Laurie, de la Gaspésie à Paris

Date de publication : 06-07-2012

Auteur

isa

Laurie

Profession

Webdesigner

pvtistes : Ville de provenance
Laurie : New-Richmond, en Gaspésie
pvtistes : Ville de destination
Laurie : Paris / Essonne
pvtistes : Sur place depuis combien de temps ?
Laurie : 1 an et 2 mois
pvtistes : Baroudeuse ou pas ?
Laurie : Oui assez ! J’aime bien partir avec mon sac à dos, auberge de jeunesse et tout. En 2006 je suis partie avec un ami un été dans l’ouest canadien avec 500$ en poche, pas de boulot, pas d’endroit où rester… et ça été un été mémorable !
pvtistes : Que faisais-tu au Québec ?
Laurie : J’ai quitté ma Gaspésie natale à 17 ans pour déménager dans la ville de Québec pour poursuivre mes études. J’ai obtenu un diplôme en arts visuels et ensuite un en design graphique. J’ai habité Montréal 3 ans avant de partir pour la France, j’y travaillais comme designer graphique.
pvtistes : Pourquoi cette envie de t’envoler pour la France ?
Laurie : J’ai toujours rêvé de partir en Europe pour y vivre et y travailler. Au courant de ma deuxième année à Montréal, j’ai eu une coloc française qui faisait un stage de quelques mois et qui bossait avec d’autres Français en stage également. C’est donc par l’entremise de ma coloc que j’ai rencontré mon copain actuel, un Français natif de la région parisienne. On a passé un an à distance, il est venu me rendre visite une fois à Montréal et ensuite c’était à mon tour de m’envoler vers la France, mais cette fois pour y rester un petit bout de temps. Cette rencontre à été l’occasion idéale pour moi de réaliser ce vieux rêve !
pvtistes : Pourquoi la région parisienne ?
Laurie : Je me suis installée chez mon copain qui habitait et travaillait déjà dans le 91. Et surtout c’était à Paris que j’avais le plus de chance de trouver un travail dans mon domaine.
pvtistes : Est-ce que c’est la première fois que tu vivais à l’étranger ou que tu partais aussi longtemps ?
Laurie : J’ai vécu 7 mois dans l’ouest Canadien en 2007. Ça été une expérience vraiment extraordinaire, j’ai vécu avec 13 Canadiens, Anglais et Australiens dans une grande maison, c’était vraiment sympa ! Ce n’est pas vraiment à « l’étranger », mais le Canada est si grand que c’était un peu comme partir à l’étranger, les papiers à remplir en moins ! Ce que je trouve vraiment bien c’est de s’installer dans un pays/une région pour au moins quelques mois, pour vraiment apprendre à découvrir la culture du coin et voir comment vivent les gens.
pvtistes : Quel a été ton sentiment dominant au cours des 2 premières semaines en France ?
Laurie : L’émerveillement ! J’étais dépaysée et j’en étais ravie. Je trouvais tout magnifique, la végétation qui est différente, l’architecture et même les panneaux de signalisations haha ! Il faut dire que j’étais dans une situation assez confortable, avec un toit sur ma tête en arrivant. J’avais passé un accord avec mon employeur montréalais pour travailler à distance pour quelques temps, du coup j’ai vraiment bien pu apprécier mon arrivée en sol français sans avoir de soucis pratiques, comme trouver un appart ou un travail.
pvtistes : Est-ce que ta situation professionnelle te parait satisfaisante, en France ?
Laurie : Oui, je dois dire que j’ai été très chanceuse, j’ai trouvé un bon travail avec un bon salaire dans mon domaine, en un mois seulement. Ça été une expérience humaine incroyable aussi, c’était une grosse entreprise avec beaucoup d’employés et sans surprise, j’étais la seule Québécoise ! J’y suis restée 6 mois. Actuellement, je suis en alternance dans une nouvelle entreprise depuis septembre et c’est très bien aussi. De ce côté je peux dire sans hésitations que j’ai eu bien de la chance et que je n’ai eu que de bonnes expériences jusqu’à maintenant.
pvtistes : Quelles ont été tes plus grosses difficultés en France ?
Laurie : Ce qui a été le plus difficile pour moi, ça été le côté social. C’est toujours difficile de repartir à zéro et de devoir se refaire un cercle d’amis. J’ai eu de la chance de travailler avec des gens qui sont aussi devenus des amis, mais j’avoue qu’il m’arrive quand même d’avoir des petits coups de blues de temps en temps. C’est sûr qu’on s’ennuie aussi de la famille, mais dans mon cas, ça fait 10 ans que j’habite loin d’eux, du coup j’y étais déjà habituée. Je crois même que je leur parle plus souvent sur skype depuis que je suis en France que lorsque j’habitais au Québec !
pvtistes : Quel est ton meilleur souvenir ?
Laurie : Ouf c’est dur de choisir… Je crois que c’est quand j’ai vu ma mère et ma soeur débarquer à l’aéroport, pour 3 semaines de vacances, ça faisait 9 mois que je ne les avais pas vues.
pvtistes : Est-ce que certaines choses canadiennes te manquent ?
Laurie : En fait je dois dire que c’est Montréal qui me manque un peu, j’aime vraiment cette ville ! J’avais mes petites habitudes, les endroits où j’allais souvent, etc…
Sinon, la neige me manque (rien de plus beau qu’un paysage d’hiver !) et je m’ennuie des sports d’hiver aussi…
pvtistes : Qu’est ce qui te manquera quand tu rentreras au Québec ?
Laurie : Les gens que j’ai connu ici, la bouffe et le vin, la proximité pour les voyages. C’est dur à dire comme ça, je crois que je m’en rendrai compte quand je serai de retour à Montréal.
pvtistes : Qu’est ce que cette expérience t’apporte, du point de vue personnel ou professionnel ?
Laurie : Ça m’a permis de vraiment découvrir une culture que je croyais être sensiblement la même que la mienne, ce qui est relativement faux. J’ai pu voyager et ouvrir mes horizons, découvrir des endroits et des gens fabuleux, et ça je ne l’oublierai jamais. Sur le plan professionnel, je suis en train d’acquérir un savoir-faire et une expérience qui me seront très utiles pour l’avenir. Nous comptons rester en France encore quelques années (si je ne me fais pas kicker out du pays ), alors heureusement tout ça n’est pas encore terminé !
pvtistes : Quels conseils donnerais-tu aux futurs PVTistes ?
Laurie : De ne pas se décourager au début même si c’est difficile. Ce qui viendra ensuite vous fera tout oublier les galères du début ! Il faut prévoir du temps pour les embauches, ça prend pas mal plus de temps que chez nous… Ah et essayez d’avoir un peu d’économies, parce que le taux de change, ça fait mal ! Good luck

