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    Sarah 29 ans

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    Si toi aussi tu souhaites partager ton expérience de PVT comme Sarah, alors rends-toi vite sur cette page et raconte-nous ton aventure : Partage ton expérience PVT sur pvtistes.net ! - pvtistes.net

    [Récit d'un pvtiste par @Celtic]

    Peux-tu te présenter en quelques mots ?
    Je m'appelle Sarah, je suis partie en PVT au Canada et j'y suis arrivée durant l'année de mes 27 ans.

    Pourquoi cette envie de partir en PVT ?
    Cela faisait des années que j'y pensais, et puis j'ai été happée par le quotidien. Les études, puis le CDI... je repoussais toujours ce moment fatidique de prendre la décision de tout quitter. C'est une décision effrayante, encore plus quand on doit partir seule je pense.

    Pourquoi avoir choisi ce pays ?
    Le Canada, c'est le pays de mes BD d'enfance, Yakari, Buddy Longway... C'est le pays qui m'a toujours fait rêver pour ses grands espaces!

    Peux-tu nous raconter ton aventure en tant que pvtiste ? (Arrivée, logement, travail, voyage, amis, etc.)

    Introduction :L'annonce disait « Raconte ton PVT de A à Z », j'ai donc décidé de raconter par chapitre pour rendre ça digeste. Un PVT c'est hyper difficile à raconter tellement tu vis plein de choses, tu traverses plein d'émotions et tu fais tant de rencontres inspirantes.... En général, je résume mon voyage à mes amis de la façon suivante : « c'était génial », mais ici, je vais faire un effort !


    Chapitre 1 : Avant la décision, l'hésitation.
    On me demande souvent ce qui a été le plus dur dans mon voyage. Je crois pouvoir affirmer que le plus difficile, c'était de prendre la décision de partir. Tout ce que j'ai pu vivre ensuite comme difficultés étaient insignifiantes comparées à cette terreur de « prendre la décision ». J'avais étudié depuis longtemps les procédures de PVT, en tant que Belge, il est relativement facile à avoir. Rêver, y penser, c'était une chose, mais quand j'ai reçu la confirmation que je l'avais, que je pouvais partir, ça a été la panique. J'avais une super colocation, un boulot bien payé, stable, en CDI, des amis et je venais de signer un emprunt pour une voiture neuve (je dirais même que ça a été le déclic pour me lancer). Quand j'ai eu cette lettre, j'ai pensé à la pilule bleue et à la pilule rouge dans Matrix, il était encore temps de faire marche arrière. C'était le moment du choix, le plus dur moment de tous. Je l'ai annoncé à une première personne pour me donner du courage, puis j'ai commencé à l'annoncer à plusieurs personnes, comme si ça allait m'empêcher de faire demi-tour. J'ai bien hésité par moment, même après avoir rendu ma coloc, fait ma demande de pause carrière (oui je suis une privilégiée), vendu ma voiture neuve... J'ai douté jusqu'à la dernière minute. Jusqu'à être assise dans l'avion qui allait m’emmener à Montréal...


    Chapitre 2 : Avant de partir, il faut agir
    Un départ ça se prépare, puis je ne sais pas en France, mais en Belgique, c'est tout de même quelque chose. Je ne regrette pas d'avoir bien tout anticipé car ça m'a permis d'avoir un voyage vraiment serein. Pour ma part, je n'avais ni passeport, ni permis de conduire international. Le passeport j'ai dû le demander avant même de faire ma demande de PVT mais le permis de conduire international, je l'ai demandé auprès de ma commune un peu à l'avance, j'ai été le chercher juste avant mon départ pour optimiser sa durée de validité (5 ans). J'ai aussi préparé pour mes parents des procurations pour aller chercher mon courrier (mon boulot adore m'envoyer des recommandés), mais j'ai aussi donné procuration à mes comptes en banque pour « si jamais ». Puisque j'étais en pause carrière, je devais garder une adresse Belge, je me suis donc re-domiciliée chez mes parents. Je voulais faire les choses dans les règles de l'art et ne pas entrer dans la composition de famille en demandant un statut d'itinérant mais ils n'ont pas été très réceptifs à la commune et j'ai finalement opté pour la bête domiciliation car ça n'affectait pas mes parents directement. J'ai également dû aller à ma mutuelle car il y a des procédures particulières pour garder ses droits sans délai en cas de PVT.

    J'ai aussi commandé une carte de banque REVOLUT, certainement la meilleure idée que j'ai eue. C'est la carte que j'ai utilisée tous les jours sans jamais de problème. La banque en ligne m'a même remboursé un vol Wowair après la faillite de la compagnie aérienne (mais ça c'est une autre histoire). J'étais aussi contente d'avoir demandé à mon assureur mon historique de sinistre sur 5 ans, ce qui m'a été très utile pour assurer mon char par la suite... En parlant d'assurances, j'ai bien sûr souscrit à une assurance voyage. Mon cas était particulier vu que, en tant que Belge, je n'ai droit qu'à un an de PVT et que je voulais commencer par plusieurs mois de roadtrip, et bien je voulais commencer en tant que touriste. Cependant, je n'étais pas certaine que le douanier accepte et j'ai donc dû préparer les deux éventualités. La seule assurance qui a accepté a été Globe Partner/Globe PVT. J'ai souscrit simultanément les deux assurances pour ma date d'arrivée et Sandra du support via le site pvtistes.net s'est occupée de modifier la date de début de mon contrat PVT après mon passage à la douane. Outre ces aspects-là, j'ai eu plein d'autres formalités à remplir pour ma pause-carrière, la vente de ma voiture et autre joyeuseté du genre. Bref pour un séjour serein, préparez-vous !


