Camille, de Paris à Tokyo

Article publié le 06-07-2012.

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Ville de provenance

Paris

Ville de destination

Tokyo

Que faisais-tu en France avant de partir ?

Hum… loueuse de voiture, guichetière au musée Pompidou, animatrice de centre (enfants ou ados ou adultes handicapés), assistante commerciale, plein de petits boulots ici et là…

Combien de temps es-tu restée au Japon ?

Janvier 2010 – Septembre 2011

Baroudeuse ou pas ?

Oui et non ! Je me suis installée à Tokyo, boulot, appart… J’ai pu partir quelques week-ends ou jours de congés par ci par là pour découvrir un peu les autres facettes du pays hors de Tokyo. Les transports étant trèèèèèèès chers et les jours de congés au Japon un peu rares, ce n’était pas évident de se déplacer. J’en ai profité pour recevoir de la visite de France : Julie/Lilou et ma sœur, avec qui j’ai pu prendre une petite semaine pour visiter le reste du pays, notamment Nikko, Osaka, Kyoto, Nara et Hiroshima.

Pourquoi cette envie de t’envoler pour le Japon ?

Pourquoi pas ? C’est si différent ! Je voulais vraiment refaire un PVT. J’avais épuisé mon PVT en Australie. Mais je voulais repartir. Je connaissais la Nouvelle Zélande et Singapour, j’avais donc le choix entre la Corée, le Japon, et le Canada. J’ai un peu hésité entre ces deux derniers. Mais la perspective d’apprendre une nouvelle langue, d’appréhender une culture bien différente, de découvrir une nourriture qui a l’air délicieuse et juste de satisfaire une curiosité que j’ai toujours eue pour le Japon… je me suis vite décidée ! Je l’ai pris un peu comme un challenge. Je tente, si ca marche, tant mieux, si ca marche pas, ben c’est pas bien grave, je peux rentrer !

Pourquoi Tokyo ?

Pour moi, c’était une évidence. Je suis une vraie citadine. J’adore le monde, le bruit des villes. J’aime quand ça grouille, quand ça bouge. La première fois que je suis partie longtemps à l’étranger c’était à Londres. Après, je suis restée un an à Dublin. J’ai visité New York, Pekin, Shanghai, Mumbay car c’était des endroits que je voulais voir. Puis j’ai ensuite choisi de partir à Sydney. Et je suis de Paris. C’était logique que je choisisse Tokyo ! Et je n’ai pas été déçue, c’est une ville qui vit 24h par jour !

Est-ce que c’est la première fois que tu vivais à l’étranger ou que tu partais aussi longtemps ?

Non. Comme je l’évoquais plus haut, ma première longue expérience à l’étranger c’était à Dublin. J’y suis partie après mon bac pour apprendre l’anglais. Je pensais rester 3 mois, et je m’y suis installée plus d’un an. J’ai trouvé un taf, un appart, je me suis fait des amis, c’était une première expérience à l’étranger vraiment réussie. Très annonciateur de la suite… La suite, d’ailleurs, ça a été en PVT en Australie, un an toujours. Et puis, le Japon…

Quel a été ton sentiment dominant au cours des 2 premières semaines au Japon ?

Une découverte et une excitation permanente.
Pas eu le moindre sentiment d’angoisse, de solitude, de regrets. Chaque journée était extraordinairement riche en rencontres, découvertes surprenantes, en visites et en exclamations de surprises (il y a tellement de détails rigolos dans la vie de tous les jours au Japon ! Les toilettes super high-tech par exemple, la mode, la nourriture bizarre mais délicieuse, les convinis partout et leurs machines bizarres, les distributeurs de tout et n’importe quoi). Les formalités obligatoires à l’arrivée dans le pays sont peu contraignantes.

Comment ça s'est passé au niveau professionnel ?

Je n’avais pas cherché de travail depuis la France, je savais que ca ne servirait à rien. J’ai épluché les annonces d’emploi sur les sites internet et les journaux spécialisés, j’ai envoyé 500 CV, j’ai eu quelques entretiens et puis voilà !

J’ai trouvé rapidement deux jobs à mi-temps qui se combinaient parfaitement. Mes craintes en arrivant au Japon étaient d’avoir du mal à trouver un boulot car je ne parlais pas UN mot de japonais. En fait, ca n’a pas été un gros problème puisque j’ai trouvé un job de prof d’anglais dans une école pour enfants (20h par semaine les après-midis) et un job de barmaid dans un pub anglais (horaires de soirées et nuits).

Et au niveau social ?

