Travailler dans le cinéma et les séries télé à Vancouver

Article publié le 15-11-2016.

À lire : un recueil d’entretiens de pvtistes partageant avec vous leurs expériences et leurs états d’âme. Plus d'infos...

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Bonjour, peux-tu nous parler un peu de toi ?

Bonjour, je m’appelle Angélique, j’ai 33 ans, je viens de Bretagne, plus précisément de Rennes (35).
J’ai fait un DUT Génie Civil qui m’a donné l’opportunité de faire mon stage de fin d’études à l’Université de Sherbrooke, au Québec, en 2004.
C’est après une petite carrière de 10 ans dans des bureaux d’études d’ingénierie du bâtiment spécialisés dans la structure (béton, métal, bois) à Rennes ainsi qu’à Paris, que j’ai décidé de partir en PVT pour savoir réellement où en était ma vie et ce que je voulais en faire (merci le congé sabbatique).

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Je suis arrivée à Vancouver (BC) en janvier 2011 où j’y ai passé les presque 12 plus beaux mois de toute ma vie. Mon PVT n’a été en fait que le V (Vacances) qui m’a permis de découvrir quelques-unes des Provinces Canadiennes mais aussi quelques Etats du pays voisin (les Etats-Unis).
Comme dit plus haut, l’idée première de ce PVT était de prendre du recul sur ma vie parisienne (de l’époque), de me recentrer sur moi-même et ma future vie et ensuite me rentrer sagement en France et avoir une vie pépère comme l’aurait rêvée mes parents (maison avec clôture blanche, enfants qui jouent dans le jardin avec le chien, le mini van familial…).
Sauf qu’en cours de PVT, je sentais monter en moi l’envie de vivre différemment, de voir autre chose, de m’ouvrir au monde et de rester au Canada avec la nouvelle famille que je venais de me créer ici. Mais n’ayant pas travaillé, le JP ou tout autre visa de travail n’était pas envisageable.
Je suis donc rentrée en France et j’ai repris ma routine métro/boulot/dodo, mais en laissant une partie de moi derrière avec la promesse de revenir (très) vite… Tout n’a pas été simple (galères de logement entre autre), mais la France, c’est aussi la famille, les amis, la bonne bouffe et le système de santé très bon qui m’ont permis de faciliter le retour au bercail !
Cependant, dès mars 2012, j’ai lancé les démarches de Résidence Permanente, que j’ai obtenue assez rapidement vu qu’en décembre de la même année, je l’avais en poche.

Comment s'est passée ton arrivée ?

Je suis arrivée en RP à Vancouver, en juillet 2013. Après quelques semaines de vacances aux USA et au Yukon, j’ai commencé à m’installer plus sérieusement. J’ai pris des cours d’anglais (offerts par le Gouvernement Canadien pour les nouveaux immigrants détenteurs d’une RP) et j’ai profité des services de WorkBC/Mosaïc pour avoir un CV parfait en anglais, participer à des workshop et avoir toutes les cartes en main pour faire de ce nouveau départ une réussite.
Cependant, je n’avais pas en tête de travailler dans ma branche, en tout cas pas sans avoir essayé autre chose avant.
Grâce à un groupe Facebook, j’ai pu faire des rencontres très intéressantes, optimistes et qui donnent des étoiles dans les yeux. En effet, depuis toute petite, j’avais toujours rêvé de travailler dans l’univers du cinéma et grâce à ces personnes qui sont devenues mon groupe d’amis maintenant, j’ai eu la chance de voir que finalement avec beaucoup de travail et de persévérance, « tout » est possible. Une des filles qui travaillait en tant que décoratrice de plateaux m’a dit qu’elle pourrait m’aider à mettre un pied dans le milieu des tournages à Vancouver (en bas de l’échelle, bien entendu, pour commencer) si j’étais prête à me donner à 200 %, à faire de très très très longues journées et tout ça sans jamais me plaindre.
Il faut savoir qu’en fin d’année, le secteur est assez calme, je suis donc rentrée sans scrupule en France pour me ressourcer en famille/amis (et avec du fromage) et me préparer à ma future nouvelle vie. A mon retour à Vancouver en début 2014, elle a tenu parole et a donné mon numéro à ses amies et anciennes collègues et quelques semaines plus tard, ma nouvelle carrière était lancée avec le poste d’assistante de production.

