Elisa, « best job » de Park Ranger en Australie

Article publié le 18-04-2014.

À lire : un recueil d’entretiens de pvtistes partageant avec vous leurs expériences et leurs états d’âme. Plus d'infos...

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Explique-nous dans quel contexte tu t'es envolée pour l'Australie ?

Tout a commencé par une journée de grisaille en mars 2013, je surfais sur Facebook entre deux recherches d'annonces d'emplois. J'avais démissionné de mon précédent job et j'étais en phase de « reconversion » professionnelle si l'on peut dire. C'est là que je tombe sur l'offre de Tourism Australia qui propose 6 jobs de rêve !!!

Forcément ça attire mon attention et je suis totalement sous le charme de l'annonce, les conditions étaient claires et assez simples, il fallait envoyer une vidéo de 30 secondes en anglais expliquant pourquoi nous étions le candidat idéal. Le soir j'en parle à Maxime, mon copain, avec qui nous faisons toujours de vidéos de nos vacances en amoureux, entre potes, etc. Il est séduit par l'idée et même si l'on n'y croit pas une seconde, on se dit que pourquoi pas s'amuser un coup ?!

On part diner avec notre copine Camille qui a toujours plein d'idées et tous les 3, on pense à un storyboard. Après des heures à regarder des vidéos sur Youtube, notamment celles du Best job 1 (ndlr en 2009) je comprends bien qu'il faut se démarquer de la foule ! Très rapidement, on se revoit pour tourner le petit clip en stop motion qui a fait mon succès.

Repérée par le jury, notre vidéo est utilisée pour la communication du concours dans le monde, je sens l'excitation monter dans ma tête. De là, s'en est suivi une période de 3 mois de sélection où nous n'avons jamais rien lâché. Décrocher l'attention des médias, obtenir des parrains et un maximum de soutiens et faire du bruit sur les réseaux sociaux faisaient parties des défis. Pour gagner un tel concours, j'ai pu compter sur mes amis et ma famille. Ils se sont tous démenés pour me porter à la victoire.

Seule, je n'aurai jamais pu faire tout ce qui était demandé dans les limites de temps imposé... J'en garde un excellent souvenir et je le faisais car cela m'amusait, c'était fun ! Après les premières étapes de présélection, je me suis envolée pour l'Australie en juin pour les derniers entretiens et défis (suivre un agenda minuté, ultra chargé pendant 2 semaines, se confronter aux interviews à répétition, retranscrire cela via un blog tous les soirs, etc). Toujours avec le sourire et une motivation sans limite (même avec un gros vertige, je n'ai pas hésité une seconde à descendre une falaise en rappel devant le jury et les caméras...), j'ai finalement remporté le concours le 21 juin 2013.

Rentrée en France pour un mois, le temps de m'organiser, obtenir mon PVT, rendre l'appartement parisien et faire la fête (oui quand même !), j'étais de nouveau dans l'avion direction le Queensland ! Cette fois-ci, mon copain à mes cotés. Notre but : qu'il puisse aussi vivre ce rêve en m'accompagnant dans l'aventure. Il est photographe et ses talents me sont indispensables !

Est-ce que c’est la première fois que tu vivais à l’étranger ou que tu partais aussi longtemps ?

En fait, j'ai attrapé le virus de la bougeotte à 20 ans après mon année Erasmus en Allemagne. Cette expérience m'a transformée ! Impossible de retourner à ma petite vie confortable, j'ai enchainé avec l'Espagne où j'ai été fille au pair (je ne parlais pas un mot d'espagnol à mon arrivée, j'ai vite appris avec les enfants, ils font pas de cadeaux !!) puis après mon Master de Gestion Touristique et Hôtelière, je me suis lancée dans l'aventure PVT en Nouvelle Zélande, une année magique !

Le retour en France fut un peu dur... et après 3 ans à Paris, je ne rêvais que d'une chose, repartir ! Je ne savais pas exactement où... Ce concours m'a convaincue d'aller en Australie !

Tu avais déjà le projet de partir en Australie ou c'est le concours qui t'en a donné l'envie ?

Au retour de mon année en Nouvelle Zélande, j'ai passé quelques semaines en Australie. Bon, j'ai vite compris qu'ici, il faudrait revenir : le territoire est si vaste que ce n'est pas avec mes 3 semaines sur place que j'allais aller loin... Quand j'ai vu l'offre pour le Best job, je me suis dit que c'était une excellente opportunité !

