1. #1
    Avatar de Floxinelle
    Floriane 31 ans

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    Lorsque l’on a commencé à envisager sérieusement un PVT au Chili, l’île de Pâques s’est rapidement imposée comme un « incontournable » pour nous… Incontournable certes, mais qui demandait aussi des compromis. D’une le billet A/R était quasiment le même que notre aller simple depuis la France, mais on a vite compris en lisant les récits d’autres voyageurs que le coût de la vie sur place était à prendre en compte de manière sérieuse… Le truc, c’est qu’on est plutôt des adeptes du « slow travel » et que passer trois jours sur l’île c’était inenvisageable pour nous. Du coup, le plan était de trouver un volontariat sur l’île.

    On a attendu d’être arrivés au Chili pour envoyer notre seule et unique demande (c’était peut-être un brin risqué, mais ça a fonctionné !), à laquelle nous avons reçu une réponse positive très rapidement ! Ainsi, sur nos 5 semaines là-bas, on avait planifié 4 de volontariat. Nous sommes passés par le site Wwoofing : le principe est de payer une seule fois (environ 50€ de mémoire…) pour obtenir une liste d’adresses dans le pays choisi.

    A notre arrivée, nous avons rencontré notre hôte Dani qui est venue nous chercher à l’aéroport de Hanga Roa, seule ville de l’île de Pâques. Elle nous a emmené directement sur son exploitation, au cœur de l’île… Après une quinzaine de minutes sur une « vraie » route, on a pris un chemin bien caillouteux pour enfin arriver à destination : une petite dizaine de champs cultivés avec au milieu une « paepae », petite cabane de tôle et de bois qui a été notre habitation pendant un mois, le tout vue sur le Pacifique… Impressionnant !! Nous avons rencontré un autre volontaire, Justin, un Américain venu pour 3 mois de volontariat ; il nous emmènera faire un petit tour en ville l’après-midi même ! Enfin, quand on dit « il nous emmènera », c’est relatif… car en fait, on était au beau milieu de la nature et nous n’avions pas de véhicule, donc pour rejoindre la ville, il fallait d’abord marcher une grosse vingtaine de minutes pour rejoindre la route principale (la seule qui traverse l’île) et ensuite faire du stop pour se rendre au village sur la côte Ouest ! C'est ainsi que l’aventure a commencé…

    Au niveau du « boulot », nous bossions de 8h à 13h dans les champs : cueillette des fraises, des tomates, des courgettes, des salades, des blettes, des radis, etc. Ensuite, nettoyage de tout cela et emballage/préparation (bouquets, sachets…) pour que Dani puisse partir livrer les différents hôtels et restaurants qui servent ses fruits et légumes. Après cela, on se consacrait surtout au désherbage des lignes. A 13h, nous prenions le repas dans la maison de Dani (qui n’habitait pas dans la paepae avec nous, mais 200m plus haut sur l’exploitation, dans une belle maison tournée vers l’océan) et ensuite on avait tout l’après-midi de libre. Elle ne préparait pas le repas du soir, mais par contre on était autorisés à nous servir en légumes frais autant qu’on le souhaitait… On n’a jamais mangé autant de courgettes et de salades !!!

    Nous avons trouvé notre rythme assez facilement… En fait, on vivait vraiment au rythme de la nature : travail aux heures encore fraiches, repas et repos sous les grosses chaleurs, petites soirées à refaire le monde avec Justin et nuits sans aucunes perturbations (pas de bruit, pas de pollution lumineuse…). Du bonheur ! On a adoré cette sensation de vivre en harmonie avec notre environnement, de manger sain, en provenance directe de notre « jardin », de vivre sans stress, et surtout d’être un peu coupés de la civilisation. Car si vous envisagez un Wwoofing chez Dani, il ne faut pas être un accro du téléphone, de l’ordi ou de la télé : c’est simple, il n’y a du réseau que sur les « hauteurs », l’électricité vient d’un panneau solaire, donc autant dire qu’on ne va pas la gaspiller avec une télé et il n’y a pas Internet non plus. C’est une expérience à vivre, cela permet de mieux réaliser où l’on se trouve, de se « reconnecter » un peu avec soi et avec le monde, de la bonne manière si on ose dire… Etre sur ce petit bout de terre (à peine plus de 170km²), au beau milieu de l’Océan Pacifique, c’est tout juste incroyable et justement, prendre ce temps-là pour en avoir conscience est super important et tellement agréable… Enfin, pour nous, c’est vraiment ce dont nous avions besoin. Après, évidemment, il faut aimer cet isolement, s’y préparer un peu et savoir si l’on s’en sent capable ou pas !

