Laura, de Montréal à Vancouver

Article publié le 06-07-2012.

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Ville de provenance
Rennes, la capitale de la Bretagne !
Villes de destination

Je suis arrivée à Montréal le 18 mars, puis j’ai déménagé à Vancouver le 8 août. J’y suis encore !

Sur place pendant combien de temps
Depuis le 18 mars donc, 7 mois déjà !
Baroudeur ou pas ?

Je dirais oui et non. Je n’ai jamais vraiment voyagé en mode sac à dos, mais j’ai aussi vu plus de choses en 7 mois qu’en 22 ans de ma vie !

Que faisais-tu en France ?

J’ai fini mes études l’année dernière (BTS Assistant de Direction puis licence professionnelle Assistant Export Trilingue). Depuis des années, je voulais absolument partir à l’étranger dans un pays anglophone. Ne pouvant pas me permettre financièrement de partir étudier, le PVT s’est imposé à moi comme une évidence. J’ai donc travaillé pendant 6 mois pour économiser, fait ma demande de visa et le 18 mars j’étais dans l’avion pour Montréal !

Pourquoi cette envie de t’envoler pour le Canada ?

Une envie d’ailleurs hors Europe (je ne l’avais jamais quittée) et surtout de grands espaces. Je voulais du grandiose ! L’idée de partir au Canada est venue tout naturellement. Le pays du sirop d’érable, des bucherons, des ours et des caribous, je voulais absolument y aller ! Après, comme beaucoup de monde, je ne connaissais que ces clichés bateau d’un pays qui cache bien d’autres surprises !

Pourquoi Montréal puis Vancouver ?

Mon projet initial était de partir directement en province anglophone. Au fil des mois, énormément de personnes m’ont parlé du Québec et m’ont donné envie de découvrir cette province dont je ne connaissais au final pas grand-chose. Je ne regrette absolument pas d’avoir été à Montréal au début. Ce fut un coup de cœur énorme pour cette ville, surtout pendant la période estivale. C’était juste énorme tous ces festivals, ces terrasses de restos et cafés…. J’en ai vraiment profité et j’ai pu rencontrer pleins de monde, PVTistes, stagiaires mais aussi des Québécois !

Mais l’idée de déménager dans une province anglophone me trottait toujours dans la tête. J’adorais Montréal, mais il fallait que je change d’air.

Pour Vancouver, ce n’était pas du tout prévu au début. Je voulais partir à Toronto. J’ai visité la ville pendant un week-end et je n’ai pas eu une bonne impression dès le début (trop grande ville pour moi). Je marche beaucoup au feeling. Une ville me plait ou non dès les premiers jours en général. J’ai donc laissé tombé l’idée de Toronto et prospecté pour d’autres villes. Vancouver, je ne connaissais pas du tout mais la situation (West coast, plages, montagnes) me plaisait. J’ai tenté et je ne regrette pas.

Deuxième coup de cœur : Vancouver ! J’ai en plus choisi d’y aller en train (solution qui n’était pas la plus facile avec mes 50 kgs de bagages) et là ce fut juste grandiose. Faire la Transcanadienne, c’est juste inoubliable…

Est-ce que c’est la première fois que tu vivais à l’étranger ou que tu partais aussi longtemps ?

J’ai déjà vécu en Angleterre lors d’un stage mais ce fut pendant seulement 9 semaines et je vivais dans une famille. Ce que j’ai vraiment apprécié ici, c’est de pouvoir vivre en colocation et de travailler avec des Canadiens. J’ai beaucoup changé du point de vue personnel en 7 mois je pense.

Quel a été ton sentiment dominant au cours des 2 premières semaines au Québec ?

Fait froid ici ! Non, réellement, j’étais émerveillée d’être au Canada et surtout de découvrir la gentillesse des Québécois. Il faisait super beau. Montréal était magnifique. J’étais quand même un peu déboussolée. Quitter la France, sa famille et ses amis, ça n’a rien d’anodin ! Il faut quand même un temps d’adaptation.

Est-ce que ta situation professionnelle te parait satisfaisante, au Canada ?

Oui. J’ai choisi à Montréal de chercher dans le secrétariat, que j’avais étudié en BTS. Je me suis inscrite dans des agences de placement (je recommande vivement Durant&Pratt). J'ai trouvé un job de deux semaines comme commise de bureau. Le contrat s’est terminé et en recherchant sur internet (jobboom), j’ai eu un coup de chance. J’ai pu trouver un job bien payé dans le secrétariat à Héma-Québec, l’équivalent de l’Etablissement Français du Sang en France. Je travaillais seulement avec des Québécois et ça m’a beaucoup plu. C’est de ce job que j’ai démissionné fin juillet pour partir à Vancouver. J’y serais bien restée plus longtemps (d’autant plus qu’ils voulaient me garder) mais l’appel de l’ouest a été plus fort ! D’autant plus que rester à long terme au Canada n’était pas mon objectif.

