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Vivre en Colombie quand on est Français : 13 différences culturelles à connaître

Vivre en Colombie quand on est Français : 13 différences culturelles

On entend souvent la même phrase chez les Français installés en Colombie : « Je suis venu pour quelques semaines… et je ne suis jamais reparti. »

Qu’il s’agisse d’un coup de foudre pour le pays ou d’une histoire d’amour, la Colombie marque profondément ceux qui y vivent. Entre la chaleur humaine, un rapport au temps radicalement différent et des traditions solidement ancrées, le quotidien colombien peut surprendre, déstabiliser, et surtout séduire.

1. Une chaleur humaine omniprésente

L’un des premiers chocs culturels pour un Français en Colombie est sans doute la bienveillance constante des habitants. Dans la rue, les Colombiens sourient, saluent spontanément et n’hésitent pas à engager la conversation.

Il est très courant qu’un inconnu vous dise « Buenos días » en passant, qu’un policier prenne le temps de vous renseigner ou qu’un vendeur ambulant s’inquiète sincèrement de savoir si vous avez trouvé votre chemin. Là où, en France, la réserve est souvent de mise, la Colombie privilégie le contact humain.

Cette facilité à créer du lien rend les relations rapides et naturelles : on se lie vite d’amitié, parfois en quelques minutes. Et surtout, cette bonne humeur est contagieuse.

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2. La musique et la danse rythment la vie

En Colombie, la musique n’est pas un simple fond sonore : elle fait partie intégrante de la vie quotidienne. Fêtes de famille, anniversaires, dimanches à la plage ou simples soirées entre amis… La musique est toujours présente, souvent à plein volume.

Il n’est pas rare de voir le dimanche plusieurs groupes s’installer sur une plage ou dans un parc, chacun avec son enceinte, créant un joyeux chaos sonore. Là où un Français chercherait à baisser le volume pour discuter, un Colombien préférera parler plus fort ou pas parler du tout.

La danse est indissociable de cette culture musicale. Très peu de Colombiens ne savent pas danser. Salsa, cumbia, vallenato, reggaeton, bachata, merengue… chaque rythme a son identité. De nombreux bars proposent des cours ou des initiations à la salsa, une excellente façon de s’immerger dans la culture locale.

Différences culturelles en Colombie

3. La cuisine : conviviale mais répétitive

Contrairement à la France, la street food est omniprésente en Colombie. À presque chaque coin de rue, on trouve des empanadas, des arepas, des brochettes de poulet ou de maïs grillé. C’est convivial, accessible et ancré dans le quotidien.

Les marchés regorgent également de fruits et légumes exotiques, parfois totalement inconnus des Européens. En revanche, lorsqu’il s’agit des plats traditionnels, la diversité est plus limitée qu’en France.

Un plat colombien typique se compose presque toujours de riz, de frijoles (haricots rouges), d’une salade et d’une protéine (viande, poulet, poisson ou œuf). C’est bon, nourrissant… mais à la longue, la monotonie se fait sentir.

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Différences culturelles en Colombie

4. Le rapport au temps : “tranquilo” avant tout

En Colombie, le temps s’écoule différemment. Ici, tout est plus lent, et cela fait partie intégrante de la culture.

Les retards sont fréquents : 30 à 45 minutes ne choquent personne, surtout dans un cadre amical. Il est rare que l’on s’en excuse, car ce n’est pas perçu comme un manque de respect. Si vous avez rendez-vous avec un Colombien (hors contexte professionnel), inutile de vous presser.

Cette lenteur se retrouve dans de nombreuses situations du quotidien. Par exemple, dans un supermarché bondé, il est possible qu’aucune nouvelle caisse ne soit ouverte, malgré l’attente. Personne ne se plaint : « Tranquilo ». Pourquoi se presser, après tout ?

5. La religion, toujours très présente

La Colombie est un pays majoritairement catholique, et la religion joue encore un rôle central dans la société. Les fêtes religieuses sont nombreuses, ce qui explique le nombre important de jours fériés par rapport à la France (18 pour la Colombie vs 11 pour la France).

Même si les jeunes générations pratiquent moins qu’auparavant, l’influence religieuse reste visible dans le langage et les habitudes. C’est commun d’entendre, en réponse à la question « Comment vas-tu ? » , « Bien, gracias a Dios » qui veut dire « Bien, grâce à Dieu ». Ou si vous parlez de quelque chose dans le futur, que l’on vous dise “si Dios quieres” = “si Dieu le veut”.

