L’assurance maladie
Peu importe votre nationalité, vous devez généralement avertir l’assurance maladie de votre départ.
Le cas des Canadiens
Si vous pensez quitter votre province ou territoire pour plusieurs mois, pensez à avertir votre régie d’assurance maladie de votre départ.
Québec
Pour les Canadiens de la province du Québec, vous devez absolument prévenir la Régie d’assurance maladie du Québec de votre départ. Comme vu au point Comment choisir son assurance santé ? de ce guide, l’attestation de séjour de la RAMQ est un document obligatoire pour la demande de PVT. Si vous n’avertissez pas la RAMQ, vous n’aurez tout simplement pas votre visa.
Ontario
Si vous quittez le territoire plus de 7 mois sur une période de 12 mois, vous pouvez garder votre couverture à l’assurance santé pendant 2 ans si :
- vous détenez une carte santé valide ;
- l’Ontario est votre résidence principale ;
- vous avez résidé en Ontario pendant au moins 153 jours par an pour chacune des deux années précédant votre départ du Canada.
Manitoba
Les résidents du Manitoba qui détiennent un permis de travail ou d’études et qui seront à l’extérieur de la province pendant plus de 90 jours doivent signaler leur absence pour conserver leur droit à l’assurance maladie. Vos droits seront conservés pour un maximum de 7 mois.
Attention, les demandes doivent être faites six à huit semaines avant la date de votre départ du Canada.
Saskatchewan
La couverture santé de la Saskatchewan n’offre que des soins médicaux d’urgence limités hors Canada. Vous n’avez pas besoin de signaler votre départ. L’assurance maladie de la province couvre :
- jusqu’à 100 $ CAN par jour pour les services en tant que patient hospitalisé ;
- jusqu’à 50 $ CAN pour une consultation externe à l’hôpital. Le régime d’assurance maladie de la Saskatchewan ne paiera pas plus de deux consultations par jour.
Alberta
Vous pouvez garder votre droit à l’assurance-santé si vous partez dans un autre pays pour moins de 6 mois consécutifs, à condition de désirer retourner vivre en Alberta par la suite. Dans tous les cas, si vous pensez vous absenter plus de 183 jours dans une année, vous devez avertir le Alberta Health Care Insurance Plan (AHCIP).
Colombie-Britannique
Il y a peu d’informations concernant l’assurance-santé à l’étranger pour cette province. Il est indiqué que, si vous êtes éligible, l’assurance-santé de la Colombie-Britannique vous aidera à payer les soins médicaux inattendus, à condition que les soins reçus soient médicalement requis par un médecin agréé et normalement assuré. Les résidents de la Colombie-Britannique qui comptent s’absenter plus de 6 mois sur l’année doivent informer la Health Insurance BC pour confirmer s’ils ont le droit de maintenir leur assurance ou non.
Nouveau-Brunswick
Vous pouvez vous absenter du Nouveau-Brunswick pendant maximum 182 jours sur une période de 12 mois pour conserver vos droits à l’assurance-santé, à condition que vous souhaitiez revenir y vivre par la suite. Un prolongement de 12 mois peut être accordé tous les 3 ans. Si vous quittez le Nouveau-Brunswick plus de 12 mois, vous devrez faire une nouvelle demande d’inscription à votre retour.
Nouvelle-Écosse
Si vous êtes résident de la Nouvelle-Écosse (ou présent au moins 183 jours par année sur le territoire), vous pouvez conserver votre assurance-santé de la province pendant un an, à condition que vous ayez l’intention de revenir y vivre par la suite.
Île-du-Prince-Édouard
Si vous quittez la province pour un certain moment, mais que ce départ n’est pas définitif, vous devez avertir le Bureau de l’assurance-maladie de l’Î.-P.-É pour vous assurer d’avoir la bonne couverture pour votre situation. En règle générale, l’assurance maladie de la province vous couvrira en cas de services médicaux d’urgence seulement.
Terre-Neuve et Labrador
Les résidents de Terre-Neuve-et-Labrador doivent informer le régime d’assurance maladie (Medical Care Plan, MCP) de leur départ prévu. La couverture des frais médicaux peut être maintenue pendant une période limitée. Pour conserver vos droits, vous devrez prouver votre intention de revenir sur le territoire après votre séjour à l’étranger.
Yukon
Le Régime d’assurance-santé du Yukon continue de vous couvrir pour les soins médicaux et hospitaliers, et certaines interventions de chirurgie dentaire. Si vous quittez le territoire pour plus de trois mois, vous devez transmettre un avis d’absence temporaire pour que votre assurance-santé reste valide tout au long de votre séjour.
Territoire du Nord-Ouest
Pour une absence temporaire de plus de 90 jours, vous devez avertir le bureau de l’administration des services de santé en envoyant un Formulaire d’absence temporaire dûment rempli. Vous pouvez communiquer avec l’administration des services de santé pour connaître le niveau de couverture.
