1. #1
    Avatar de Koropokkuru
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    Nous sommes un couple de français qui a vécu environ 1 mois et demi à Opotiki, dans la Bay of Plenty. Et notre expérience nous ayant laissé un goût très amer, nous avons décidé de la raconter afin d’informer les futurs pvtistes qui souhaiteraient s’y rendre.


    1 – L’employeur et le travail
    Nous venions de passer le confinement sur notre lieu de travail dans le Fiordland. Nous travaillions pour un camping, mais sans touristes, nous n’avions plus de travail. Après avoir écumé les offres d’emplois et multiplié les candidatures, nous avons eu un contact avec GS Contracting Ltd, pour travailler dans les plantations de Kiwi, à Opotiki donc.
    L’offre stipulait qu’ils recherchaient un couple pour au moins 2 mois, afin de pouvoir les former à la taille d’hiver/winter pruning, et qu’un logement pouvait être mis à disposition. Notre contact au téléphone était un indien qui s’appelle Lovely. Il parle très bien, il al’air sympathique, il nous dit que le logement est « very good accommodation » chez un de ses supervisors pour 250$/semaine tout compris, qu’on peut prendre notre temps pour arriver...On doit juste lui préciser quel jour exactement on arrivera, afin que le logement puisse être préparé.
    Que demander de plus ?
    Nous avons donc pris nos dispositions pour faire la route, qui est à peu près l’équivalent d’un Paris-Lisbonne, que nous avons parcourue en 3 jours. Entre les nuitées, l’essence et la traversée en ferry, ça nous a coûté + de 200$ par personne. Mais bon, parfois il faut bien dépenser de l’argent pour en gagner.
    Après avoir avalé tous les kilomètres, on arrive enfin à Opotiki, à l’adresse du logement. Il n’y a pas encore le propriétaire, et c’est un ami qui vient nous déposer les clés. Et lorsque nous sommes rentrés à l'intérieur, ça n’a même pas été la douche froide, ça a été la douche de crasse.
    Vous vous souvenez de l’émission « C’est du propre ! » ? On s’y serait crus. La chambre qui nous était destinée était poussiéreuse, et pas du genre quelques grains de poussière tombés pendant la semaine, mais du genre toute la poussière accumulée depuis plusieurs mois. Il y avait un placard, dans lequel il y avait un sac avec des paquets de gâteaux ouverts et moisis. Il y avait aussi des insectes morts sur les rebords de fenêtres, témoins d’un âge révolu ou les chiffons et les balais parcouraient encore la pièce.
    Et comme si la crasse n’était pas assez, il n’y avait pas de radiateur non plus. Et sur l’île du Nord en hiver, il ne fait pas chaud. La chambre du propriétaire était entrouverte, et on a pu remarquer que curieusement, dans sa chambre à lui, il y avait un radiateur, et en plus un poêle.
    La salle de bains était recouverte de tâches en tous genres : calcaire,dentifrice, et substances non-identifiées dans la baignoire. Dans la cuisine, le simple fait de toucher les poignées de tiroir vous laissait une couche collante sur les doigts, et la vaisselle à l’intérieur était recouverte de moisi. Enfin, aucune place ne nous avait été faite dans le frigo ni dans les placards.
    Une « Very good accomodation » ? Préparée avant qu’on arrive ?Quelle blague !
    A ce moment on s’est posé une question que beaucoup de pvtistes doivent se poser à un moment ou un autre : accorde-t-on plus d’importance à son gagne-pain ou à sa dignité ? Après une réflexion assez douloureuse, on a décrété qu’on avait pas fait tout ce chemin pour nous retrouver dans un tel trou à rats. On a jeté les clés sur la table, claqué la porte verrouillée, et on est remontés dans notre voiture, sans savoir où aller. Nous avons envoyé un texto à Lovely et au propriétaire afin de leur dire que nous refusions de séjourner ici car c’était trop crasseux. On a fini par croiser le propriétaire qui nous aura juste dit « j’ai l’habitude de vivre seul ».
    Quant à Lovely,curieusement il n’avait pas l’air si surpris que ça. Il nous a quand même proposé d’autres contacts en ville pour le logement.On en reparlera plus loin.
    Concernant le travail, on avait postulé pour du winter pruning. Nous aurons travaillé 5 semaines sans jamais en faire. Au menu : stringing. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit de démêler/enlever/couper/rattacher les ficelles autour desquelles poussent les branches de kiwis. C’est pas la mer à boire, mais ça s’avère vite pénible. Surtout qu’on avait pas toujours le matériel qui nous aurait facilité la tâche, comme des cisailles ou des escabots. Lovely nous a répété pendant deux semaines que le pruning commencerait dans 7 jours. Ça traînait et ça traînait.