Tu as fait partie des 18 finalistes à s'envoler pour l'Australie, comment s'est passé l'entretien final ?

[Note PVTistes.net : Interview d'Elisa au moment de s'envoler pour la finale] La finale en Australie a été assez grandiose, je me rappelle le premier jour où j'ai rencontré tous les finalistes au restaurant de l'hôtel. J'avais l'impression de les connaître déjà tous ! J'avais épluché leur profil, vidéos, page Facebook et du coup j'étais trop contente de les rencontrer en vrai, de pouvoir échanger avec eux.

Il y avait une super bonne ambiance, on a enchainé 15 jours de visites, un programme au top mais où un jury nous observait en permanence. Les médias étaient toujours dans le coin aussi. Moi je ne voulais pas trop me prendre la tête, j'ai souri et suivi le planning sans me plaindre une seule fois et ça a payé ! La sélection finale s'est ponctuée de tests psychologiques, de travail en groupe, d'entretiens de motivation.

Nos idées et notre capacité à partager nos expérience sur la toile étaient aussi des facteurs de sélection. En 2 semaines, le sommeil a été rare et nous ressemblions à des zombies lorsqu'à la fin du séjour ils nous ont annoncé les vainqueurs. Je m'étais préparée aux deux éventualités et j'avoue que jusqu'au dernier moment, je pensais qu'ils préféreraient ma concurrente d'Ecosse... pour des questions d'accents notamment! :-) Lorsque j'ai entendu mon nom, j'ai été envahie de milliers de pensées, et pour la première fois de ma vie : j'étais super fière de moi ! Je me sentais légère, heureuse, comblée, zéro soucis en tête : le Bonheur quoi !

Quel a été ton sentiment dominant au cours des 2 premières semaines en tant que Guide Ranger en Australie ?

Tout était nouveau et l'excitation était à son comble ! On m'avait concocté un itinéraire des plus sympathiques pour les 6 prochains mois. Je me pinçais pour être sûre de ne pas être dans un rêve ! Tout le monde était aux petits soins... je suis passée du statut d'anonyme à celui d'Ambassadrice du Queensland, ça fait un choc au départ !

Pendant tes 6 mois en tant que Guide Ranger, quels types de jobs tu as effectués ? Quels endroits tu as eu l'opportunité d'explorer ?

Mes 6 mois ont été très variés. J'ai parcouru la quasi totalité de l'Etat et visité quelque 60 parcs nationaux, en commençant par les tropiques du nord (Cairns et sa région), en passant par les déserts de l'intérieur (Diamantina NP) et en descendant sur toute la côte jusqu'au sud de l'Etat, à Brisbane. Il n'y avait jamais deux jours identiques. Je pouvais être amenée à partir avec un masque et un tuba pour contrôler la santé des coraux de la Grande Barrière de Corail, partir en mission spéciale pour protéger une population menacée de petits wallaby sauvages ou encore aider les bébés tortues à trouver le chemin de l'océan. Forcément des choses que l'on ne fait pas tous les jours en France !

J'ai visité des endroits luxueux et inaccessibles mais j'ai aussi voyagé comme une « backpacker » en bus le long de la côte. J'ai adoré l'expérience avec les tortues, cela se passe de novembre à mars à Mon Repos Conservation Park. Ca coûte seulement une dizaine de dollars pour observer au plus près les tortues marines pondre leurs œufs (novembre à fin janvier) et assister à l'éclosion des œufs (février-mars). Les Parks rangers vous accompagnent sur la plage et vous pouvez en apprendre beaucoup sur ces curieuses créatures. L'Australie et le Queensland en particulier sont connus pour les rencontres avec les animaux sauvages... et les tortues, ça été magique ! Il y a aussi les baleines et bien d'autres.

La région de Cairns est splendide, j'ai adoré les Tablelands avec ses lacs et ses forêts tropicales. Les Whitsundays et particulièrement la plage de Whitehaven Beach m'ont coupé le souffle... le paradis sur terre cet endroit ! [Note PVTistes.net : découvrez la vidéo d'Elisa dédiée aux Whitsundays] Et il y en a pour tous les budgets pour visiter cette région. Pour être honnête, j'ai été émerveillée pendant 6 mois, il m'est très difficile de choisir mon meilleur souvenir !!

