Calypso : travailler dans le cinéma à Vancouver

Date de publication : 08-01-2020

Auteur

Annelise

Calypso

Profession

Cinéaste

Dernier diplôme obtenu

Master

Calypso est partie en PVT au Canada pour travailler dans son domaine : le cinéma. Découvrez son parcours et ses conseils !

pvtistes : Bonjour Calypso ! Peux-tu te présenter ?
Calypso : Hello ! J’ai 23 ans et je suis originaire de Paris. Après quatre années d’études de réalisation audiovisuelle à l’ESRA puis à la Sorbonne Paris 3, je suis partie un an en Australie et suis revenue en France avec la soif de nouvelles aventures.
PVT Canada cinema
pvtistes : Tu es donc partie en PVT au Canada. Pourquoi ce pays ?
Calypso : J’avais terminé mes études et je voulais travailler à l’étranger. Une amie d’enfance était déjà sur place ce qui facilitait un peu les choses.
Montréal a donc été mon point de départ.
De plus, comme je n’y avais jamais mis les pieds, c’était assez excitant de tenter sa chance dans un pays inconnu.
pvtistes : Tu avais pour objectif de travailler dans le cinéma. Comment as-tu cherché un emploi ?
Calypso : Malgré de nombreuses recherches je n’ai pas trouvé à Montréal. Alors j’ai fait du réseautage pendant quelques mois, j’ai participé à des tournages bénévoles, mais je me suis finalement résolue à mettre le cap sur Vancouver.
Au cours de mes recherches je répondais à des annonces postées sur Facebook ou craigslist mais j’envoyais aussi beaucoup de candidatures spontanées. À Vancouver, j’allais rendre visite à la société de cinématographie aérienne tous les jours pour leur rappeler que j’avais vraiment envie de travailler avec eux… Ils ont fini par m’embaucher.
Les entretiens se déroulent en général sur plusieurs phases. Pour mon job de retouche photo j’ai passé deux entretiens et un test. Tout s’est très bien passé.
pvtistes : As-tu rencontré des difficultés ?
Calypso : Je parlais couramment anglais et français avant mon départ mais étonnamment j’ai eu des problèmes avec le français : c’est justement parce que vous parlez la même langue que l’on se heurte parfois à une incompréhension mutuelle… Comme la culture est différente, ce n’est pas la même façon d’utiliser les mots et il est plus facile selon moi de communiquer avec un Canadien anglophone. En français, vous pensez parler la même langue alors que son usage est tout à fait différent.
pvtistes : Tu as obtenu un poste de directrice de post-production et pilote de drone sur des tournages. Tu nous en dis plus ?
Calypso : La photo me permettait de gagner ma vie le temps de mon apprentissage dans la société de drone. Je travaillais à Kevin Clark Studios et j’avais les clés ce qui me permettait de gérer mon emploi du temps. Je n’avais pas d’horaires fixes, c’était vraiment le luxe. Mon travail consistait à réaliser des retouches photo de portraits d’acteurs.
A côté de ça, j’étais formée une à deux fois par semaine à Burnaby pour le pilotage de nacelles sous les drones ou fixées sur des voitures. On appelle ce métier “aerial cinematographer”. L’ambiance de travail était vraiment agréable avec un vrai esprit d’équipe et d’entraide.
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pvtistes : Quelles sont, selon toi, les différences entre ton métier en France et au Canada ?
Calypso : La différence la plus importante est le droit à l’erreur. L’erreur est encouragée au Canada, on vous pardonne et on la considère comme une étape importante dans votre apprentissage et votre évolution. C’est un peu comme le système financier du crédit américain : vous remboursez la banque à la fin du mois, et plus vous avez des dettes que vous remboursez, plus on vous fait confiance.
En France, l’erreur est montrée du doigt. Je trouve que ce climat ne contribue pas forcément à l’épanouissement professionnel surtout dans les domaines artistiques où l’essai de nouvelles possibilités créatives n’est pas forcément gage de réussite au premier coup.
pvtistes : Quels conseils donnerais-tu à un pvtiste qui souhaite travailler dans ce domaine ?
Calypso : Il faut privilégier le réseautage et participer à des événements comme Raindance Vancouver ou encore le réseau Kino à Montréal, par exemple. Ensuite, il ne faut pas refuser les tournages bénévoles qui permettent de rencontrer du monde et oser envoyer des candidatures spontanées.
Il m’est arrivé d’aller voir des équipes de tournage qui tournaient des films dans la rue…
pvtistes : Comment s’est passé ton déménagement de Montréal à Vancouver ?
Calypso : Ça a été particulièrement difficile car j’ai tendance à m’accrocher à mes repères et mes amis. Il faut savoir que Montréal est une ville aux antipodes de Vancouver. J’ai quitté mon environnement social québécois pour trouver du travail à l’autre bout du continent où je n’étais pas aussi entourée. C’est un esprit moins européen et on met du temps à s’intégrer socialement.
A Vancouver, c’est plus difficile de nouer de vrais liens amicaux : les gens sont chaleureux au premier abord, par contre ils peuvent se montrer froids dans une sphère intime.
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Tout savoir sur le PVT à Vancouver.
pvtistes : Quels sont tes projets désormais ?
Calypso : Je suis de retour en Europe où je donne des cours de pilotage de drone pour le cinéma à l’aéroport de Payerne mais je ne prévois pas d’y rester sur le long-terme. J’aimerais rejoindre des équipes de tournage américaines.
En fait, l’Europe me manque quand je vis à l’étranger et l’Amérique me manque énormément lorsque je suis en France. J’aimerais pouvoir concilier les deux en créant une société indépendante qui me permette de travailler à la fois en France et à l’étranger.

Merci Calypso ! Retrouvez-la sur sa chaîne Youtube.

À lire : un recueil d’entretiens de pvtistes partageant avec vous leurs expériences et leurs états d’âme. Plus d'infos...

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