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Peux-tu nous parler de tes débuts dans le monde des séries télés et des films ?

J’ai donc fait mon 1er shift, fin février 2014, dans un “pilot” (1er épisode d’une série si cette dernière est choisie par une chaîne de tv). Il faut savoir que l’arrivée du printemps (fin-février à fin -avril) à Vancouver, c’est aussi la saison des pilots, ce qui amène beaucoup de travail en ville, et que si tu es bon et travailleur, tes semaines peuvent aller jusqu’à 100 h.
J’ai donc commencé en tant qu’Assistante de Production («PA = Production Assistant» en anglais) et en « day call », c’est-à-dire que j’étais embauchée en renfort de l’équipe principale (ceux qui travaillent tous les jours sur le tournage d’une même série ou film, ils font partie de l’équipe principale et sont appelés « show call »).
Très vite, j’ai été prise en show call pour un pilot, et ici beaucoup disent que si tu survis au tournage d’un pilot en entier (2 à 3 semaines), tu es prêt à faire carrière dans le milieu ! Ça n’a pas été simple, très longues journées avec des horaires qui changent tous les jours, mon anglais pas très bon, les termes techniques nombreux à retenir et maîtriser, le mauvais temps et le fait que je n’avais pas encore de voiture n’ont pas rendu la tâche facile mais j’en garde à l’heure actuelle un très bon souvenir et surtout mes 1ers contacts/amis dans le milieu du cinéma à Vancouver.

Quel était ton rôle en tant que Production Assistant ?

Le rôle d’un assistant de production est assez varié. Il faut donc être très polyvalent et avoir beaucoup de bon sens.
Par exemple lors d’un tournage en ville, le plus gros travail c’est de gérer les personnes qui circulent autour de l’endroit plus ou moins clos du tournage (expliquer pourquoi on bloque la rue, les retenir jusqu’à ce qu’ils puissent traverser en toute sécurité, être toujours aimable et souriant quoi qu’il arrive…). Il faut aussi faire du gardiennage, notamment surveiller les camions avec tout le matériel (tout peut très vite s’envoler comme par magie dans un lieu public), mais aussi les caravanes des acteurs pour empêcher les personnes non-autorisées de s’en approcher, ou alors l’endroit où se trouve la nourriture en libre accès pour l'équipe (la « crew », aussi appelée « crafty ») …
Pour un tournage en studio, c’est « plus cool » car on est en terrain connu. Le PA peut gérer « la cloche » qui marque le début et la fin de la prise, ce qui rythme la vie des autres travailleurs autour. Eh oui parce que quand on tourne, toute vie autre que celle des acteurs récitant leurs lignes s’arrête.
On peut aussi être « Prep PA », c’est-à-dire qu’on est en charge de ce qui se passe avant et après que les équipes de tournages arrivent. Par exemple quand on tourne dans une maison qu’on loue (ici c’est un business très rentable de louer sa propriété pour qu’on vienne y filmer), le PA doit faire en sorte que le propriétaire récupère sa maison dans le même état qu’il l’a laissé. Il faut donc qu’il prenne des photos de l’avant, gère les déménageurs, puis qu’il protège le sol, les murs, décroche tous les cadres/miroirs…. Et à la fin, il doit remettre tout en place comme si rien ne s’était passé.
C’est beaucoup de responsabilités et de travail car la plupart du temps on est seul à gérer tout ça. De plus, il faut parfois savoir s’imposer pour faire respecter les consignes qui ne sont pas toujours la priorité des autres intervenants sur le set (lieu de tournage). Par exemple, les électriciens qui ne font pas cas du parterre de fleurs et détruisent tout sur leur passage avec leur énormes câbles… Je peux vous dire que ce n’est pas simple tous les jours, surtout quand on est nouvelle, une femme et que l’anglais n’est pas ta langue maternelle !
Parce qu’il n’y a pas de sous-métier, une des tâches ingrates du PA est de vider les poubelles, que ce soit sur le plateau, près des caravanes des acteurs, des stands de bouffe, des camions d’équipements… Beaucoup de nos collègues des autres départements, sont peu respectueux et savent très bien qu’il y a toujours un PA pas loin pour nettoyer après lui, du coup on est souvent un balai à la main, à nettoyer derrière les autres, comme si on était leur mère !
Et oui, les PA, département « Location », ce sont les petites mains invisibles sur les plateaux de tournage qui font en sorte que tout se passe le mieux du monde sans accrochage ni accident pour le public ou les travailleurs en interne.