    Chapitre 3 : Trop de bagages tuent le voyage
    Merci, merci Air Transat pour ces bons plans. A l'époque, le billet incluait déjà un bagage de 23kg, avec l'offre pvtistes, je montais à 46kg, plus 20kg d'affaires de camping gratos (c'est dans leurs conditions spéciales de bagages, valable pour tous le monde dans la section « équipement sportif »), plus 10kg en cabine, plus sac d'ordinateur... Autant dire que mes sacs étaient remplis de « ça peut être utile », « on ne sait jamais » et de mes 12kg de jeux de société (on est accro ou on ne l'est pas). Heureusement pour moi, la fiancée de mon cousin m'avait fait quelques commandes express pour que je ramène son dressing d'été et je pense que c'est ça qui m'a partiellement sauvée.
    Si j'ai appris une chose : ne voyage qu'avec ce que tu sais porter ! Je vous épargne les longs récits de comment j'ai géré ces valises quand je n'avais pas de voiture, mais ça a été compliqué et encore, j'avais de la chance d'avoir un cousin sur place. Par pitié : voyagez léger !


    Chapitre 4 : Le stress de l'arrivée
    Le stress de l'enregistrement des bagages passés est venu le stress de faire une grosse connerie, que ma grand-mère ou mon chien allaient clamser alors que j'étais loin, que j'allais mourir sur un autre continent et que ça allait être horrible pour ma famille, que je n'allais pas m'amuser au Canada. Bref, des peurs irrationnelles. Heureusement, l'avion décollé je me suis détendue, j'étais plutôt contente du service Air Transat et finalement c'est passé plus vite que prévu. Réglé le passage à la douane où j'ai perdu une heure car j'ai déclaré inutilement mon canif comme arme blanche, j'ai pris le taxi à cause de mes trop nombreux bagages jusqu'à chez mon cousin. Après m'être rassasiée chez lui et lui avoir laissé mes bagages, j'ai fais mes premiers pas dans le métro. Je me suis finalement retrouvée perdue en plein centre, dans le noir, sous la pluie, sans avoir dormi depuis plus de 48h. Là, c'était la première fois d'une série de fois où je me suis dit : « mais qu'est-ce que tu fous-là ? Qu'est ce qui t'a pris bon sang ? ». J'ai finalement trouvé mon auberge, pris une douche, dormi ma nuit complète et me suis réveillée comme une fleur dans le bon horaire. Aucun Jet lag, le soleil brillait, j'étais prête à affronter ma nouvelle vie.


    Chapitre 5 : La vie en auberge
    Sur tout mon voyage j'ai eu différents séjours en auberge. Je l'ai expérimenté à mon arrivée, pendant deux semaines et ponctuellement lors de mes passages sur Montréal.
    Ma première auberge ça a été comme ma maison. C'était la moins chère de Montréal, elle était franchement pas clean, soyons honnêtes, et elle a été entièrement restaurée depuis. Cependant, tout était fait pour que les gens parlent. Le vieux canapé formaient un grand U, les tables du petit-déjeuner étaient toutes rassemblées en U aussi. Impossible de rester seule bien longtemps. J'ai vraiment été heureuse d'aller en auberge plutôt que de squatter chez mon cousin ou en airbnb car ça m'a procuré mon premier cocon familial, ça m'a permis de faire une de mes plus belles rencontres, la première d'une longue série : Kiviljim, Turque, professeure d'université en Turquie, elle enseignait l'anglais.

    Je l'ai rencontrée au premier matin, lors du petit-déjeuner. Soyons honnêtes : je n'avais jamais parlé anglais. Je l'avais étudié, je regardais mes séries et mes films en VO, j'avais un peu de vocabulaire, mais jamais je n'avais vraiment parlé. Avec Kiv il y a tout de suite eu une connexion, on a été chercher notre adaptateur ensemble notre premier jour et de là est né une grande amitié. Elle a usé de toute sa patience alors que je faisais mes premiers pas en expression orale. Rencontrer si tôt dans mon voyage une telle amie a été une vraie force pour me donner le courage de réaliser mon roadtrip. Après l'achat de mon van, nous avons été faire un week-end à Québec avec deux autres gars de l'auberge, ça a conclu son voyage, ça n'était que le début du mien. Elle a été ma sœur et même si nous n'avons passé que deux semaines ensemble, je l'appelle encore régulièrement par Whatsapp comme une vieille amie. C'est aussi en rencontrant Kiv que je me suis rendue compte de la chance que j'avais d'être européenne et d'avoir en ma possession ce petit sésame appelé passeport. Je pense que jusque là, inconsciemment, j'imaginais encore que les seules frontières étaient celles que nos esprits formaient. J'ai constaté que tout le monde ne peut être aussi poétique et que la plupart des gens, en réalité, ne circulent pas aussi librement. J'ai donc encore plus savouré l'expérience que je vivais, celle que mon amie rêvait de vivre aussi mais qui ne le pouvait pas.

    La deuxième auberge que j'ai fréquenté sur du long court était également à Montréal. J'y suis restée tout le mois de décembre. Là aussi c'est au petit-déjeuner que j'ai rencontré ma roommate ; Savannah du Brésil qui venait passer trois mois de cours anglais/français. Elle venait de prendre une chambre privée au mois avec lit superposé et douche privative et je cherchais justement quelqu'un pour ce « bon plan » proposé en hiver comme me l'avait suggéré un autre semi-résident de l'auberge la veille. Le hasard fait donc bien les choses et j'ai ainsi emménagé avec Savannah. Je lui ai remboursé la moitié du prix de la chambre (450$) et nous avons ainsi cohabité un peu plus d'un mois ensemble. La vie en auberge est très particulière, on est vite devenu une petite famille avec Raj', qui vit la moitié de l'année là depuis des années, Alain et Martin, deux belges qui bossaient et Savannah. Nous partagions nos repas le soir, faisions des sorties, nous sommes fait des cadeaux pour Noël et avec certains nous avons même passé un week-end à Québec.

