1. #1
    Avatar de claire7legrand7
    Claire 30 ans

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    1
    Bonjour,

    Sachez que de plus en plus de propriétaires demandent :
    -un garant
    -des références
    -une enquête de crédit
    -une preuve d'emploi
    -une caution

    Politique très étrange du " premier arrivé premier servit " et non d'un réel rapport de confiance

    Peu importe que cela soit légal ou non, votre dossier ne sera pas choisit s'il ne remplit pas ces termes.
    Après presque 2 mois de recherches effrénés en tant que nouveaux arrivants... Nous avons eu la chance d'être accepté par une propriétaire car une connaissance nous a recommandée .....

    Grande désillusion sur la FACILITE à trouver un appartement dès votre arrivée...

  2. isa

  3. #2
    Avatar de murielj
    Muriel

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    Bonjour,
    Message de claire7legrand7
    Politique très étrange du " premier arrivé premier servit "
    ça ne me paraît pas particulièrement étrange comme politique, c'est un peu la norme partout...


    Message de claire7legrand7
    Grande désillusion sur la FACILITE à trouver un appartement dès votre arrivée...
    ça dépend beaucoup de ce que vous cherchiez et de votre niveau d'exigence mais cette année, à Montréal, il y a en effet eu plus de difficultés dans la mesure où le taux d'inoccupation a battu des records de minima entraînant mécaniquement moins de disponibilités et quelques abus dans les surenchères de loyer.
    Message de claire7legrand7
    Sachez que de plus en plus de propriétaires demandent :
    -un garant
    -des références
    -une enquête de crédit
    -une preuve d'emploi
    -une caution
    Et en effet, comme les locataires peinent parfois à trouver, alors les proprétaires se permettent plus de renforcer leurs exigences, même si toutes ne sont pas légales.

  4. #3
    Avatar de isa
    isa
    isa est déconnecté
    isa

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    Je voulais moi aussi poster un petit témoignage sur mon expérience de recherche de logement à Montréal, de novembre 2019 à mai 2020 (oui, je cherche encore...)
    La situation a énormément changé depuis deux ans, c'est pour ça qu'à mon avis, il faut prendre les expériences des anciens pvtistes à ce sujet avec des pincettes, car c'est allé vraiment très vite, à Montréal. Avant : plutôt facile de trouver un logement sans aucune garantie, il y avait pas mal d'annonces, il suffisait juste de pas forcément viser les quartiers les plus côtés et ça allait...
    Mon impression en 2019-2020 : non, décidément, Montréal c'est plus l'eldorado pour le logement.
    Si vous cherchez une chambre dans une coloc, aucun souci à mon avis, il y a énormément d'annonces et vous pourrez trouver à peu près dans tous les quartiers. Je surveille de très près les petites annonces depuis l'été 2019 et je vois régulièrement passer des offres pour des chambres à minimum 450 dollars (j'ai rarement vu moins), ce qui peut vous donner une bonne idée des prix. Je vois de plus en plus de chambres autour de 600-700 dollars, cependant...

    Pour les locations d'appartements :

    1 - il n'y a quasiment pas d'annonces, comme le dit Muriel, le taux d'occupation est très élevé à Montréal. C'est à dire que pour une annonce postée sur Kijiji ou les groupes facebook, il y a plus de 50 messages (en fonction du quartier) au bout de seulement 1h d'affichage. J'ai vraiment l'impression de connaître ce que j'ai connu en cherchant des apparts à Lyon, où fallait être le premier à appeler, sinon c'est mort.

    2 - le prix ! Oh mon dieu ! C'est devenu vraiment n'importe quoi. Les prix ont vraiment flambé, à un point où ça peut en devenir ridicule. J'ai actuellement du mal à trouver un 3 et demi (une chambre fermée) à moins de 1000 dollars, et ce, dans tous les quartiers, même à Hochelaga. C'est vraiment abusif. Je ne sais même plus quels quartiers "moins chers" conseiller aux pvtistes quand ils arrivent ! Les statistiques officielles sont un peu datées et ne montrent à mon avis pas la réalité des prix depuis 2018 à Montréal.