    C’est un travail qui dépend de la météo, si il pleut ou si c’est trop humide, on ne travaille pas. Concrètement : on se levait tôt le matin, on se préparait, et on attendait un texto pour nous dire si oui ou non il faisait assez beau pour qu’on travaille. Très bon pour le moral et la motivation, surtout lorsqu’ on a reçu un premier texto de Lovely pour nous dire d’attendre encore une ou deux heures, puis encore un autre pour nous dire la même chose, et enfin un le soir pour nous dire « Désolé j’étais occupé, j’ai oublié de vous donner une heure pour commencer ». Occupé à quoi au juste ? C’est précisément son boulot de diriger son équipe !
    Des colocataires travaillant pour d’autres contractors ont déjà reçu un SMS leur demandant de se préparer pour une heure déjà passée, suivi d’un autre leur disant que la journée est annulée !
    Petite précision :cette organisation de dernière minute s’applique aussi, dans cette entreprise, aux milieux du picking et du pruning. C’est sans doute habituel, toutefois pour l’anecdote, d’autres pvtistes nous ont confié qu’ils avaient travaillé dans le picking de poires, et que leur employeur leur donnait leur jour off en avance, en prévision de la météo.
    Pour le salaire,nous étions payés à l’heure, au minimum+holiday pay. On ne peut pas aller plus vite que la musique : soit ça vient tout seul ou vous passez 5 minutes à essayer de sortir un bout de ficelle d’une tresse de branches.
    Un jour Lovely est passé pour discuter avec chacun des travailleurs. Quand il a discuté avec moi, il m’a demandé si je pensais que ma copine était capable de faire du pruning, parce qu’il la trouvait un peu lente.(Je précise qu’on se remettait d’une journée de picking la veille, qui nous avait lessivés). Pourquoi me demander ça à moi plutôt qu’à elle ? Il a dit que d’après son expérience il voyait généralement qui allait faire l’affaire ou pas et qu’il préférait être honnête en nous disant que si on était trop lents, on lui ferait perdre de l’argent et que ça s’arrêterait pour nous. On était quand même prêts à essayer le pruning, maison en a jamais eu l’occasion.
    Un matin on a reçu un SMS nous informant que ses « patrons » ne voulaient plus de winter pruners et qu’à la fin du string job il n’y aurait plus de travail pour nous. Ces fameux patrons n’existant pas puisqu’il fait partie des têtes hiérarchiques de l’entreprise.Donc en gros, on est venus de l’autre extrémité du pays pour se faire mettre à la porte comme des mouchoirs jetables ? On est allés voir un PVTiste anglais qui travaillait avec nous, qui est arrivé quelques jours après nous, et la veille il avait reçu un SMS qui lui annonçait qu’il serait bientôt formé au pruning !
    On a exigé des explications auprès de Lovely, on lui a demandé si c’était parcequ’on était trop lents (alors qu’il nous aura vus travailler genre quoi, 10 minutes en tout?), mais lui qui disait vouloir être honnête, il a juste tourné autour du pot. Soi-disant qu’ils ont perdu un contrat avec des planteurs, et qu’ils ne gardent que 4 personnes qui travaillent pour eux depuis plus longtemps. Un menteur donc, car en plus de notre collègue anglais, il a aussi gardé un couple de tchèques qui est arrivé encore bien après.
    En fait, nous avons sûrement été épurés car nous avions refusé de rester dans le logement de l’autre supervisor, et que par conséquent on ne lui rapportait pas 1000$/mois de loyer. Car l’autre couple qui a accepté d’y loger a été gardé, lui. Précisons que 2 allemande sont été également mises à la porte, et qu’elle n’ont pas non plus eu droit à des explications claires et franches.
    Enfin, dernier point concernant le travail avec cette entreprise : il faut demander systématiquement ses fiches de paye, car elles ne sont envoyées que sur demande. On se demande ce qu’est le travail d’un supervisor, vraiment, à part faire des commentaires et glander toute la journée. Aussi, on a dû longuement insister pour obtenir une copie du contrat que nous avions signé. Nous avons au total demandé 5 fois nos contrats à Lovely, pour les recevoir après un SMS salé que nous lui avions envoyé. Et en guise de copie nous avons eu droit à des photos des différentes pages prises avec un téléphone. Chez GS Contracting, les supervisors roulent en Subaru mais ne sont pas foutus d’acheter un scanner !




