Les difficultés d’une PVTiste en Australie : dialogue avec le consul

Date de publication : 03-07-2013

Auteur

isa

Suite à la déclaration publique du consul de France à Sydney, dont vous nous avions parlé dans cet article "Le consul de France à Sydney alerte les jeunes en Working Holiday-Visa ", Lucie, une PVTiste actuellement en Australie, a souhaité réagir. Elle évoque de nombreux points intéressants concernant la vie des PVTistes en Australie, notamment du point de vue de la recherche d'emploi.

Ces temps-ci, les reportages télé élogieux concernant certaines destinations, le Québec et l'Australie en tête, sont très nombreux. Beaucoup de Français idéalisent ces pays - où les opportunités d'emploi et d'avenir sont bien présentes - en oubliant les difficultés auxquelles ils pourront être confrontés. Même en étant parfaitement préparé à ce qui vous attend, même en ayant des économies de côté, la réalité peut être difficile.

Il nous a paru intéressant de reprendre quelques extraits de la lettre de Lucie, qui a d'ailleurs reçu une réponse personnalisée de la part d'Eric Berti, le consul de France à Sydney, réponse que nous citerons également, à la fin de cet article.

Partout, je retrouve les même termes peu flatteurs à l’égard des voyageurs français qui ont la mauvaise idée d’être jeunes ou bien backpackers ou titulaires de visas vacances travail ou, pire encore, tout cela à la fois. J’en suis, et j’ai le déplaisir de nous voir qualifiés de jeunes (ce mot semble devenir péjoratif dans notre pays…) irresponsables, buveurs, insouciants, provocateurs, malhonnêtes, bruyants, mal préparés et irrespectueux des autorités. Certains le sont, c’est un fait que j’ai eu le regret de constater dès mon arrivée en Australie, mais ils ne sont pas spécifiquement français. En outre, je me sentirais extrêmement offensée s’il prenait l’envie à l’un de mes compatriotes de « me sensibiliser au comportement qui est attendu de moi ». Pas vous ?

Lucie mentionne ensuite les problèmes qu'elle a rencontrés en tentant de chercher un emploi dans le domaine du fruit-picking, dans différentes régions australiennes. Tout d'abord dans l'Etat du Victoria :

Plus confiante en ma connaissance de la culture australienne et en mon aptitude à communiquer en anglais, j’ai commencé à chercher du travail. C’est là que mes tracas ont commencé :
Sur la base des indications du National Harvest Guide, je me suis rendue dans l’état du Victoria, dans une région grosse productrice de fruits qui avait de grands besoins de main d’œuvre en cette période de l’année. [...] Quelques dizaines de kilomètres plus loin, je me suis présentée dans un camping où l’on m’a refusé l’entrée. Le gérant, invoquant des raisons de sécurité, n’acceptait pas les clients qui dorment dans leur véhicule. Mais il m’a invitée à revenir si j’obtenais un contrat de travail dans les vergers alentours. Il m’a précisé que la saison se terminait et que la plupart des backpackers était déjà partie. Il m’a indiqué un endroit où dormir en attendant de pouvoir lui faire la preuve que j’avais un emploi. Je me suis rendue dans cet endroit et j’y ai trouvé un campement sale, sans installation sanitaire et sans système de collecte des déchets. De nombreux « sites » étaient désertés mais il restait plusieurs dizaines de personnes qui vivaient là dans des conditions déplorables et partaient le matin avant l’aube pour aller cueillir des fruits. A l’entrée du bois, des détritus jonchaient le pied d’un panneau où il était écrit « camping interdit, aire de jour seulement ». Voilà comment sont logés les backpackers… Ne voulant pas rester dans cet endroit, j’ai compromis mes chances d’y trouver un travail.

Puis en Tasmanie :

Inquiète pour mes finances, j’ai tenté ma chance en Tasmanie. [...] Une fois le convoi arrivé à destination, j’ai commencé des vendanges. A la fin de la matinée, c’était fini. Le vigneron n’avait plus de raisin à récolter et les personnes de l’agence n’étaient plus là. C’est grâce à mon GPS si j’ai retrouvé le chemin du retour. Ne voyant pas de salaire versé après quelques temps, je me suis inquiétée. Mes papiers de travail avaient été perdus et j’ai dû prouver que j’avais travaillé.