Nunavut
Le régime d’assurance-maladie du Nunavut continue de couvrir une partie des services de santé d’urgence, en se basant sur le barème d’honoraires des médecins du Nunavut et sur les taux réciproques approuvés des services hospitaliers du Nunavut. Vous devez communiquer avec le Bureau d’inscription aux soins de santé du Nunavut.
Les organismes qui vous versent des prestations sociales
Si vous percevez des allocations dans votre pays d’origine, vous devez prévenir les organismes en question de votre départ.
Si vous êtes canadien, vous ne pouvez pas toucher le chômage pendant votre PVT, par exemple. En effet, un Canadien qui s’absente du pays est automatiquement inadmissible à ces prestations. Pour en savoir plus.
Le centre des impôts
Lorsque vous partez en PVT, selon votre nationalité, vous pourriez devoir prévenir votre centre des finances publiques de votre changement d’adresse. Nous vous conseillons également de vous renseigner sur vos devoirs concernant les déclarations d’impôts pendant votre PVT.
Le cas du Canada : entente fiscale entre la France et le Canada
Normalement, une des obligations fiscales des Canadiens est de payer les impôts fédéraux et provinciaux, même s’ils ne vivent pas au Canada cette année-là. Pendant votre PVT France, grâce à l’entente fiscale entre la France et le Canada, vous évitez une double imposition. Cela dit, les revenus que vous allez percevoir en France seront imposables par le gouvernement français.
La première année, si vous avez travaillé au Canada et en France, vous allez devoir produire deux déclarations d’impôts indépendantes.
Si vous voulez toujours percevoir le crédit pour la TPS/TVH (si vous y êtes éligible), il sera important dans tous les cas de produire une déclaration d’impôts au Canada.
Dans tous les cas, il est suggéré d’aviser l’Agence du Revenu du Canada (ARC) lorsque vous quittez le Canada pour un long séjour.
Pour les résidents du Québec, il y a en complément une entente fiscale passée entre la France et le Québec, vous n’êtes donc pas doublement imposé également du côté provincial.
Pour aller plus loin :
Votre logement, vos affaires, votre voiture
La plupart des pvtistes décident de quitter leur appartement avant de partir. Dans ce cas, attention aux délais de préavis. Vous pouvez également sous-louer votre logement (si c’est autorisé dans votre pays).
L’option de la sous-location vous permet de garder vos affaires et ainsi, de retrouver votre appartement à la fin de votre PVT.
Pour entreposer vos affaires, à défaut de ne pas avoir un proche qui a de la place dans son garage, vous pouvez faire affaire avec une entreprise qui propose des garde-meubles. Toutefois, cette solution est souvent assez coûteuse.
Si vous avez un véhicule, vous pouvez soit le vendre, soit le louer le temps de votre séjour. Si vous souhaitez le garder sans le louer ou le prêter, renseignez-vous auprès de votre assureur auto.
Résilier vos abonnements
Pour mettre fin à votre abonnement téléphonique, il suffit de contacter votre fournisseur par téléphone ou par e-mail.
Il est souvent possible de mettre fin à son abonnement malgré les clauses d’engagement.
Certaines entreprises demandent un avis de résiliation X jours avant la date effective de résiliation, tandis que d’autres ne requièrent aucun préavis.
Si cela vous semble trop compliqué, vous pouvez demander à votre fournisseur de simplement suspendre votre abonnement pour quelques mois. Toutefois, cette option est plutôt coûteuse selon les entreprises (par exemple : minimum 20 $CA par mois au Canada). Une fois rentré, vous retrouverez le même numéro de téléphone qu’auparavant.
Pensez également à vos abonnements cinéma, salle de sport, assurance habitation, assurance automobile, forfait eau et/ou électricité.
Faire un bilan de santé
Votre assurance PVT ne vous couvrira qu’en cas de maladie ou d’urgence en France. Si vous décidez de consulter un médecin pour une consultation de contrôle, vous devrez payer la consultation de votre poche. Avant de partir, profitez des quelques semaines qu’il vous reste pour faire un bilan de santé dans votre pays d’origine.
Lors de vos rendez-vous, pensez à leur dire (dentiste, médecin…) que vous partez à l’étranger une année ou plus !
Les soins dentaires
Afin d’éviter tout souci dentaire, pensez à aller chez votre dentiste : lavage, détartrage, contrôle des caries et des dents de sagesse… Ça ne mange pas de pain ! Vous partirez l’esprit tranquille, sans risquer d’avoir une problématique dentaire en France.
Les soins liés à la vue
Si vous portez des lunettes (ou vous craignez que votre vue ait baissé) ou des lentilles, la visite chez votre ophtalmologue (optométriste) sera bienvenue, afin de contrôler votre vue (voire faire renouveler vos lentilles). De plus, pensez à apporter une paire de lunettes supplémentaire pour vous dépanner en cas d’accident.
Les soins gynécologiques
Si vous prenez une contraception, expliquez à votre médecin que vous partez vivre à l’étranger pendant un an (ou deux pour les Canadiens). En revanche, les ordonnances sont bien souvent valables seulement quelques mois.