    (Si vous voulez travailler dans l’industrie du kiwi en Nouvelle-Zélande mais que vous voulez éviter les arnaques au maximum, jetez donc un œil au livret « The little green and gold book », disponible gratuitement sur internet). En résumé, évitez de travailler pour ce que tout le monde appelle ici « La mafia indienne ».


    2 – Le logement
    Concernant le logement dans la ville, il n’y a pas grand-chose à espérer.
    Les contacts dont nous disposions étaient 2 backpackers à Opotiki, le Riverview Lodge(qui fait aussi working hostel) et The Royal (qui possède aussi un restaurant accollé à l’auberge).
    Quand nous sommes allés au Riverview, la propriétaire, Mel, nous a dit qu’elle n’avait pas de place pour un couple, car je cite : « C’est tellement confortable que tout le monde veut rester ! ».Elle nous proposait un de ses vieux vans pour dépanner, mais ce n’était pas ce qu’il nous fallait. Et nous avons eu bien de la chance, car notre ami anglais a quitté le Riverview pour s’installer au Royal, et il nous a décrit l’enfer. Pour 140$/semaine, vous aurez droit à un dortoir de 7, des douches et toilettes à l'extérieur, une cuisine d’une crasse encyclopédique, une salle à manger dehors, et la promesse d'une bataille légendaire pour récupérer votre caution.
    Nous avons donc logé au Royal, pour 130$/semaine/personne où nous avons partagé une chambre pendant 4 nuits avant de disposer de notre chambre à 2. Tout sauf royal, car la crasse y est aussi bien implantée. La vaisselle à disposition est sale, brûlée, abîmée. La gazinière est couverte d’une couche épaisse de graisses brûlées. Il y a du moisi dans les salles de bains et de la poussière noire sur les plinthes, les interrupteurs et les prises. Pourtant le ménage est fait chaque jour. Mais juste au minimum. Ayant travaillé plusieurs mois dans le housekeeping, nous parlons en connaissance de cause. Pour la petite anecdote : la veille de notre départ, des asticots grouillaient dans la douche...
    Quant au chauffage,il est soit inexistant soit ridicule. Car dans notre chambre il n’yen avait tout simplement pas, tandis qu’il y avait un chauffage dans le couloir. La salle commune est carrément ouverte sur l'extérieure (ben oui, 3 murs en bois ça suffit non ?), alors le radiateur à gaz qui chauffe dans un rayon d’1m seulement, il est symbolique. L’isolation sonore est également sur la liste des progrès technologiques réservés au futur, car on entendait les gens du restaurant depuis notre chambre, quand ce n’était pas le turc de la chambre d’à côté qui enregistrait son rap à 23h !
    Pour être francs,une fois que certaines personnes sont parties, il était quand même moins sale. Mais le backpacker est tout de même en cause. Il est écrit noir sur blanc que ceux qui laissent leur vaisselle sale verront leur loyer augmenter et seront interdits de cuisine. Sauf que malgré les caméras de surveillance, ça n’aura jamais été mis à exécution. Interdiction également faite de consommer de la drogue,mais quasiment tout le monde fumait des joints en toute impunité, y compris le chef cuisto du restaurant qui logeait sur place !
    Enfin, le clou du spectacle : une invasion de fourmis dans les courses des résidents, qui au bout d’une semaine n’avait été contrée que par un coup d’aspirateur et quelques gouttes d’insecticide inefficace.
    En résumé The Riverview Lodge : escroquerie, et The Royal : foire à la crasse !
    Nous avons bien essayé de trouver un logement privé, mais les offres d’agence sont rares pour Opotiki même, et au supermarché il n’y avait que peu d’annonces pour des flatmates.
    Bref, on sait ce qu’on perd mais on ne sait pas ce qu’on gagne, on s’est résignés à rester au Royal. (Précisons que d’après le fameux Lovely, c’est également une very good accommodation, mais qu’il faut pas dire que chez l’autre supervisor c’est crade, parcequ’ils le connaissent)


