Le logement pendant son PVT Japon

Article publié le 08-10-2018.

Les logements temporaires

Si vous êtes seulement de passage, vous avez le choix entre de nombreux hébergements qui s'adaptent aux différentes budgets. Voici un tour d’horizon des possibilités, en partant du moderne (bon marché) au traditionnel (plus authentique mais plus cher).

Les hébergements modernes

Les manga kissa ou web-cafés
Les manga kissa sont des “cafés” avec accès illimité aux mangas du magasin. Ils proposent des box privés, séparés les uns des autres par de légères cloisons qui offrent une relative intimité. Chaque box est équipé d’un ordinateur avec casque, jeux vidéos, lecteur DVD et d’un fauteuil très confortable. Un distributeur de boissons est en service à volonté et il est possible de ramener sa propre nourriture. À défaut, vous trouverez des plats basiques en vente à la réception (bol de nouilles, chips, etc). Les toilettes et douches (s’il y a) sont communes.
Les manga kissa proposent des formules "spécial nuit" de minuit jusqu'à 5 h du matin, généralement pour moins de 1 500 ¥ (environ 12 €). Loin d’être extrêmement confortable, c’est une option qui se substitue de plus en plus à celle d’hôtel de fortune, idéal également lorsque l’on a loupé le dernier train.

Les karaoké box
Le karaoké est le divertissement préféré des Japonais. Loin des habitudes européennes, ces karaokés sont constitués de salles privatives pouvant accueillir de 2 à 20 personnes. Si la fonction première n’est évidemment pas d’y dormir, ils offrent tout de même une option économique pour passer la nuit, en plus d’une véritable expérience !
Les formules « nuit » de minuit à 6 h permettent d’obtenir une salle pour une somme très raisonnable. Selon la formule demandée (boissons illimitées et alcoolisées ou non), et le jour de la semaine (attention les prix grimpent le week-end) il faut compter environ 2 500 ¥ (environ 20 €) la nuit par personne.
Vous pouvez louer un salle pour personne seule (“hitokara”) mais généralement elle sera trop exiguë pour y dormir !

Les hôtels capsule
C'est sans aucun doute l'expérience la plus typiquement japonaise de toutes ces options modernes. Ce concept ne s’exporte d’ailleurs pas vraiment en dehors de l’Asie malgré son côté pratique. Les “capsule hotels” sont constitués de sas, aussi grands qu'une personne. Il y a tout de même suffisamment d’espace pour pouvoir bouger et s’asseoir, et certaines capsules sont parfois même équipées d'une télévision. Chaque capsule est individuelle et il est formellement interdit d’y entrer à deux.
Le prix est très bon marché puisque, selon la qualité de l’hôtel, une couchette varie entre 2 000 et 3 000 ¥ (entre 15 et 23 €). Traditionnellement, ces hôtels sont utilisés par les employés qui ont raté leur dernier train mais l’offre se développe de plus en plus pour les touristes tel cet hôtel capsule-bibliothèque à Osaka.
Attention cependant, les hôtels capsule sont encore parfois réservés aux travailleurs (on en parle sur le forum).

Les auberges de jeunesse
On trouve de nombreuses auberges de jeunesse dans les grandes villes, elles sont très similaires à celles que nous avons en Europe. La plupart d'entre elles sont des dortoirs avec salle de bain et cuisine communes. Les auberges constituent le meilleur moyen pour rencontrer du monde, partager des moments sympas en soirée, échanger des infos sur les choses à voir dans le coin et le personnel y parle souvent anglais. Vous pouvez les réserver sur le site Hostelworld (entre autres) et trouverez sur le forum quelques recommandations : Auberges de jeunesse à Tokyo. Comptez environ 2 000 ¥ (15 €) par nuit pour un lit en dortoir.

Les hôtels
La formule hôtel est assez chère au Japon. Comptez à peu près 5 000 ¥ (39 €) la nuit pour une chambre simple dans un hotel “business” ou un love-hotel (“rabuho”). Les prix tournent plus souvent autour de 10 000 ¥ (76 €) ou plus dans un hôtel classique. La réservation est souvent obligatoire et le départ est plus tôt qu’en France (10 h du matin).
Vous pouvez avoir une idée des tarifs sur l'un des nombreux comparateurs en ligne ou sur un site japonais comme Jalan.
Vous risquez d’être surpris par la taille des chambres, bien plus petites qu’en France, avec salle de bain et toilettes combinés. Les chambres individuelles des “business hotel” peuvent être particulièrement étroites. Généralement, le pyjama (souvent un yukata) et les chaussons sont fournis.