Pendant 1 an ½, j’ai enchaîné les journées/semaines/mois, allant d’une série à une autre, d’un film à un autre, suivant une équipe avec laquelle j’adore travailler, ou alors de nouvelles têtes…. J’ai été show call seulement sur des pilot car j’aime avoir le choix et la liberté que peut offrir ce milieu/métier.
En moyenne, un PA qui travaille 5 jours par semaine à 15 h par jour, gagne un peu plus de $1.000. C’est beaucoup mais il faut être prêt à sacrifier son temps libre, car en travaillant de 80 à 100 H par semaine, il reste peu de temps pour profiter de la vie.

Songeant déjà à avancer dans ma carrière, à partir de mars 2015, j’ai commencé à passer divers diplômes et certificats demandés pour pouvoir postuler à l’Union (équivalent des syndicats en France) tout en continuant à être PA de temps à autre. Par exemple, pour être accessoiriste, il nous est demandé d’avoir un permis de possession d’armes à feu, vu qu’on peut être en contact direct avec ces dernières. J’ai donc obtenu en quelques mois 7 certificats divers et variés pour pouvoir postuler dans les départements désirés de l’Union IATSE (International Alliance of Theatrical Stage Employees), ainsi que dans la plus petite présente à Vancouver.

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Quel est le rôle de l’Union, en fait ?

L’Union sert à plusieurs choses. La 1re et la plus importante, elle est là pour nous protéger si jamais on a un problème sur un tournage, un accident ou autre.
La 2e, c’est qu’elle gère la répartition des différents intervenants qui y sont inscrits ; sur les tournages qui font partis de l’Union et qui sont en cours en ville. Il existe différents niveaux de classification qui font qu’on est appelés plus ou moins vite pour travailler, avec priorité aux membres qui ont le plus d’ancienneté. Le Hic, c’est qu’il faut être résident permanent pour pouvoir devenir membre. Avec tout autre visa temporaire de travail, on peut travailler, faire de l’argent mais on ne sera jamais membre à part entière.
Il est toutefois possible de travailler sans passer par l’Union, car tous les tournages n’y sont pas forcément affiliés, comme par exemple les publicités.

En juillet 2015, j’ai déposé mon dossier d’inscription à l’Union, dans deux différents départements : accessoiriste (« properties » ou « props » pour les initiés) et décorateur de plateau (« set decorating » ou « set dec » pour les intimes).
Pour pouvoir postuler dans un département, il faut satisfaire à divers critères, l’expérience dans ce dernier, des tests de connaissance et les certificats.
Je ne répondais pas à tous, mais je savais qu’ils recherchaient du monde et qu’il n’y avait pas toujours assez de main d’œuvre. A un moment ou un autre, on allait m’appeler et mon expérience de PA jouait aussi en ma faveur.
L’adhésion complète à l’Union est un long processus, et coûte cher (880 $ à l’acceptation de ta candidature finale puis 320 $ par an) et une fois celle-ci obtenue, il faut encore travailler un minimum de 280 heures par année, pour bénéficier des avantages tels que la mutuelle, le plan de retraite…

Peux-tu nous parler de ton premier « Union job », à savoir « set decorating » ?

Le rôle d’un décorateur de plateau varie, il y a plus de différents statuts.
Moi je suis « set dresser », en gros je dresse les sets. Mais tout comme le PA, c’est un job très polyvalent. Je peux tout aussi bien, avec mes collègues, décharger le camion (5 ou 10 tonnes) de meubles, fournitures (lampes, cadres…) qui vont servir pour le décor du plateau de tournage et qui ont été choisis par le décorateur et son acheteur, que les installer comme cela nous paraît adapté, sachant que le décorateur repassera derrière pour mettre sa touche finale. Mais aussi monter des toiles de tente canadienne style « années 20 » avec un énorme tissu blanc, des troncs d’arbre et de la corde…
Quand le tournage est fini, il faut revenir sur les lieux pour trier, mettre en carton, renvoyer ce qui a été loué et mettre de côté ce qui a été acheté et ce qui sera gardé pour le prochain épisode ou la prochaine saison ou qui sera vendu à la fin du tournage.
Le côté « déménageur » de ce travail est plus important que le côté créatif, la plupart du temps, ce qui est assez frustrant.
Le rythme est moins intense que PA, à savoir 12 h par jour, et tu travailles hors du temps de tournage, donc c’est beaucoup plus relax et surtout tu as une vie en dehors vu que tu fais du 7 h / 19 h.
Mon premier choix et mon poste préféré reste quand même accessoiriste, poste plus compliqué à obtenir quand on débute car il faut moins de personnes (2 à 3 par tournage) dans ce département, au contraire de Set Dec où on peut des fois être une équipe de 30 personnes.