    Pendant le mois de décembre, je ne travaillais pas ni ne faisais de cours. Je cherchais un logement sur Montréal et dans mon budget c'était pas terrible, j'ai aussi fait une super formation gratuite avec la CITIM pour l'intégration professionnelle des pvtistes, ce qui m'a permis de rencontrer pas mal de monde et d'apprendre beaucoup de choses, mais au final, j'ai décidé de ne pas rester sur Montréal car la ville, c'est pas tant mon truc. J'ai donc passé mon temps à bouquiner et dessiner dans le salon de l'auberge, l'abonnement gratuit à la bibliothèque a été d'un vrai secours ce mois-là ! Lors de mon séjours j'ai fréquenté deux autres auberges dans l'ouest mais juste pour une ou deux nuit(s), ce qui n'était pas pareil. J'ai également conclu mon voyage par trois mois de bénévolat dans une auberge de jeunesse au fin fond de la Gaspésie, un souvenir incroyable que je décrirai dans mes expériences de bénévolat !


    Chapitre 6 : La vanlife
    Mon objectif premier en arrivant était de réaliser un grand roadtrip dans l'est et l'ouest du Canada. Je n'avais pas vraiment l'intention d'aller aux Etats-Unis si ce n'est pour rendre visite à ma meilleure amie en septembre. Mes deux premières semaines passées en auberge m'ont largement suffit pour trouver ma maison, mon char, mon van, ma caisse, ma moitié.... appelez-la comme vous voulez. Au mois de juin, les voitures de roadtrip partaient vite.... très vite. Après avoir raté plusieurs occasions à trop vouloir réfléchir, j'ai finalement réussi à acquérir ma splendide Pontiac Montana, 227 000km au compteur. Je l'ai trouvée via l'onglet de petites annonces du site des pvtistes. Une française rentrant bientôt au pays la vendait pour 2500$. Il n'y avait pas de structure bois ni de matelas, mais elle était équipée de pas mal de matériel de camping, la voiture avait tout juste 10 ans, un de mes critères pour payer moins en taxes, roulait bien, ne faisait pas de bruit. Sans avis du garage car je devais prendre une décision rapide, j'ai négocié ma Pontiac au coffre rouillé pour 2300$.

    Nous nous sommes donc rendues le lendemain à la SAAQ pour faire tous les papiers. J'ai dû fournir une adresse (merci cousin), mon passeport, mon permis de conduire international et payer les taxes. Nous avons été timides et déclaré la voiture à 1500$ pour ne payer « que » 150$ mais à la revente, j'ai déclaré la vente à 500$ et c'est tout aussi bien passé. L'acheteur était heureux de sauver 200$ de taxes. J'ai dû retirer l'argent en cash car à la SAAQ ma mastercard ne passait pas (c'est le seul endroit où ils ne prenaient pas mastercard) et comme la vendeuse souhaitait être payée sur son compte Canadien et pas son compte européen, j'ai dû aussi retirer le montant en cash n'arrivant pas à faire de virement depuis mon compte Revolut (elle ne connaissait pas les informations nécessaires vu que c'était pas comme un virement interac). J'ai donc douillé un peu en frais de retrait comme Revolut limite à 300$ par mois sans frais. Ceci étant réglé, j'étais enfin l'heureuse propriétaire d'un van !

    J'ai été le jour même chez l'assureur. Attention, il faut assurer la voiture avant l'achat normalement, ne faites pas comme moi ! Il faut avouer qu'assurer un van en tant que touriste n'a pas été très facile. Desjardins m'a littéralement envoyer promené et j'ai donc poussé la porte d'un petit courtier recommandé par un des gars dont j'avais visité la voiture une semaine plus tôt. C'était un vendredi après-midi, ils n'étaient que deux, en sous-effectif ce jour là, au début, ils m'ont aussi envoyé promener. La chance était avec moi car un des deux courtiers était Belge, j'ai senti qu'en insistant un peu il y avait peut-être moyen de m'en sortir. J'ai donc joué du violon, dit que j'avais déjà acheté ma voiture, montré que j'avais vraiment tous mes papiers en ordre, ma déclaration de sinistre sur 5 ans vierge, une lettre d'introduction qui prouvait que même si j'avais le statut de touriste, j'allais être ensuite en PVT, une adresse sur Montréal (merci cousin) et au final, le courtier Belge a réussi à convaincre sa collègue de me prendre. J'ai poireauté là quelques heures car elle devait d'abord finir un dossier mais à la sortie du bureau, j'avais enfin mon assurance, comme quoi ça valait la peine d'insister et d'attendre. J'ai bien sûr omis la partie « gros roadtrip » pour privilégier la version « découverte du Québec ». La facture a été envoyée chez mon cousin un peu plus tard, il m'a envoyé les photos du contrat et j'ai pu appeler pour payer par téléphone (oui c'est bizarre, mais quand on n'a pas de compte canadien ça se fait comme ça). J'ai également souscrit une assurance chez CAA (100$)pour dépannage, ça me rassurait même si au final je n'y ai jamais eu recours.

    La vanlife c'est particulier. J'étais très heureuse de ma Pontiac qui est une voiture familiale 7 places. J'avais encore tous mes sièges et pendant mes deux premiers mois de roadtrip, j'avais juste un matelas par-dessus mes sièges rabattus, pas le plus confortable, à refaire, je ferais mon setup plus tôt dans mon voyage car ça ne m'a pris que 4h top chrono alors que je ne suis pas bricoleuse ! L'avantage de ce format est qu'il est passe partout, discret, et consomme relativement moins qu'un gros char. Elle consommait tout de même 9-10 L/100, ce qui est raisonnable pour une voiture américaine de cet âge_là avec un moteur puissant.

