Les services des équipes Mobilité Internationale de Pôle Emploi

Date de publication : 26-02-2018

Auteur

Julie

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Bonjour Sandra, vous êtes responsable de l’équipe Mobilité Internationale Amérique du Nord de Pôle Emploi, pouvez-vous nous en dire plus sur le fonctionnement des équipes Mobilité Internationale de Pôle Emploi depuis 2016 ?

Pôle Emploi a toujours œuvré pour la mobilité internationale, notamment européenne. En juillet 2016, il y a eu une réorganisation de cette offre de service spécifique. Nous avons désormais 7 équipes Mobilité Internationale, chacune située dans une région en France et spécialisée dans une zone du monde. Mon équipe, de 13 conseillers, est basée en Auvergne-Rhône-Alpes. Nous nous occupons principalement du Canada, des États-Unis et de la Suisse (hors frontaliers qui restent de la compétence des agences locales). Nous accompagnons les demandeurs d’emploi et aidons les entreprises étrangères dans leurs recrutements.

Quelles sont les missions des équipes Mobilité Internationale de Pôle Emploi et qui peut se tourner vers vous ?

Côté candidats, nous distinguons 2 niveaux de services différents.

Le 1er niveau est ouvert à tous, quel que soit le statut des personnes (demandeurs d’emploi, stagiaires de la formation professionnelle, étudiants, créateurs d’entreprises, salariés, etc.).

Ce 1er niveau, c’est l’accès gratuit aux 3 plateformes en ligne de Pôle Emploi :

  • Pole-emploi.fr avec la recherche d’offres d’emploi dans le monde entier. Il suffit simplement de taper le pays ciblé dans le moteur de recherche.
  • L’Emploi Store : une plateforme exceptionnelle qui met à disposition une multitude d’e-services. Je recommande notamment la page internationale avec ses « serious games«  par pays, ses webconférences, ses simulateurs d’entretiens en anglais et bien d’autres encore.
  • Le Salon en ligne : il propose aux personnes intéressées des salons virtuels où elles peuvent candidater, être présélectionnées et passer des entretiens de recrutement en visio.

Le 2e niveau concerne les demandeurs d’emplois inscrits qui, s’ils le souhaitent, peuvent bénéficier d’un accompagnement de 12 mois en dématérialisé (visio, e-mail, téléphone), par un(e) conseiller(e) spécialisé(e) dans la mobilité vers son pays cible.

Pour bénéficier de cet accompagnement, la personne doit le demander à son conseiller référent en agence locale. Elle doit s’assurer en amont d’avoir un projet de mobilité solide, après avoir par exemple vérifié certains éléments grâce à l’Emploi Store et plus largement, Internet.

Notre mission est de mettre en relation les candidats et les employeurs. Pour que le projet de mobilité soit réussi, nous accompagnons les demandeurs d’emploi sur leur stratégie de mobilité, sur les techniques de recherche d’emploi, mais aussi sur les aspects d’interculturalité. Un projet de mobilité, ça se prépare !

Les équipes mobilité ont développé un partenariat efficace et sont en lien avec les employeurs intéressés par les compétences de France.

Il existe de nombreuses opportunités d’emploi dans le monde et en particulier en Europe. Comme vous le savez, l’expérience professionnelle acquise à l’étranger est un réel atout en terme de compétences et de valorisation.

Vous travaillez au sein de l’équipe Amérique du Nord et vous organisez des événements dédiés au Canada. Vous pouvez nous en dire plus ?

Oui, le Canada est l’un des pays qui a la plus forte communication en terme de besoin de main-d’œuvre. Ses besoins sont réels mais attention, ils sont sur un modèle d’immigration choisie. Certaines compétences sont très demandées : nouvelles technologies, hôtellerie restauration, mécanique, transports routiers. D’autres, pas du tout.

Nous sommes l’un des principaux partenaires européens de l’ambassade du Canada notamment pour « Destination Canada », un évènement incontournable qui a lieu à Paris en novembre, et du Bureau d’immigration Quebec pour notamment les « Journées Québec », un autre évènement à ne pas manquer les 26 et 27 mai 2018 ainsi que l’édition de l’automne. L’ensemble des offres de ces évènements sera d’ailleurs diffusé sur pole-emploi.fr, impossible de les rater !

En mars 2018 , nous ouvrons un salon virtuel sur « Salon en ligne » (candidatures possibles entre le 1er et le 21 mars), en partenariat avec le service de l’emploi au Quebec (Emploi Québec). Ce salon s’inscrit dans le cadre du projet pilote « Quebec-France pour l’emploi ». Une cinquantaine de postes seront proposés par les PME de la Capitale Nationale du Québec : mécaniciens poids lourds, soudeurs, coiffeurs, machinistes, cuisiniers, mouleurs, outilleurs-ajusteurs, réparateurs vélo, etc. Il suffira de s’inscrire sur la plateforme, de visiter le salon et de candidater ! Si le profil est retenu, le candidat aura un entretien en visio avec l’employeur sans se déplacer ! C’est aussi simple que ça.

En juin, il y aura également un salon à Lyon, organisé en partenariat avec l’ambassade du Canada, hors Quebec, associé à un salon en ligne (à confirmer) pour les employeurs canadiens qui ne peuvent se déplacer.

Notre actualité est très riche et j’invite les personnes intéressées par ce pays, à nous suivre sur les réseaux sociaux : Facebook notamment. Elles peuvent également consulter la page mobilité internationale de pole-emploi.fr.

Peut-on refaire un point sur les allocations chômage pendant un PVT ?

En application de l’article 5, alinéa 1 de la Convention d’Assurance Chômage du 14 mai 2014, et de l’article 4 f, pour bénéficier des allocations chômages, les demandeurs d’emploi doivent résider sur le territoire relevant du champ d’application du Régime d’Assurance Chômage.

Toute personne inscrite quittant le territoire national doit le signaler avant son départ, elle doit donc déclarer toute absence du territoire dans les 72 heures qui précèdent son départ. Elle a droit à 35 jours d’absence par année civile (1er janvier – 31 décembre).

En cas de départ définitif du territoire : elle doit procéder à la clôture de son inscription en France et/ou contacter son conseiller.

Elle peut retrouver ses droits restants en cas de retour en France si elle s’inscrit à Pôle Emploi dans le délai prévu par la loi, qui correspond à la durée des droits ouverts, déterminés lors de son admission ou de la réadmission, augmentée de 3 ans.

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