Le voyage, une drogue bénéfique

Date de publication : 07-01-2013

Auteur

Mathieu

Un milliard de personnes dans le monde ont voyagé en 2012. Un record. Aujourd’hui, le voyage est-il définitivement devenu aussi commun et accessible que la restauration, le sport… ? En un mot : banal ?

De Marco Polo qui va faire le trajet de sa vie en Chine aux voyages apprêtés – mais ayant le bénéfice, et pas le moindre, de faire vivre un pays – dans les centres de vacances, il y a un fossé. Aujourd’hui, n’importe quel coin de la planète est accessible, même l’Himalaya n’est plus underground. Alors, le voyage est-il encore une garantie de bouleversement ? Ou est-ce simplement un moyen kitsch de dire : “j’étais ici” ?

A la première question, PVTistes.net ne peut que répondre oui. Nous en sommes le témoin privilégié au quotidien et vos témoignages, vos photos viennent sans cesse confirmer notre idée qui est “qui vit voit beaucoup, qui voyage voit davantage”. Oui, Internet a changé la donne et on peut désormais tout voir alors qu’on est assis dans sa chaise en haut d’un building de 400 m.

Mais l’homme voyage depuis qu’il existe et à toutes les époques sa soif d’inconnu n’a jamais pu être assouvie. Aujourd’hui, c’est simplement cette part d’inconnu qui a changé de forme. Il ne s’agit plus forcément de territoires inexplorés comme à l’époque de Christophe Colomb et des Conquistadors. Mais plutôt d’aller à la rencontre des gens, d’une culture et de se faire sa propre opinion sur la vie. Pour être déroutant, le voyage doit être, au moins en partie, instinctif. Du moins c’est ce que diront de nombreux globe-trotters.

Partir un an et plus dans un pays étranger implique une forme de courage. La récompense : l’apprentissage d’une langue et donc l’accès à de nouveaux codes, à de nouvelles personnes. Et puis peu importe que votre voyage soit réussi ou pas. Car le voyage enseigne la vie et à ce titre il n’y a pas de mauvais voyage, il n’y a que des aventures. Et elles sont toujours bonnes à raconter.

Malheureusement, d’après un article de lacroix.fr, seulement un étudiant français sur vingt a la chance d’étudier à l’étranger pendant son parcours. Il faut démocratiser l’accès au PVT et aux autres programmes permettant de partir !

A écouter sur le même thème : “Les voyages forment-ils encore quoi que ce soit ?”, émission diffusée sur France Inter.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Le voyage est-il encore la porte d’entrée obligatoire vers la “vraie vie” ? Quel est l’instant, l’image, le souvenir qui vous a frappé au point de vous donner la passion du voyage ?

40 Commentaires

Sarah
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Pour moi, voyager est essentiel! certe il faut avoir les moyens financier qui vont avec, mais il existe aussi des voyages pour les petits budgets. On est pas forcément obligé de partir à l’autre bout du monde pour trouver des coins paradisiaques! Dans tous les cas, il est important de voir autre chose, rencontrer des nouvelles personnes et tout simplement s’ouvrir au monde. Et effectivement partir avec des programmes universitaires, PVT ou autre offre une chance supplémentaire : l’immersion totale et l’apprentissage d’une nouvelle langue! Il faut profiter de sa jeunesse pour faire ces choses là. Comme ça dans 20 ans quand on sera posé avec une famille, un job, une maison, on n’aura pas de regret d’avoir loupé quelque chose!

Lucien
10 18

Le voyage peut-être vécu de nombreuse façon mais pas de façon obligatoire, inciter les étudiants à partir est une excellente idée, les y forcer moins.
Je pense qu’un voyage est une démarche personnel qui permet de mieux se connaître : ses envies, ses passions et ses limites. Partir de façon encadrer (Erasmus ou autre) à de nombreux avantages mais il reste l’inconvénient de partir avec une certaine assurance (de se retrouver avec des français par exemple), et pour moi c’est cette assurance qui empêche un voyage réellement enrichissant, se retrouver seul permet d’ouvrir un maximum de portes : vive le PVT 🙂

Johann
2 16

Je pense que les voyages permettent de se mettre en danger, de s’extirper de cette routine inévitable du quotidien. Je suis arrivé à Paris il y a deux ans dans ce but et je n’ai pas été déçu. Nouveau travail, amis, quartiers et habitudes, j’ai pris mes marques. Alors à nouveau le besoin de connaitre autre chose, la soif de découverte, l’envie de se donner un nouveau challenge refont surface 😉

Mais ce besoin s’estompe t-il un jour ?