Tu as croisé beaucoup de PVTistes, français ou autres ? Quels retours d'expérience t'ont-ils fait ?

J'ai eu l'occasion de croiser plusieurs PVTistes européens lors de mes séjours en auberges de jeunesse et pendant des activités touristiques. Certains me reconnaissaient et venaient même de ma région d'origine (le Jura), ce qui était super sympa ! Beaucoup m'enviaient forcément... J'ai appris à vivre avec le sentiment que tout le monde te déteste au fond, on me le disait tous les jours...

Mais blague à part, c'était toujours très intéressant d'échanger sur nos expériences respectives. Et en effet j'en ai croisé pas mal m'avouant qu'ils galéraient à trouver un boulot, que le pays était cher et que la concurrence était rude... mais cela était souvent le cas pour ceux qui ne voulaient pas quitter les grandes villes. Pour d'autres, les boulots sont physiques et ingrats (cueillette, travaux agricoles notamment). Mais pour certains, c'était au contraire le bonheur, ils vivaient le rêve australien en bossant comme prof de plongée ou de voile, gardien d'hôtels sur des îles tropicales ou alors seulement en tant que serveurs mais dans des endroits paradisiaques où leur temps libre n'était fait que de plongée et de baignade ! (Heron island et Orpheus island, par exemple).

Il y a de tout, mais ce que j'en ai retenu c'est qu'il ne faut pas avoir peur de partir loin des villes, trouver une voiture et filer dans les campagnes ! Le niveau d'anglais est aussi un facteur décisif, les débuts peuvent être durs, mais on finit vite par s'habituer à l'accent à couper au couteau des Australiens !!

Est-ce que tu as la sensation que ton expérience australienne a été aux antipodes de celles des milliers de PVTistes qui partent en Australie chaque année ?

J'avoue que mon expérience n'avait rien à voir avec un PVT classique et cela pour plusieurs raisons. J'avais déjà trouvé le travail en arrivant sur le territoire, je n'avais qu'à suivre un itinéraire organisé d'une semaine à l'autre, je gagnais bien ma vie et tout était pris en charge. Une place en or, je l'accorde. Par contre, je n'avais pas la liberté des PVTistes, je n'étais pas autorisée à conduire, par exemple, pendant le contrat et du coup le rêve du road trip à l'australienne n'a pas pu se réaliser pendant le Best Job. Je ne pouvais pas décider de mes déplacements, activités, etc., je devais suivre le programme.

Pas le temps de faire la fête, de passer une aprem à la plage à bronzer ou d'aller à des soirées barbecue... le planning était très chargé et au final, j'étais toujours sur mon ordi, pour organiser mon blog, faire les traductions, animer ma page Facebook, Twitter, Instagram et autres... Je me rappelle de soirées en auberge de jeunesse où tout le monde faisait la fête et où nous devions mettre à jour le blog... pas facile de rester concentrés ! Peu de gens se rendent compte du rythme qu'il fallait assurer et à chaque fois les gens pensaient que je ne faisais rien de mes journées !

Qui as-tu rencontré pendant cette année ? Des Australiens ? Des voyageurs ?

Pendant l'aventure Best job, j'en ai rencontré du monde ! Environ 200 rangers dans tout le Queensland, les salariés du bureau du tourisme basés à Brisbane, les opérateurs touristiques lorsque je testais leurs excursions, des voyageurs, des journalistes australiens et internationaux, etc. J'ai beaucoup aimé ce job pour les rencontres. J'ai pu découvrir au plus près la culture Aussie car j'étais constamment entourée d'Australiens au travail et lors de mes déplacements.

Les rangers m'ont transmis leur passion pour la nature et leur pays. J'ai rencontré des gens qui ont une vie si différente de la mienne. Comme Ben, ranger sur Green island, qui vit avec sa petite famille sur cette micro île aux environs de Cairns (dont on fait le tour en 15 minutes à pied !). Un bateau les ravitaille quelques fois par mois, car il n'y a pas de boutique, ni de supermarché sur Green island. Pas d'école non plus, heureusement ses enfants sont encore petits... Cela peut paraître idyllique (l'île est assez spectaculaire avec ses eaux bleu lagon) mais honnêtement je ne tiendrais guère plus d'un mois dans un tel endroit !

