On a testé les ateliers de recherche d’emploi gratuits de la CITIM

Article publié le 29-10-2017.

Nous vous en parlions déjà en juin : depuis l’été 2017 la CITIM a relancé de façon spectaculaire ses activités à destination des PVTistes. Parce ce qu’il est toujours compliqué pour les PVTistes, malgré tous nos dossiers pratiques, de se mettre rapidement et efficacement à la recherche d’emploi dès leur arrivée, nous sommes allés tester pour vous l’un de ces ateliers de 4 jours.

L’objectif de ces ateliers est d’augmenter le nombre de résidents temporaires obtenant un CSQ à l’issue de leur permis. Pour atteindre cet objectif il faut que les PVTistes trouvent un travail mais aussi, de façon générale, qu'ils trouvent leur place dans la société québécoise.

C’est pour ces raisons que le formateur ou la formatrice CITIM échangera avec vous sur l’aspect recherche d’emploi, mais également sur des sujets plus larges relatifs à la vie sur place afin de faciliter votre PVT au Québec.

Mon PVT au Québec - CITIM

Et maintenant, concrètement, comment cela s’est passé pour nous ?

Lundi matin, 9h, la petite salle est bien remplie d’une vingtaine de personnes et, après que Benjamin, notre formateur, se présente, nous faisons un tour de table. Chacun explique rapidement qui il.elle est, son permis, son profil. C’est déjà l’occasion pour notre formateur de rebondir en essayant de penser à des gens déjà passés par la CITIM qui pourraient aider pour des conseils ou du réseautage selon notre profil ou nos aspirations.

Les trois quarts des personnes sont en PVT et le reste, dont moi-même, avec un permis ouvert pour conjoint de fait.

Une fois le tour de table fait, nous passons au cœur du sujet en commençant par :

La culture québécoise

Il ne s’agit bien sûr pas de parler cinéma et lecture mais plutôt culture au sens de la définition de l’UNESCO : « La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. »
Nous pensons tous aux problématiques habituelles : accent, qualité du français, comparaison entre notre pays d’origine et notre province d’accueil...

Sur tous ces sujets le forum fourmille de discussions et de débats éternels mais, concrètement, les différences culturelles franco-québécoises auront quel impact pour nous, nouveaux arrivants ?

Benjamin nous présente les travaux d’un psychologue néerlandais : Geert Hofstede qui a travaillé sur les dimensions culturelles dans le milieu du travail. Les résultats de ces études permettent de classer chaque pays sur un certain nombre de caractéristiques. Nous nous arrêtons un peu sur la hiérarchie (spoiler : elle est plus souple au Québec qu’en France), le rapport à l’incertitude et, surtout, la façon de communiquer.

Sur ce dernier point, je dois vous prévenir, il vous faudra beaucoup vous adapter : là où les Français auront beaucoup tendance à mettre les formes, à utiliser du conditionnel plutôt que du futur, être dans le passif, les Québécois sont dans la communication directe et positive, dans le concret.

Par exemple, un exemple donné par Benjamin est celui des Français qui écrivent à la CITIM pour demander « Vous auriez des conseils ou des contacts ? ». Je ne peux m’empêcher de penser aux PVTistes qui débarquent sur le forum en demandant « Je voudrais travailler à Montréal, vous auriez des conseils à me donner ? ». Dans les deux cas, la question est trop large, il n’y a rien de concret auquel se raccrocher dedans. Si vous arrivez ici, il vous faudra préciser sérieusement vos idées et être dans les questions concrètes si vous voulez que ça donne quelque chose avec les Québécois...

Autre aspect important à prendre en compte dans les rapports avec les Québécois : la façon dont ils construisent leurs relations sociales n’est pas la même que la nôtre...

Alors que nous fonctionnons comme la plupart des pays latins sur un modèle intégrateur où, plus nous connaissons quelqu’un, plus nous le laissons entrer dans nos cercles proches, les Québécois, comme les Nord-Américains en général, fonctionnent selon un modèle radial. Leurs relations sont plus cloisonnées. Cette simple différence est bien souvent responsable des incompréhensions.