    Vivre en van, je l'ai appris, ce n'est pas fait pour tout le monde, mais clairement, c'était fait pour moi ! Très vite j'ai appris à trouver des endroits où dormir, à suivre mon instinct, repérer où trouver de l'eau, des douches mais aussi, j'ai assouvi mon besoin de solitude. La vie en van est plus solitaire que ce qu'on ne peut croire, on ne fréquente plus les auberges de jeunesse ou les campings, on a moins d'opportunités de rencontrer du monde. Quand tu vois des gens, c'est que tu l'as voulu ou parce que tu rencontres d'autres vanneux sur un spot connu d'applications comme Ioverlander. Mais c'est également beaucoup de liberté et un sentiment d'avoir son « chez soi » un peu partout. J'ai essayé d'avoir une alimentation variée mais finalement, j'ai opté pour des petits snacks pas chers sur la route ou de la nourriture en boîte de conserve. Faire tourner ma glacière H24 était impensable et au final, je ne l'ai que peu utilisée... Cependant, déjà dans mon quotidien je peux manger des pâtes tous les jours alors je n'ai pas mal vécu le manque de variété. Comme j'étais pas mal occupée en journée et que j'avais souvent la flemme de cuisiner, je ne mangeais parfois qu'une fois par jour (Je mangeais pourtant toute la journée au boulot), ce sont donc des mois où j'ai perdu énormément de poids car couplé à plus d'efforts physique également. La communauté de vanneux au Québec est énorme et très solidaire, je ne saurais dire le nombre de fois où, quand je dormais sur un spot connu, on m'a invité à partager un repas ou un petit-déjeuner. Les gens étaient tous bienveillants. La majorité étaient des québécois d'une quarantaine d'années voyant en moi leur fille, seule sur les routes. Ils me rappelaient de donner des nouvelles à ma famille, me donnaient de la nourriture, me donnaient leur numéro de portable pour si j'avais un problème ou pour venir prendre une douche chez eux si je passais par leur ville dans l'avenir...

    Je n'ai eu peur qu'une seule fois en dormant dans ma voiture, c'était en plein centre de Montréal, tout près de chez des amis. C'était l'été, il faisait chaud, j'avais « un peu trop » laissé ma fenêtre avant entre-ouverte et j'avais laissé un de mes sac à dos (vide) sur le siège passager. Vers 3h du matin un homme a passé la main par la fenêtre et déverrouillé ma voiture. Le « click » m'a réveillé et les premiers instants j'ai cru qu'un ami me faisait une blague de mauvais goût. J'ai vite réalisé qu'un homme s’apprêtait à ouvrir ma porte et, sans réfléchir, je lui ai lancé un « Hey ! ». Il a été surpris, a fait un bon en arrière, m'a regardé bizarrement et m'a demandé une cigarette. Je n'en avais pas, il est parti, j'ai remonté mes fenêtres et reverrouillé la porte. J'ai été chanceuse cette fois-là. Je conseillerais à tout le monde de bien faire attention à ne pas laisser de sacs visibles, de fermer suffisamment ses fenêtres, de verrouiller ses portes même si on commence à prendre confiance avec le temps et qu'on devient négligent, c'est une question de sécurité, encore plus en ville ! Je n'ai pas bougé ce soir-là, j'aurais dû car il revenu 2h plus tard, il n'a plus su passer son bras par la fenêtre et est juste reparti quand je l'ai à nouveau interpellé. Sans doute un opportuniste...

    Concernant le setup, j'ai tardé à le faire. Je ne connaissais personne avec des outils, je m'étais contentée d'un matelas mousse en travers tout, grave erreur. Des mois à « mal dormir » ça fini par usé sans qu'on s'en rende compte. Il existe plein de solutions pour trouver des outils : commencer son trip par du bénévolat et utiliser du matériel sur place, aller dans un atelier partagé, poster une annonce sur facebook... ça a été ma solution. J'ai posté une annonce sur le groupe Québec Vanning et un gars rencontré au tout début de mon voyage m'a proposé de venir chez lui à Montréal un après-midi. Y a ça aussi de beau dans le voyage : revoir des gens que tu ne pensais plus jamais recroiser et ça, ça m'est arrivé un nombre incalculable de fois ! Laurent m'a donc accueilli dans son allée, m'a sorti sa visseuse et sa scie circulaire, m'a donné un conseil sur quelle épaisseur de planche prendre, m'a indiqué le magasin de bricolage le plus proche et est parti.J'avoue que j'avais secrètement espéré qu'il soit là pour m'aider mais j'ai dû me débrouiller seule. Après avoir pris quelques mesures, je suis donc aller chercher une grande planche, j'ai payé 2$ par découpe pour qu'au magasin ils m'en fasse déjà trois morceaux et j'ai aussi acheté deux montants, quelques vis et c'était parti. Je n'avais pas pensé tout et j'ai donc dû refaire quelques découpes à mes planches, ce qui n'était pas si difficile au final, et j'ai été surprise d'avoir tout fini en 4h top chrono. Mon setup était basique mais efficace, j'ai été heureuse d'avoir vu modeste car ça m'a amplement suffit et ça ne m'a coûté que 100$ de matériaux. J'ai beaucoup mieux dormi le reste de mon roadtrip et cela a été une réelle plus-value à la revente !

