1. #21
    Avatar de mushu56
    solenn 39 ans

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    Salut,

    Ton texte est super intéressant, il permet aux gens comme moi qui ne sont pas encore partis de relativiser les choses.

    J'attends la suite avec impatience comme beaucoup de monde je pense.

    Bon courage à toi.

  2. #22
    Avatar de minanana
    mina

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    wouahhhhh, tu m'as fait couler quelques larmes!!!!!!!!

  3. #23
    Avatar de Camille_
    Camille 34 ans

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    Très beau récit, c'est tellement bien écrit qu'on est pris dedans, impatiente de voir la suite évidemment. Je suis certaine que tout a finit par très bien se passé.

  4. #24
    Avatar de Jorine
    Jorine 39 ans

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    Moi aussi, impatiente de connaitre la suite. On ressent tes joies, tes peines, ton appréhension , tout un tas d'émotions et on espère que tout finit bien!Mais çà j'en suis sure!

  5. #25
    Avatar de Delph
    Delphine 43 ans

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    Moi je fonctionne plutôt à l'inverse. Quand je suis à Montréal, je suis très bien et dès que je rentre quelques jours en France je déprime des semaines au retour en me disant que vivre une vie loin de sa famille, ça n'a pas de sens... Mais bon au bout de quelques semaines, c'est oublié, surtout quand revient l'été à Montréal!

  6. #26
    Avatar de Swiky
    Rosita 37 ans

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    Ô non!!! Je veux la suite maintenant tout de suite!!!

  7. #27

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    J'ai dû trop trainer, je ne peux plus modifier le message initiale pour y ajouter la suite du récit. Si un modérateur peut le faire... =)

    Partie 4: l'an 2
    Deux amis nous accueillent à l'aéroport.
    Ça fait plaisir, ils m'ont manqué.
    À peine les valises posées, nous nous rendons au Tim Hortons. Ça les fait beaucoup rire de voir que c'est la première chose que j'ai réclamé.
    J'en ai oublié mon courrier, qui attendra la fin de soirée.

    L'heure est arrivée: il faut maintenant vérifier si le facteur m'a bien apporté le permis de travail tant convoité. C'est avec une main tremblotante que j'ouvre les lettres reçues durant mon mois d'absence.
    La première n'est pas de bonne augure: il manque des informations pour traiter ma déclaration de revenus.
    La seconde n'est pas mieux: on m'annonce que ma candidature pour un poste de professeur n'est pas retenue.

    Enfin, je vois une lettre brune, ornée d'un "immigration Canada" sur le côté.
    Je la retourne dans tous les sens et mes espoirs de permis de travail diminuent au fur et à mesure: vu le format, ça n'a pas l'air d'être ça.
    J'ouvre et la dernière lueur d'espoir s'envole: "Madame, votre demande de permis de travail est refusée. Cause: vous en avez déjà un valide".
    Ils n'ont pas compris que je voulais juste faire enlever la mention "interdit de travailler dans les écoles" parce que c'est justement là que je veux exercer.

    C'était la dernière lettre. Je n'ai donc pas non plus mon permis de stage. Je ne vais tout de même pas encore devoir l'annuler et retarder mon programme ?
    Je sens que je vais encore passer de nombreuses heures au téléphone...

    Cette seconde année démarre donc avec une fille un peu déprimée, mais beaucoup plus battante que la première année.

    Les cours reprennent, les sorties (gratuites!) s'enchainent.

    L'immigration m'a demandé de renvoyer mes deux demandes: ils n'ont aucune trace de ma demande de permis de stage et, cette fois, il faut que je note très distinctement que je veux un nouveau permis de travail parce que j'ai passé ma visite médicale.
    Vous pensez bien que je l'ai écrit en énorme et stabiloté bien comme il se doit.

    Le temps passe, le sou manque.
    Je fais bien quelques petits gardiennages d'enfants et quelques jours de dépannage pour des projets de recherche sur le campus de l'université, mais ça ne suffit pas à boucler les fins de mois.

    On m'a annoncé 6 semaines de délais pour mon permis de travail, 8 pour le permis de stage.
    Tout semble encore ne pas vouloir fonctionner.
    Mais c'était sans compter le petit bout de chance qui vient s’immiscer...

