Récit de voyageur : la peur du départ

Article publié le 14-05-2018.

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“Excusez-moi, madame l’hôtesse, est-ce qu’il serait possible de demander au pilote de faire demi-tour ?”

Attention, poser cette question n’est pas une bonne idée. Ce n’est pas la raison qui parle, mais bel et bien l’appréhension (ou la terreur la plus totale). C’est que, une fois qu’on a fini de tout préparer, que les bagages sont empaquetés et que l’on est confortablement assis (façon de parler) dans l’avion qui nous emmène loin de chez nous, la peur fait son entrée en scène tandis que l’enthousiasme prend les jambes à son cou.

Il faut bien le dire, cet enthousiasme qui avait été notre moteur durant tous ces mois de préparation, ces mois passés à faire des recherches sur internet, dans des guides, à soigneusement s’occuper de toute la paperasse, eh bien il ne fait plus trop le fier une fois que les roues cessent de toucher la piste de décollage.

Tout ce qu’il reste, à ce moment, ce sont les craintes que l’on ressasse pendant toute la durée du vol : la peur de ne pouvoir parler à personne si l’on se sent seul et que nos amis roupillent au pays, décalage horaire oblige, l’angoisse de ne pas savoir quoi choisir sur les rayonnages des supermarchés à cause de toutes ces choses bizarres à notre disposition. Et puis, est-ce qu’on va réussir à se faire comprendre, à trouver un boulot, ou est ce qu’on va passer une année misérable, seul sous un pont ?

L’appréhension nous rattrape toujours un moment ou l’autre. Bon sang, pourquoi est-ce que je suis parti ? J’avais un boulot sympa, mon chez-moi, ma vie, en fin de compte. Pilote, pitié, faites demi-tour !
Les choses ne s’améliorent pas vraiment lorsque les roues touchent la piste d’atterrissage et que l’on marche à nouveau sur la terre ferme, bien au contraire. On a vu plus accueillant que les dédales d’un gigantesque aéroport et les douaniers qui nous attendent de pied ferme.

Une fois à peu près installé, néanmoins, les choses changent petit à petit. On arrive à se construire une routine agréable : on a testé les petits restaurants du quartier, on connaît son préféré et celui qui nous a rendu malade. On commence à croiser les mêmes gens, on se souvient des visages, qu’ils soient souriants ou acariâtres. On ne passe plus des heures à chercher un paquet de pâtes dans le supermarché du coin. Au bout d’un moment, on est même capable de donner son chemin à un touriste perdu. La consécration ultime, en somme !

Avoir des repères, cela fait du bien, mais l’expérience ne s’arrête pas là. On vit au jour le jour pour la première fois depuis longtemps car tout est une découverte. La curiosité a pris le dessus sur la peur, on se sent comme un véritable aventurier. S’il le faut, si on en a envie, on repartira ailleurs, parce que lorsqu’on l’a déjà fait une fois, cela ne fait plus vraiment peur. L’appréhension n’est plus qu’un lointain souvenir : on est libre, et il n’y a rien de plus grisant.

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Commentaires

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Coucou

Tres tres bon article !!! Et c’est vrai que l’apprehension du depart fait toujours qqch a l estomac si j ose dire !
mais l’avantage que nous avons ici c est que nous sommes une communaute ! Donc on peut trouver qq reperes (je parle ici de personnes ressources en qq sorte) afin de nous aider a ne pas dormir tout seul sous un pont, ou a ne pas deprimer tout seul ds un coin.
Je pense que ce qui partent en couple ont un avantage, celui de ne pas etre totalement seul. Il y a toujours l autre qui peut soutenir ( a tour de role on se soutient parfois !)

Et meme si ca fait plus de 3 ans que j ai pose mes valises ici, je me pose parfois la question « pourquoi ?  » mais je n echangerai ma place pour rien au monde, meme si je n ai pas fait du skidoo, du traineau a chiens, de road trip etc…

ma vie est ici, j’ai le sentiment de revenir chez moi !

Ah oui derniere chose: au pire si vous avez oublier qqch : 1/vous en trouverez ici (enfin la ou vous allez) 2/vous saurez trouver qqch d equivalent si ce n est pas la mm chose 3/ vous apprendrez a vous adapter en vous en passant … 😉

Bises

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Ah c’est exactement ça!! Au dernier moment on se dit « mais pourquoi j’ai fait ça? ». Dès qu’on arrive sur place on cogite et on se dit la même chose. Mais on se rend compte bien vite que ça vaut le coup d’être vécu! ça dépasse tout ce que l’on a pu s’imaginer avant d’y être. C’est l’aventure, la vraie. Une véritable chance pour chacun d’entre nous! Ce type d’expérience change l’esprit et nous pousse à toujours aller plus loin et au bout des choses.

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Merci !

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luc
148 50

Moi l’appréhension du départ est toujours un peu là mais faut penser aux souvenirs qu’on aura et être tolérant avec soi-même :)!

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Macha
2.1K 897

A 9 jours du départ je dois dire que mon taux de stress est au plus haut niveau (entre crise de panique et tétanie) c’est pas la joie XD

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Je viens d’arriver a montreal , seul , un peu perdu .. le stress est present au quotidien , aucun repere , aucun contact..
Pas facile mine de rien!
mais cest laventure ! etre fort mentalement , profiter et en tirer des bonnes lecons..
Pour ma part jai encore le mal du pays , mais la patience est une vertu , avec le temps tout rentrera en regle, suffit d`’avoir confiance en soi!
Bon courage a ceux qui sont dans le meme cas que moi 😉

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Super article…je pars à la fin du mois d’avril et c’est l’impression d’avoir oublié quelque chose qui me vient souvent à l’esprit quand je voyage… »Mais Oui!! j’ai oublié d’emporter avec moi, ma famille et mes amis.. » lol. C’est ridicule, c’est pas possible de les emmener partout avec moi (physiquement du moins) 😉

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Je pars également fin avril mon souci est le logement pour le moment.
En tout cas bon courage à tous!
Miva

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Flo
914 448

C’est encore plus vrai quand on se lance sans avoir de boulot réservé sur place.
A chaque fois que je pars loin ou pour longtemps, j’ai un peu l’impression de me jeter dans le vide, mais plus on voyage, plus l’excitation du départ remplace la peur, même si c’est une aventure différente à chaque fois.

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Hollande et ses ministres vont me manquer ! lil

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