Récit de PVTiste : faire une saison d’hiver dans un resort au Japon

Article publié le 05-09-2016.

À lire : un recueil d’entretiens de pvtistes partageant avec vous leurs expériences et leurs états d’âme. Plus d'infos...

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Voici mon retour d’expérience sur le travail dans un hôtel de station de ski (communément appelé “resort”, ici) après une saison de 5 mois. Je vais vous faire part ici à la fois de mon expérience personnelle mais aussi des témoignages d’autres PVTistes de l’hôtel d’à côté, avec qui j’ai eu l’occasion d’échanger plusieurs fois.

À noter que bien que l’environnement soit forcément différent, de nombreux points évoqués ici s’appliquent aussi pour le travail en resort au bord de la mer durant l’été, à Okinawa.

Pourquoi faire une saison ?

Les saisons ont déjà la réputation d’être difficiles en France, alors pourquoi faire ça à l’étranger où la barrière de la langue va poser problème ? Et bien parce que chacun voit midi à sa porte !
Je suis arrivée au Japon au mois de novembre. N’ayant pas de plans particuliers pour mon PVT et ne trouvant rien de folichon niveau travail à Tokyo, j’ai décidé de bouger hors de la grande ville et d’expérimenter un peu la campagne. L’hiver arrivant, j’ai vu plusieurs offres pour bosser dans des resorts de ski pour la saison (la saison commence en décembre et finit en avril ou mai selon les hôtels).

Pour beaucoup de PVTistes (de toutes nationalités) et pour moi, une saison était un bon moyen de commencer l’aventure au Japon, pour plusieurs raisons :

  • Un job et un salaire assurés pour 5 mois ;
  • une expérience loin des éternelles villes Tokyo / Osaka / Kyoto ;
  • la perspective d’améliorer grandement son japonais en immersion totale ;
  • une première expérience pro solide au Japon à mettre sur son CV ;
  • l’opportunité de faire du ski / snowboard / plongée gratuitement, dans des décors de rêve...

Où chercher ce genre de travail ?

J’ai postulé dans différents hôtels, de plusieurs façons. Les salaires varient grandement, mais les conditions étaient partout les mêmes. Je vous parle ici exclusivement de la saison d’hiver (Nagano et Hokkaido), car il me semble que les salaires sont inférieurs à Okinawa.

1) Les petites annonces
Je suis tout d’abord tombée sur une annonce sur le site Gajin.pot. Il y avait en tout deux annonces pour des jobs dans des resorts ; j’ai postulé aux deux, un seul hôtel m’a répondu et c’est finalement celui-là que j’ai choisi.

Clairement, c'est un coup de bol, mon CV assez chargé en hôtellerie-restauration a fait la différence avec les centaines d’autres CV reçus (oui, centaines, Gajinpot est utilisé par BEAUCOUP de monde). Les annonces apportent énormément de concurrence, si votre CV ne sort pas du lot pour le job, ne comptez pas trop dessus...

2) Les agences de placement
Avoir vu ces annonces m’a donné l’idée de fouiller un peu plus du côté des jobs en resorts. Après une rapide recherche sur le net, j’ai découvert qu’il y avait en gros deux agences de placement pour les étrangers (surtout destiné aux PVTistes) : Boobooski et San consulting. Boobooski s’occupe des PVTistes qui ne sont pas encore arrivés au Japon alors que San Consulting s’occupe des PVTistes déjà sur place, offrant notamment la prise en charge depuis Tokyo jusqu’aux resorts. Leurs sites web sont très bien faits, le marketing est impeccable, on a tout de suite envie de signer. J’ai postulé avec San Consulting, demandant un entretien par téléphone dans la journée même, ce que j’ai eu.
L’entretien a duré environ 20 minutes avec un Britannique, avec des questions habituelles mais pas trop poussées sur l’expérience pro (pas besoin d’expérience avec eux), avec un petit test de japonais à la fin. L’entretien était entièrement en anglais. Clairement, le niveau de japonais et d’anglais est déterminant, plus qu’une quelconque expérience pro.
Ils m’ont proposé de suite un poste, j’ai demandé à réfléchir car j’attendais les réponses des autres hôtels.

3) Les candidatures spontanées
J’ai également pensé à postuler en candidature spontanée dans d’autres hôtels : j’ai regardé où étaient situés les hôtels qui avaient posté des annonces sur les sites et j’ai fait une recherche Google Maps pour trouver les hôtels à proximité.
À mon grand étonnement, ce n’était pas une si mauvaise idée, j’ai eu plusieurs pistes d’hôtels intéressés mais pas pour la saison entière (pas mal de staff ne fait que la moitié ou 1/3 de la saison, ils étaient donc potentiellement intéressés pour des remplacements à partir de janvier ou février). Je n’ai pas donné suite.