Il y a eu aussi Mitch, le ranger qui garde le parc national de Diamantina, 5 000 km2 perdus au milieu des terres arides de l'ouest du Queensland. Le premier village est à 7 h de route (en terre). En cas d'inondations, lui et sa femme peuvent être coincés pendant plusieurs semaines... ils doivent utiliser un téléphone satellite car les portables ne passent pas. Passionnés ils aiment le désert et cela compensent le fait qu'ils soient coupés de leurs enfants, qui travaillent à Brisbane.

Ou encore Peter, un autre ranger qui vit au milieu du bush dans la péninsule de Cape York (pointe nord-est du pays), il n'y a qu'une route défoncée en terre pour rejoindre sa maison, les crocodiles infestent les rivières et il lui faut plusieurs jours de voiture pour rejoindre la première « ville » ayant un supermarché... Ses enfants suivent une école par correspondance et le médecin ne passe que s'il y a une urgence et le seul moyen pour lui de venir, c'est l'avion ! Mieux vaut être indépendant et en bonne santé !

Et ce ne sont pas des cas à part en Australie. Ce pays est immense (environ 14 fois la France quand même !) et on ne se rend jamais bien compte des distances quand on arrive sur le territoire... D'ailleurs, beaucoup de PVTistes m'ont confié s'être fait bien peur à traverser le désert, le bush à toute vitesse car ils n'avairnt pas réalisé qu'il leur faudrait des jours pour parcourir de telles distances. Mieux vaut planifier ses déplacements. Pour rouler de Darwin à Cairns, il faut 35 heures notamment !!

On voit que ton copain t'a accompagnée partout, il a dû faire des petits boulots ou il a essentiellement travaillé avec toi ?

Comme je le mentionne plus haut, Max est venu avec moi, ce job on l'a gagné ensemble, en équipe, et j'ai tout fait pour qu'il puisse me suivre dans l'aventure. Je n'aurais pas supporter qu'il m'attende toute la semaine dans l'appartement pendant que moi je vivais la grande vie ! Ils ont été sensibles à son talent de photographe et à ses qualités. Au final, il a même réussi à se faire payer pour produire du contenu photos et vidéos liés à mon aventure Best job.

Il n'avait pas à gérer les interviews et autres et du coup on rigolait en disant que c'est lui qui avait le Best Job ! On a eu une chance inouïe de pouvoir vivre cette aventure en couple. Les autres gagnants se sont souvent sentis seuls dans leur hôtel entre deux transits... A quoi bon vivre une vie de rêve si l'on a personne pour la partager ?

Quel est ton meilleur souvenir pour le moment ?

Il y en a eu des tas, mais je cite souvent Orpheus island, un petit coin de paradis où nous avons été envoyés 3 jours. Nous étions les seuls clients sur l'île (qui ne peut accueillir plus de 34 personnes). Nous avions alors l'île rien que pour nous. Le personnel était aux petits soins et cela n'a été que 3 jours de pur bonheur, rythmés par des plongées, des massages au spa, des repas divins et des excursions en hélico ou petit bateau. Le Rêve.

Est-ce que certaines choses françaises te manquent ?

Bien sûr, ma vie a été idyllique pendant 6 mois et j'ai été plus que gâtée. Cependant même dans les meilleurs restaurants, je ne retrouvais pas la qualité de la cuisine française, surtout la pâtisserie. Je rêve souvent d'un bon croissant au beurre ou d'une brioche au sucre !

Les amis, la fête, les soirées me manquent, les sorties ciné du dimanche pour aller voir la dernière comédie... ici, il n'y a que les blockbusters américains et niveau expo à Brisbane, ce n'est pas ça non plus, même si de gros efforts ont été faits ces dernières années.

La famille bien entendu, mais heureusement que Skype existe et qu'on peut voir les petits neveux et nièces grandir.

Est-ce que dans le contexte dans lequel tu es parti, tu as dû faire face à des difficultés ?

Tous les soucis administratifs allant de pair avec une arrivée dans un nouveau pays étaient réduits au minimum, j'étais très bien encadrée et conseillée par les organisateurs du concours. Au final, tout a été super simple pour moi et tout s'est enchaîné très vite.

En Nouvelle Zélande, j'étais passée par la case galère de la recherche de coloc, l'ouverture du compte bancaire, CB française qui bloque, etc. Ici, j'ai évité cette étape et je ne m'en plains pas.

