Volontariat : encadrer des rando à cheval en Nouvelle-Zélande

Date de publication : 10-08-2020

Auteur

Moh

Keep Calm and Ride on!

En attendant de pouvoir partir pour mon troisième PVT (destination Canada), on remonte au début !

Début 2017, je me lance dans mon premier PVT, départ pour la Nouvelle-Zélande ! Premier voyage, de l’autre côté du globe, toute seule ! Comme mine de rien je flippe un peu, je prépare un peu mon arrivée sur place (en plus de mes premiers jours en auberge à Auckland, je veux dire).

Je me suis donc inscrite sur le site Workaway pour trouver un volontariat. L’idée était de rencontrer des locaux, de pratiquer l’anglais, de me rendre utile, et de pouvoir prendre le temps de trouver mes repères dans ce nouveau pays.

Petit rappel, le volontariat (wwoofing, helpX, Workaway) est basé sur le concept d’échange : un petit coup de main dans la famille, la ferme ou une auberge, contre le gîte et le couvert.

Comme je suis passionnée de cheval depuis que je suis gamine, j’oriente un peu mes recherches sur les fermes avec des chevaux, histoire de joindre l’utile à l’agréable ! Après un peu de recherches, il y en a un qui attire mon attention ! Une ferme au nord d’Auckland, à Paihia, qui organise des randonnées (treks) à cheval pour les touristes, avec en bonus baignade à cheval dans la Bay of Island ! Rien que l’annonce, ça me fait rêver !

Du coup, après avoir pris contact avec eux, j’avais prévu d’y rester 2-3 semaines et de continuer mon petit périple, et comme les plans changent… ben j’y suis restée 5 mois !

J’ai été accueillie par Don, Kiwi, propriétaire de la ferme et Emma, gérante de la partie cheval, Horse trek’n, française qui était wwoofeuse à l’origine et qui s’est installée en Nouvelle-Zélande ; et une autre wwoofeuse.

Malgré le fait que j’étais un peu à côté de mes pompes le premier soir en arrivant, la route longue et pas du bon côté, j’ai été super bien accueillie !

La première semaine, j’ai pris mes marques, connaissance des chevaux, connaissance des lieux et connaissance de la petite famille recomposée qu’on formait tous ensemble à la ferme ! Ensuite, j’ai commencé à prendre en charge des randonnées avec les touristes.

Globalement les tâches se résumaient à ça (qu’on se partageait entre volontaires) :

  • Nourrir et préparer les chevaux.
  • Accueil des clients.
  • Démonstration des notions de base à cheval pour les débutants.
  • Encadrement des randonnées : il y avait une randonnée d’1 heure, une randonnée de 2 heures avec baignade à cheval dans la baie et une randonnée du soir. Selon le nombre et le niveau des clients, il y avait soit un soit deux guides.
  • Aider les clients pour la baignade avec les chevaux (parfois les chevaux avaient un peu de mal à rentrer dans l’eau).
  • Finir de s’occuper des chevaux et ranger le matériel.
  • À la maison, un peu de cuisine (même si je n’ai pas beaucoup cuisiné, ce n’est pas nécessairement mon point fort), un peu de nettoyage, de bricolage, de rénovation, de l’entretien général de la ferme et du jardinage.

Le tout dans la joie, la bonne humeur, la bonne entente et le partage !

La petite famille du Workaway était composée, en plus du propriétaire, d’un petit groupe de backpackers, deux à trois volontaires en même temps, pour aider Emma à prendre en charge les randonnées. Il y avait Megan quand je suis arrivée et puis Franka nous a rejoints, et ensuite, il y a eu Joe et Izzie !

C’était un environnement extrêmement bienveillant ! On s’est tous bien entendus et on a partagé beaucoup de choses ! On a passé de super moments, aussi bien à cheval qu’en dehors.

Sorties pêche, sorties bateau (Don est capitaine/propriétaire d’un voilier), road trip dans le nord (Cap Reinga, Taupo, Hastings), des sorties glaces (des fois, ça fait du bien), des barbecues (j’ai pris le virage végétarien à mon retour) !

Après un mois, j’ai trouvé un boulot de serveuse dans Paihia, histoire de faire un peu de sous. Du coup, je faisais des treks la journée et je bossais au restaurant le soir, ça faisait de grosse journée physiquement mais ça valait vraiment le coup !

Je ne tire que du positif de cette expérience, j’ai vécu « à la néo-zélandaise », j’ai rencontré du monde, j’ai eu l’opportunité d’exercer un métier que je ne peux pas faire en France (il faut faire une formation qui coûte cher pour devenir guide de trek à cheval en France, en Nouvelle-Zélande, il faut juste savoir monter à cheval et avoir le brevet de secourisme), sans compter que comme c’est une passion, je ne l’ai pas vécu comme un « vrai travail » et autant dire que si j’y suis restée 5 mois, c’est que je me régalais, c’était que du bonheur ! Clairement une expérience à revivre !

Et j’aurais bien continuer plus longtemps, le départ était difficile mais l’hiver néo-zélandais est arrivé et j’ai fait mes bagages pour continuer mon voyage en Polynésie ! J’en parle d’ailleurs dans un autre article sur pvtistes.net : Moh a parcouru 3 745 km en bateau, de Moorea aux Fidji.

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