On a testé Madagascar

Date de publication : 12-04-2013

Auteur

Catherine

Parce que les PVTistes sont de grands voyageurs, on ne se limite pas qu'aux pays du PVT. Catherine nous présente son expérience de Madagascar dans ce nouveau numéro d'On a testé !

Vous rêvez de voyage, de grands espaces déserts, de paysages à couper le souffle, de chaleur, d’une autre culture, d’exotisme, de plages paradisiaques, de surf, de magnifiques couchers de soleil sur l’eau, de baleines, de dangereux requins, d’une faune et d’une flore unique au monde ? Vous rêvez d’Australie ? Et bien il n’y pas que l’Australie dans la vie, il y a Madagascar !

Comment j’ai découvert Madagascar ?

Je suis tombée dedans petite car ma maman est malgache, alors tout de suite, c’est plus simple ! J’ai pris la première fois l’avion pour Madagascar à l’âge de 6 mois, pour un total de 12 voyages depuis. Le terminal de Roissy 2A n’a plus de secret pour moi !

Pourquoi choisir Madagascar ?

Quel que soit votre type de vacances, vous trouverez votre bonheur là-bas. Pour ceux qui cherchent le confort, l’archipel de Nosy Be (nord-ouest) ou la côte près de Tuléar (sud-ouest) offrent de nombreux hôtels haut de gamme. Mais bon, pourquoi faire 10 000 km pour trouver les mêmes hôtels et les mêmes touristes que sur la côte méditerranéenne ?

Si vous évitez ces zones touristiques (pour ne pas dire « attrape-touriste »), ce que je vous recommande, vous découvrirez Madagascar, la vraie, et les Malgaches !

Que faire à Madagascar ?

Madagascar, c’est un territoire aussi grand que la France, plus de 5000 km de littoral, une cinquantaine de parcs nationaux, un point culminant à 2876 m, une zone désertique à l’ouest, des hauts plateaux au centre et une zone tropicale à l’ouest, alors vous avez l’embarras du choix :

  • visiter le Palais de la Reine, la ville haute et le marché d’Analakely (le vrai avec les fruits et légumes, les viandes et poissons, pas celui avec les souvenirs pour touristes) à Antananarivo.
  • goûter du chocolat, du vrai, et de la vanille, de la vraie.
  • se sentir tout petit face aux baobabs (sud-ouest) ou dans les Tsingy (nord-ouest).
  • prendre le temps de voyager dans le train entre Fianarantsoa et Manakara.
  • défier des requins à Tamatave.
  • se détendre sur une plage déserte (si je vous dis où c’est, elle ne sera plus déserte !) et admirer le coucher de soleil sur l’eau (sur la côte ouest, donc).
  • randonner dans la forêt tropicale originelle à Ranomafana.
  • surfer sur la côte près de Tuléar et du Cap Sainte-Marie.
  • se croire dans le grand canyon américain au parc de l’Isalo.
  • voir les baleines à l’île Sainte-Marie.

Vivez comme des locaux (attention, je ne vous demande pas de vivre dans une petite maison de briques sans eau courante), vous serez riche, financièrement (c’est sûr), mais aussi culturellement, humainement :

  • achetez local, évitez les grandes surfaces aseptisées et préférez les marchés locaux. Ne soyez pas choqués par les fruits et légumes moins parfaits qu’ici ni par la viande et le poisson exposés à l’air libre : c’est beaucoup plus frais que ce que vous pensez !
  • mangez local, évitez les restaurants occidentaux et préférez les restaurants malgaches. Vous ne comprenez rien au menu ? Laissez-vous « surprendre » sans prendre de risque. La cuisine malgache est assez simple : une viande (bœuf, porc ou poulet) ou un poisson, des légumes (petits pois, haricots, flageolets), des brèdes (ça ressemble à des épinards) et du riz (blanc ou rouge). En dehors des grandes villes, c’est la meilleure garantie de manger frais. Si le menu affiche fièrement un « bœuf bourguignon » ou une « entrecôte moutarde », évitez : ce sera soit du surgelé, soit du réchauffé de longue date et en plus ça vous coûtera une fortune.
  • voyagez local, évitez le taxi et l’avion et préférez le taxibe et le taxi-brousse. Être à l’arrêt de bus d’Analakely à l’heure de pointe, c’est une immersion radicale et conviviale dans la vie quotidienne des Malgaches. Faire Antananarivo-Mahajanga en taxi-brousse est l’une des expériences que je préfère : on ne sait pas trop quand on part, encore moins quand on arrive, mais ce qu’il y a entre les deux est tellement magique et authentique, que ça vaut les 8 à 12 heures de voyage !
  • parlez local, évitez le « 100% français » et apprenez quelques mots de malgache. Le français est certes la deuxième langue officielle de Madagascar, et donc là-bas tout le monde comprend et parle correctement (ou à peu près) français, mais ça n’est pas une raison. La moitié (que dis-je, le quart) du Assimil de poche suffit ! Ça montre aux Malgaches que vous vous intéressez à eux, que vous faites des efforts, et ça vous facilitera grandement la vie.

