Acheter un vélo au Japon

Date de publication : 25-10-2018

Auteur

Mylène

Tout étranger qui met les pieds pour la première fois au Japon sera surpris par le nombre de cyclistes, particulièrement dans les grandes villes !
Le type de vélo le plus répandu, et le moins cher, est le “mamachari” (“vélo de maman”), un vélo de ville. Il est souvent équipé d’un panier à l’avant pour y mettre des sacs ou d’un siège enfant, d’un porte-bagages, et d’un antivol intégré. Mamans, papis, lycéens, hommes d’affaire et même la police, tout le monde roule en mamachari, sans distinction ! Le port du casque n’est pas obligatoire sauf pour les enfants.

Le vélo est très pratique pour effectuer des petits trajets ou pour circuler le soir : le métro finissant relativement tôt (entre minuit et 1 h), il permet de rentrer chez soi sans crainte de rater son train. Les distances peuvent être importantes à Tokyo, mais à Osaka et dans toutes les villes de taille inférieure, le vélo fait partie intégrante de la vie quotidienne.
Les règles de conduite restent cependant très aléatoires. En effet, les pistes cyclables sont inexistantes et, avec la densité du trafic routier, les cyclistes montent souvent sur les trottoirs, doublant piétons et poussettes... Ils sont aussi sur la route au milieu des voitures, en sens interdit... partout ! Si vous pensiez que les Japonais étaient respectueux en toute circonstance, attendez de les voir juchés sur leurs vélos...

Où se procurer un vélo ?

Vous avez le choix, comme en France, entre le neuf et l’occasion. Sachez cependant qu’au Japon le marché de l’occasion est ÉNORME dans le domaine des vélos, il y a de très bonnes affaires à faire.

Les vélos neufs

Pour celles et ceux qui préfèrent acheter un vélo neuf, il existe de nombreux magasins où le trouver. Parmi eux, avec une large gamme de choix, il y a le fameux magasin Don Quijote, ou encore les chaînes Tokyu Hands et Bic Camera, sans compter les grands supermarchés tels Aeon.
Les prix vont de 10 000 à 100 000 ¥ (soit de 75 à 800 €).

Les vélos d’occasion

En règle générale, comptez entre 4 000 et 10 000 ¥ (soit entre 30 et 77 €) pour un vélo d’occasion.

En magasin
Plusieurs magasins se spécialisent dans la revente de vélo, vous en trouverez un peu partout en ville. Il existe notamment les magasins “cycle spot”, leurs adresses sont sur leur site (en japonais) : Cycle spot.

Sayonara sales
Les sayonara sales (“ventes d’adieu”) sont très courantes au Japon, on y trouve toutes sortes d’articles d’occasion revendues par les étrangers qui quittent la ville ou le pays.L’avantage des Sayonara sales est que vous avez une marge de négociation avec le vendeur. Attention pour certaines bonnes affaires il faut être très rapide ! Plusieurs sites regroupent des annonces pour ces ventes exceptionnelles à côté des ventes de particulier à particulier classiques :

Par la commune
Chaque semaine, des centaines de vélos sont réquisitionnés par les communes en cas de stationnement interdit. Ces vélos sont amenés à la fourrière où les propriétaires ont un mois pour venir les récupérer, après paiement d'une amende. Une fois ce délai passé, les vélos abîmés sont détruits et ceux en bon état sont parfois nettoyés, réparés et revendus par la commune.
Il n’y a que peu de centres de ce type et les horaires d’ouverture sont assez restreints. Il existe, par exemple, un centre de vélos recyclés à Suginami, Tokyo. Il est ouvert au public une fois par mois pendant trois jours consécutifs. Retrouvez les informations sur le site SJC (en japonais). Attention, ce bon plan attire beaucoup de Japonais, c’est un peu la course lors de l’ouverture des portes !

Comment déclarer son vélo ?

Lors de l’achat d’un vélo, il est obligatoire de le faire immatriculer à votre nom, sous peine d’amende. En effet, suite à de nombreux vols, la police a mis en place un système d’enregistrement de chaque vélo en circulation.
Lors de l’achat d’un vélo neuf, d’un vélo d’occasion en magasin ou à la commune, le personnel s’occupe de toutes les démarches pour vous, vous n’aurez donc rien à faire.

En revanche, si vous achetez un vélo à un particulier, il est très important de réclamer deux choses aux revendeur : les “papiers” du vélo (un document avec le numéro d’immatriculation) ainsi que la facture originale. Vous devez également remplir conjointement ce formulaire.
Muni de ces documents, de la copie de votre resident card et d’une pièce de 500 ¥, rendez-vous dans un magasin de vélo pour procéder à l’enregistrement.
Les contrôles de police concernant les vélos sont loin d’être rares, il est donc important de se soumettre à cette procédure. Ces mesures ont permis de réduire considérablement le nombre de vols de vélo, mais permettent aussi de retrouver parfois certains vélos déclarés volés.

Mon vélo a disparu, que faire ?

Votre vélo n’est plus là et vous vous demandez quoi faire. La démarche à suivre va dépendre de l’endroit où vous l’avez stationné !

  • Vous avez stationné correctement votre vélo (parking gratuit ou payant, local à vélo chez vous). Vous n’avez pas dépassé les éventuels horaires du parking.
    Votre vélo a pu être volé : allez au koban (mini poste de police) le plus proche avec les papiers du vélo (et une photo si possible).
  • Vous avez garé votre vélo “à l’arrache” dans la rue ou devant chez vous. Sachez que même si l’on voit des centaines de vélos sur le trottoir, ça ne veut pas dire que c’est légal. Les Japonais semblent se moquer royalement de l’interdiction de garer les vélos dans la rue ! Ainsi, vous pouvez garer votre vélo à 10 h avec une centaine de vélo autour, la fourrière passe à 15 h et ramasse tout, vous revenez à 19 h et il y a de nouveau une centaine de vélo (mais plus le vôtre !).
    Dans 90% des cas, votre vélo est donc à la fourrière. Allez au koban le plus proche pour avoir l’adresse et les heures d’ouverture de la fourrière du coin. Préparez-vous à débourser entre 2 500 et 4 000 ¥ (entre 19 et 30 €) pour le récupérer.
    Dans 10 % des cas, votre vélo à été volé. Allez au koban le plus proche avec les papiers du vélo (et une photo si possible).

Des astuces pour ne pas se faire voler son vélo

  • Achetez un antivol plus solide que ceux intégrés au vélo (comme nous faisons en France) et utilisez les deux.
  • Ne le laissez pas dans les ruelles avec peu de passage (surtout à proximité de quartiers avec beaucoup de bars).
  • Ne choisissez pas un vélo qui attire les convoitises : se font voler facilement les vélos électriques, les VTT de qualité, les petits vélos pliables et les vélos de couleur neutre qui passent partout.
  • Ne se font pas (trop) voler : les mamacharis avec paniers, les mamacharis pourris, les vélos hyper voyants (sauf cas typique du fêtard ivre qui veut rentrer chez lui et prend le premier qui passe, mais généralement le vélo est retrouvé).
  • N’essayez pas d’économiser sur le stationnement. En plus de vous éviter la fourrière, les stationnements payants sont une sécurité pour vos vélos puisque les roues sont bloquées par le système et/ou il y a un gardien avec caméra de sécurité.

Pour en savoir plus sur le sujet ou posez vos questions, consultez la discussion Le vélo au Japon de notre forum.

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1 Commentaire

Mohamed Toiyibou
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Merci pour les renseignements

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