Dès le premier jour, j’ai rencontré un groupe de gens dans l’auberge de jeunesse dans laquelle je suis restée les 10 premiers jours. C’est avec eux que j’ai expérimenté mes premières soirées karaoké, izakaya, que j’ai parcouru les différents quartiers de la ville etc..

Mais je me suis vite attelée à la recherche d’un appart. La solution la plus facile, la plus sympa et aussi la moins chère dans cette ville où les loyers atteignent des montants exorbitants, était évidemment la colocation. Grâce à mes colocataires, j’ai rencontré plusieurs personnes mais c’est surtout dans mon travail au bar que j’ai soudé des amitiés exceptionnelles, avec une majorité de Japonais. J’y ai rencontré des personnes qui sont devenues ma famille là-bas et avec qui aujourd’hui j’ai encore des contacts très forts.

Quelles ont été tes plus grosses difficultés ?

LA LANGUE !!
Cette barrière de la langue était une frustration permanente ! A Tokyo, les gens ne parlent pas trop anglais, ou du moins, vraiment très peu. Ça a été de loin ma plus grosse difficulté au Japon.
Je me suis mise assez rapidement à apprendre, je n’avais pas le choix !

L’argent aussi, au début… Je savais que la vie à Tokyo n’était pas donnée, je n’imaginais pas que les prix des apparts et les tarifs des transports en commun étaient aussi élevés. Le premier mois a été assez dur à ce niveau là. J’étais partie avec peu d’argent de coté. Mais du coup, ca m’a aussi motivée à chercher un travail activement et j’ai eu la chance de vite trouver deux boulots qui me permettaient de gagner assez d’argent pour pouvoir vivre et sortir sans trop de problèmes.

Quel est ton meilleur souvenir ?

PLEIN !
Les matsuris l’été (festivals traditionnels), l’ascension en pleine nuit du mont Fuji, les soirées karaokés, le nouvel an (soirée exceptionnelle pleine de folies où on a suivi la tradition pour aller prier à 7h du mat avec tout le monde qui rentrait de soirée, les familles, l’ambiance était super), mes relations avec certains de mes élèves, ma soirée d’anniversaire, la découverte des autres régions du Japon comme Kyoto et Hiroshima, les restaurants d’okonomiyaki, les sushis dont je me gavais, les après-midi au sentos… et j’en passe !

Est-ce que certaines choses de France t'ont manqué quand tu étais au Japon ?

Oui, plein de choses m’ont manquées, comme toujours. La France je la fuis mais je l’aime aussi !
Une chose assez étrange qui m’a manquée, c’est l’absence de débats et la certaine retenue des Japonais face à un conflit ou une différence d’opinion.

Au Japon, les gens sont très aimables et il est difficile de hausser le ton sans que ce soit pris pour une possible agression. En France, c’est bien connu, on adooore râler. Quand on n’est pas content, on le dit, quand on n’est pas d’accord, on le fait savoir aussi. C’est là toute la différence. Au Japon, culturellement on garde ses sentiments ou ses idées pour soi, et si on n’est pas d’accord, on ne le dit pas forcement. Le débat est trop souvent absent, occulté sûrement par la politesse et la volonté d’éviter tout conflit. La notion de groupe prend un peu le pas sur la pensée individuelle parfois encore.

Cela signifie qu’il est très dur de savoir exactement l’opinion de quelqu’un ou si la personne est d’accord ou pas d’accord et surtout il est quasi impossible de débattre sur un thème. J’adore parler, débattre et poser des questions, entendre des avis différents et échanger des idées, sans pour autant vouloir convaincre à tout prix la personne en face, ni faire dégénérer la conversation en baston ! A moins de connaitre vraiment bien la personne, c’est difficile d’établir un tel contact au Japon.

Un petit détail qui m’a manqué !
Le fait de ne pas pouvoir exprimer exactement ce que je veux, aussi. Encore une fois, la barrière de la langue est un vrai obstacle. Le fait de ne pas pouvoir expliquer bien au pharmacien ce que l’on recherche par exemple ou de toujours devoir demander à un Japonais de passer un coup de téléphone pour moi, ou de m’accompagner à la banque pour expliquer à ma place, c’est contraignant !

Qu’est ce que ton PVT t'a apporté, d'un point de vue personnel et/ou professionnel ?

Professionnel, ça m’a évidemment apporté une expérience de plus. Je n’aurais jamais pensé que j’aurais pu être prof ! Je ne me voyais pas enseigner et j’avoue que ca me faisais un peu peur (peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas être intéressante aux yeux des élèves, de ne pas savoir comment m’y prendre ou de ne pas être assez claire, etc.) Et encore mieux, je ne pensais pas que j’aurais pu aimer faire ca !