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Quel est le rôle de l’accessoiriste ?

Dans ce département, plus intimiste, il y a 2 à 3 personnes avec des rôles différents (sans compter les personnes dans les bureaux qui fabriquent ou achètent les accessoires). Sans trop se perdre dans le technique, je dirais qu’il y a :

  • le « On Set Props ». Il a toujours avec lui sur le plateau un chariot rempli des accessoires de tous les jours des acteurs principaux (montres, lunettes, téléphones, bagues…), mais aussi des accessoires demandés dans les scènes tournées dans la journée qui seront préalablement placés dans des boîtes et numérotés pour éviter toute confusion, ainsi que quelques outils en cas de bricolage de dernière minute….
  • le « Props Truck » est assigné à rester la plupart du temps dans le camion des Props rempli de boîtes, elles-mêmes remplies d’accessoires des scènes passées ou futures. Il est en charge, de lire le script, et de préparer les fameuses boîtes qui iront sur le chariot du “on set props” le lendemain….
  • l’« Assistant Props » qui est là en renfort pour les jours de tournage où il y a beaucoup de figurants, ou quand il y a beaucoup d’acteurs à gérer (comme pour les ”cross over”). Il est aussi là en appui des deux autres “props” sur les productions qui ont plus de moyens pour l’avoir à temps plein.

En ce moment, je suis Assistant Props dans une série de super héros (désolée, je ne peux pas en dire plus).
Pour résumer une journée, la 1re chose à faire c’est d’installer les chaises des acteurs/réalisateur/directeur, je les déplace au besoin dans la journée et je les range le soir.
Ensuite, après un petit débrief avec l'équipe, s’il y a des figurants, je dois les « préparer » avant que les répétitions avec les acteurs ne commencent, leur donner leurs accessoires et les consignes à respecter.
Si on utilise des armes à feux, je dois m’assurer qu’elles ne soient pas sans surveillance ni à la vue/portée de tous (surtout en extérieur).
Une fois le tournage commencé, tout au long d’une scène, je dois m’assurer de la position des accessoires sur les figurants et des fois des acteurs pour qu’il y ait la continuité au fil des prises et éviter les mauvais raccords.
Ce que j’aime dans ce poste c’est que chaque jour est différent, on est au milieu de l’action, il faut s’adapter constamment, relever des défis quotidiens. C’est donc très excitant d’aller au travail car il n’y a rien de routinier. Forcément, c’est donc aussi plus fatigant. De plus, avec des journées entre 14 à 18 H, et beaucoup d’attente entre les prises quand il n’y a pas beaucoup d’accessoires à gérer, certains jours peuvent être très longs…
Le salaire est d’environ 28 $ de l’heure pour les 8 premières heures, puis le salaire est multiplié par 1,5 pour les heures supplémentaires jusqu’à 14 h (soit 42 $), et au-delà, c’est le salaire est multiplié par 2 soit 56 $ de l'heure.
Le salaire peut paraître très important mais il ne faut perdre de vue qu’on n’a plus de vie quand on est sur un tournage à temps plein, et qu’il y a des périodes creuses sur l’année, donc ne pas oublier de mettre de l’argent de côté pour parer à toutes les éventualités !!
Pour le moment, il y a plein de productions sur Vancouver, grâce à un taux du dollar canadien intéressant par rapport au dollar américain, les productions US viennent en masse mais si le dollar canadien remonte, ces productions risquent de retourner là d’où elles viennent et donc seuls les meilleurs travailleurs avec les contacts qu’il faut, auront du travail….