    3 - les arnaques ! Il y a énormément d'exagérations voire d'arnaques, sur les annonces. Par exemple, un 3 et demi est un appartement avec une chambre fermée. Un 4 et demi, un appartement avec deux chambres fermées. Beaucoup d'annonceurs jouent sur les mots et "exagèrent" la taille de leur logement.
    Il y a aussi énormément d'arnaques sur les groupes facebook de nouveaux arrivants au niveau des prix, sachant que vous allez forcément mentalement faire la conversion avec les euros...

    4 - l'effet covid-19 : AirBnb a fait énormément de mal au parc immobilier à Montréal (eh non, c'est pas les "français qui font augmenter les prix ) comme on peut souvent l'entendre... A moindre mesure... C'est surtout le kidnapping de milliers d'appartements par Airbnb qui sont sortis du réseau locatif classique, créant une fausse pénurie, et les investissements dans les condos du centre-ville... Bref, je m'égare. Depuis le covid, de trèèèès très nombreux logements AirBnb reviennent dans les petites annonces pour des baux au mois ou à l'année classiques. Sauf que les prix n'ont pas baissé ! J'ai l'impression que certains proprios préfèrent ne pas louer leur appartement du tout plutôt que d'en descendre le prix. J'en ai appelé certains pour tenter de négocier les prix mais c'était impossible. La bulle n'a donc pas encore explosé.

    5 - les demandes abusives de la part des proprios : vu que les logements sont rares et les candidats nombreux, les rapports de force ont changé. On a pu nous demander notre NAS (illégal), notre permis de travail (illégal aussi) pour avoir un appart. Sauf que quand t'as pas le choix et qu'il faut bien que tu te loges... Tu le fais. On a quand même réussi à obtenir que la proprio ne fasse pas de copie mais le voit seulement.
    Il est aujourd'hui très rare de trouver des appartements où une enquête de crédit et-ou des références ne sont pas demandées. Je vois de plus en plus d'annonces avec des preuves d'emploi demandées également.

    6 - les appartements montréalais "croches" : c'est vraiment un point qui ne me dérange pas parce que j'ai toujours vécu dans des appartements non-rénovés, tordus et avec plein de défauts (et le pire ? c'est que j'aime ça !) mais il faut savoir que le parc immobilier à Montréal est extrêmement vieillissant et rarement rénové. Les condos coûtent très cher (et à titre perso, je suis à Montréal pour vivre dans un appartement montréalais typique, pas un truc aseptisé ! ;-) ) . Mais cela peut en rebuter certains si vous êtes pas prévenus. Il faut vraiment pas être très exigeants : les murs ou les planchers sont tordus, l'insonorisation inexistante, il peut y faire très froid car les fenêtres pas terribles (c'est vraiment le point le plus important à vérifier), le circuit électrique souvent douteux...

    7 - mon expérience perso : je suis arrivée à l'automne 2019 et j'ai, en plus de 6 mois, enchainé 4 appartements, sans doute bientôt un 5ème ! Nous avons eu une très mauvaise expérience d'une propriétaire qui nous a harcelé (je ne rentre pas dans les détails mais l'affaire est aux mains de la régie du logement), et surtout beaucoup de difficulté à trouver un logement à un prix raisonnable (parce qu'on a pas des salaires de fou non plus). On envisage de plus en plus la sous-location, ou quitter Montréal (d'ailleurs, en janvier, on s'était dit que c'était ce qu'on ferait si on trouvait pas d'appart rapidement). J'ai quand même mis 2 mois à trouver un appart avec un bail de 6 mois, ma cousine en PVT idem, à partir du moment où tu refuses de mettre 1400 dollars pour un 3 et demi, quoi ! Je savais en arrivant que la recherche de logement allait être bien plus compliquée que celle de l'emploi, ça a été plutôt vrai. Je ne sais vraiment pas ce que ça va donner dans les mois à venir avec l'effet post covid.
    EN BREF : on est à nouveau dans la recherche d'appart pour août et je crois que ça finira de nous décourager pour qu'on aille finir notre PVT ailleurs.