4) La meilleure solution ?
Alors finalement, quelle est la meilleure façon de postuler ? Cela dépend de votre profil...
Si vous n'avez pas d’expérience significative, que vous avez un anglais moyen et un japonais nul, les agences de placement seront vos meilleures chances, de loin.
Si vous avez de l’expérience et que vous êtes polyglotte, tentez les annonces et le démarchage et si cela ne fonctionne pas, rabattez-vous alors sur les agences en dernier recours (salaire moins intéressant).

Hotel Senjojiki, Japon

Quel est le quotidien ?

L’isolement... Les hôtels étant relativement isolés, vous êtes logés, nourris et blanchis par votre patron. La plupart des grands hôtels ont des dortoirs séparés (de 3 à 20 minutes de marche). Sachez également que souvent, vous n’avez pas de magasins à proximité (ceci inclut les combini) et qu’il faut donc s’organiser un peu pour faire les courses pendant vos jours de congés.
Par exemple, le village le plus proche était à 1 h 30 de bus de mon lieu de travail, et ne comptait qu’un combini et un American drugstore (genre de gros combini). Pas de supermarché à proximité, du coup tout était assez cher. Cependant, vu que vous êtes nourris, vous n’avez pas de gros impératifs pour les courses.

Le fait d’être isolé peut être dur à vivre si vos collègues sont peu sociables. Nous étions 3 étrangers pour environ une cinquantaine d'employés et bien que nous ne voulions pas traîner ensemble au début pour mieux nous intégrer, nous nous sommes rendus à l’évidence au bout de 2 mois que nos collègues ne voulaient pas forcément tisser des liens d’amitié avec nous. La majorité du personnel cherchait à garder des relations strictement professionnelles (une aberration vu que nous sommes isolés...), nous avons vite compris qu’ils ne seraient pas amis avec nous mais qu’ils n’étaient pas non plus vraiment amis entre eux. Les membres du personnel qui ont tissé des liens entre eux sont rares et forment du coup un cercle très fermé quasi impénétrable pour les saisonniers, encore plus pour nous étrangers. Nous sommes très loin de l’ambiance “multiculturelle” des grandes villes.

Par contre, dans l’hôtel d’à côté, ça se passait tout à fait différemment. Environ 70 % du personnel était des saisonniers étrangers et ils se sont apparemment beaucoup amusés entre eux déplorant le fait que le staff japonais était, chez eux aussi, froid et peu enclin à créer des amitiés.

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La station de Yuzawa, Minamiuonuma District, dans la préfecture de Niigata (source : siraphat / Shutterstock.com)

Des logements tout à fait décents

Vous vivez généralement dans un cadre agréable, beaucoup d’hôtels sont “ski-in, ski-out” c’est-à-dire que vous avez les pistes de ski aux portes de votre lieu de travail. Je n’ai pas entendu d’histoires horribles niveau logement. Personnellement, mon logement était propre et confortable avec chambre privative (salle de bain incluse), une buanderie, une salle de repos / divertissement (“playroom”) et une cuisine à partager avec les autres employés.

Le staff de l’hôtel d’à côté était logé dans un dortoir plus éloigné, à 20 minute à pied avec un service de navette. Ils avaient eux aussi leurs propres chambres, mais je crois qu’ils partageaient la salle de bain, ainsi qu’une “playroom” bien équipée (avec un piano entre autres...).

Nous étions nourris par l’employeur, mon hôtel avait une sorte de cantine pour employés. Ils ont tenté de suivre mon régime végétarien du mieux possible, l’hôtel d’à côté était apparemment aussi accommodant pour le staff végé ou musulman mais attention, cela ne veut pas dire que ce sera le cas partout.

Attention pour Hokkaido et Okinawa, certains hôtels ne fournissent plus soit le logement soit la nourriture, renseignez-vous bien sur ces points avant de signer quoi que ce soit. Le salaire étant souvent faible, si le loyer et la nourriture ne sont pas inclus, cela deviendra difficile pour vous puisque tout sera très cher à proximité de votre lieu de travail.

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Les divertissements

Le quotidien se partage entre le boulot et le dortoir. Vous êtes trop loin de tout pour sortir et vous n’avez pas vraiment le temps de profiter des joies de l’hiver durant vos jours de travail. La saison se partage entre des périodes extrêmement chargées niveau travail, et des périodes calmes. Pendant les mois de janvier, février et mars, les jours de congés se faisaient rares et les journées étaient franchement épuisantes, impossible de faire quoi que ce soit à côté, vous bossez et vous rentrez dormir.

