Sophie, de retour de Toronto

Date de publication : 06-07-2012

Profession

Enseignante

Ville de provenance BruxellesVille de destination TorontoSur place pendant combien de temps

10 mois pour moi et 11 pour lui. Enceinte de 5 mois, je suis rentrée plus tôt pour éviter la chaleur de l’été.

Baroudeurs ou pas ?

On est partis pour le boulot de Pierre et nous étions donc basés à Toronto pour toute la durée du séjour. Mais on a quand même pas mal bougé, que ce soit pour quelques jours ou pour une semaine : les chutes du Niagara (3 fois, on les a même vues gelées!!!), le parc Algonquin, le sud de l’Ontario (attention, sur la carte, ça semble à côté, mais on peut rouler 8 heures jusqu’à la Pointe-Pelée), Ottawa, Kingston, Montréal, New York et … Cuba !!! Cette dernière destination nous a valu de fameuses aventures. On avait juste réservé les billets d’avion et on comptait faire une partie de l’île en sacs à dos et loger chez l’habitant. On n’avait pas prévu que je tomberais enceinte, que je commencerais mes nausées à ce moment-là et, ô comble de l’horreur, que je ne pourrais pas goûter au rhum !!!

Que faisais-tu en Belgique ?

J’étais professeur de Français et Pierre travaillait à l’université comme chercheur en physique.

Pourquoi cette envie de t’envoler pour le Canada ?

Lors d’une soirée très arrosée pendant notre lune de miel , nous avons pris la décision de tenter l’expérience de l’étranger. Besoin d’air et de changement de mon côté. Pierre quant à lui, avait la possibilité de bosser dans un autre labo sans trop de problème. Le choix : Canada ou Japon. Ben … plus facile d’apprendre l’anglais, hein ! hihi

Pourquoi Toronto ?

Toronto s’est imposée car elle avait un laboratoire de fous ! Pierre en rêvait la nuit. Et de mon côté, j’avais vraiment envie de perfectionner mon anglais.

Est-ce que c’est la première fois que tu vivais à l’étranger ou que tu partais aussi longtemps ?

Nous avons tous les deux vécu en Italie à des moments différents de notre vie. J’ai passé un an à Bologne et lui 4 mois à Florence.

Quel a été ton sentiment dominant au cours des 2 premières semaines en Ontario ?

« BOUHOU !!!!!!! Je veux rentrer !!!!!!  » Des larmes, des larmes, des larmes. Dur dur, car lui avait un boulot en arrivant et moi j’arpentais les rues pour déposer mes CV.

Est-ce que ta situation professionnelle t’a paru satisfaisante, en Ontario ?

En tant que professeur de Français, j’aurais dû faire une équivalence de mes diplômes. Mais cela aurait pu prendre jusqu’à 6 mois et, pour un an sur place, c’était un peu ridicule (d’autant que c’est payant!!!). Alors, je me suis tournée vers les écoles privées. Mais c’était à la demande et, parfois, je n’avais pas beaucoup d’heures de cours sur la semaine.

Quelles ont été tes plus grosses difficultés en Ontario ?

De comprendre comment on trouve un emploi. Apparemment, le harcèlement téléphonique est de mise pour montrer sa motivation.

Sinon, le système médical est déroutant pour un Européen. On était les chanceux détenteurs de l’OHIP (Ontario Health Insurance Program), donc soins gratuits, mais souvent expéditifs.

Quel est ton meilleur souvenir ?

Le jour où j’ai appris que j’étais enceinte ;o) Et le Family Day car mon frère était là et nous avons fait de la moto des neiges ! WAOUW !!

Est-ce que certaines choses belges t’ont manquées ?

Disons qu’au Canada, on se sent comme en Belgique : deux langues et des problèmes d’entente. Donc, pas trop dépaysés ! Ah non… eux, ils avaient un gouvernement !

Qu’est ce qui t’as manqué quand tu es rentrée en Belgique ?

Les amis rencontrés. L’interculturalité omniprésente à Toronto. Pour Pierre, son labo de luxe

Qu’est ce que cette expérience t’a apporté, du point de vue personnel ou professionnel ?

Du point de vue professionnel, j’ai pu apprendre énormément dans mon école. Les Canadiens sont à la pointe des méthodes d’apprentissage des langues.

Au point de vue personnel, ça m’a apporté une jolie petite fille qui s’appelle Lili et avec qui on repart cet été pour un road-trip Ontario/Québec!! Hâte hâte hâte

Quels conseils donnerais-tu aux futurs pvtistes ?

N’ayez pas peur des premières semaines. On a le mal du pays, mais ça ne dure pas !!! Surtout, n’hésitez pas à participer à toutes les activités proposées sur le forum. On y a rencontré des personnes formidables. D’ailleurs, la semaine prochaine, des amis français rencontrés à Toronto débarquent chez nous !!!

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