Voyage au Chili : découvrir l’archipel de Chiloé et sa culture

Chapitre 2 : Visiter Chiloé

Date de publication : 13-08-2018

Auteur

Floriane

Visiter Chiloé

Ancud

Si vous venez du nord ou si vous comptez vous y rendre, Ancud constitue un passage obligé puisque c’est à quelques kilomètres de là que vous pourrez prendre le traversier pour rejoindre le continent au Sud-Ouest de Puerto Montt. Petite ville sympa et tranquille, c’est une bonne introduction au reste de l’île. D’ailleurs, deux musées permettent d’en apprendre un peu plus sur la culture et les traditions chilotes : le Museo Regional (GRATUIT – situé sur la place principale, à droite de l’église), qui offre un panorama global (histoire, culture, faune et flore…) de l’île et la Fundación Amigos de las Iglesias de Chiloe (entrée sur donation) qui permet d’observer la structure des églises chilotes et découvrir l’ensemble du savoir-faire lié au travail du bois. Outre ces visites culturelles, Ancud est aussi le point de départ pour l’observation des pingouins ; en effet, à Puñihuil, des pingouins de Magellans sont présents de septembre à fin février ! Pour vous y rendre, deux options sont possibles : soit réserver une excursion avec un tour operator (qui coûte environ le double de la seconde option…), soit prendre un micro (mini bus que vous trouverez partout au Chili) pour se rendre directement sur la plage d’où partent les petits bateaux qui font le tour des îles où nichent les pingouins. Dans ce cas, rendez-vous au troisième étage de l’UNIMARC, seul gros supermarché d’Ancud, pour trouver le terminal inter-rural (ce n’est pas une blague, le terminal se situe en quelque sorte sur le toit du supermarché), puis cherchez le bus sur lequel est inscrit « pinguiñera » ; le trajet A/R est à 2 000 $CLP et il faut compter une heure pour atteindre la plage sur laquelle il va vous déposer. Demandez bien au chauffeur de vous récupérer à son retour (la durée du tour en bateau coïncide avec la tournée du bus). Une fois sur la plage, laissez-vous guider, toutes les « agences » qui proposent le tour sont à la suite, essayez de négocier un peu, mais n’espérez pas des merveilles. La sortie en bateau dure entre 30 et 40 minutes pour environ 7 000 $CLP par personne et vous permet d’approcher les pingouins d’assez près. La plage est super belle, mais pensez tout de même à vérifier que vous êtes dans la bonne saison pour ne pas y aller dans le vent !

Aucar

Ce petit îlot tout proche de la commune de Quemchi, dont il dépend, est un spot bien connu des amoureux de photos et des passionnés de lieux un peu mystiques… En effet, il abrite un cimetière et une église, et si vous avez de la chance, la brume ou les nuages rendront ce lieu encore plus mystérieux. Une petite passerelle permet de rejoindre la fameuse « isla de las almas navegantes » qu’évoquait Francisco Coloane, écrivain chilien ayant étudié à Ancud.

Aucar

Dalcahue

Un peu plus au Sud, sur la côte Est, Dalcahue peut paraitre sans grand intérêt, pourtant on vous conseille tout de même d’y faire un petit stop : son église est classée au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO, une feria d’artisanat propose de nombreux souvenirs à base de laine et de tricot typiques et surtout, ne ratez pas la cocineria pour goûter les spécialités locales… Située juste derrière la feria, vous pourrez y goûter le traditionnel « curanto de Chiloé », mélange surprenant de moules, palourdes, saucisses, lard, poulet et galettes de pommes de terre (les « chapalele », purée mélangée à de la farine de blé, et les « milcao », mélange de purée et de patates crues râpées). Normalement cuit à même la terre, dans un trou creusé où sont déposées des pierres chaudes, ici vous le trouverez dans sa version « commerciale », avec une cuisson à la vapeur. Attention, comme vous pouvez vous en douter, il s’agit d’un plat consistant et il est parfois servi en quantité suffisante pour rassasier deux personnes (demandez au moment de la commande !).
Enfin, avant de quitter Dalcahue, empruntez le bac gratuit (pour les piétons) jusqu’à l’île de Quinchao située juste en face. Des micros vous emmèneront jusqu’aux villages de Curaco de Velez et Achao, où se situe l’église la plus ancienne de Chiloé, également classée.