Et enfin en South Australia :

J’ai choisi de concentrer mes efforts sur les récoltes d’agrumes à venir dans l’état du South Australia. J’avais deux semaines d’avance, une motivation décuplée par l’état de mes finances, une énergie parfaite pour le travail au grand air et le sérieux idéal pour une tâche proprement exécutée. Il me manquait l’essentiel. J’ai eu beau argumenter pour témoigner de la valeur que je pourrais apporter, mes différents interlocuteurs sont restés intraitables : ils voulaient exclusivement des tailleurs de vignes ou des cueilleurs de citrons expérimentés. Voilà ce qui est répondu aux backpackers qui cherchent des petits boulots.

Lucie évoque également le business des backpackers, bien connu par les PVTistes en Australie et en Nouvelle-Zélande :

Il semblerait (j’insiste sur le conditionnel) que le moyen le plus sûr de décrocher un petit boulot d’une durée intéressante soit de s’installer dans une auberge de jeunesse spécialisée dans la mise à disposition d’ouvriers agricoles. Je n’ai pas expérimenté ce système mais j’en ai pris connaissance par différents biais. En logeant dans ces auberges, les backpackers se tiennent disponibles pour tout besoin de main d’oeuvre. Ils sont sûrs de payer leurs loyers en avance mais ils ne savent pas quand le travail débutera ni même s’il débutera. Ils doivent accepter de rester au même endroit pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Pour conclure :

Je ne nie pas la pertinence de votre inquiétude au sujet du « french shopping » et de la réputation des français mais il me semble qu’il serait opportun, plutôt que de pointer du doigt quelques voyageurs « crétins et irrespectueux », de considérer les difficultés de ceux qui s’efforcent de vivre en harmonie avec les valeurs australiennes et reçoivent des déceptions en cascade en retour de leur honnêteté.

La réponse du consul ne s'est pas fait attendre :

Permettez-moi en premier lieu de préciser le contexte spécifique dans lequel j’ai été amené à évoquer la question du « french shopping » dans la lettre consulaire de mai : je revenais de Broome où j’ai assisté au début d’un procès d’un jeune français « pvtiste » accusé du meurtre d’un aborigène. Ce jeune était ivre le soir des faits et il n’a pas été en mesure de prouver son innocence. Le lendemain, j’allais rendre visite à la police de la ville qui m’a fait la description du comportement de plusieurs jeunes français que j’ai reprise dans la lettre. Ce terme de « french shopping », je l’entends depuis mon arrivée en Australie, il y a dix mois, de la part de ressortissants français venant des quatre coins de l’Australie. Les conséquences de cette réputation, sans doute excessive, peuvent être graves pour les jeunes VVT en recherche d’emploi. Je pense, au vu de votre témoignage, que vous en avez vous-même souffert, sans toujours le savoir car les Australiens vous diront rarement en face qu’ils ne vous embauchent pas parce que vous êtes française.

J’ai vivement regretté la vague de reportages publiés l’hiver dernier en France sur l’Australie, présentant le pays comme un eldorado, évoquant avec romantisme des jeunes faisant le tour du pays en van, alternant des travaux dans les fermes et le tourisme, comme si la recherche d’emploi en Australie était un jeu d’enfant. Lorsque j’ai pu rencontrer de tels journalistes en Australie, je leur ai fait part des difficultés que rencontraient de nombreux jeunes dans leur recherche d’emploi dans ce pays, du fait que le marché de l’emploi se contractait et que nous atteignions un degré de saturation dans ce domaine dans un pays de 23 millions d’habitants, accueillant chaque année des dizaines de milliers de WHV, dont certains très organisés comme les Asisatiques que vous mentionnez. Les PVtistes rencontrent également des difficultés de logement, à Sydney par exemple où certains paient 200 dollars par semaine le droit de dormir dans une chambre de deux ou quatre lits. Ces informations n’ont pas été reprises dans ces émissions, sans doute pour une part par peur de ternir la réputation de l’Australie et de briser le rêve australien.

Vous reconnaissez-vous dans le parcours de Lucie ? Quelle est votre expérience du PVT Australie ? Avez-vous eu des difficultés à trouver un emploi ? Racontez nous tout dans la section Vos impressions du forum.