Les hébergements traditionnels

Les ryokans
Les ryokans sont les auberges traditionnelles japonaises, il y en a environ 60 000 dans tout le pays. Y rester une nuit est en soi une expérience : on évolue dans un décor rappelant le Japon ancien, le sol est recouvert de tatamis et les lits sont des futons préalablement rangés dans les armoires. Le repas se fait assis sur le sol (le petit-déjeuner et le dîner sont inclus) et la cuisine y est typiquement japonaise. Des yukatas et des chaussons sont automatiquement fournis et le ryokan est très souvent doté d’un onsen, une source d’eau chaude dans laquelle on se baigne. Le prix est élevé, il faut compter en moyenne 20 000 ¥ (155 €) la nuit par personne.
Les meilleurs établissements sont à la campagne ou à la montagne. À proximité de Tokyo, Gunma et Hakone sont réputés, mais il existe également des villages onsen (dont tous les hôtels sont des ryokans) comme à Nagano, par exemple. Pour plus d’infos, allez voir le site Ryokan.or.jp.

Les minshuku
Les minshuku sont grosso-modo l’équivalent des Bed and Breakfast ou chambres d’hôtes en France, vous logez donc chez l’habitant, le plus souvent à la campagne ou en bord de mer. Assez courantes dans le passé, il n’y en a aujourd’hui plus que 20 000 environ.
Cependant, à la différence de notre image des chambres d’hôtes, les minshuku sont souvent beaucoup plus grandes et ont une structure adaptées à cette activité. Finalement, on pourrait les décrire comme des ryokan de seconde catégorie où les propriétaires vivent en permanence dans le complexe.
Généralement dans des maisons anciennes, les minshuku proposent donc elles aussi un logement typiquement japonais avec futon et tatami, bain à partager et petit déjeuner et dîner en salle commune.
Comptez entre 5 000 et 10 000 ¥ (40 à 76 €). Si vous voulez tenter l’expérience, vous pouvez chercher une minshuku sur le site Japanese Inn Group.

Les machiya
Les machiya, particulièrement populaires à Kyoto aujourd’hui, sont d’anciennes maisons de marchands. La façade étroite de la maison qui donne sur la rue était le magasin et la façade arrière de la maison, plus large, abritait les appartements privés de la famille. Tout en longueur, elles sont surnommées “les chambres à coucher des anguilles” et redeviennent très à la mode pour les touristes en recherche de tradition mais qui ne veulent pas casser leur tirelire.
À la différence des ryokans ou minshuku, vous êtes seuls dans la machiya : c’est en fait une petite maison que vous louez, comme un gîte (vous pouvez y cuisiner, par exemple). Idéal pour une location à plusieurs, en famille ou entre amis. Au niveau du budget, comptez au minimum 10 000 ¥ (76 €).

Les logements longue durée

Si vous comptez rester plusieurs semaines, mois ou même années au Japon, les options énumérées ci-dessus ne vous conviendront évidemment pas. Il existe de nombreuses solutions rentables pour des séjours longue durée.
Une note pour les amis des animaux : il est assez compliqué de trouver des locations acceptant les animaux de compagnie au Japon (toutes formes d'hébergement confondues), ces logements sont souvent plus chers et/ou plus vieux.

Les share-houses / guest-houses / gaijin-houses

Probablement l’option qui a le plus de succès auprès des PVTistes (peu coûteux, sûr, pratique...) les share-houses sont des appartements ou maisons où chacun loue une chambre. La cuisine, la salle de bains et les toilettes sont communes et les tâches ménagères sont partagées. Les conditions sont à peu près similaires dans chaque guest-house, les chambres sont toujours meublées au minimum (lit ou futon, bureau, penderie) et une connexion internet est comprise dans le prix.
Concrètement, c’est le principe d’une colocation, mais la résidence est gérée par une agence spécialisée. Longtemps réservées uniquement aux étrangers (d’où l’ancien nom “Gaijin-house”), les share-houses ont aujourd’hui le vent en poupe et de nombreux jeunes japonais font le choix d’y vivre, soit pour faire des économies soit pour s’y faire des amis.