Cependant, vers la fin de la saison, les clients se faisant plus rares, nous avons plus ou moins compensé les jours de congés qui avaient sauté, et de nombreux collègues sont allés profiter gratuitement des pistes. Donc si vous venez pour le ski, vous allez en profiter si vous faites la saison complète (et non pas juste la haute saison de 2 ou 3 mois).

J’ai une amie japonaise qui bosse en ce moment à Okinawa et au vu des photos de plongée qui apparaissent régulièrement sur Facebook, je dirais que c’est plus facile pour eux de profiter de leur temps libre, les journées étant plus longues.

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Onsen de Gunma au mois de février (source : Em7 / Shutterstock.com)

Les bons côtés ?

Le salaire... parfois ! 

Pour ma part, l’avantage principal de mon travail était le salaire, très intéressant (environ 200 000 yens par mois d’argent de poche puisqu’aucune dépense) mais c’est apparemment chose assez rare. Le staff de l’hôtel d’à côté (dont beaucoup étaient passés par une agence de placement) touchait beaucoup moins (environ 100 000 yens par mois). Cependant, même avec un salaire faible, vous vivez pendant une saison dans un cadre que vous ne pourriez pas vous offrir en temps normal, que ce soit au ski ou à Okinawa.

Les sports d’hiver (ou la plongée) gratuits

Si vous aimez les sports d’hiver, vous êtes au paradis : la majorité des resorts vous fournissent gratuitement un pass pour les pistes, voire la location gratuite du matériel. Certains de mes collègues passaient tout leur temps libre à faire du snowboard, pendant leurs pauses ou leurs jours de congés (une fois que le gros de la saison était passé). Le Japon est assez réputé pour le ski, que ce soit à Nagano (qui a accueilli les Jeux Olympiques tout de même) ou à Hokkaido. Vous verrez que de nombreux Australiens et Américains viennent au Japon uniquement pour skier. Il parait que la qualité de la neige est excellente et que les pistes sont moins bondées qu’en Europe. En plus on peut voir des singes et profiter des sources chaudes !

Pour ce qui est d’Okinawa, mêmes avantages, plongée masque-tuba et location de bateau sont généralement facilitées par les resorts. Les coraux sont magnifiques et vous pouvez voir des tortues !

Le japonais et les Japonais

Étant en immersion totale avec une écrasante majorité du staff japonais incapable de parler anglais ainsi que la majorité des clients, votre niveau de japonais ne peut que s’améliorer. À noter que là aussi, c’était différent dans l’hôtel d’à côté vu que les employés étrangers restaient beaucoup entre eux. Mais ceux qui le voulaient vraiment ont pu aussi améliorer leur japonais, bien entendu.

Vous découvrez un autre Japon et d’autres Japonais que ceux des grandes villes. Les membres du personnel viennent en majorité de la région, on tombe du coup dans le même cliché qu’en France, Parisien / provincial. De même, vous êtes relativement loin des grandes villes, vous allez donc passer votre temps à vous ravitailler dans des petites villes ou dans des villages et à visiter des coins moins touristiques. Une expérience montagne / campagne très intéressante. On est loin d’Akihabara, les gars !

Selon le standing de votre hôtel, vous pouvez voir du beau monde. J’ai par exemple servi la famille impériale du Japon (rien que ça !), Sakurai Sho du boys-band Arashi, quelques acteurs et chanteurs que je ne connais pas, sans compter les grands patrons (le PDG des combini Lawson, notamment).

Les moins bons côtés ?

L’isolement !

Le gros point noir, peut être plus à la montagne qu’à la mer, ceci dit. Coincé 24 h sur 24 avec ses collègues (surtout quand ils ne veulent pas être amis avec vous, c'est dur...) pas de magasins, pas de bars, pas de distractions, vous avez l’impression de ne pas être dans le bon Japon... Avec les 2 autres étrangers, nous nous sommes sentis super seuls et tristes au bout de deux mois, du coup on a commencé à beaucoup traîner ensemble le soir après le boulot. Mais je voyais par exemple ma collègue japonaise qui bossait avec moi au restaurant rentrer toujours directement dans sa chambre et ne pas échanger en dehors du boulot (avec moi ou avec le staff japonais), je sais pas comment c’est possible de tenir toute une saison comme ça...
Encore une fois, dans l’hôtel d’à côté c’était tout à fait différent comme ambiance et la majorité des PVTistes se sont beaucoup amusés (entre eux) durant cette saison.