47 Commentaires

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Erwann
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Je vais réagir a cet article avec 6 mois de retard, mais je tiens a le faire pour que les personnes préparant un PVT en Australie ne soient pas découragées. Je précise aussi de suite plusieurs choses sur ce qui va suivre. Je ne suis pas encore en Australie. Je pars le 21 janvier prochain. Mais je connais personnellement un paquet (plus d’une vingtaine) de personnes ayant fait leurs PVT en Australie. J’ai moi meme vécu a Chypre, Liverpool, Glasgow un an a chaque fois, et au Canada pendant 2 ans. Je vais donc séparer ma réponse en deux parties. La premiere sera centrée sur le sujet propre au message: « le probleme des francais » , et la seconde sur l’experience de l’auteur et son blog que j’ai parcouru de maniere extensive . Derniere précision, les reflexions que je vais faire sur l’auteur du sujet et son experience ne sont que des reflexions et en rien des jugements. Il s’agit juste de choses qui germent dans mon esprit lorsque je lis ce genre d’articles. Je ne la connais point, ne juge pas son aventure, mais moi aussi ayant un peu voyagé, certains passages m’ont rappelé certaines choses. C’est parti. Je commence par rejoindre l’avis du commentaire de Marie. Faut arréter de se fouetter soi meme un peu. C’est d’ailleurs, ca aussi, un truc bien francais. Les francais représente (d’apres ce que j’ai cru comprendre) une des plus grosses communautés de voyageurs en Australie, apres les anglos saxons (UK, Eire). Il est donc normal qu’en étant une des plus grosses communautés, on a plus de chances de cumuler les cons. Je parle la de mon experience au Canada, je ne suis pas resté a Montréal plus de 4 jours. J’etais principalement a Toronto. Dans mon auberge nous étions 2 grosses communautés, Francais et Anglo-saxons (UK-Eire). En 3 mois passés dans cette auberge, je peux garantir que les anglo saxons ont eu des comportements largement plus répréhensible que les frenchies. Bagarre dans l’auberge, hors de l’auberge quasiment apres chaque sortie, bruits et irrespect pour les autres voyageurs dans l’auberge. Pourquoi a votre avis leur comportement n’a pas été plus remarqué que ca? Parce qu’ils parlent la langue, et sont de la meme Culture. Du coup les canadiens sont peut etre plus intransigeants envers leurs « cousins » qu’envers nous. Je ne peux m’empecher de me dire qu’il peut sans doute s’agir de la meme chose en Australie. A Chypre ou j’ai vécu, les chypriotes parlaient pas de French shopping mais de « british sex ». Les plages de la cote (Agia napa et Paphos) sont colonisées d’anglais pendant l’été. Résultat, apparemment ils ont tendance a mettre du GHB dans les boissons des filles et de nombreux viols sont recensés chaque année. Mon ex petite amie qui est espagnole et travaille en ce moment a Fuerteventura. Elle me décrit les Allemands comme des gros porcs immondes avides de sexe et bourrés a pisser dans les piscines, se battre et ce, de 9h du mat jusqu’a leur sommeil. Nous touchons ici a un probleme typique. Un pays ayant un afflux de touristes avec du pouvoir d’achat, qui se croit tout permis une fois loin de chez eux. Donc oui il doit certainement y avoir une part de vérité (il n’y a pas de fumée sans feu) mais l’objectivité des australiens doit aussi a mon avis etre remise en cause. D’autant plus que j’ai des amis australien(nes) qui m’ont quand meme dit des choses du genre « si t’as rien contre les blagues racistes sur les aborigenes et les asiatiques, tu vas adorer l’Australie ». Donc bon… C’est toujours plus facile de taper sur les autres. Ce qui va me permettre de faire la transition entre cette partie et la suivante sera le seul avis, que je généralise a une majorité de francais qui partent a l’etranger, et particulierement dans les pays anglo saxons: Le niveau d’anglais. Une grande partie (majorité?) a une vision tronquée de la réalité de son niveau d’anglais. Qaund des gens admettent qu’ils ont un niveau moyen, on se rend compte tres rapidement qu’ils ont un niveau tres basique. Quand ils disent qu’ils se débrouillent, c’est qu’ils vont