Ensuite, j’ai appris une langue (loin d’être bilingue mais je m’accroche !)
J’ai rencontré des gens incroyables qui m’ont ouvert les portes d’une culture unique et m’ont fait participé à des événements locaux, m’ont entrainée dans des endroits emprunts maintenant pour moi de souvenirs inoubliables.

A Tokyo, des petits détails font toute la différence. Le sentiment de sécurité ne m’a jamais lâché. La mode me permettait de m’habiller comme je le souhaitais sans aucune crainte de regards moqueurs ou de jugement (de la mini-jupe à la salopette bleue).

Tout simplement, je me suis ouverte à une culture, à un mode de pensée diffèrent. Et puis je me sentais libre. Comme tout nouveau départ dans un lieu nouveau, avec des gens que je ne connaissais pas avant, on peut recommencer sur des bases nouvelles, avec une liberté de choix et de mouvement, et une absence de contraintes liée à la famille ou au décisions « normales » qu’on devrait prendre en France.

Tu es repartie au Japon après ton PVT et le tsunami a eu lieu, peux-tu nous en parler ?

Oui. Mon PVT s’est fini en janvier 2011. J’étais là depuis un an, je devais quitter le Japon. C’était donc l’occasion pour moi de rentrer quelques jours en France pour revoir tout le monde. Je suis retournée à Tokyo deux semaines plus tard avec un autre visa et j’ai continué ma vie là-bas. Je savais que j’allais devoir prendre une décision bientôt entre quitter le Japon et aller ailleurs, ou y rester encore au moins un an et trouver un « vrai » travail (et par « vrai », j’entends avec des horaires normaux, un jour de congé par semaine, un salaire correct, et surtout un visa de travail). J’avais besoin de réunir ces conditions pour continuer mon aventure japonaise.

J’étais en plein dans ces réflexions depuis quelques temps quand les événements du 11 mars sont survenus. L’enchaînement de ces catastrophes a littéralement fait paniquer tout le monde autour de moi, en France, dans ma famille, mes amis. Des personnes que je n’avais pas revues depuis des années se sont manifestées. J’étais moi-même un peu paniquée, je ne savais pas quoi penser et j’avais peur des tremblements de terre et des répliques incessantes toute la journée, des sonneries d’alertes séismes qu’on entendait tout le temps. Je trouvais du réconfort auprès de mes amis japonais qui étaient inquiets mais finalement assez sereins. Ils avaient confiance en leurs experts, confiance en la gestion de leur pays et étaient très lucides sur le fait que ça ne servait à rien de paniquer et qu’il n’y avait de toute façon pas grand-chose qu’ils puissent faire, à titre individuel pour changer les choses.

J’entendais les médias européens (je passais mes journées sur CNN et BBC) et il faut dire que les médias n’ont pas fait le même boulot au Japon qu’en Europe. Là ou certains modéraient les dégâts, d’autres alarmaient et dramatisaient la situation. Difficile de se repérer dans toutes ces informations contradictoires qu’on entendait.

Je garde un souvenir de ces quelques jours qui ont suivi le 11 mars comme une période vraiment stressante, pleine d’incertitudes. La terre ne cessait de trembler, on ne trouvait plus de bouteilles d’eau dans les commerces, mes amis étrangers partaient les uns après les autres, je passais des heures au téléphone avec la France à écouter des scénarios catastrophe plausibles dans les voix paniquées de mes proches. On n’arrivait pas à manger, on ne dormait pas, on restait pendus aux sites d’informations, on ignorait si la centrale allait exploser, et même l’air de dehors nous inquiétait et on limitait nos déplacements. Nos conversations tournaient autour des mots « contamination », « séisme », « explosion ». On parlait du nombre de disparus dans le nord du pays, au possible gros tremblement de terre prévu dans les prochaines heures dans la région.

Après quelques jours, j’étais à bout de nerfs. La situation devenait de plus en plus critique et à présent, ma famille m’ordonnait de rentrer. Mes amis japonais m’encourageaient aussi à partir, quitte à revenir plus tard. C’est ce que j’ai fait…

Alors oui, gros sentiment de culpabilité et d’égoïsme d’abandonner tout le monde, tous mes amis, de planter mes deux patrons en même temps et du jour au lendemain.
Une fois à Paris, ce sentiment ne m’a pas quitté. Et même encore maintenant j’y repense tout le temps. Mais je sais que c’était la meilleure chose à faire. Une fois rentrée, je savais que j’y retournerai mais j’avais besoin de travailler un peu d’abord et économiser (car un retour précipité en période de crise comme celle là, ça coûte un bras !)
J’y suis retournée au bout de trois mois.