Différences culturelles en Colombie

6. La famille et la vie de proximité

La famille est le pilier de la société colombienne. Les liens familiaux sont extrêmement forts et s’étendent bien au-delà du noyau parents-enfants.

Il n’est pas rare que plusieurs générations vivent sous le même toit : grands-parents, parents, enfants, cousins. Même lorsqu’ils n’habitent pas ensemble, les membres d’une même famille vivent souvent dans le même quartier et se voient très régulièrement.

Cette logique s’étend aux commerces et aux entreprises, souvent familiales. Lors d’un recrutement, il est fréquent de privilégier un membre de la famille ou un proche. Les commerces de proximité sont omniprésents, et les voisins se connaissent et se parlent, renforçant ce sentiment de communauté.

Différences culturelles en Colombie

7. Les classes sociales très marquées

La Colombie est une société fortement stratifiée. Les différences entre classes sociales sont visibles au quotidien : quartiers, écoles, transports, loisirs, commerces.

Il existe même un système officiel de estratos (de 1 à 6) qui classe les logements selon le niveau socio-économique du quartier dans certaines grandes villes. Cela influence :

  • le prix de l’électricité et de l’eau,
  • l’accès à certains services,
  • et parfois même la manière dont les gens sont perçus.

En France, les classes sociales existent aussi, mais elles sont moins institutionnalisées et moins visibles dans la vie quotidienne.

8. Une culture encore très machiste

Malgré des évolutions récentes, la société colombienne reste fortement marquée par le machisme et le paternalisme. Dans de nombreuses familles, les femmes occupent encore un rôle traditionnel : gestion du foyer, des enfants, des tâches domestiques. Elles sacrifient en général leur carrière pour le bien-être de leur mari.

Dans les milieux populaires, il n’est pas rare que les femmes aient leur premier enfant très jeune, parfois avant 18 ans.

Dans le monde du travail, les remarques machistes et les différences de traitement entre hommes et femmes sont encore très fréquentes, même si la situation tend à évoluer, notamment dans les grandes villes.

9. Le culte du corps et de l’apparence

En Colombie, prendre soin de son corps et de son apparence est une norme sociale. Se présenter soigné n’est pas vu comme superficiel, mais comme un signe de respect et de réussite.

La chirurgie esthétique y est largement banalisée, parfois offerte dès l’adolescence. Cette culture trouve en partie ses racines dans les années du narcotrafic, où l’apparence était un véritable levier d’ascension sociale. Aujourd’hui encore, le sport et l’entretien du corps occupent une place importante dans le quotidien.

On sort rarement « négligé », même pour aller faire une course rapide. Tenue, coiffure, parfum : tout compte. D’ailleurs, vous remarquerez que beaucoup de Colombiens adultes portent des appareils dentaires aux fils colorés, très visibles. Ils symbolisent le fait d’investir dans son image et dans son avenir.

À l’inverse, en France, le confort et la discrétion priment davantage, et le style décontracté est beaucoup plus accepté.

10. Le rapport à l’argent et à la réussite

En Colombie, parler d’argent n’est pas tabou, contrairement à la France. Les Colombiens demandent facilement combien tu gagnes, combien coûte ton appartement ou ta voiture, sans que cela soit perçu comme indiscret.

La réussite matérielle est aussi beaucoup plus visible et assumée : belles voitures, vêtements de marque, montres, téléphones dernier cri. Montrer que l’on a « réussi » est une forme de reconnaissance sociale, notamment dans un pays marqué par de fortes inégalités.

En France, la réussite est souvent plus discrète, parfois même mal vue.

11. Le rapport à l’autorité et aux règles

En Colombie, la règle est souvent souple et négociable. Les lois existent, mais leur application dépend beaucoup du contexte, des relations et parfois de l’interlocuteur.

Dans l’administration, par exemple, deux personnes peuvent obtenir des réponses différentes pour la même demande. La débrouille et l’adaptation sont des compétences essentielles.

En France, la règle est généralement plus rigide, impersonnelle et uniformément appliquée.

12. Le rapport au conflit et à la critique

Les Colombiens évitent le conflit direct. Critiquer frontalement, dire non clairement ou exprimer un désaccord peut être perçu comme agressif ou impoli.
Il est fréquent que quelqu’un dise « oui » pour faire plaisir… même si la tâche ne sera pas faite.