    J'ai relativement eu de la chance au niveau mécanique car j'ai parcouru plus de 23 000km avec mon van sans panne. Après mes 8 000 premiers km j'ai fais un checkup sur Montréal, j'ai eu à changer les freins (mais va savoir si c'est une arnaque du garagiste), j'ai une fois dû débloquer mon coffre qui était grippé, j'ai posé des pneus hiver, fait un équilibrage des pneus, démontage-remontage des pneus et un changement d'huile dans le Dakota, réparé un petit trou dans le pot d'échappement qui avait rendu la voiture très bruyante. C'est certain que c'est un budget, mais je n'ai eu aucune panne en plein milieu de nulle part et puis j'avais eu la voiture à un bon prix, pas certaine qu'une autre plus chère m'aurait coûté moins. Le changement de freins a part ailleurs été un bon argument de vente aussi.

    J'ai revendu mon van presque un an plus tard, au mois de mai 2019. Je ne dormais plus dedans depuis le 1er novembre 2018 mais je n'ai pas regretté de l'avoir gardé l'hiver car je n'en aurais pas tiré le même prix ! J'ai posté l'annonce un peu partout deux semaines avant d'arriver sur Montréal : sur facebook, sur les annonces du site pvtistes et sur Kijiji. Deux jours avant d'arriver sur Montréal j'ai recontacté tout le monde pour planifier des visites. J'ai eu 7 visites planifiées le premier jour. A la 4ième visite un couple franco-québécois m'a dit la prendre pour 2500$ (200$ de plus que ce que je ne l'avais achetée) et le lendemain nous faisions les démarches à la SAAQ. Vente express donc, encore plus facile car mon acheteur avait un permis québécois qu'il a suffit de scanner. C'était dur de la voir partir avant l'été mais je savais que c'était plus raisonnable afin d'en tirer encore quelque chose, de ne pas devoir renouveler assurances et taxes et surtout, ne pas devoir échanger mon permis de conduire belge contre un québécois. C'est donc en stop et covoiturage que je me suis rendue en Gaspésie pour y passer l'été.


    Chapitre 7 : Les douanes
    Comme je l'ai dit, j'avais demandé un statut de touriste et c'est passé à la douane grâce à une bonne anticipation : ma double assurance (en cas de tourisme et en cas de PVT), mes relevés bancaires... La deuxième fois que j'ai eu affaire aux douanes, c'était en septembre 2018 pour rejoindre ma meilleure amie à Chicago. Après une brève visite des chutes du Niagara, je suis passée par voie terrestre aux douanes de Buffalo. Le passage de la douane américaine a été source de stress. Bien que j'avais payé mon ESTA en ligne, le douanier m'a pris mon passeport, m'a demandé de me parquer et de me rendre au bureau de douane. Là, la salle d'attente était pleine, je ne savais pas pourquoi je devais attendre et l'heure suivante m'a semblé longue. On a fini par m'appeler, me poser différentes questions sur "où je me rendais, pour combien de temps j'étais aux US, qui je connaissais, l'adresse de l'amie qui logeait mon amie que je rejoignais etc", après ce petit interrogatoire, j'ai dû payer 7$ US car l'esta payé en ligne n'était en fait que nécessaire pour l'arrivée par avion. J'ai enfin eu mon tampon et le droit de rester sur le sol américain jusqu'en décembre 2018 si je le souhaitais.

    Quand j'ai repassé la douane entre Seattle et Vancouver ça a par contre été très rapide. Il m'a suffit de donner mon passeport, j'ai demandé à nouveau d'entrer comme touriste au Canada et le douanier m'a seulement demander mon solde bancaire sans même vérifier. Un tampon plus tard, j'étais passée. Avant de passer la douane, j'avais à nouveau envoyé un message à Sandra vie le site pvtistes pour qu'elle change à nouveau la date de mon contrat Globe PVT pour au cas où le douanier m'obligerait à activer mon PVT. Puisque ça n'a pas été le cas, j'ai averti Sandra et prolongé mon autre contrat, Globe Partner, pour un mois supplémentaire en tant que touriste. La quatrième fois que j'ai passé la douane,c'était en revenant d'un séjour en Belgique fin novembre 2018 et c'est là que j'ai enfin activé mon PVT. Sandra avait mis à jour mon contrat Globe PVT et je n'ai eu à présenter que ces papiers. Ils ne m'ont pas demandé ma preuve de fond cette fois-là et ça n'a pris que quelques minutes. J'étais enfin officiellement en PVT pour une durée d'un an.


    Chapitre 8 : Les rencontres
    J'ai déjà parlé de plusieurs rencontres marquantes. En partant en voyage je savais que j'allais rencontrer de nouvelles personnes, ça a été une de mes motivations car depuis que je travaillais, je trouvais difficile de m'ouvrir au-delà de mon cercle d'amis pré-existant. Je n'imaginais pas rencontrer des centaines de personnes, des centaines avec qui j'ai partagé des moments précieux, des soirées de folies, des jours de travail, des semaines de vacances ou des mois de bénévolat. Quand je suis rentrée en Europe j'ai revu une demi-douzaine de personnes rencontrées au Canada. En tant que voyageuse solo, on est parfois pudique sur la question, mais j'ai aussi bien sûr fait des rencontres plus éphémères et plus intimes, avec des canadiens mais aussi d'autres voyageurs.

    En pratiquant le couchsurfing j'ai rencontré plein d'individus, de couples, de familles inspirants. C'est un mode d'hébergement que j'ai adoré et c'était reboostant lors de mes moments de blues alors que la solitude dans mon van commençait à me peser. Expérimenter une solitude aussi profonde m'a aussi refait découvrir la grande joie du contact humain et le cadeau que font les autres en t'ouvrant leur porte et en t'invitant dans leurs vies. Parmi toutes mes rencontres marquantes, je dois avouer que j'aime raconter l'histoire improbable de ma rencontre avec Antoine, Coco et Flo. Antoine un PVTiste rencontré par hasard lors des feux d'artifices de Montréal, Coco et Flo, deux bretons, amis d'enfance, partis en vacances ensemble.