    3 – La ville
    Opotiki est une ville côtière d’un peu plus de 8000 habitants dans la Bay of Plenty, la même région que Rotorua. La ville n’a vraiment rien d’attrayant. La population est composée de maoris à plus de 50 %. Mais à part quelques visages tatoués et des sculptures décoratives par-ci, par-là dans la rue, on ne sent pas vraiment cette culture venir à nous.
    La population est assez pauvre, et dans le centre-ville on voit de nombreuses boutiques abandonnées, à vendre ou à louer.
    Si Opotiki a quelque chose d’exceptionnel, c’est au niveau des statistiques sur la criminalité. Et oui, la ville a le plus haut taux de meurtres de toute la Nouvelle-Zélande (lien vers l’article). D’ailleurs, il y en a eu un lorsque nous y étions. Bon, soyons honnêtes, en France aussi il y a des coins dangereux, voire plus dangereux que ça.Néanmoins on ne va pas non plus dire qu’Opotiki c’est l’étape idéale pour se relaxer.
    Quand on se balade dans la rue, on croise parfois des hommes avec le gilet en cuir des« Mongrel Mob », un gang assez répandu en Nouvelle-Zélande. On ne s’est jamais fait embêter par ces gens là, mais en lisant la presse locale on se demande comment un gang comme ça peut avoir pignon sur rue . Un exemple : en 2009 une touriste japonaise a été violée à plusieurs reprises dans son lieu de résidence, et ses deux agresseurs espéraient que la prison ferait d’eux des « patched members » (lien vers l’article). Du coup, ça fait réfléchir sur les personnes quel’on croise dans la rue, et on évite de sortir quand il fait nuit.


    En espérant que ça puisse en aider certains car on aurait aimé lire ce genre de témoignage détaillé au préalable et éviter de quitter notre nid douillet à Te Anau pour atterrir dans cette usine à fric.


  2. #2
    Avatar de OliB
    Oli

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    Wow, sacré misère dis donc !
    Je vais vous raconter mon expérience, j'ai également eux des bas des hauts et encore des bas dans le secteur des kiwis , toujours dirigés par des indiens à Katikati pour 1semaine et puis ensuite à Opotiki pour 1mois .

    Ton experience me fais penser à celle que j'ai eu avec un certain "Gary" à Katikati qui nous prenais pour des cons sans arrêt (le mec qui débarque en van blanc avec des énormes bagues en or à chaque doigts, le boss de fin si tu vois de quoi je parle, haha).
    Le mec payait pas les heures ni les déplacements de 25kms tous les matins, puis il oubliait les outils et nous disait qu'on serait pas payé tant qu'on à pas de sécateur dans les mains. C'est ma faute si t'as oublié tes sécateurs, abruti ?? On à vite pété un cable avec mon pote tchèque. Certains étaient en galère de thunes, forcés de rester pour travailler dans ces conditions à ne pas pouvoir anticiper la moindre journée, moi j'étais à sec aussi mais je me suis barré quand même, et j'ai bien fait !

    On a finalement bossé chez Gs contracting à Opotiki à 1h30 de là et j'ai pu rencontrer Lovely, un mec d'une 35 40aine d'année, très gentil et respectueux comparé à l'autre apôtre !
    Arrivé au motor lodge à Opotiki dans mon van, je recontre des gens qui bosse pour Bali et qui doivent se lever à 4h30 et faire 1h30 de route avec une navette organisé par une asiat' un peu tarée sur les bords, 12h par jours de taf mais ils empochait bien les salauds !!

    Le lendemain, premier jour de taf pour nous, Lovely nous sert la main le matin, se présente et commence à nous former à la taille des plans mâles (super easy comme taf contrairement au plans femelles de chez Gary).
    Bonne ambiance de travail, on sentait que ça se passerait bien à cet endroit (c'est surement le fait qu'il savait qu'on bosserait pendant 1mois non stop au moins et qu'il avait pas trop à s'en faire).