Le coût de la vie

Tout est cher dans les resorts, restaurants, bars (si vous avez la chance d’en avoir pas loin...) et transports. Pour faire 1 h 30 de trajet de mon lieu de travail au village le plus proche, je payais 1 000 yens. Pour rejoindre la ville de Nagano, à un peu plus de 2 h de bus, je payais environ 2 000 yens. C’est presque le prix d’un aller simple Tokyo-Nagano !
Vous vivez dans le luxe mais en dehors des avantages (potentiels) de votre propre hôtel, vous ne pourrez pas vraiment vous offrir cette vie...

Une expérience à recommander alors ?

Je dirais oui, MAIS pas pour tout le monde...

Oui, si ...

  • Vous êtes vraiment intéressés par le Japon et les Japonais. Si vous aimez Tokyo et Osaka (à entendre par là le Japon des grandes villes, moderne, fonctionnel, mercantile), clairement non, l'expérience va être violente.
  • Vous aimez les sports d’hiver (ou la plongée) et la nature. Vous allez bien en profiter, il n’y a que ça ! Et vous allez accéder gratuitement à certains des plus beaux endroits.
  • Vous soulez goûter aux joies de l’entreprise japonaise (respect des aînés, politesse à tout va, serviable et corvéable à merci, aussi...).
    L’hôtellerie-restauration est un secteur difficile en France mais encore plus au Japon. Sur un CV cela peut impressionner, du moins interloquer que vous ayez survécu à ce genre de métiers en tant qu'étranger pendant toute une saison. Bonne impression garantie pour votre future recherche d’emploi.

Non, si...

  • Vous avez besoin de contacts sociaux, de potes, de fêtes régulièrement. Vous pouvez vous éclater pendant 5 mois tout comme vous pouvez vous morfondre coincé avec du personnel froid et distant.
  • Vous venez pour un PVT de courte durée. Vous allez être coincé dans votre resort, vous n’aurez probablement jamais deux jours de congé à la suite donc vous ne pouvez pas sortir de votre zone ou du moins pas loin. Vous n’allez rien voir du Japon et ça c’est dommage.
  • Vous n’êtes pas serviable ni sociable. Vous êtes entourés de collègues ou de clients 24 h sur 24. Au Japon le client est roi, les collègues sont une famille. Vous croisez un client en dehors de vos horaires de travail, vous devez avoir la même attitude professionnelle qu’au travail. Si vous aimez garder vos vies pro et privée séparées, cela risque d’être difficile à vivre.
  • Vous n’avez jamais bossé dans l’hôtellerie-restauration et que le travail vous fait peur. Honnêtement si vous avez “un poil dans la main”, passez votre chemin, ça va être une catastrophe pour vous et votre employeur... Mon manager travaillait 17 h par jour sans jour de repos pendant la haute saison (2 mois à la suite). C’est le genre de sacrifices acceptés ici.

Mon dernier conseil sera de passer par une agence de placement ou de choisir un resort qui a l’habitude d’employer des étrangers. Cela peut sembler surprenant, mais croyez-moi, avoir d’autres étrangers avec vous va vous faire du bien dans votre isolement. Et rien ne vous empêche de parler au maximum avec vos collègues japonais et les clients pour améliorer votre niveau de langue. Socialement, moi et mes collègues étrangers on en a bavé pendant ces 5 mois, et cela restera un gros point noir dans cette expérience, malgré tous les avantages qu’elle a pu m’apporter.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas, j’y répondrai avec plaisir !

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Commentaires

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merci pour ton texte très intéressant 😉
Contente d’avoir fini alors? Ou tu aurais pu continuer un peu plus?

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Mylène
3.8K 2.2K

Mon hôtel était prêt à me garder pour la basse saison, voire à envisager un visa si je voulais m’engager sur le long terme avec eux. Mais j’ai préféré retourner à la civilisation 😉

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Merci pour ce retour d’expérience, ça permet d’en savoir plus sur ces fameuses offres de travail en resort, et comment ça peut être vécu en tant que pvtiste. C’est très intéressant !

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Mylène
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Mais de rien ! J’ai en effet croisé beaucoup de pvtistes dans les hôtels alentours, peu de Français cependant, surtout des Australiens et Canadiens qui cherchent à tout prix la neige !