Ici à Vancouver, il a beaucoup été dit sur le forum que trouver un travail était difficile. Et c’est vrai, je pense. Je suis arrivée à la bonne période (septembre : beaucoup d’étudiants reprennent les études et quittent leur job d’été). J’ai trouvé en deux semaines et demie. Je recommande vivement de s’inscrire à Educacentre. J’ai été très bien aidée pour réaliser mon CV et ils donnent pas mal de bons plans pour trouver un travail. Je travaille ici dans la restauration. Pas du tout mon domaine, mais ça me plait bien. Je parle Anglais avec les clients et je vois mes progrès de jour en jour.

Quelles ont été tes plus grosses difficultés au Canada ?

A vrai dire, je n’ai pas eu de grosses difficultés. Le logement et le travail n’ont pas posé de problème. Il faut s’accrocher pour le travail, se motiver tous les jours et se dire qu’on va trouver. En fait, le plus dur pour moi, ça s’est passé il y environ un mois. Le cap des 6 mois a été difficile bizarrement. Pour la première fois, j’ai ressenti un manque de ma famille, de mes amis et j’avais envie de rentrer. J’ai donc pris la décision de ne pas rester un an et de rentrer fin novembre. Je ne vais pas le regretter. Le Canada est une incroyable expérience pour moi mais je ne m’y vois pas y vivre. Tout simplement parce que ma famille n’est pas ici.

Quel est ton meilleur souvenir ?

La Transcanadienne sans aucun doute ! Je ne voulais pas prendre l’avion, on ne voit rien. Traverser 6 provinces canadiennes a été génial. Les paysages changent quasiment tous les jours et on a vraiment le temps d’apprécier l’immensité. Comme je le dis plus haut, je voulais du grandiose, eh bien j’en ai eu !

Est-ce que certaines choses françaises te manquent ?

Ma famille et mes amis. Et puis, ça peut paraître bizarre pour certains, mais la France me manque aussi. Beaucoup de gens quittent la France par lassitude (du système, du caractère des Français : nous sommes égoïstes, râleurs et arrogants). Pas moi. Car tous les Français ne sont pas comme ça. J’aime la Bretagne, j’aime la nourriture française et puis aussi les bars ouverts plus tard que 2H du matin. On trouvera des bons et des mauvais côtés partout de toute façon.

Qu'est ce qui te manquera quand tu rentreras en France ?

Le fait de se croire en vacances tout le temps même si on travaille. Tous les jours on découvre de nouvelles choses, de nouveaux lieux. Le week-end, les excursions en dehors de la ville (à une heure de Vancouver en transports en commun, on est en pleine nature), les sorties dans les bars pas chers à Gastown, les festivals gratuits de Montréal…

Qu’est ce que cette expérience t'apporte, du point de vue personnel ou professionnel ?

Du point de vue personnel, c’est juste un changement radical. Ça dépend de l’âge qu’on a, si on a 20 ou 30 ans. Mais de mon côté, j’ai énormément mûri et acquis beaucoup plus d’indépendance. J’ai appris à tempérer certains de mes traits de caractère et à prendre les choses du bon côté.

Du point de vue professionnel, je ne dirais pas que ça a beaucoup changé ; j’ai quand même acquis de l’expérience, mais je ne reviendrais pas avec un Anglais parfait comme je voulais au début. 4 mois à Vancouver, ce n’est pas assez. Mais tant pis, je parle quand même beaucoup mieux maintenant grâce à une coloc sans Français et un travail ou je parle en permanence Anglais.

Quels conseils donnerais-tu aux futurs PVTistes ?

Pour ceux qui veulent juste vivre un an à l’étranger, voir du pays, rencontrer de nouvelles personnes, le PVT est fait pour vous. Le Canada est un pays magnifique mais ne vous attendez pas à retrouver votre vie française. Changer et s’adapter est la meilleure chose à faire. Aller vers les gens (même s’il faut se forcer un peu au début) apporte beaucoup de choses.

Plus à Vancouver qu’à Montréal, j’ai trouvé que le réseautage marchait beaucoup. Rencontrer des amis d’amis, parler à quelqu’un dans le bus, dans un café (les Canadiens viennent très facilement vers nous) peut parfois mener à un entretien d’embauche ! Attention tout de même à ne pas le rechercher absolument.

Faire l’intéressé et ne plus parler à la personne une fois qu’on a obtenu ce qu’on voulait est très mal vu.

Pour réussir votre PVT, devenez Canadien tout en restant vous-même !

Retrouvez le récit et les photos de la traversée en train de Laura : 4466 km de voyage en train et des souvenirs plein la tête !
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Commentaires

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Merci pour ce témoignage je pars d’ici quelques mois, et c vraiment intéressant ton experience. bon retour en france!

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Belle expérience, j’aimerais pouvoir en faire de même en 2014

Même si le stress et les questions (trop nombreuses ?) sont là ^^

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KellyT
113 50

Merci pour ce témoignage ! Je suis de Rennes également, et je projette de partir en PVT Canada 1 an avec mon ami. Je serai ravie de discuter de ton expérience là-bas plus en détails autour d’un verre un de ces jours si ça te tente :)

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