    Après trois semaines passées à bosser sur place, nous avons fait un premier « bilan » de notre expérience. Si on adorait la vie sur place, l’apprentissage des tâches etc., l’espoir de partager une petite tranche de vie avec notre hôte avait disparu. En effet, c’est là notre grand regret de ce Wwoofing : on ne croisait Dani que le matin lorsqu’elle venait chercher sa cargaison pour la ville et on arrivait parfois à l’apercevoir le soir quand elle rentrait, mais rien de plus. Le reste du temps, nous travaillions avec son employé (avec qui les relations se sont dégradées au fil du temps : son manque de communication sur les tâches à réaliser a créé quelques conflits entre nous) les matins et les après-midis/soirées nous étions livrés à nous-mêmes, d’autant plus que Justin avait finalement arrêté plus tôt son volontariat à cause de ce même employé. Les fêtes de fin d’année (nous sommes arrivés début Décembre) n’ont fait que confirmer cela : malgré l’invitation de Dani à partager le réveillon de Noël et du jour de l’an avec ses amis, nous ne nous sommes pas sentis super intégrés… Bien sûr, il y a la barrière de la langue (notre maitrise de l’espagnol restant approximative), mais on ne s’est pas sentis très à l’aise. C’est pourquoi nous avons choisi de terminer notre volontariat quelques jours plutôt afin de profiter pleinement de l’île, car au final, pendant notre mois de volontariat, nous avons surtout vu la ville et ses alentours : difficile de partir en exploration sans véhicule et surtout que sur les fins d’après-midi. De plus, comme nous l’expliquons dans le dossier consacré à l’île de Pâques (dispo ici Visiter l , il faut savoir que la plupart des sites touristiques de l’île sont accessibles avec un seul billet dont la durée est de 10 jours consécutifs… Or, vu son prix, nous ne voulions pas en acheter plusieurs ! Du coup, on avait gardé tous les sites dont on a rêvés pendant des mois pour la fin de notre séjour ! On a donc quitté notre petite paepae pour rejoindre la ville et son camping et profiter pleinement de notre séjour sur l’île.

    Aujourd’hui, deux mois après notre retour (et alors que nous sommes dans un nouveau volontariat !), nous ne regrettons absolument pas cette expérience ! On est super heureux d’avoir passé ce mois au bout du monde, on a adoré le travail de la terre, le rythme de vie comme on l’a dit plus haut et cet isolement. On a beaucoup appris de la vie insulaire, cette période « longue » sur place nous a permis de découvrir ce que les touristes de passage ne voient pas forcément : les conflits entre les Rapa Nui et les « Chiliens », les problèmes liés à l’isolement (pénuries récurrentes de gaz par exemple), etc. Pour nous, le volontariat est vraiment le meilleur moyen de rester sur l’île de Pâques plus d’une semaine pour les petits budgets comme le nôtre. En effet, comme on vous en parle dans le dossier, la vie sur place est hors de prix (au moins deux fois plus cher qu’à Santiago) : l’isolement et l’activité touristique en font un petit paradis qui se mérite. C’est pourquoi on vous conseille, en plus du volontariat, d’emmener tout ce dont vous aurez besoin sur place (nourriture, produits d’hygiène, etc.). Enfin, comme l’île de Pâques est chilienne, sachez qu’avec votre PVT vous pouvez y travailler ! Il y a énormément d’hôtels et de restaurants, donc il est possible d’y trouver du boulot (parler anglais est un plus, car peu de gens le parlent sur place, même dans les agences de tourisme).

    On vous souhaite de belles expériences et surtout d’aller un jour sur ce petit caillou incroyable ! Partagez-nous vos expériences !!! On a hâte de vous lire !

    Dernière modification par Floxinelle ; 27/02/18 à 01:25.


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  3. #2
    Avatar de romainmolac
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    Bonjour je m'appelle Romain et j'aimerais découvrir l'ile de Paques au mois d'aout de cette année. J'aimerais rester sur l'ile tout en m'investissant dans un Woofing serait il possible d'avoir des contacts ?
    En vous remerciant d'avance bonne journée .

  4. #3
    Avatar de murielj
    Muriel 38 ans

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    Bonjour,
    Message de romainmolac
    J'aimerais rester sur l'ile tout en m'investissant dans un Woofing serait il possible d'avoir des contacts ?
    Pour obtenir les contacts, il faut adhérer à l'association WWOOF chilienne et ainsi recevoir le carnet d'adresse complet des hôtes membres.


  5. #4
    Avatar de Floxinelle
    Floriane 31 ans

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    Bonjour Romain,

    Tu peux aussi regarder du côté du site WorkAway: comme pour l'île de Pâques il n'y a pas énormément d'annonces (de mémoire 3 ou 4), tu peux mettre plus de chances de ton côté en ne te focalisant pas uniquement sur du Wwoofing. WorkAway fonctionne comme Wwoofing: tu payes une adhésion à l'année et tu obtiens ainsi un carnet d'adresses pour l'ensemble du pays (ici le Chili).

    En tout cas, je te souhaite un beau séjour sur cette île incroyable! Tu peux regarder ce dossier pour trouver des infos: https://pvtistes.net/dossiers/visiter-ile-de-paques-pvt-chili/




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