Avantages
+ Facilité d’accès aux étrangers
+ Le personnel de l’agence parle souvent anglais
+ Grand choix d'appartements, souvent bien situés
+ Toutes les charges sont incluses
+ Location au mois
+ Aucun garant demandé
+ Logements meublés
+ Possibilité de se faire des amis étrangers ou japonais

Inconvénients
- Caution d’un mois à payer d’avance
- Difficile d’inviter d’autres personnes chez soi
- Mauvaise réputation (mais qui tend à changer, notamment avec le succès de l’émission de télé-réalité “Terrace House” sur la colocation)

Parmi les agences les plus connues on peut citer :

Il y a également des sites répertoriant les share-houses par ville comme par exemple Guest-house bank.
Les prix varient, notamment selon le quartier et la superficie, entre 45 000 et 100 000 ¥ (350 à 770 €) par mois.
Certaines agences proposent également des chambres partagées qui permettent d’atteindre des prix relativement bas (ou de se loger en couple), et parfois même des petits studios.
Nous avons plusieurs discussions sur le forum consacrées aux share-houses notamment des retours d’expérience avec les agences les plus connues. L’agence Oakhouse répond directement à vos questions : Oakhouse, logement à Tokyo.

Les colocations

Il est possible de trouver une chambre dans un appartement géré par un propriétaire et non une agence. Ce sont souvent les locataires eux-mêmes qui sous-louent une chambre.
Cette solution n’est pas la plus fiable car aucune garantie ne vous est offerte (principe de la sous-location au Japon) et la sous-location est interdite sans l’accord du propriétaire (qui est rarement au courant). Les prix sont un peu moins élevés que les share-houses gérées par des agences.

Certaines annonces sont disponibles sur des sites tels que :

On ne vous conseille pas vraiment cette option : il y a le risque d’être mis à la porte du jour au lendemain et pas de recours si vous avez un problème avec un coloc... Tout cela représente pas mal d’inconvénients pour très peu d’économies par rapport aux share-houses.

Les appartements

Louer un appartement au Japon s’apparente un peu à un parcours du combattant. En effet, de nombreux frais (qui n’existent pas en France) sont à prévoir et surtout, les agences classiques se montrent très réticentes à l’idée de louer à un étranger.
Il vaut mieux s’assurer de rester au moins deux ans au Japon pour rentabiliser tous ces frais et cette longue bataille administrative. Dans tous les cas, il vous faudra pas mal d’économies et surtout, de bons amis japonais.
De plus en plus d’agences se spécialisent dans la location aux étrangers, cependant vous payez en général assez cher leurs services. Si la colocation n’est vraiment pas faite pour vous, vous pouvez toujours explorer cette piste.

Nous vous expliquons toutes les conditions requises et la démarche à suivre pour louer un appartement au Japon dans ce long dossier : Louer un appartement au Japon.
Vous trouverez également dans cette discussion les retours d’expérience de PVTistes : Forum : louer un appartement au Japon, c'est possible ?

Acheter une maison

Avec la dénatalité couplée à la politique “Abenomics” actuelle, il n’a jamais été aussi avantageux d’acheter qu’en ce moment, particulièrement en dehors des grandes villes. Certaines campagnes désespérées vendent (voire donnent !) des terrains ou des maisons abandonnées pour une bouchée de pain, dans l’espoir de faire revenir des habitants et relancer l'économie locale.

Cette solution est très peu probable pour un PVTiste, nous ne la détaillerons donc pas plus mais si jamais cela vous intéresse, voici quelques liens :

On espère que ce petit tour d’horizon vous aidera à choisir et vous donnera envie de tester différents types de logements durant votre PVT. Profitez de vos voyages pour aller dans des logements hors des sentiers battus (hotels capsule, machiya...) et prenez bien le temps de comparer et choisir votre logement principal avant de signer quoi que ce soit.

On vous recommande d’ailleurs fortement de ne rien signer avant d’arriver. L’idéal serait de passer les premiers temps en auberge de jeunesse afin de pouvoir visiter une fois sur place différents types de logement longue durée et choisir selon vos besoins (proximité du travail, quartier que vous aimez, lignes de train que vous prenez fréquemment...).

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