Article publié le 02-04-2014.

À lire : un recueil d’entretiens de pvtistes partageant avec vous leurs expériences et leurs états d’âme. Plus d'infos...

Votre expérience nous intéresse ! Partagez-la avec les autres PVTistes en remplissant ce formulaire.

Les aventures de Delphine, guide chameau à Broome, de Julie, fruit picker en Australie et de Charlotte, Cowgirl dans la Saskatchewan, au Canada, vous ont bien plu, alors on continue avec Jean-Baptiste.

Parmi les jobs que tu as effectués en Nouvelle-Zélande, duquel tu vas nous parler ? 

J’ai effectué plein de nouveaux jobs en Nouvelle-Zélande, surtout au cours de mes différents HelpX. Mais je vais parler, dans cet article, du métier de boulanger.

Tu travaillais déjà dans ce domaine en France ?

Oui, je travaillais comme boulanger en France. Je suis parti en Nouvelle-Zélande en 2012/2013 et j’avais passé mon CAP de boulanger en juin 2012 après un apprentissage d’un an. Je n’avais donc qu’un an de formation réelle. Cependant, je suis fils de boulanger et j’ai donc toujours plus ou moins travaillé dans ce milieu avant.

Comment as-tu trouvé ton emploi ? Est-ce que cela t'a paru difficile ? Est-ce que la "french touch" est demandée en Nouvelle-Zélande ?

Pour moi, trouver un emploi en Nouvelle-Zélande a été très simple. Il me suffisait d’aller dans une boulangerie (française ou européenne) pour avoir une piste d’emploi. J’ai fait deux essais en boulangerie-pâtisserie et j’ai bossé dans l'une d'entre elles pendant quelques mois. Le plus simple est de se présenter dans les commerces. En ce qui concerne la "French Touch", oui, elle est demandée et ce, dans tous les métiers de bouche (cuisine aussi). Heureusement, en boulangerie-pâtisserie, le savoir n’est pas le même qu’en Europe. En Nouvelle-Zélande, c’est plus du pain industriel avec des écoles et des boulangers industriels, ce qui fait que nos chances d’emploi sont augmentées.

Comment s'est passé l'entretien d'embauche ?

Je n’ai pas eu d’entretien particulier. À chaque fois, s’ils avaient besoin de quelqu'un, ils me disaient "reviens dans quelques jours faire un essai et on verra".

A-t-on exigé que tu aies des compétences ou des diplômes particuliers ? 

On n’a jamais regardé mes diplômes, on m’a juste demandé du savoir-faire. Par contre, il faut avoir de l’expérience et ce n’est pas négligeable (quoique certains forment aussi si vous êtes motivé et manuel).

Une fois sur place, quelles ont été les différences notables entre ton métier en France et ton métier en Nouvelle-Zélande ? Est-ce que les techniques étaient différentes ?

La première grosse différence que j’ai pu remarquer et, ce, dans plusieurs commerces, c’est le matériel. C’était le minimum, avec beaucoup plus de travail en direct et manuel. Les techniques sont sensiblement les mêmes, mais la farine force à adapter les recettes. Ce qui a été le plus dur pour moi, c’est, d’une part, mon manque de savoir et, d'autre part, un manque de matériel qui fait que le travail est très très intense pour des faibles quantités de pain au final. Entraînez-vous sur les croissants aux amandes, je sais pas pourquoi, mais ils en raffolent…

Quel était ton salaire ?

Mon salaire était le SMIC néo-zélandais et, ce, dans à peu près toutes les boutiques où j’ai pu aller. Après, il y a moyen d’avoir des salaires plus importants selon vos compétences, le temps que vous restez, les différentes enseignes, etc.

Quel est ton meilleur souvenir ? 

Mon meilleur souvenir est d’avoir vu d’autres façons de travailler, ainsi que d’avoir eu la chance de travailler à l’étranger et d’ajouter une ligne sur mon CV.

Es-tu satisfait de cette expérience ? Aurais-tu un conseil à donner ?

Je suis satisfait de mon expérience et j’espère que j’aurai la chance de la renouveler dans ce pays ou dans un autre. J’y ai découvert de nouvelles recettes et de nouveaux produits que je pourrai proposer dans mes futurs emplois.

Le conseil que j’ai à vous donner est de faire attention à ceux qui vous font miroiter des bons salaires, ou des heures sup payées ou autres, alors que ce n’est pas le cas. Tout dépend si vous cherchez juste un poste court ou si votre objectif est de rester quelque temps et d'obtenir un visa de travailleur.

Concernant ces métiers, sachez que si vous souhaitez rester en Nouvelle-Zélande vous êtes sur SHORT SKILLS donc vous avez une réelle facilité à demander un visa de travail et même un visa résident.

Plus d'astuces, de témoignages et d'expériences

En tant que futur pvtiste, vous voulez être certain de ne rien oublier pour que votre PVT se déroule en toute quiétude. Pour vous aider, voici notre sélection d'accessoires et de gadgets pour les pvtistes !