Mathieu
10.4K 20.9K

Non au contraire la dépendance est de plus en plus forte 🙂

martial
2 15

pardon je précise ca etais pour moi la plus grande experience de survie au monde.

martial
2 15

pour ma part je dirais tous simplement sans m’expliquer car je ne peux rien dire. la vie a changer je deviens plus aguerris pour l’avenir et je sais vraiment a présent se que j’attend de la vie mm si je n’arrive tjrs pas a l’obtenir. çà ma ouvert les yeux sur la nature de l’homme et son coter animal, j’ai découvert des choses en moi que j’ignorais car le système m’avais étouffer. bref je divulguerais pas trop mes je suis devenue plus fort. et j’ai aussi réussis a partir de zéro en France a mon retour trouver 1 job a 1680 euros net et un autres a 2500 euros net et la je suis sur un coup a 5 000 net j’ai compris comment me faire arracher par les patron et sans mes voyage je serais tjrs au smic un peu mieux genre 1200 bref voila. sans conter une vraie amitier que je continue a garder, et des nouvelles notion de vie des nouvelles valeurs etc…. comme tous je pense.

franklin
63 55

En ce qui me concerne je travaille pour voyager! L’élément déclencheur c’était un séjour à New York et depuis je suis complètement accro.
Vivement que j’y retourne.

rémy
294 664

moi le voyage m’a permis de découvrir de nouvelles cultures, de me faire de nouveaux amis et de ressentir une bonne sensation de liberté de pouvoir s’exprimer en terrain inconnu et rechercher de nouveaux défis pour pimenter la vie un peu routinière.

Marine
447 248

Pour moi le voyage est avant tout une affaire d’humilité. Voyager nous permet de sortir d’une vision trop étriquée de la vie, de rabaisser un peu notre estime de soi ou bien de la grandir en se confrontant à toutes les formes de vie qui existent et en trouvant notre place dans ce bas monde… Car avant d’être citoyens français, nous sommes avant tout citoyens du monde 🙂
Comme disait St Augustin, « Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une seule page ». Pour ma part je n’ai jamais autant appris sur moi-même et mon pays qu’en me forçant à le quitter pour aller voir ailleurs, alors le voyage est et restera mon allié le plus précieux tant qu’il m’apportera tout ce qu’il m’a déjà apporté.

Julie
5K 13.6K

Je te rejoins pas mal dans ce que tu dis.
C’est parfois des phrases qui paraissent cliché, dès qu’on parle de connaissance de soi et pourtant… 🙂

Valentin
0 7

Je commence pédant, parce que c’est comme ça , « heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage »
bon, si il est vrai que l’on ne découvre plus beaucoup de terres vierges du moindre regard humain, l’on découvre soi-même. Ulysse, Saint Brendan , Erik le rouge, Perceval, toute cette bande de je-ne-tiens-pas-deux-sec-en-place, On ouvert des voies, (ou leurs inventeurs, bast) , si une histoire me plait , je vais voir où !
c’est ma façon de voyager. Bon , si il y a moyen de se faire des potes sur le chemin, et de rigoler et bouffer, marcher et goûter la vida, bonum est , isn’t it ?

Julie
5K 13.6K

Totally 😉

Shéhérazade
46 23

Je pense qu’il n’y a pas de réponse à la question « Le voyage est-il encore la porte d’entrée obligatoire vers la “vraie vie” ? ». Ça fait un peu sujet de philo pour lequel on sait dès le début qu’on aura pas de réponse :p

La plupart des PVistes, dont moi, répondront bien souvent OUI. Mais certains ne ressentent pas du tout le besoin de voyager, et ce n’est pas pour autant qu’ils gâchent leur vie. Comme on peut passer sa vie à voyager sans jamais se trouver. Tout n’est que question de perception.

Pour ma part, pour mon épanouissement personnel, voyager est OBLIGATOIRE. C’est plus une fuite de cette vie ici, dans laquelle je me sens oppressée et enfermée. Quand je voyage, je respire !

Toute expérience est bonne à prendre, et ne vaut pas plus ou moins qu’une autre. Que j’aille à Paris près de chez moi, à la Palmeraie de Figuig au Maroc pour laquelle il faut rouler 300km sans rien à l’horizon, des rues de New York dans lesquelles on aperçoit peu souvent le soleil, aux nombreux monuments italiens dont on s’émerveille à chaque coin de rue, tout est si différent et si jouissif.

Le voyage me réjouit et m’apaise au plus au point. On a tous nos raisons, mais je pense qu’il fait grandir chacun de nous.

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