Qu’est ce qui te manquera si tu rentrais en France ?

Le soleil, la douceur du climat, les oiseaux colorés qui font des bruits tous plus marrants les uns que les autres, les virées en van, les barbecues en libre service, la simplicité des gens, leur accueil, les animaux exotiques, les grands espaces et le fait d'avoir de la place ! J'en ai d'autres en stock, lol !

Tes 6 mois de travail se terminent, quel bilan tires-tu de cette expérience ?

Une expérience incroyablement riche, qui m'a donné un nouveau regard sur les choses et le monde.

Au niveau personnel, j'ai dû combattre ma timidité et ma réserve. Quand on a le Best Job, on est sur le devant de la scène en permanence. Je me rappelle d'une interview en direct pour l'émission matinale la plus regardée du pays. Mieux vaut laisser son stress au placard quand on se retrouve avec un micro, une énorme caméra et un spot lumineux en pleine face !! Tu as 2 minutes et des milliers de personnes te regardent et t'écoutent, il faut assurer et ne pas bafouiller ni rougir !

Pendant le Best Job, on n'a pas le droit d'avoir un coup de blues non plus. Avoir le sourire et déborder d'énergie sont essentiels :-)

Au niveau professionnel, j'ai pris conscience de nouveaux métiers, pris connaissance de nouvelles opportunités liées aux réseaux sociaux et aux blogs. Je sous-estimais vraiment le pouvoir de Facebook and co avant de débuter le Best Job. J'étais bien loin d'imaginer que cela pouvait ouvrir autant de portes !

Aujourd'hui, je ne pense pas pouvoir rentrer de suite travailler dans un bureau parisien avec des horaires fixes du lundi au vendredi. Si je rentre, j'aimerais pouvoir garder une certaine indépendance, travailler sur mes propres projets (pourquoi pas un livre, une émission, devenir consultante dans le tourisme). J'aimerais aussi pouvoir rester en Australie un peu plus car je sens que les opportunités sont plus nombreuses et faciles... affaire à suivre car avec les visas, ce n'est pas une simple affaire.

Dans le cadre du concours (50 000 $ de paie et 50 000 $ de défraiement), tu as vécu plutôt confortablement. Désormais, tu vas connaître un rythme de backpacker ? Quels sont tes projets ?

Lorsque le job s'est terminé (ndlr en février), nous ne voulions pas rentrer aussitôt. Grâce au PVT d'un an en poche, il nous restait 6 mois pour vadrouiller dans le pays.

Le gros + : nous sommes libres de nos projets désormais. Puisque nous voulions continuer à faire la promotion du pays, nous nous sommes lancés dans un tour d'Australie. Nous enchainons les collaborations avec les offices du tourisme des régions, les tours opérateurs et certains grands groupes touristiques (comme YHA), ce qui nous permet de voyager quasiment gratuitement en échange de la production de contenu photos, vidéos et blog.

Nous avons parcouru la Tasmanie, conduit sur la mythique Great Ocean road au volant d'un van Jucy de Melbourne à Sydney et je prépare la suite qui se passera en Australie méridionale, et dans le centre rouge du pays. De belles aventures nous attendent. En attendant de reprendre la route, nous travaillons pendant 2 mois avec le ministère des Parcs Nationaux du Queensland pour produire des vidéos et photos de quelques parcs emblématiques. Nous les conseillons également dans le développement de leurs réseaux sociaux. C'est une nouvelle collaboration avec les rangers et nous sommes très contents de pouvoir retourner dans certains parcs.

Tu penses rentrer en France en août ? Si oui, quels sont tes projets ou du moins, tes souhaits ?

Nos Working Holiday Visa expirent début août et il faudra alors envisager le retour en France. Nous avons beaucoup d'idée. Reste à voir ce qui sera réalisable...

Blog d'Elisa
Crédit photo : Maxime Coquard

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Commentaires

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Hélène
13.9K 7.6K

Super interview!! J’ai adoré suivre tes aventures Élisa, et aussi depuis que vous êtes « libres », notamment votre trip en Tasmanie m’a bien fait baver devant mon écran!!!!
Cette interview me révèle aussi des « à côté » du Bestjob auxquels je n’avais pas pensés.
En tout cas, une aventure géniale retranscrite de manière conviviale et super dynamique!!
Encore merci de nous avoir fait rêver!! :)

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merci Hélène! ça fait nous plaisir :-) La Tasmania c’est vraiment chouette :-) De nouvelles aventures à suivre dans les prochains mois (NSW, Le sud de l’Australie et le Centre rouge) On a hâte, en attendant on bosse dans les parcs nationaux, ce qui est très bien aussi :-)
à bientôt!