    Le courant passe bien et ils décident de réserver un emplacement de camping dans la réserve faunique de Matawin, dans l'arrière pays du parc du Mont-Tremblant. Il s'agissait d'un long week-end et les garçons n'avaient pas réussi à trouver une voiture à louer dans leur budget et c'est donc désespéré qu'Antoine avait posté une annonce sur le groupe FB des PVTistes pour trouver un lift jusque là. Suite à un quiproquos avec une amie, je pensais aussi y aller ce week-end et c'est donc naturellement que j'ai proposé un lift aux garçons. Je leur ai ensuite annoncé que je m'étais mal comprise avec mon amie, mais que j'étais libre le week-end et que je pouvais les y accompagner et rester avec eux tout le week-end si ça leur allait. C'est là que je me remercie d'avoir gardé 3 sièges passagers car ce fut une rencontre magique. Nous avons passé un week-end incroyable, rempli de surprises et de rebondissements. Le dernier soir, nous avons entendus le hurlement des loups à la lumière de notre feu de camp, un moment à jamais gravé dans ma mémoire.

    Après ce week-end j'avais plusieurs choix : partir dans l'Ouest, selon mes plans initiaux mais sachant que je devais être à Chicago un mois plus tard ou "traîner" un mois dans le coin et retrouver ma meilleure amie sur Chicago pour ensuite continuer dans l'Ouest. Il m'a fallu d'un petit-déjeuner avec Antoine pour me décider à rejoindre "les garçons" à Québec et passer 10 jours sur les routes avec eux. Voyager à plusieurs a été plus contraignant évidemment, car ils avaient une tente et les spots sont plus rares, mais cela a aussi été d'autres joies et m'a éloigné de ma solitude. Nos tempéraments étaient complémentaires et j'ai rarement passé des "vacances" avec si peu de prise de tête alors qu'on ne se connaissait pas. Les laisser à Québec m'a laissé un vide certain. J'ai revu souvent Antoine à Montréal, il est devenu mon ami, mon sauveur, mon phare. Je l'ai aussi revu en Europe après nos retours. J'ai aussi eu l'occasion de passer un week-end en bretagne, accueillie par Flo et sa compagne. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, beaucoup de mes rencontres n'étaient finalement pas éphémères mais faites aussi pour durer dans le temps.


    Chapitre 9 : le bénévolat
    Pour alléger mes finances j'ai fait plusieurs expériences de bénévolats. Deux très courtes en septembre après ma rencontre avec les garçons et avant mon départ pour Chicago et le grand Ouest et deux de 3 mois en 2020. J'avais donc décidé "d'attendre" mon départ pour Chicago en faisant du bénévolat, j'avais eu une proposition par Helpx pour travailler dans une pommeraie bio. Les commentaires bien que vieux étaient positifs, faisaient mention d'une famille, d'autres bénévoles... Sans trop de questions, je me suis rendue sur place et j'ai été un peu surprise de voir que le gérant était séparé et que j'étais la seule bénévole. Sans m'expliquer pourquoi, je ne me sentais pas très confortable là-bas et le travail me semblait dangereux. Je passais des heures seule au verger en faisant du travail sur des échelles instables...Après deux jours j'ai pris mon courage pour annoncer au gérant que je ne souhaitais pas rester deux semaines comme initialement prévu. Je suis tout de même restée deux jours pour ne pas le laisser en plan et j'ai pris la route pour une autre ferme biologique en Estrie, à Statford. Malgré cette expérience pas terrible, j'ai été très heureuse d'avoir eu le courage de partir, de communiquer sur mon malaise, chose qu'avant mon voyage, j'aurais peut-être eu du mal à faire. Quand plus tard j'en ai parlé à d'autres bénévoles, je me suis rendue compte que beaucoup de gens n'osent pas partir ou dire quand ils se sentent mal dans un bénévolat or, n'oubliez jamais pourquoi vous êtes là

    A Stratford j'ai été accueillie par un couple magnifique et inspirant, des travailleurs acharnés, reconnaissants, ouverts et patients. Nous étions entre 3 et 5 bénévoles à cette ferme qui travaille la terre uniquement avec leurs ânes. Je ne saurais décrire à quel point cette expérience, bien que courte, a changé ma vision du monde et combien ce couple m'a inspiré. J'étais triste de les quitter pour me remettre en route, mais il était temps si je voulais rouler tranquillement jusqu'à Chicago. Huit mois plus tard, juste après avoir vendu mon van, j'avais deux semaines à « tuer » avant le départ de mon covoiturage jusqu'en Gaspésie où m'attendait mon bénévolat en auberge et c'est donc naturellement que j'étais retournée dans leur ferme bio. J'étais leur première bénévole de l'année, ils avaient perdu un de leur âne et un de leur chien, l'ambiance était différente mais j'étais heureuse de les retrouver et de les aider. A nouveau je me suis sentie reconnaissante pour leur accueil et pour ce qu'ils m'ont apportée. Même s'ils ne me demandaient que quelques heures par jour, il m'arrivait de faire des journées entières, d'aider aussi les jours « off » car eux n'arrêtaient jamais. J'ai été dévastée d'apprendre 2 mois plus tard que Jo était décédé dans un terrible accident. Ça n'a que renforcé mon envie de suivre leur exemple et de lui rendre hommage...