Articles recommandés

[Dossier]

Le logement en Nouvelle-Zélande

[Interview]

Emilie, destination Auckland

[Récit de voyageur]

Sur les pas de Béa : le Juan de Fuca trail (Colombie-Britannique, Canada)

[News]

Tu sais que tu es un backpacker quand…

Commentaires Facebook

Partagez cet article avec vos amis ou bien posez vos questions.

Commentaires

Partagez vos avis, vos interrogations ou vos remerciements.

Merci pour ce témoignage!!

Oui je confirme que les heures sup payées , NIET! Et ce dans à peu près tous les taffs… Mais il y a aussi le plaisir d’apprendre de nouvelles choses et patisseries. Chanceux !! Tu dois faire les Afghans ou les ANZAC à la perfection !! 😀

{{likesData.comment_49354.likesCount}}
Mey
55 22

Témoignage très intéressant Jean-Baptiste, merci beaucoup :) Je t’ai lu car il y a quelques temps j’avais vu un petit reportage qui vendait du rêve en disant que si tu étais dans les métiers de bouche tu ferais forcément fortune en Australie parce que french touch etc. et j’ai été curieuse de lire une expérience « humaine » ^^

Je ne vais pas mentir, en véritable native de Paris j’ai envisagée de faire mes propres macarons (pour la rentabilité, sinon c’est un budget :p) et donc je sais à quel point c’est compliqué et même si je ne peux pas goûter les tiens, on voit à la collerette que t’as maitrisé le jeu de chaleur à la cuisson (d’autant plus que là aussi la différence de matériel demande à ce que tu adoptes le nouveau four) et du coup j’ai quand même envie de dire que quand on sait faire des macarons on ne mérite le SMIC nulle part, mince quoi, des macarons ! 😀 Tout boulanger n’est pas pâtisser :p

Enfin voilà, ceci dit je trouve ton récit très rafraichissant et bien plus engageant au niveau culturel que ce reportage que j’avais vu. Certes c’est sympa pour les cuistots si la gastronomie à l’internationale peut rapporter gros mais je trouve que ton expérience est plus enrichissante, j’adore l’idée que certains Néozélandais qui ne verront jamais Paris puissent avoir gouté des vrais macarons parisiens grâce à toi et qu’en retour certains français pourront goûter des produits artisanaux typiquement néozélandais. La nourriture en dit très long sur un peuple et sa culture et cette façon de faire de l’export et d’échanger culturellement me semble très positive, cela devrait se répandre, du VIE pour les TPE :)

{{likesData.comment_49364.likesCount}}
Aude
40 35

Hé Jean-Baptiste! Je vous avait écrit à toi et « Mimi ». Sympa de partager ton expérience de pâtissier, j’espère que tout se passe bien pour vous depuis le retour.

{{likesData.comment_49411.likesCount}}

Super témoignage, ça donne envi d’essayer le job en boulangerie-patisserie. Je suis actuellement en NZ depuis 3 mois et j’ai trouvé du travail dans plein de branches différentes sans trop de soucis! Quand on est motivé tout passe! J’ai fait qq places de wwoofing et à chaque fois j’ai cuisiné des petits desserts bien français type crêpes! Bien d’accord avec toi Mey, j’adore l’idée d’avoir mis un peu de France dans leur assiettes ;)!

{{likesData.comment_49412.likesCount}}

Coucou merci des messages pour répondre oui je suis boulanger et pas pâtissier (malheureusement) mais faire des macarons c’est la première choses qu’on me demander dans les différents HelpX qu’on a fait. Même un on en a vendu sur un marché :) au Nutella loool

Pour ce qui est des ANZAC ou Afghans non j’ai pas eu la chance d’en faire, là ou j’ai travaillé c’était une boulangerie Française ou il n’y avait que des produits français, pas un seul trucs Kiwi, enfin si tu pain de mie 😀

Le soucis de la NZ c’est qu’ils sont des magnifiques produits mais prennent pas le temps de faire des choses avec, c’est souvent cuisine rapide et pour se nourrir.
Le problème de l’eldorado c’est qu’avant y avait peut être moins de « professionnel » qui venaient donc plus facile de négocier. Et les employeur qui souvent en profitent en se disent de toute façon si c’est pas lui ça sera un autre 😉

voilà n’hésitez pas si vous avez des questions.

{{likesData.comment_49432.likesCount}}

Sympa comme expérience. On sent que t’as aimé faire ça et que ça te sera utile dans ta carrière. Tout bénef !

Du coup je me demande si moi je pourrais trouver des jobs de lectrice ou intervenante dans des lycées, des écoles ou des facs, pour enseigner le japonais et le français. J’ai les diplômes mais je me demande s’il y a de la demande à ce sujet, si ça fait partie des métiers appréciés et demandés. Quelqu’un en sait quelque chose ?

{{likesData.comment_49593.likesCount}}

Très sympa ton témoignage! Il est d’autant plus intéressant que je compte partir à la rentrée et faire une formation en boulangerie de 2 semaines avant de partir. J’ai contacté un pâtissier français via un intermédiaire qui m’a dit qu’avec de la volonté et de la motivation, je pourrais sûrement faire valoir cette formation en NZ.

Sinon j’ai une question: quels étaient tes horaires??? 😉

{{likesData.comment_50525.likesCount}}

Identifiez-vous pour répondre