Certains médecins indiqueront au pharmacien de vous donner le nécessaire pour un an de contraception.
Ce rendez-vous pourra également être l’occasion de faire les contrôles recommandés tous les ans ou tous les 2 ans.
Une visite chez votre médecin généraliste
Si vous suivez des traitements réguliers ou avez des problèmes de santé fréquents (des allergies annuelles, par exemple), assurez-vous d’obtenir vos prescriptions et d’acheter les médicaments nécessaires avant votre départ. N’oubliez pas d’emporter avec vous les ordonnances, elles pourraient être requises lors des contrôles aux frontières.
Une fois en France, vous n’aurez plus accès à vos médecins et il est possible que les médicaments disponibles ne soient pas identiques à ceux que vous prenez habituellement. De plus, obtenir un remboursement pourrait s’avérer compliqué. Si votre maladie était connue avant votre départ, vous ne serez certainement pas remboursé par votre assurance.
Apporter votre argent
Il n’est ni nécessaire, ni recommandé d’apporter tout votre argent en liquide.
Selon votre nationalité, vous devez avoir entre 2 100 € et 3 100 € d’économies pour le PVT France. Nous vous rappelons que c’est le minimum requis. Vous pouvez prévoir plus selon la ville où vous pensez vous installer, vos projets en début de PVT (voyage ou travail ?) et votre train de vie.
Il n’est pas nécessaire, ni même recommandé, d’emporter tout votre argent en espèces avec vous. Cependant, vous aurez besoin d’une certaine somme d’argent pour gérer les premières dépenses à votre arrivée, par exemple pour payer un bus, une nuit dans une auberge de jeunesse ou un repas.
L’argent liquide
Vous pouvez décider de partir avec quelques euros en poche dans ce cas, pensez à garder précieusement votre argent sur vous. Les vols de portefeuille ne sont pas rares en Europe, donc soyez vigilant.
En France, la majorité des commerces acceptent la carte bancaire, même si celle-ci est étrangère. Il pourrait vous être demandé de payer en liquide pour les petits achats comme une baguette à 1,20 euros en boulangerie, par exemple.
La carte bancaire
Vous pouvez décider de ne partir qu’avec votre ou vos cartes bancaires (débit, crédit). Contactez votre banque pour vérifier le montant de vos plafonds de paiement et de retrait à l’étranger et les augmenter si nécessaire.
Il n’est plus systématiquement nécessaire d’avertir votre banque de votre départ à l’étranger. Ainsi, vous ne risquez pas d’arriver en France et de voir votre carte bloquée après une transaction, à moins que votre banque la trouve suspicieuse. Dans ce cas, vous allez devoir les appeler pour débloquer votre carte.
N’oubliez pas également les frais de retrait. Il peut être plus judicieux de retirer un gros montant pour ne pas payer deux fois des frais de retrait, sans oublier le taux de change qui varie d’un jour à l’autre.
Faites aussi attention aux frais de transaction à l’étranger. Beaucoup de cartes de crédit font payer 3 % supplémentaires à l’utilisateur pour les transactions à l’étranger.
Dès que vous aurez un compte bancaire français, vous pourrez procéder à un virement entre les deux comptes. Nous vous donnerons plus de détails dans le chapitre Ouvrir un compte en banque et transférer son argent de ce guide.
Votre animal de compagnie
Vous avez un animal ? Pensez aux options qui s’offrent à vous : le faire garder par l’un de vos proches ou l’emmener avec vous en France. Certains chiens ne peuvent pas être introduits sur le territoire français.
Les conditions pour amener un chien ou un chat d’un pays hors Union européenne sont :
- qu’il soit pucé ;
- qu’il ait reçu un vaccin contre la rage ;
- qu’il ait passé un examen concernant les anticorps antirabiques. L’examen doit avoir été effectué dans un laboratoire agréé par l’Union Européenne, sur un échantillon de sang prélevé au moins 30 jours après la vaccination contre la rage ;v
- qu’il ait un certificat sanitaire délivré par un vétérinaire, au maximum 10 jours avant l’arrivée en France ;
- qu’il ait été soumis aux éventuelles mesures sanitaires de prévention de maladies ou d’infections autres que la rage ;
- qu’il ait au moins une dent d’adulte.
Dans les 8 jours suivant son arrivée en France, votre animal doit être obligatoirement inscrit à l’Icad (identification des carnivores domestiques). Pour ce faire, vous devez aller voir un vétérinaire pour qu’il vous donne un formulaire intitulé Certificat provisoire d’identification lors d’importation ou échange intracommunautaire. Par la suite, il peut transmettre ce formulaire à l’Icad, ainsi que les pièces justificatives de votre animal. Vous devrez payer 11 € :
- par chèque, à l’ordre de l’Icad (vous n’aurez sans doute pas de chéquier en arrivant, mais vous pourriez donner 11 € à un proche qui ferait un chèque à votre place) ;
- en ligne, en demandant à votre vétérinaire de le faire lorsqu’il remplira le formulaire.
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