pouvoir faire une commande au restaurant sans trop de difficultés. Ce n’est pas parce qu’on comprend sa série fétiche (Friends, How I met your mother, etc…) en VO et qu’on arrive a se dépatouiller pour lire un artcile dans un journal qu’on PARLE anglais, ou en tout cas a un niveau acceptable professionnellement pour du contact clientele (ce qui représente la majorité des petits jobs que nous autres, pvtistes, sommes destinés a faire). Je me prends comme exemple parfait. J’ai vécu a Chypre en échange Erasmus, j’arrivais a me débrouiller pour communiquer avec mes collegues étudiants de toutes nationalités. Je me coryais donc capable de parler anglais. Etape suivant, je suis allé en Angleterre a Liverpool pour le perfectionner. J’ai compris en arrivant la bas qu’en fait je ne parlais pas anglais, et que j’etais a peine au dessus d’un « Bonjour, moi Erwann, peux prendre ca? Merci j’aime beaucoup ». Mais j’étais a Liverpool, 1h30 d’avion et 35 euros de chez moi. Du coup si je me plantais, les conséquences étaient limitées. Je n’ose pas imaginer les gens a qui ca arrive au Canada (j’en ai vu) ou pire en Australie ou NZ. C’est la que je rebondis sur l’article. Dans le blog, elle nous dit que ses amis australiens lui disaient qu’elle parlait super bien anglais, mais que les employeurs lui signifiait que son anglais était insuffisant. Je trouve la une info importante et qui mérite d’etre interprétée. Les employeurs lui mentaient elle pour cacher le prétexte qu’effectivement on lui refusait l’emploi parce qu’elle était francaise, ou ses amis australiens ne voulant pas la blesser ne lui ont pas dit « écoute, ton niveau d’anglais est cool pour parler avec nous, mais meme moi, si je suis un patron je t’embauche pas, parce que si je te gueule une consigne de l’autre bout du champ et que tu captes rien ca va m’enerver ». Voila le genre de reflexion que je n’ai pas cessé de me faire en lisant son blog. La deuxieme qui nous concerne ici. Il semblerait que nos deux voyageurs se soient obstinés de maniere presque irréelle a faire du fruit picking ou en tout cas des boulots dans l’outback. Et la ma réflexion, si jamais ils n’arrivaient pas a trouver un job de cette maniere, pourquoi s’etre obstiné de la sorte? Enfin bref, je recommande la lecture de leur blog. Particulierement bien tenu et écrit, et qui donnera un paquet d’infos a ceux qui revent de leurs trips en van. Je termine mon pavé par plusieurs exemples, phrases copiées directement du blog de nos deux voyageurs ardennais. J’espere qu’ils ne m’attaqueront pas en justice pour droits d’auteurs hehehe. « 1. m’immerger dans un pays anglophone pour améliorer ma compréhension de l’anglais parlé J’ai encore beaucoup de progrès à faire. On bouge souvent et du coup, on n’a pas énormément l’occasion de parler anglais et, quand on trouve du boulot, il y a toujours des Français qui y bossent aussi (c’est envahi de français ici !). J’ai encore beaucoup de mal à comprendre les Australiens mais je vais beaucoup plus facilement baragouiner quelques phrases en anglais pour poser des questions. Au début, à Sydney, j’osais difficilement donc je pense que j’ai dû m’améliorer un peu bien que je ne m’en rends pas forcément compte. » —-Voila l’exemple parfait de ce que je disais sur la connaissance de l’anglais. Cet article date du mois de mars 2013, soit 3 mois apres leur arrivée en Australie. Avant ils auraient pu trouver un job facilement, mais depuis une crise économique est passée par la. Résultat, arrivée en ne parlant pas la langue représente un gros désavantage quasi rédhibitoire. Arrivé dans un pays en étant bilingue (ou mieux) durant une crise représente un atout de choix pour un employeur. Je dois dire que j’admire leur courage (folie?) d’avoir osé partir en Australie avec un niveau d’anglais tel que celui qu’il devait etre. Et ce commentaire n’est pas cynique. Je n’aurais certainement pas osé faire la meme chose et meme si je ne cautionne pas, je respecte cette prise de risque. « En quittant Canberra, Chris et Lucie voulaient aller travailler en fruitpicking. Ils avaient deux motivations : la première était de découvrir l’Australie autrement (après trois semaines de tourisme, ils voulaient vivre le quotidien d’une exploitation agricole et avoir de vraies conversations avec les australiens) » ——Voila le genre de trucs que je ne supportais pas au Canada, et apres la lecture de nombre d’articles sur pvtiste.net et de nombreux blogs sur l’Australie, il semblerait que ce soit le meme genre de conneries qui circulent. Qu’est ce qui permet a des voyageurs francais, qui ne connaissent rien a l’Australie et aux australiens, de définir ce qui est une VRAIE conversation, avec de VRAIS australiens, et ou se trouve la VRAIE Australie. Je pense qu’il s’agit la d’une espece de vision romantique a la noix qui veut nous faire croire qu’on a fait quelque chose de « veritable, pas trafiqué ». J’ai personnellement été guide de chiens de traineau au Canada, 2 mois et demi dans un coin perdu du Quebec et ensuite a Lake Louise. Je vivais dans un chalet perdu dans la montagne ou il n’y avait ni réseau, ni électricité entre Lake Louise et Golden. Je ne considere en rien avoir fait un truc exceptionnel, parce qu’ un sacré paquet de fois je me suis dit que j’etais un sacré débile de faire ce genre de truc et que j’aurais bien échangé ma place contre un travail de bureau a Toronto ou Vancouver. Je ne le regrette pas non plus, mais ce n’est pas tout rose et en rien un argument me permettant de mettre en avant une meilleure connaissance du Canada. Je connais mieux la vie d’un musher. C’est tout. Ca n’a rien de général a la vie des canadiens bien au contraire. Je rappelle qu’etre musher au Canada ou faire du fruit picking ou du woofing/HelpX en Australie, vous allez faire des jobs que les locaux ne font plus ou ne veulent plus faire. Il ne s’agit donc en rien de la VRAIE Australie et tout ce genre de reveries d’enfants. Vivez votre truc sans trop le mettre sur un piédestale car il n’a pas plus de valeur que le trip d’un autre. Et c’est en ca que j’ai trouvé ce blog exceptionnel. Car il donne une image moins romancé du trip en van. Voila Pour info: L’Australie c’est 23Millions d’habitants 80% vivent dans des villes de plus de 100 000 habitants. Donc faudra revenir me parler de la vraie Australie et des vrais Australiens… Perso je suis né a Paris, grandi a Paris et muri en banlieue avant de partir voyager. Si demain un Australien vient me dire qu’il a vécu la vraie France et rencontré les vrais francais parce qu’il a ramassé des patates dans les cotes d’armor ou qu’il a cueilli des pommes dans le Lot, je vais l’accueillir avec une franche rigolade. Voila désolé pour le pavé 😉
Samcgregor
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L’Australie c beau pour visiter et passer de tres bonnes vacances ! Pour y vivre, che pas trop. et pour tout ceux qui cherchent du taff, il y a du taff mais faut aussi bouger son cul et surtout avoir un bon niveau d’Anglais sinon, c mort!
elody
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Très franchement, si je devais partir en Australie cet article ne me découragerai pas.. Si vous partez en ayant peur de ce que penserons les gens, restez chez vous. Si je m’étais attaché à ce genre de chose, je ne serai surement allée nulle part. Même entre français il y a ce genre de comportements et d’a priori, on ne va pas s’arrêter de vivre pour autant.. Après, il est certain que chaque nationalité à une image plus ou moins sympathique aux yeux des autres, mais plutôt que de se raviser alors que vous avez préparé votre voyage pdt des mois, dites vous que vous serez peut être la personne qui fera changer d’avis un australien sur ce qu’il pense de français.
Nicolas
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Bien sur que la connerie est universelle, des exemples du genre j’en ai à la pelle, d’ailleurs quand je suis arrivé en Suisse, mon patron avait oublié que j’étais Français, car j’ai vécu en Belgique 5 ans avant et m’avait dit une fois:  » Moi les Français, je bosse pas avec eux, c’est des cons, ils savent pas bosser  » Je lui ai dit gentiment qu’il avait oublié que j’étais un « frouze » comme on les apelle ici..après le stage…résultat j’ai signé un contrat dans sa boite et jsuis resté deux ans…comme quoi il a vite changé ces préjugés, je suis assez d’accord avec le commentaire de Clarinette82 et sa théorie sur le comportement. 😉 c’est tout a fait ca, plus t’as de monde, plus la chance de rencontrer des cons augmentent.