Elisa

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Hélène
13.9K 7.6K

Le programme a l’air bien sympa, ça donne encore plus hâte de lire les articles qui vont suivre!!! :)
ENJOY!!

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Céline
3.1K 1.8K

Excellente interview ! 😀 ça fait plaisir de voir un tel enthousiaste et de savoir que l’expérience à été vécue à fond ! \o/
Par contre, comment revenir à la normale après ça, heureusement qu’il reste 6 mois de PVT pour gérer la transition ! ^^

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Hélène
13.9K 7.6K

Tu m’étonnes la claque du retour!!!!

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merci Céline, oui en effet c’est bien d’avoir 6 mois encore sur place :-) Et puis pour la claque et bien on se prépare doucement mais sûrement!
Encore pleins de choses à vivre ici avant de rentrer :-)

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Julie
14.2K 4.8K

Merci pour tes réponses Elisa, en effet, on est beaucoup à t’avoir suivie depuis le début (je me rappelle que tu étais la préférée de Marie, une des admins du site). Avec un tel bilan, on ne peut qu’admettre que Tourism Australia a fait le bon choix en optant pour ta pêche et ton accent frenchy 😉

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merci Julie! et vive l’accent frenchy, tout le monde l’adore à l’étranger, non?
au plaisir de se rencontrer au retour et que je fasse connaissance avec Marie alors aussi :-)
A bientôt!

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Julie
14.2K 4.8K

Avec plaisir :)

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Marie
32.7K 9.5K

On oui, je serais super contente de te rencontrer Elisa !!! Merci pour cette belle interview !

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Vraiment une aventure de dingue!!! un grand bravo à vous deux les Franc-Comtois pour ce périple et les magnifiques articles sur votre blog (vraiment déçu que nous n’ayez pas remporté le prix du Golden Blog Awards!! Vous le méritiez)
N’hésitez pas à prévenir de votre retour sur Paris pour qu’on vous brief sur la Canada autour d’un verre avec les Pvtistes 😛

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Julie
14.2K 4.8K

Ambassadeur du PVT va :)

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Haha prévoyant surtout! Vu la galère que c’est celui ci comparé à l’obtention du Pvt Australien mieux vaut les préparer le plus tôt possible psychologiquement lol…

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Merci Adrien!
Le Canada oui mieux vaut être préparé en effet !!
On en reparlera alors :-)
On te tiens au courant de notre rentrée à Paris/ Franche comté :-)
Bises
Elisa

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Vanessa
2.5K 910

le reve… l’experience qui te change complètement je veux ausiiiii….

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Laura
226 81

Merci pour ton retour! et je suis en train de lire ton site au passage!! Petite question: As-tu fais un bilan budget de toutes tes activités/voyages…?! Car avec tes gains tu as surement du profiter un peu plus que toute personne qui partirait avec un apport déjà important!

Merci de faire partager tes aventures et profite a fond, par expérience je sais que ça passe beaucoup trop vite!

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Bonjour Laura, il est vrai que jusqu’à maintenant le budget est qqch qui n’apparait pas vraiment sur le blog, car je n’étais pas en charge de mon planning et de la réservation des activités/tours/logements.
Nous avons en tête avec Max de faire apparaitre une idée budget pour les prochains trips en Australie, mais l’on cherche encore le moyen rapide et facile de l’inclure dans nos articles…on indique déjà les ordres de prix de chaque activité comme référence pour le lecteur.
Merci de tes remarques et oui en effet ça file le temps en PVT !!!!!!!

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Quelle aventure extraordinaire..
Tu t’es démenée pour y arriver et tu l’as eu. Je viens de lire ton interview, ce job c’est le plan rêver, en effet.
Je suis actuellement en PVT Australie, j’ai pas fais les mêmes boulots, mais quand on croit en son rêve, on passe des moments merveilleux. Dans des paysages à couper le souffle, et ça n’a pas de prix.

Merci de faire partager ton expérience.

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