    Mon dernier bénévolat a été très différent. Je me suis rendue au fin fond de la Gaspésie pour bosser dans un auberge de jeunesse atypique. J'avais choisi cet endroit car je me sentais plus à l'aise de travailler majoritairement en français avec des touristes, que j'avais adoré la Gaspésie, loin des villes... J'avais expérimenté l'auberge comme « résidente » et ça m'avait vraiment donné l'envie d'y bosser comme bénévole. C'était également un défi personnel : je souhaitais voir ce que ça me procurerait de me remettre dans un système avec des horaires, des « supérieurs », bref dans un cadre plus professionnel. Cette expérience a pour moi été éprouvante et riche à la fois. J'avoue qu'en arrivant j'ai eu beaucoup de mal. L'équipe était extra, début juin nous étions comme une petite famille, tout le monde était bienveillant. Cependant, pour l'auberge c'était une période de transition pour plusieurs raisons, de nouveaux coordinateurs étaient en place, les « nouveaux bénévoles » étaient traités différemment que d'anciens revenus et maintenant rémunérés. Je ne suis pas de ces bénévoles qui ont besoin de reconnaissance pour tout, mais là, sincèrement, au début, je me sentais comme une employée non rémunérés et pas comme quelqu'un qui donne de son temps spontanément pour un projet. Des fois, malgré que le travail soit fini, on me demandait de faire de petites tâches pour « finir mon shift » et ne pas perdre 10'.

    De base, mon horaire comptait 32h/semaine à l'horaire or, « de base » un bénévolat en compte dans les 20 ou 25h. Moi qui d'habitude ne comptait pas mes heures, j'en suis venue à vraiment « calculer » à cause de ce cadre rigide. Il faut croire que ça ne me convient plus vraiment... Le fait de donner spontanément plus, ça me donne l'impression d'offrir quelque chose à mes hôtes, le fait qu'on m'oblige à rester des heures à l'horaire, ça me donne l'impression de « voler du temps » si je travaille moins... J'ai hésité à partir pendant un moment car l'endroit me plaisait et les autres bénévoles étaient supers. Finalement, les choses ont un peu bougées, le dialogue a été possible, les horaires se sont assouplis. Ainsi, je suis restée 3 mois sur place. Mon travail là-bas était varié, je faisais du ménage, la mise en place du petit-déjeuner, la réception, les réservations par téléphone ou au desk, le foodtruck, le café, de la petite maintenance (peinture etc.). Les jours off j'allais randonner ou on partait en expédition dans un autre coin de la Gaspésie avec les amis. L'été est vite passé et le retour à Montréal a été rude, surtout que cela marquait la fin de mon PVT. Quelques jours plus tard je prenais l'avion pour ma Belgique natale.


    Chapitre 10 : les applications
    Pour mon PVT, j'ai pour la première fois acheté un smartphone neuf. J'ai opté pour un gros téléphone de chantier, robuste, double carte sim, blindé de mémoire (le Blackview BV6000). Aucun regret puisqu'il a survécu à toutes mes péripéties, a résisté sans problème au froid Canadien (ce n'était pas le cas des téléphones de mes amis qui s'éteignaient après trois minutes). Il pouvait aller dans l'eau, dans le sable sans souci et heureusement ! Car en effet, mon téléphone me servait pour tout : appeler, envoyer des messages, m'orienter, réserver mes hébergements, trouver des spots où dormir, prendre des photos, des vidéos, gérer ma banque...


    Pour vous une liste des applications que j'ai beaucoup utilisées :

    Revolut : application de ma banque en ligne
    Super banque qui permet de faire des transactions sans douiller en frais de change, permet un beau suivi de ses dépenses, de payer en ligne, aux terminaux, retirer de l'argent. Tu peux bloquer et débloquer toi-même la carte, activer ou désactiver les sans-contact etc. Tu peux aussi avoir différents portefeuilles de monnaie et donc changer ton argent dans une autre devise quand le taux est intéressant. Bref, la carte magique en plus d'un super service client par chat.

    Offline Maps : GPS hors ligne
    Offline Maps permet de charger des cartes par province ou états par avance et puis d'utiliser le GPS même hors ligne. C'est hyper précis vu que tu as aussi des données à propos des restaurants, garages, pompes à essence, limites de vitesse etc. N'ayant pas de forfait data là-bas, je l'ai utilisée au quotidien ! Quelques bugs de temps en temps mais globalement très satisfaite

    Polarsteps : pour partager son itinéraire et photos
    J'ai utilisé polarsteps, une super application qui permet de partager son itinéraire et ses photos à ses proches de manière très ludique. J'avais activé le « trackers » et donc dès que j'avais du wifi, ça se synchronisait et indiquait mon itinéraire pour mes proches qui me suivaient. Comme j'oublie très souvent de donner des nouvelles, ça rassurait ma famille de voir que le point bougeait encore et de pouvoir visualise dans quel coin je me trouvais. Ça me permettait aussi de faire un lien entre un lieu et des photos que je faisais et garder une notion de temporalité. En effet, quand on voyage aussi longtemps c'est difficile de se rappeler tous les endroits où on a été, à quelle période etc. L'application m'a donc bien aidé à retrouver les noms de villes par lesquelles j'étais passée.

    Couchsurfing : trouvé un canapé et une expérience locale incroyable
    L'application couchsurfing a été super pour trouver des liens sociaux pendant mon trip et découvrir des gens incroyables. Souvent je mettais mon voyage en « public » comme ça j'avais des offres sans devoir faire de demande individuelle. Je recommande à tout le monde d'essayer au moins une fois dans sa vie !

    Ioverlander : Trouver un spot pour camper ou une douche
    Il existe d'autres application mais j'ai apprécié celle-ci où on peut aussi trouver des douches et des services et pas que les spots.

    Whatsapp : Pour communiquer avec ses proches et ses nouveaux amis internationaux

    Fongo : pour appeler gratuitement tous les numéros canadiens
    Comme je n'avais pas de data ni de même de carte SIM canadienne, j'étais heureuse d'avoir trouvé l'application FONGO qui me permettait d'appeler gratis avec le wifi n'importe quel numéro canadien. J'avais moi-même un numéro, ce qui était pratique pour le donner comme référence (pour l'assurance, la banque, le garagiste etc.). Avec cette application tu peux même appeler de l'étranger vers le Canada.