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5 Commentaires

Davy
1.1K 5K
Sympa ce témoignage, ah Paris! tu en prends plein les yeux, un vrai musée ambulant, pour ce qui de l’art, c’est sûr c’est là qu’il faut y aller ou bien NY
Charlotte
431 781
C’est étrange de lire une interview d’expérience qui se déroule dans l’autre sens… surtout que passer de la Gaspésie à Paris, ça me semble fou ! Mais je suppose que c’est moi fou si on ajoute Montréal dans l’affaire… enfin bref ! C’est marrant de constater que les Canadiens peuvent apprécier notre pays 🙂
larousse
2.5K 5.2K
Bien imaginez quand nous on lit des dizaines de témoignages dans le sens contraire, soit France vers le Canada, sans compter les messages de la cellule psychologique à l’approche de l’ouverture des quotas…ça fait tout aussi bizarre je dois avouer 😉
luc
50 140
@Charlotte,pourquoi trouves-tu bizarre que des canadiens puissent apprécier la France?C’est la première destination touristique mondiale,il doit y avoir quelques raisons,non? 😉 Laurie va dans les Alpes et tu seras comblée au niveau sports d’hiver et tout le reste!
Charlotte
431 781
C’était le contraste Gaspésie / Paris que je trouvais le plus étrange… mais c’est certain que la France a beaucoup à apporter et est belle, en tant que pays!!! C’est juste que le Canada est si vaste que ça me fait toujours bizarre de voir que des canadiens apprécient notre pays si petit haha

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