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As-tu des conseils et des mises en garde pour ceux qui veulent bosser dans le milieu ?

1. Ne jamais rien prendre pour acquis est la 1ère chose. Tout peut changer très vite. Je dois faire mes preuves tous les jours, je peux être virée du jour au lendemain, voire dans la minute.
2. Ne pas avoir peur de travailler dur, très dur, plus dur que les travailleurs locaux. En tant que Français, nous avons une éthique de travail différente, plus efficace que les Canadiens (je dirais), mais il faut savoir se mettre en arrière et respecter leur façon de faire même si on pense qu’il y avait une meilleure façon de faire la tâche demandée.
3. Ne pas avoir peur des grosses journées, qui peuvent être au sec mais aussi sous la très réputée pluie vancouverite.
4. Ne pas avoir peur de se salir les mains, par exemple le PA ramasse les poubelles… le props doit faire la vaisselle des assiettes pleines de nourriture qui parfois a pourri… le set dec peut avoir à nettoyer des cages d’animaux pleines d’excréments…
5. Ne vous attendez pas à être en contact rapproché avec les acteurs. Souvent on a des consignes pour respecter une certaine distance, plus strictes selon leur notoriété ou leur caractère (pour ne pas dire selon la circonférence de leur melon !).
6. Ça prend du temps de réussir à intégrer le milieu, ne pas désespérer, toujours se battre, ne pas oublier que Rome ne s’est pas construite en un jour !
Ça m’a demandé beaucoup de travail, de temps, de concessions, certains diront que j’ai eu de la chance mais je dirais que c’est surtout la volonté qui paye toujours en fin de compte.
7. Oublier les paillettes qu’on peut s’être imaginées. C’est très loin d’être rose tous les jours et l’envers du décor n’est pas toujours aussi beau qu’on le pense, c’est la jungle.
8. Ne pas attendre les félicitations ou voir ton travail à l’écran. Les ¾ du temps, tu passes un temps fou à travailler sur un détail, un objet qu’on ne verra pas ou qui sera flouté en arrière-plan.
9. Même si tu as déjà bossé en France ou ailleurs dans le milieu, ou que tu as fait une école hors de prix en ville, il te faudra commencer tout en bas de l’échelle, et oui, ici c’est comme ça que ça marche ! Par contre, si tu es bon et que tu arrives à te faire des contacts (oubliant tout autre problème de visa), tu monteras plus vite vers le poste que tu avais dans ton pays d’origine.
9. Et pour finir, si tu veux du rêve, oublie, travailler derrière la caméra ça casse toute la magie et tu ne regarderas plus jamais un film ou une série de la même manière !!

Bonne chance à tous.

Plus d'astuces, de témoignages et d'expériences

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Commentaires

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Merci Angélique pour ce témoignage !

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Annaïk
3.8K 1.9K

C’est très intéressant Angy!

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Merci pour ce super témoignage Angélique! 😀

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Hélène
14.1K 7.6K

Merci Angélique !! ça a été un plaisir de découvrir un peu plus ton travail et de voir à quel point tu l’aimes. 😉

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merci Angy pour cette approche et bon courage !

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Joe
2.6K 1.4K

Témoignage très instructif et qui donne envie de découvrir un peu plus ce milieu malgré les dures réalités. Merci !

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Merci Angy pour ce témoignage. Je viens de t’envoyer un message en privé pour en savoir un peu plus.

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Hélène
14.1K 7.6K

ah bah non, le but de ce témoignage c’est de pouvoir faire profiter tout le monde des infos données par Angy 😉

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De rien tout le monde ça fait plaisir ! :)

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Merci Angélique pour ce témoignage ! J’envisage moi aussi de partir à Vancouver pour travailler dans ce milieu. A présent, grâce à toi et à ton témoignage, j’en sais beaucoup plus sur ce milieu et comment tout cela fonctionne. Alors merci !! :-)

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Très intéressant! Ayant moi-même travaillé dans ce milieu à Montréal durant mon adolescence (j’étais « extra », ou figurante à la télé et au cinéma) je me souviens effectivement que les heures de travail sont souvent in-ter-mina-bles! Et Oui, c’est pas toujours rose derrière la caméra. Mais ce fut très intéressant à vivre!

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