « facile », j’aurais probablement osé le faire bien plus tôt. Mais il n’y a évidemment pas d’âge pour tenter ce type d’expérience. Il y a juste un moment dans notre vie où l’on se sent prêt à tenter l’aventure, et où l’on sait que cette aventure va nous aider dans notre développement personnel notamment.

Quel a été ton sentiment dominant au cours des 2 premières semaines au Québec ?

C’était tellement énorme pour moi que je n’en revenais pas. Je me disais « ça y est, je l’ai fait ! », et je sentais que ça allait bouleverser ma vie, même si le quotidien n’est pas si différent de celui qu’on mène en France. Et puis j’ai été très marquée par le cercle d’amis rencontré dès mon arrivée à l’auberge de jeunesse, et que j’ai depuis conservé (une sorte de 2e famille, quoi !).

Est-ce que ta situation professionnelle t'a paru satisfaisante, au Québec ?

Ça été le bémol de mon expérience, je n’ai pas vraiment pu m’épanouir dans ma branche. Le fait de ne pas parler anglais a été l’un des freins, c’est en quelques sortes éliminatoire pour travailler dans la communication. Mais je dois avouer que je n’ai pas poussé les recherches. Tout ce que je souhaitais, c’était de trouver un boulot alimentaire afin de payer mon loyer, tout en restant libre de profiter au mieux de mon PVT.
Par contre, j’ai pu compenser en m’investissant dans du bénévolat pour des festivals tel que Nuits d’Afrique et des associations. Je me suis sentie utile et ça m’a permis de créer un réseau, ce qui n’est pas négligeable pour l’avenir.

Quelles ont été tes plus grosses difficultés au Québec ?

Paradoxalement, même si le français est la langue officielle du Québec, je pense que le fait de ne pas bien parler anglais m’a beaucoup frustrée, voire fermé des portes. Il y a mille et une façons de pratiquer son anglais à Montréal, mais je souffrais du « complexe-typique-du-français-qui-n’ose-pas-parler-anglais-de-peur-d’être-ridicule » et je n’ai pas réussi à surmonter mon blocage. Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux, heureusement !

Quel est ton meilleur souvenir ?

Difficile de choisir… je suis férue de musique et j’ai assisté à de nombreux concerts qui resteront des moments magiques. Je me souviendrai longtemps de Stevie Wonder rendant hommage à Michael Jackson, lors du festival de jazz de Montréal en 2009.

Est-ce que certaines choses françaises t'ont manqué ?

La nourriture, sans hésitation. Mais il suffit d’avoir les bonnes adresses d’épiceries (et un budget pas trop serré j’en conviens) pour pouvoir se faire plaisir de temps en temps. Et puis y a le restaurant pour les soirs de fête !
Sinon, venant du sud de la France : la mer Méditerranée et le soleil à gogo… 😉

Qu'est ce qui t'a manqué quand tu es rentrée en France ?

La question serait plutôt « qu’est-ce qui ne t’a pas manqué ? » : les gens qui râlent ! 😀
Plus sérieusement, lorsque j’ai atterri en France, je ne pensais qu’à une chose : retourner à Montréal. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai lancé ma procédure de demande de résidence permanente quelques semaines plus tard. Ce qui me manque, ce sont les pubs, les dépanneurs, les salles de concerts, les expos, le melting-pot, le quartier du Vieux Port by night, l’ambiance du Village, la rue Ste Catherine, et l’accent québécois bien sûr !

Qu’est ce que cette expérience t'apporte, du point de vue personnel ou professionnel ?

D’un point de vue personnel, c’est un peu compliqué à expliquer mais j’ai laissé bien plus qu’une ville en quittant Montréal… J’ai connu par la suite une grosse remise en question qui m’a beaucoup aidé à y voir plus clair. Je cherchais une place dans tous les sens du terme, et je l’ai trouvée.
Professionnellement parlant, je parlais plus haut de mon bénévolat. Il se trouve que suite à une de mes expériences, j’ai décidé d’abandonner le secteur de la communication pour me réorienter dans l’enseignement du français langue étrangère.
Donc oui, j’ai beaucoup avancé, mais c’est avec plusieurs mois de recul que j’ai réalisé tous ces bénéfices.

Quels conseils donnerais-tu aux futurs PVTistes ?

Je leur conseillerais de ne pas trop se poser de questions. Sans pour autant foncer tête baissée (il ne faut pas partir parce que « c’est la mode » par exemple. Il faut partir quand on se sent prêt), il vaut mieux avoir à l’esprit que les choses ne se dérouleront pas forcément comme on l’avait prévu. Donc inutile de tout planifier ou de se monter le bourrichon, si je peux me permettre l’expression !
Quoi qu’il en soit, l’expérience sera toujours positive, et comme on nous donne la chance de partir dans plusieurs pays du monde grâce à ce type de visa, il serait dommage de ne pas en profiter !

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Commentaires

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Comment contacter Adeline? son experience m’interesse beaucoup. Merci pour les interviews en tout cas ! (:

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isa
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Tu peux lui envoyer un message privé via son profil ! :) https://pvtistes.net/membre/kididou2011/

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Lau
296 132

Très belle interview !! Et a t elle obtenu sa RP depuis ?

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Bonjour Linéa,

Merci pour le commentaire !
Oui j’ai obtenu ma résidence permanente en juin 2012, soit 15 mois après avoir commencé les procédures.
Je vis désormais à Montréal 😉

N’hésitez pas à me contacter pour plus d’info en MP !

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Bonjour Adeline !
Ton expérience est superbe ! j’aimerai en savoir plus de toi, d’autant plus que j’habite actuellement la Seyne sur mer, si tu es dans le coin et que tu as envie de partager ton expérience avec de futurs pvtiste, mon chéri et moi seront très contents de faire ta connaissance !
A bientôt

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KellyT
113 50

Merci pour ce retour d’expérience ! Je me reconnais pas mal dans ta description: je sors également d’un Bac+5 en communication, besoin de trouver ma place, de partir tenter quelque chose de grand ailleurs… Du coup cette année, je tente le PVT 8 En espérant que mon expérience sera aussi chouette que la tienne a eu l’air de l’être 😉

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