Te verrais-tu revivre au Japon ? Temporairement ? Plus longtemps ?

Oui, j’y pense.
Temporairement, c’est sûr que oui et c’est d’ailleurs un projet que j’aimerais concrétiser, si possible, dans les mois qui viennent.
Définitivement, non. Le Japon je l’adore mais je reste lucide sur le fait que la mentalité, la culture, et les modes de vie sont profondément différents et ne correspondent pas forcement à la façon dont j’ai envie de vivre ma vie. Le poids des traditions, le respect des règles, le système d’éducation surtout pour l’école du soir, les règles de famille et de la vie de couple, l’ultra politesse partout qui, à force d’en avoir trop perdent leur valeur, la hiérarchie qui existe partout, au travail et entre chaque personne, le regard porté aux étrangers parfois, il y a beaucoup de choses ancrées dans la culture japonaise qui, en l’espace d’un an ne m’ont pas dérangées (et m’ont même parfois amusées), mais qui peuvent être difficile à adopter dans sa vie quotidienne sur du long terme, surtout de la part d’un « gaijin » et je pense que ça deviendrait un frein si je décide de m’y installer définitivement…

Je dis tout ca pour expliquer le fait qu’il peut être difficile de s’installer au Japon. Mais il y a évidemment des cotés géniaux à y habiter. Et ce sont ces raisons qui me poussent à vouloir y retourner au plus vite. Je ne passerai pas chaque jour à chercher un moyen de repartir là-bas si ce n’était pas le cas. C’est juste que chaque endroit a des avantages et des inconvénients.

Quels conseils donnerais-tu aux futurs PVTistes qui envisagent un PVT au Japon ?

Je dirai juste ceci : partir au Japon fut certainement la meilleure décision que j’aie prise de ma vie. Je peux dire aujourd’hui aussi que c’était (avec l’Australie) la meilleure année de ma vie. Il y a eu des moments difficiles parfois évidemment (l’éloignement de la famille, la différence culturelle qui a son poids au Japon, les événements du 11 mars évidemment), mais c’est une expérience qui m’a changée. J’ai l’impression d’avoir vécu chaque jour intensément, d’avoir énormément appris sur moi-même, sur les autres grâce à des tas de rencontres que j’ai pu faire. J’ai vécu des émotions et je me sentais vivre, sans cette impression d’enfermement ou de morosité que j’ai souvent depuis que je suis à Paris (due à la routine certainement). Ca a donné du sens à mon voyage.

Donc mon conseil à ceux qui sont tentés de découvrir ce merveilleux pays avec le PVT, c’est de partir en sachant que c’est beaucoup plus simple de partir que ça en a l’air. Même en partant seul, sans notion de japonais, sans beaucoup d’argent en poche, sans connaitre personne et sans boulot, c’est vraiment possible et beaucoup moins difficile ou effrayant que ça peut paraitre à première vue. Le plus dur dans tout ça, c’est de prendre la décision de partir. Ensuite, y a plus qu’à…

Retrouvez son blog ici : www.camillebestoso.canalblog.com

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Commentaires

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whouaw! J’ai eu l’impression d’y etre en te lisant!
Merci pour ton conseil! C’est exactement ce que j’avais besoin d’entendre..le lire n’est pas si mal non plus!;)

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B
88 114

Owi Owi la semaine après le tremblement de terre à surveiller les compteurs Geiger de l’université la plus proche 😉

Du coup tout le monde était devenu expert radioactivité: « alors tu vois chérie, si ça dépasse cette ligne, nous sommes morts »

On ne faisait pas les malins n’est-ce pas?

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larry
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Merci pour ton témoignage camille c’était très intéressant de lire tes différentes expériences au Japon. Tu a vraiment bien identifié ce que j’avais ressenti lors de mon court séjour là-bas. A te lire j’ai l’impression qu’il est facile de trouver un travail sur place du coup sa motive lol. Encore merci pour ce petit avant goût de Japon

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Te lire était bien appréciable car je me retrouve plus dans ton profil que dans ceux que j’avais pu lire auparavant.
Tu as survécu (;p), et es heureuse de ton expérience.
Très motivant !
Merci bien 😉

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Merci de faire partager ton expérience ! c’est vrai qu’on pense plus à des pays anglophones en général à cause de l’anglais !
c’est difficile d’apprendre le japonais ? tu as mis combien de temps avant de pouvoir te débrouiller un minimum avec la langue ?

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Ca fait maintenant plusieurs fois que je lis ton témoignage, et à chaque nouvelle lecture ça me donne toujours plus envie de partir !!

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