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Hélène
14.1K 7.6K

Merci Mylène de partager ça avec nous. C’est vraiment bête, mais j’avais jamais pensé au Japon pour aller faire du ski ! Comme quoi…

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Mylène
3.8K 2.2K

Et ben moi non plus, même si j’entends toujours la voix de Nelson Montfort dans ma tête et son fameux : « en direct de Nagano » !
Par contre, les Américains et les Australiens, eux ils connaissent bien les pistes ici, ce sont de gros clients !

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Hélène
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Aaah Nelson, tu nous feras toujours rire :p

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Anthony
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Je vais me lancer dans l’ecriture du meme article mais version australienne !
D’ailleurs vu que la saison se termine ici, certains de mes collegues enchainent directement avec une saison au japon 😀

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Julie
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COOL :)

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Mylène
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Oui devant les compétences linguistiques en général très limitées des Japonais, les stations embauchent pas mal de moniteurs étrangers en haute saison pour servir la clientèle Américaine et Australienne particulièrement. Ça m’avait beaucoup surprise moi aussi !

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Julie
14.4K 4.7K

Merci beaucoup Mylène, c’est très intéressant en effet de te lire !

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Mylène
3.8K 2.2K

Tout le plaisir est pour moi !

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Salut !
je prépare mon pvt japon et je suis justement intéressé pour faire les saisons (je suis dans l’hôtellerie donc j’ai de l’expérience) par contre mon japonais est mauvais. Est ce que j’ai quand même une chance de pouvoir y travailler ?

Jennifer

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Mylène
3.8K 2.2K

Si ton japonais est mauvais tu n’auras pas de place en réception, car tu seras un vrai fardeau (téléphone, ordinateur, trop de choses passent par l’écrit finalement sur ces postes). Par contre en restauration et à l’arrière (peu ou pas de communication avec les clients) oui pas de problème. Les agences de recrutement placent souvent les étrangers avec un faible niveau de japonais sur ses positions (service de chambre, équipement de ski, restaurant…)

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Bonjour Mylène, merci beaucoup pour ton témoignage. Peux-tu nous donner le nom et la localité de l’hôtel dans lequel tu travaillais ? Ton texte étant nettement plus positif que les autres témoignages en ligne, j’aurais voulu savoir où postuler pour vivre le même genre d’expérience. Merci !

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Mylène
3.8K 2.2K

Bonjour, alors je ne recommanderai pas l’hôtel où j’ai travaillé car comme dit dans l’article les collègues ne sont pas très sociables et je sais que l’année suivante cela ne s’est pas très bien passé à nouveau avec les quelques étrangers employés (d’ailleurs l’hôtel ne veut plus d’étrangers, seulement des haifus qui peuvent parler japonais couramment).
Par contre je peux te donner la station de ski car je sais que d’autres hôtels embauchent et ça se passe souvent mieux (Prince Hotel, Okushiga Kogen Hotel…). C’est Shiga Kogen à Nagano. La station de ski Hakuba, toujours à Nagano, emploie aussi beaucoup d’étrangers car leur clientèle devient très internationale. Je ne connais pas les conditions de travail là-bas cependant. Voilà !

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Merci Mylène !

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Merci Mylène pour cet article très intéressant !
Je serais intéressée pour travailler un mois ou deux dans un resort, mais je crois que mon profil n’est pas très intéressant pour les employeurs : déjà je ne souhaite pas travailler la saison complète, et mon niveau de japonais est insuffisant. Par contre j’ai de l’expérience en housekeeping (ménage), et parle l’anglais et l’espagnol. Penses-tu que ça pourrait le faire ?
Et surtout, je voyagerai avec mon conjoint. Lui est freelance donc travaille de n’importe où. Sais-tu s’il est possible qu’il loge avec moi dans la chambre que l’employeur attribue aux saisonniers ? J’en doute, mais ça vaut le coup de poser la question. :-)
Merci !

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Mylène
3.8K 2.2K

Pas mal de saisonniers viennent en couple, par contre ils ont chacun leur chambre (mais après vous faites ce que vous voulez). S’il ne bosse pas à l’hôtel par contre, pas moyen d’être logé même avec toi (imagine si tout le monde faisait pareil…).
Pour la courte durée, tu n’es pas obligée de le dire dès le départ. Comme je l’ai dit plus haut, pas mal de saisonniers abandonnent en cours de saison.

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Merci pour ta réponse !

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Salut et merci. Avec ton expériences et les avis d’autres voyageurs, PVTistes que tu as pu entendre, dans quelle station de ski tu irais si tu pouvais refaire un PVT ? Et si tu n’as pas d’idée précise en tête, que conseillerais-tu entre Hakuba, Niigata, Nozawa et Hokkaido ?

Merci :)

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