Eglise Achao

Castro

Cette ville, capitale de l’archipel, propose un contraste assez saisissant avec le reste de l’île, plutôt sauvage. Ici, c’est une accumulation de commerces et d’hébergements touristiques en tous genres. Mais Castro présente tout de même de vraies raisons d’y poser ses valises quelques jours. La première, c’est bien évidemment ses fameux « palafitos » et trois sites principaux y sont recensés.

  • À l’entrée Nord de la ville, vous pourrez en observer depuis la route 5 qui traverse l’île du Nord au Sud.
  • Sur la route Pedro Montt (à proximité du port), un autre site est accessible depuis la plage (vous pourrez ainsi les voir de dessous)
  • Et enfin, au sud de la ville, le mirador Gamboa (juste avant le pont) permet d’obtenir de jolis points de vues sur les palafitos les plus connus de tout l’archipel !

sdr

La seconde raison, et elle est difficile à manquer, c’est la Cathédrale San Francisco, en plein cœur de la ville. Ses couleurs tape-à-l’œil (violet et jaune) sont absolument surprenantes pour ce type d’édifice ! Mais ne vous arrêtez pas à sa façade et poussez la porte afin de découvrir un intérieur tout en bois à couper le souffle ! Evidemment, cette cathédrale est classée par l’UNESCO au Patrimoine mondial.

Enfin, Castro peut être un bon point de rayonnement dans les alentours, et notamment pour le Parc National sur la côte Ouest pour ceux qui ne voudraient pas y séjourner plusieurs jours (des campings sont disponibles sur place). Depuis le terminal de bus régional, des bus partent tous les jours pour celui-ci et permettent ainsi de rejoindre la côte Ouest en moins de deux heures.

Parque nacional Chiloe & Muelle de la almas 

La côte Ouest de Chiloé est assez difficile d’accès puisqu’elle est presque entièrement recouverte de végétation ; seule une route mène au Parc National Chiloé et au Parc Tepuhueico, au sein duquel se trouve le fameux Muelle de las Almas. Au bout de la route se trouve le micro-village de Cucao, où vous pourrez trouver de quoi vous loger et vous restaurer, mais rien de plus. Quelques petites balades à la journée, ou une plus grande rando vous attendent en direction du Nord. Plus au Sud vous pourrez découvrir le Muelle de las Almas, petit ponton d’où partirait l’âme des défunts pour rejoindre l’au-delà… Pour vous y rendre, vous pouvez soit randonner depuis Cucao en longeant d’immenses plages puis en empruntant la piste, soit prendre un bus (il part de Castro dans la matinée et fait un stop devant l’entrée du Parc National) qui mène directement sur le parking à l’entrée du site (ensuite, la balade fait 2km environ). L’entrée pour le Muelle est à 1 500 $CLP, et si vous venez avec votre propre véhicule, sachez que le parking est payant. Aussi, autant vous prévenir, ce site est un haut lieu touristique : attendez-vous à ne pas être seuls sur place, voire à devoir faire la queue pour prendre une photo ou monter sur le ponton… Si le site en lui-même n’a rien de très impressionnant, la balade vaut le coup d’œil et offre de beaux panoramas sur des plages à perte de vue, qui ne sont pas sans rappeler la Nouvelle-Zélande pour ceux qui connaissent !

Quellon

Alors là, comment vous dire ? Passez votre chemin ! Quellon ne présente aucun intérêt, si ce n’est être un point d’arrivée/de départ pour l’île. En effet, c’est d’ici que partent et arrivent les ferrys depuis la Patagonie. Une ville du bout du monde donc, à proximité de laquelle vous pourrez tout de même découvrir la fin de la route Panaméricaine (dont l’extrémité Nord se trouve en Alaska), plus précisément à Punta de Lapa.

Chapitre 2 sur 3

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