    Des filles qui étaient là depuis déjà 2mois si je me trompe pas, disaient que tout allait plus ou moins bien dans la boite.
    On a fini par bosser sous la direction d'un autre Gary (toujours un indien mais ne pas confondre avec mon premier employeur véreux de katikati) un gars tranquille et qui prenait souvent notre défense et nous faisait faire des pauses et papoter avec nous.
    Un jour même, il m'avait laissé conduire sa nouvelle caisse, une ford quasi neuve, en autonomie avec les potes à l'arrière dans les orchards de kiwi pour aller en lunchtime, via les champs !! La confiance quoi !!
    Malheureusement il à été envoyé sur une autre équipe et on s'est retrouvé avec un autre de ses supervisors, un mec un peu chelou, à qui ça arrachait la gueule de faire des sourires..
    Au bout d'une semaine le type nous prenait bien de haut et a finit par me foutre les boules grave à me regarder bosser et nous suivre des yeux en permanence.
    Pour Lovely, on était considérés comme des bons bosseurs, il nous le répétait souvent ("plan de sauvegarde des travailleurs"... of course).
    Bref, un jour, le taf à changé, on avait taillé toute la région presque lol et on à commencé à faire les plans femelles, et là, ça demande beaucoup +de réflexion et c'était plus la même ! Même moi et Patrik le tchèque, avec qui j'avais eu cet expérience de travail, c'était pas facile de comprendre leur explications On avait du mal à suivre leur consignes très mal présentées et Lovely perdait patience sur le reste de l'équipe, nous parlait de potentiel contrat de 3 semaines à faire ça si on marchait bien...
    Le temps passe et la tension monte entre moi et l'autre coincé qui remplaçait notre gentil Gary.
    Continuellement en train de nous dévisager, et de faire des remarque désobligeantes ! Je sors mon telephone et là il se met à péter un cable et me menacer de me virer !
    A cet instant je recevait mon acceptation à ma candidature sur Taupo par mail pour de la packhouse, un moment magique !
    Je le regarde et je lui dis mec, j'en ai plus rien à foutre tu me casse les nuts, mec ! Il me fait "viens" , il m'emmène à la voiture et il me dit go home ! HAHAHAHA ! Sans déc' J'ai vite dérapé ! Gros burn sur le parking, ça fait quand même plaisir de tout pouvoir lâché quand on à un parachute !! A ce moment là je laissais mes potes solos, les pauvres mais bon, des fois la vie n'attends pas !
    Me suis donc barré en pleine journée, Lovely, à qui j'explique la situation me répond par un texto pour me dire que je suis un "good worker" me disait qu'il allait me changer d'équipe que je serais plus avec lui etc.. mais bon c'était déjà trop tard, honnêtement.

    Bref ça m'a fait chier d'arrêter subitement mais ça me rongeais trop. Voilà pour résumer mon expérience.
    C'est vraiment un conseil que je donne car si ça vous ronge barrez vous !! Pour chaque fois que je me suis barré j'avais quelque chose de bien qui allait se produire :
    LA LIBERTE !! Je pars à Taupo pour commencer le taf lundi prochain, 6 à 8 semaines qui finissent en 2 mois et demi à cause du lockdown, dans un lodge avec chambre solo pour 100$/wk, Vtt à dispo, livreur de pizza chez HELL en + le soir, gros chèque, donc allez chercher votre destins, des fois faut juste passer la crise et tout repars !

    Votre problème ça été de trouver un logement, et c'est clair que se retrouver en hiver en voiture c'est pas cool, et dans les champs encore moins mais bon.
    Pour ceux qui sont pas encore partis : venez faire l'hiver à Christchurch où rapprochez vous des grosses villes, vous trouverez des logement pas très cher, du taf dans les bars et des chambre seules pour 100 à 150$ près du CBD.
    Les kiwis c'est bien pour les gens petits (pas moi) et en été quand il pleut pas et car t'es à l'ombre sous les branches et ça le fait un peu plus. Mais vous faites pas rouler dessus par ces troufions qui gagnent 3 fois votre salaire en vous regardant bosser du matin au soir.
    Bon courage pour la suite les amis !


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