En France, la confrontation verbale est plus acceptée, parfois même valorisée comme signe d’honnêteté.

13. La circulation : priorité aux voitures

Dernier choc culturel pour beaucoup de Français : la circulation.
En Colombie, le piéton n’est pas roi. Même sur un passage piéton, les voitures ne s’arrêtent pas toujours. La conduite est marquée par la loi du plus fort : celui qui s’engage en premier passe.

Traverser une rue peut sembler périlleux les premières semaines, mais avec le temps, on apprend à s’adapter… et à traverser avec assurance.

Vivre en Colombie, c’est accepter de lâcher prise, sur le temps, sur certaines habitudes et sur nos repères français.

Mais c’est aussi découvrir une société profonde, humaine et chaleureuse, où la joie de vivre et la convivialité sont partout. Entre contradictions, traditions et enthousiasme contagieux, la Colombie ne laisse jamais indifférent et c’est sans doute pour cela qu’on y reste.

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Laura

Actuellement en PVT en Colombie (depuis juin 2025), je poursuivrai mon voyage avec le Pérou, l’Équateur et la Bolivie. N’hésitez pas à me poser vos questions, je serai ravie de vous aider.

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(3) Commentaires

Andrea I |

Wooow, je suis colombienne et je viens de trouver cet article. J’ai lu juste une parti de ton écrit et dommage que tu as eu tel chef, c’est certainement une situation à ne pas généraliser, comme dans tous les cas. Et le truc du cadeau pour les chirurgie … je viens d’entendre ça pour la prémière fois de ma vie hahahaha (j’ai 25 ans), donc généralisons surtout pas, s’il te plaît !

Nelson I |

lets go step by step with this. First, we do have whiter teeth than other western people but is not because of brushing with charcoal or anything of the like. Just higyne, we are, I mean latinos and spanish people, in general cleaner. Just brush just teeth three times a day your whole life, dont smoke cigarretes, or drink too much tea or coffee and u all can have a perfect white smile.
Second, dancing is more about relaxing than coordination, the biggest impediment for someone to dance is stiffness, is fear, is simply psychological.
About the food, u talked about fired food, yeah tat is one thing but it is very specific for street food only. Then you miss out of the 99% of the other food, with a pletora of salads, soups, and others inherited from native americans. It is a contradiction to mention the great diversity of fruits and veggies and then assume you tried all dishes and even can get tired of it. There are 6 big regiones that greatly differ from each other in several aspects but most remarkably food.
Then that thing about taking twice as much time to do something, well probably that is characteristic of all men compare to women who are great multitaskers, that is a global thing not a colombian thing. Again it depends on the region if you are talking about your experience in the coast well they are laxer than anybody else, but try and keep up with someone in the andes region or the flatlands and you will be surprised to discover what a turtled glued to ground u actually are compare to them.
About religion, I would objectively say, catholicism is just a fachade reinforce by the many churches built everywhere, more like relics of a past time, catholicism lost the war to new christians at least 20 years ago. When I was a kid mass was attended by at least double of the people that all churches could take in in any given day and am talking at 4 am at 5 degrees or less.
The family thing, seems it was the only moment you were actually seen what was in front of your eyes.
The macho culture part, the most interesting for its inaccuracy no doubt. Macho culture is again very specific two some regions and only among the most uneducated. In reality colombian men who dont fall in the mention category are quite open and take women for what they are wonderful and equal to us to the least, although secretely we know they are superior in many aspects. I would suggest the educated type is the circle in which someone would like to be to avoid trouble.
The surgery part, well shameful daring to generalize a thing like that, suggesting colombian women are gold diggers in hunt for drug dealers is blatant ignorance and racist. Women as in any other country are pushed to comply with beuty standards not to catch a men with money but just to look pretty. It is hard to see your own beauty when everyone seems to agree on the idea that curvy is the only type of beauty. The exhuberant figure by the way is not an idea created by drug dealers but rather imported from hollywood. I hope you have at least notice how strong is the influence of USA in latin america and that goes way deeper than simply sucking all natural resources but also imposing their culture and views.
The cars and pedestrian, yeah no arguments against that, drivers own the street likes is their backyard, and one should always be attentive not to get mugged by small time criminals or smashed by a car.

Simsim I |

Merci pour cet article Clémence 🙂 Je pars pour la Colombie début Mai pendant 3 mois