Que ne faut-il pas faire à Madagascar ?

Ça paraît évident (et pourtant !) : ne pas arriver en « colonisateur ». Les Malgaches sont très amicaux, très accueillants, néanmoins ils ont aussi de l’orgueil. Ils seront très contents de vous faire découvrir leur pays et ses secrets, mais ils seront tout de suite moins enclins à vous renseigner et vous aider si vous êtes dans l’esprit « J’ai déjà tout lu sur Madagascar, je sais ce qu’il faut faire et voir ! ». La philosophie de vie malgache, c’est « mora mora » (se prononce « mouramour’ » et signifie « lentement ») : laissez-vous porter, prenez votre temps et profitez !

Mes meilleurs souvenirs :

L'un de mes souvenirs les plus drôles :
Avec ma mère, ma tante et mes 2 cousines (toutes malgaches, alors que moi, même bronzée, je fais toujours "vazaha" = européen en malgache), nous sommes parties pour une randonnée d'une journée dans le parc national de Ranomafana. Même si son nom signifie "eau chaude", le climat n'est pas toujours chaud. Ce jour-là, vent très frais, bruine incessante, averses fortes ponctuelles.

Comme pour toute randonnée dans un parc national malgache, nous sommes accompagnées d'un guide. Nous discutons tout en marchant, rigolons, faisons des blagues, ... Après 5 heures à crapahuter entre des arbres vieux de 400 ans, sur un terrain très glissant, tout en essayant de ne pas marcher sur toutes les petites bêtes endémiques protégées qui se promènent là, une pause casse-croûte est la bienvenue. Je discute un peu avec le guide, et tout d'un coup, il me demande : "Mais vous les connaissez comment les 4 Malgaches qui vous accompagnent ?" - "Euh, c'est ma maman, ma tante et mes cousines." - "Ah ! Je me disais aussi que vous aviez l'air de vraiment bien vous connaître, mais j'ai cru que vous les aviez rencontrées ce matin et que vous aviez décidé de vous joindre à leur groupe pour pouvoir faire la randonnée !" - "C'est gentil d'y avoir pensé, mais, non, je ne suis pas la reine de l'incruste !" 

Comme quoi, même avec sa propre famille, on a toujours l'air plus "touriste" que les locaux !

Pour plus d’infos : Madagascar Tourisme.

Évaluation de l'article

5/5 (1)

6 Commentaires

Sylvie
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Salama ! Je découvre seulement maintenant ton article ! Merci pour ce retour 😉
Axelle
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Je prévois un voyage à Mada en octobre prochain, je fais donc quelques recherches. Article très intéressant !! Merci :)
Johanna
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Je viens de tomber sur ton article Catherine, génial ! Merci. Madagascar, j’en rêve depuis si longtemps… :) Et j’aime beaucoup ton anecdote sur les chaussures de rando en commentaire :D.
Katell
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çà donne bien envie d’y aller tout çà ! Merci Catherine !!!
Catherine
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Si tu as besoin d’infos et de conseils 100% local, tu me le dis ! Avec moi, ni agences de voyage, ni tour operator, … :) Comme disent mes cousins, c’est comme le 1er homme sur la Lune : là où je vais, à 100km à la ronde, je suis la seule à avoir des chaussures de randonnée de marque dont l’empreinte s’imprime dans la terre ! 😉
AURELIE
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Allez-y c’est magnifique là-bas!

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