Deniz
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Bon ben déjà que je flippais, alors là j’ai plus trop envie de partir!!!
Marie
9.7K 33.1K
Bon, faut quand même arrêter de se fouetter soi-même aussi au bout d’un moment 😀 . Tous les messages ou presque « Ah ouai, les Français, c’est vraiment pas des gens bien ». Vous êtes Français, vous vous considérez être des gens bien vous-même ou pas ? Oui pour la plupart. C’est comme les gens qui se plaignent du nombre de touriste dans le pays où ils sont allés (« il y avait beaucoup trop de touristes, et beaucoup trop de Français »). Et oui, ça arrive de ne pas être le découvreur partout et d’autres gens ont eu la même idée hyper originale d’aller visiter ce petit truc caché (mais présent dans tous les guides) ou de se caller dans une auberge seulement connu du bouche à oreille (mais quand même présent le site hostelworld comme une auberge hyper populaire…..). Bien sûr, on ne va pas nier le caractère limite (voir qui ont largement dépasser les bornes) de CERTAINS Français, mais ne sautez pas non plus sur l’occasion pour dire : « ouai, les Français ils sont mauvais ». Faites des efforts pour que les gens n’aient pas cette image avec vous et c’est tout. Ensuite, concernant le consul français, c’est normal qu’il ait des retours concernant les Français. C’est son job. C’est donc normal que, quand il va visiter des policiers en tant que consuls, les-dits policiers lui parlent des problèmes qu’ils rencontrent avec les Français (ou que rencontrent les Français). C’est la même chose quand il s’exprime et met en garde les Français, ça n’est pas parce qu’il explique que le reste du monde est gentil et mignon, c’est qu’il s’adresse aux Français. Et enfin + 1000 pour Laura (Lolaone) sur le fait de parler anglais. Normal qu’en voyage tu ais envie d’avoir des potes. Si tu ne parles anglais, ou une autre langue, les seuls potes que tu pourras te faire seront Français. C’est pas la mort non plus (j’ai eu l’occasion de voyager pas mal de mois et la rencontre avec des Français n’est en aucun cas le truc que je fuis à tout prix), mais autant ne pas avoir à choisir tes amis selon ta capacité à parler avec eux. Finalement, rencontrer un Français, bah c’était pareil que rencontrer une Anglaise ou un Tchèque. Je vous donne un exemple pour vous montrer que les seuls méchants et ignobles Français ne sont pas les seuls concernés par les problèmes : en septembre dernier, un Allemand s’est fait chopper pour avoir participer à un vol de 165 000 dollars d’Opales dans une mine. C’était notamment pour régler des dettes liées aux trafics de drogue auxquels il se livrait (oui, il cumulait un peu). Est-ce que vous pensez donc que tous les Allemands sont des voleurs de minéraux et des trafiquants de drogue ? http://www.dailytelegraph.com.au/news/national/illegal-german-tourist-carlo-konstantin-kohl-24-admits-to-drug-trafficking-when-charged-over-property-offences/story-fndo2iwh-1226482640332 Vous en voulez un autre ? Un Irlandais (http://www.thejournal.ie/irish-man-arrested-after-kicking-australian-politician-while-he-was-being-filmed-548071-Aug2012/), et encore quelques autres (http://www.thejournal.ie/ten-irish-arrested-in-sydney-over-visa-offences-255642-Oct2011/). Des Coréens ? (http://www.thejakartapost.com/news/2012/06/30/korean-pimps-caught-trafficking-australia.html). Et puis des Britannique qui vont voler des pingouins bourrés (les Britanniques, pas les pingouins : http://www.guardian.co.uk/world/2012/may/02/british-tourist-penguin-australia. Et pour finir, des Australiens en Nouvelle-Zélande : http://www.stuff.co.nz/southland-times/news/7501682/Drunken-Aussie-tourists-subdued-with-pepper-spray Ca ne sont bien évidemment que des exemples, mais les gens, quelques soit leur nationalité, peuvent faire du grand n’importe quoi.
Davy
1.1K 5.1K
Moi je dis la connerie est Universelle, elle n’a pas de nationalité :D, hélas des c**s, il y en a partout, de toute nationalités et il y en aura toujours