Les modèles de relations : concentrique ou radial

Finalement, tous ces éléments donnent de bonnes pistes pour diminuer le risque de choc culturel et, à chaque interaction où l’on pourrait sentir une friction, nous devons apprendre à analyser le contexte de l’échange, identifier les malentendus, accorder le bénéfice du doute et, surtout, être capable d’expliquer avec le sourire.

Après cette matinée passionnante passée à discuter des différences culturelles, il est temps d’attaquer le vif du sujet :

Développer une attitude gagnante dans sa recherche d’emploi

Benjamin nous fournit toutes les clefs sur notre situation et des astuces pour maximiser nos chances de succès dans nos projets professionnels et de vie au Québec :

  • créer le contexte de la réussite en sachant s’entourer et s’adapter,
  • mettre en place notre plan d’action à court, moyen et long terme,
  • apprendre à se présenter
  • réagir face aux difficultés

A partir du mardi matin, toujours en échangeant beaucoup entre nous et avec Benjamin, nous avançons sur les méthodologies et les outils pour attaquer le marché du travail, avec le CV, bien entendu, mais pas seulement. Un gros morceau de notre temps est notamment consacré au réseautage et aux rencontres d’information (les rendez-vous que vous solliciterez pour vous informer sur votre domaine professionnel afin de créer et d'entretenir un réseau).

Nous avons tous entendu parler du réseautage mais, concrètement encore, il nous est parfois bien difficile de savoir par où commencer, avec quel objectif et comment s’y prendre.

Benjamin nous explique en long, en large et en travers ce qu’est et n’est pas le réseautage, ce qu’il apporte et s’il fonctionne (spoiler encore : oui, ça fonctionne, sous réserve de bien s'y prendre et d’avoir des attentes réalistes).

Nous parlons aussi, outre de la façon de construire un CV percutant, de la lettre de présentation et du profil LinkedIn, presque indispensable pour nombre d’entre nous.

Pour tous ces outils, Benjamin nous donne des liens vers des ressources en ligne et nous avons l’occasion de discuter autour d’exemples concrets ou de nos expériences personnelles.

Par ailleurs, une courte période est consacrée également aux premières démarches et questions administratives générales : contexte géographique à Montréal, NAS, logement, déplacements, finances, impôts, santé, etc. Rien de complètement nouveau pour quelqu’un ayant téléchargé son guide des PVTistes au Canada mais pas inutile non plus puisque c’est toujours plus concret une fois sur place et plongé dans le bain...

A noter : jeudi matin, la séance est réservée aux détenteurs d’un PVT et est animée par une avocate en immigration : toutes les solutions et démarches pour rester au delà de son PVT (permis de travail, demande de CSQ, permis transitoires, etc.) sont abordée par quelqu’un qui connaît son sujet sur le bout des doigts.

Par ailleurs, à l’issue de cet atelier, il est possible de bénéficier d’une séance en tête-à-tête avec votre formateur afin de revoir ensemble votre CV, de discuter de votre projet, de relire une candidature, etc.

Ma conclusion et mes conseils

Je suis ressortie emballée par cet atelier. Je trouve que c’est une opportunité incroyable d’avoir accès gratuitement à un service d’une telle qualité. J’ai déjà habité au Québec, pour y étudier puis pour y faire un PVT et, pourtant, j’ai appris des choses et, surtout, je suis ressortie avec des éléments concrets pour appuyer mes démarches de recherche d’emploi et d’intégration.

Si vous prévoyez d’arriver à Montréal dans quelques semaines, je ne peux que vous conseiller de vous inscrire dès maintenant à un atelier (ils se remplissent vite, mieux vaut s’y prendre un peu en avance). Cela vous permettra de vous mettre à l’action et de rencontrer quelques personnes dès votre arrivée et ça ne pourra que vous être profitable.

Et, si vous êtes déjà arrivés, ce n’est pas une raison de vous priver de cette possibilité, ça peut être un très bon moyen de relancer une recherche qui stagne ou de vous remotiver si vous avez une baisse de régime.

Si vous aussi vous avez suivi l'un des ateliers de la CITIM, n'hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires !

AUTEUR : Muriel alias murielj

34 ans
Centre-ville, Communauté-Urbaine-de-Montréal

Commentaires

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#1148571

Super article ! ça à l'air très utile. J'ai hâte, surtout de découvrir les bonnes manières de réseauter. Cela doit être tout un art =D

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