    Tricount : pour faire ses comptes
    J'utilisais déjà Tricount en colocation, ça a été naturel de l'utiliser quand je voyageais avec d'autres personnes pour faire les comptes au quotidien. Tu sais ajouter les dépenses de chacun au quotidien (même hors ligne) et faire les comptes à la fin du trip ou du séjour. Simple et efficace pour éviter des prises de tête !

    PVTistes : l'application PVTistes
    Utile pour avoir des info sur tout, trouver mon van, le vendre, gérer mon assurance avec Sandra etc.

    Workaway : pour trouver mes bénévolats


    Voilà pour résumer. J'ai bien sûr utiliser d'autres applications également, mais celles-là m'ont été particulièrement utiles.


    Chapitre 11 : Le prix du PVT
    Comme expliqué, je n'ai pas travaillé une seule fois de façon rémunérée, étant en pause-carrière, je n'en avais pas le droit. J'ai cependant eu la chance de travailler presque 2 ans et d'avoir l'occasion de mettre pas mal d'argent de côté. Voici un aperçu de mes dépenses. Ce n'est pas exhaustif vu que ça ne prends pas en compte mes frais avant départ (avion, assurances, permis international, pvt...) et que parfois j'ai payé pour plusieurs personnes etc. Le taux de change était à peu près de 1,5 à ce moment. Je précise que je ne suis pas quelqu'un de dépensier, ce qui aide à maintenir un budget abordable et que j'ai passé 7 mois de mon séjour en bénévolat.

    Van (11 mois) ;
    Achat: 2350$ = 1600€
    Réparations et entretiens : 1350$ + 144US = 940€
    Assurances (dont dépannage) : 700$ = 470€
    Immatriculation et taxes : 400$ = 267€
    Amendes parking Montréal: 155$ = 103€
    Setup + petit matos: 270$ + 30US = 212€
    Vente : -2500$ = -1665€
    Total (Coût – prix de vente) : 2725$ + 174$US = 1925€

    Déplacements :
    Traversiers : 140,5$ = 94€
    Pont IPA : 47$ = 31,5€
    Taxi : 40$ = 26,5€
    Metro-bus : 200$ = 133€
    Essence (23 000 km) : 2382$ + 430US = 2000€ (moyenne de 0,087€/km donc)
    Total : 2285€

    Alimentation (13 mois 7 mois bénévolats) :
    Resto : 1284$ + 121$ US = 960€
    Courses : 713$ - 91US = 555€
    Total : 1515€

    Auberge de jeunesse (1 mois promo hiver + une vingtaine de nuits):
    Promo décembre: 450$ = 300€
    Autres nuits (Montréal et rocheuses) 690$ = 460€
    Total 1140$ = 760€

    Loisirs 417$ + 12US = 290€

    Frais divers (cadeaux, vêtements, petit matériel, veste, chaussures, médoc....)

    Veste et chaussures hiver : 287€
    Autres : 450€
    Total : 737€

    TOTAL GÉNÉRAL (13 mois) : 7511€


    Chapitre 12: Le retour
    Comme raconté, je suis rentrée deux fois en Belgique durant mon séjour au Canada, mais le "vrai retour" avait d'autres allures. Je n'avais pas de projet précis, juste des impératifs à certaines dates (mariages, anniversaires...). Cela a été difficile de passer du statut "d'aventurière temps plein", "de baroudeuse reconnue", "de voyageuse qui fait rêver" au statut de "femme de 29 ans qui vit dans le grenier de ses parents". Cependant, je me suis organisée 1 mois en Bretagne à barouder, revoir des amis et ça m'a fait le plus grand bien de retrouver ces sensations de liberté. J'ai décidé de passer les fêtes de fin d'année avec ma famille, fêter l'anniversaire de mon filleul et puis de repartir.
    Ma prochaine destination est donc la Nouvelle-Zélande et mon départ est prévu début février.


    Conclusion:
    Pour être bref (pour une fois), chacun vit différemment son PVT, j'espère que me lire donnera des pistes ou l'envie à certains et certaines de franchir le pas!

    Quel est ton meilleur souvenir ?
    L'un de mes meilleurs souvenirs de PVT, c'est ma rencontre folle avec Antoine, Flo et Coco. Le détail de notre rencontre est dans le chapitre 8!

    As-tu connu des difficultés pendant ton PVT ?
    Je n'ai pas connu de difficultés insurmontables lors de mon PVT. J'ai vécu dans la solitude pendant mon roadtrip mais grâce au couchsurfing et au wwoofing ça s'est bien passé. Assurer mon van a été un peu difficile mais au final tout s'est réglé en une seule après-midi.

    Quels conseils donnerais-tu aux futurs pvtistes ?
    Je conseillerais de se lancer! Il faut aussi bien se préparer en amont pour que sur place il ne reste qu'à profiter, loin des tracas administratifs et techniques.

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  3. #2
    Avatar de Aml3ht
    Thelma 28 ans

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    Bordeaux, France
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    Hello Sarah,

    Merci d'avoir raconté ton PVT avec autant de détails, c'est un récit très précieux pour les angoissé(e)s comme moi qui ont décidé de partir en solo. Je me retrouve beaucoup dans la description de tes inquiétudes pré-départ.
    Pour le moment j'attends un éventuel tirage au sort après une première tentative il y a 2 ans. Lire un maximum de témoignages, conseils, avis, m'aide énormément à me préparer matériellement et (surtout) psychologiquement

    Encore merci d'avoir partagé ton expérience !