Catherine
834 2.2K
Tu as oublié les 4 Australiens accusés au Pérou d’avoir défenestré du 15ème étage de leur hôtel le bagagiste (oui oui le gars, pas les bagages !). Ca fait la une des journaux ici en Australie ! Comme quoi chaque pays à ses cas à gérer !
Marie
9.7K 33.1K
Boris
471 641
Non mais c’est vrai que les Allemands y déconnent quoi…
Boris
471 641
Ouais enfin, jennifer, en expliquant que nous sommes tous étroits d’esprit ça participe à ce que les honnêtes gens soient mis dans le paniers des débiles qui débarquent en Australie pour foutre le dawa. Mais faut aussi se demander si l’Australie aurait pas une part de responsabilité dans le fait que les Français qui débarquent se sentent dans un pays ou tout est permis, je pense notamment au festival de la marijuana dans je ne sais plus quel bled d’Australie, ou tout le monde se défonce allègrement pendant deux trois jours sans que les autorités interviennent. Je pense que les Français qui partent devraient remettre leur comportement en question quand ils débarquent mais le gouvernement Australien devrait se demander si ils ne sont pas trop laxistes sur certaines choses, après je ne connais pas assez bien l’Australie pour poser un jugement définitif. Mais je suis assez d’accord avec le fait de poser un quota, ça réduirait le risque de voir des branleurs/casseurs débarquez. Tout ça me fait beaucoup penser à la Hollande. Mon père m’expliquait qu’avant que les frontières soient totalement ouvertes en Europe, la Hollande était un pays, certes avec quand même des joints et des prostitués, mais avec moins de monde, une meilleure ambiance et les Français étaient encore bien vues là-bas. Aujourd’hui, l’affluence de Français en Hollande et énorme la plupart foutent le bordel et s’imaginent dans un pays sans aucune restriction, et ceci en grande partie à cause du gouvernement Hollandais qui a pas posé le hola assez tôt. Résultat, passer un bon séjour en Hollande et notamment Amsterdam aujourd’hui c’est vraiment compliqué et les Français sont très, très mal vues par les Hollandais voir quasi détestés, avec des potes j’en est malheureusement fait l’expérience. Alors que les Français se tiennent un peu plus en Australie je suis d’accord, mais que le gouvernement Australien regarde aussi ce qui ne va pas de son côté.
Jennifer
212 403
en lisant tous ces commentaires je suis outrée par l’attitude de certains Français ! et en même temps cela ne me choque pas même en France peu de personne ont du respect pour les lois et les gens. ce n’est pas le monde qui devient fou mais plutôt la France et les Français, et pour moi ce n’est pas que les jeunes. On sait tous très bien que les médias font leur taf et ne disent que ce qu’ils veulent dire. faut quand même pas me dire qu’il y a des gens qui croient que parce qu’ils partent en OZ ou Canada ils vont trouver du boulot en 2 jours ? (même si cela peut arriver bien sur) faut arrêter d’être naïf les médias cela fait des années qu’ils disent n’importe quoi mais tout le monde continu à marcher dans leur sens. c’est pour cela qu’il y a autant de racisme, d’homophobie et j’en passe. il ne faut quand même pas rejeté la faute sur les médias parce qu’il font leur taf de dire n’importe quoi et qu’ils y a des gens assez faible d’esprit pour croire tout cela. mais c’est plutôt vers les gens qui font toutes ces conneries qu’ils faut se retourner. une des raisons pour lesquelles j’ai décidé de faire un PVT je ne supporte plus les Français. leur mentalité m’horripile, leur étroitesse d’esprit et tout ça. mais voila maintenant cela retombe sur des gens honnêtes qui n’ont rien demandé à personne. les Français devraient avoir honte et moi aujourd’hui en lisant tous ça j’ai honte.
karim
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Sa va le faire leonie, sa va être galére mais sa sera une superbe expérience… Départ fin août pour ma part
leonie
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On verra bien sur place , en espérant que nous passions tous le meilleur des Voyages possible :)

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