    À l'université, je fais des pieds et des mains pour trouver une solution. Après plusieurs semaines de combat, on m'annonce enfin mon gain: je vais pouvoir faire mon stage dans un centre d'éducation aux adultes sous couvert de mon permis de travail hors campus (normalement, c'est interdit, mais bon).
    Enfin une bonne nouvelle!

    Et comme elle ne vient jamais seule, le lendemain je reçois enfin mon sésame: un beau permis de travail sans mention concernant le travail dans les écoles!

    On y est, cette fois-ci, l'an II peut officiellement commencer...

    Épilogue:
    Suite à la réception du permis de travail, et du retour de l'envie d'y arriver, tout s'est enchainé:

    [Niveau étude] J'ai bien effectué mon stage, que j'ai validé. D'ailleurs, mes notes à l'université se sont améliorées: à date, je n'ai pas eu de second échec et la probation n'est plus d'actualité.
    Je viens de terminer ma seconde année et la semaine prochaine commence mon stage 2.
    Parfois, j'ai un peu de mal à croire que j'entre déjà bientôt dans ma 3ème année.


    [Niveau pro] Contre toute attente, j'ai été, dès réception de mon permis de travail, acceptée dans l'une des commissions scolaires de la ville pour des remplacements et le 5 octobre 2010, jour de ma première suppléance, restera gravé dans ma mémoire. Ce travail, même s'il peut parfois être difficile, me comble de bonheur.
    Dans le même temps, on m'a fait une offre que je n'ai pu refuser: je travaille aussi à l'école de langues de mon université.
    Pour rendre ma situation un peu plus confortable, j'ai aussi accepté un 3ème emploi dans une école privée pour y passer mes fins de semaines.
    Je cherche maintenant activement un emploi d'été.

    Avec 3 emplois, je n'ai plus une minute à moi, mais heureusement j'aime ça!

    [Niveau vie perso] J'ai repris confiance en moi et le moral est grimpé en flèche tout au long de l'année. J'ai de bons amis ici, qu'ils soient français, québécois ou d'autres nationalités.
    À cette époque l'an dernier, je comptais les jours qui me séparaient de la mère patrie. Cette année, je n'en ai pas ressenti le besoin et c'est tout naturellement que j'ai décidé de ne pas rentrer.
    Ma famille me manque, c'est sûr. Mais avec la vie trépidante du moment je n'ai pas vraiment le temps d'y penser.
    J'ai quitté mon placard au demi sous sol pour un bel appartement en haut d'un duplex. J'ai habité 5 quartiers différents et, pour le moment, je me sens bien dans ma minuscule rue de Rosemont.
    J'ai peut-être enfin trouvé ma place...

    Malgré tout, l'équilibre est encore très fragile et je suis consciente qu'en Amérique, plus qu'ailleurs, avec de la volonté tout peut arriver.
    Mais du jour au lendemain, tu peux aussi tout perdre, c'est une réalité.

    Alors je continue, j'observe et j'avance.
    Bientôt viendra le temps de renouveler mon permis d'étude et de devoir présenter une somme d'argent que je n'ai pas.
    Grâce à quelle pirouette je vais m'en tirer cette fois ? Je ne sais pas, on verra...

    Je vous souhaite à tous une bonne réussite dans votre projet.
    Rien est fait d'avance et rien est écrit.
    Les étudiants qui ont fait le voyage en même temps que moi ne me donnaient pas 6 mois avant que je ne reparte en France.
    Eux, sûrs de leurs projets réfléchissaient déjà à la RP.
    Finalement je suis maintenant l'une des seules à vouloir la demander.

    Mon plus grand conseil serait de rester humble face à tout ça. Ne partez pas gagnant, ni perdant. Faites juste ce qu'il faut pour vous réaliser.
    Si vous atteigniez votre but, soyez heureux.
    Si vous n'y arrivez pas, ce n'est pas un échec en soi.

    L'amie qui m'a accompagnée vers l'an 2 revient ici en PVT.
    Après m'avoir vu autant galérer et être partie avant d'avoir eu le temps de me voir comblée, je me dis que cette ville a vraiment quelque chose de particulier.
    Pour aussi facilement réussir à nous faire revenir, et nous amener à penser qu'on pourrait bien y rester...
    Dernière modification par randally ; 20/04/11 à 14:43.


  8. #28

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    Super récit avec beaucoup d'émotions, cela m'a beaucoup touché. Félicitations.

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