Ces récits révèlent que le retour peut être un véritable défi émotionnel et un choc culturel inversé. Si vous êtes dans cette phase de transition, souvenez-vous que vous n'êtes pas seul. Pour explorer ces histoires plus en détail et peut-être trouver de l'inspiration pour vos propres aventures, n'hésitez pas à lire l'article complet !
- Chapitre 1 : Introduction
- Chapitre 2 : À faire avant de quitter votre pays d'adoption
- Chapitre 3 : La sécurité sociale : Protection Universelle Maladie (PUMa) quand on rentre en France
- Chapitre 4 : Le chômage et d'autres aides au retour en France
- Chapitre 5 : Trouver un logement au retour en France
- Chapitre 6 : Retrouver un emploi au retour en France
- Chapitre 7 : Se préparer au retour dans son pays d'origine après un PVT : ressentis et conseils
- Chapitre 8 : Témoignages de retours de pvtistes dans leur pays d'origine
Témoignages de retours de pvtistes dans leur pays d'origine
Pour terminer ce dossier, voici quelques témoignages de retours de pvtistes, toutes destinations confondues, qui, on l’espère, vous inspireront et/ou résonneront par rapport à votre parcours personnel.
Pour Flora, après son PVT Brésil, le plus difficile, c’était le vide : « Tu passes d’une expérience hyper intense pleine de rencontres et tout d’un coup ta seule perspective c’est Netflix. J’ai pas trouvé ça difficile parce que de toute manière je n’avais plus d’argent mais c’est déroutant ce silence ».
Anne-Lise complète, en mentionnant le manque de nouveauté et le décalage avec la vie d’avant : « Parfois, les proches te demandent comment ça s’est passé, mais ils veulent juste que tu répondes « bien » pour les rassurer et qu’ils puissent retourner à leur propre vie – ce qui est tout à fait normal. Mais, du coup, tu as l’impression de ne pas vraiment pouvoir partager ce que tu as vécu et qui t’a profondément changé, sauf avec d’autres voyageurs qui peuvent souvent bien mieux comprendre... ».
Meghan, partie en PVT en France, évoque également le manque de considération des proches. « C’était seulement revenue de 3 mois en Europe, mais ce que j’ai trouvé dur c’est que une de mes tantes s’en est complètement foutue, elle m’a posé 0 question, et elle ne faisait que d’invalider tout ce que je disais, peut-être par jalousie malheureusement…« .
Pour Pamela, partie en PVT Nouvelle-Zélande, le retour est l’occasion d’être confrontée à une nouvelle version de soi.
« En voyageant, on en apprend beaucoup sur soi. On a un regard moins jugeant, plus bienveillant. Notre esprit est plus ouvert. On remarque certaines normes qui ont dicté notre vie, on les questionne, et on s’en détache.
Voyager, c’est grandir.
Mais revenir peut aussi nous donner de grandes leçons sur nous. Revenir, c’est un peu faire un bond dans le passé. Et en revenant, j’ai eu cette impression bizarre de me retrouver face à face avec une autre version de moi, une version de moi si lointaine mais qui est aussi quelque part au fond de moi.
C’est perturbant. On vit avec soi-même. On en apprend sur soi. On a l’impression de se déconstruire, d’avoir une plus grande conscience de soi. Et puis, du jour au lendemain, on revient et on est projeté face à cette ancienne version. On prend conscience de l’ampleur du changement, comme ça, d’un seul coup. »
La plus grande difficulté de Marie a été de décider de rentrer prématurément de son PVT Pérou :
« Je travaillais dans une école comme prof d’anglais, tout allait bien, mais, il me manquait un quelque chose, une petite étincelle, et c’est ma part artistique qui était un peu en pause. J’ai reçu un mail en juillet du cours Florent pour savoir si je faisais la rentrée à Paris. Mon PVT terminait en décembre. J’avais prévu Thanksgiving et Noël avec la famille dans laquelle j’avais été au pair. J’ai tout annulé et pendant une semaine ça a été un gros dilemme.
J’ai eu peur du regard des autres sur mon retour précipité. Mais au fond c’était pour ma passion : je danse depuis que j’ai 3 ans et cette école était une opportunité inespérée. Cela m’a rassurée de me dire que je peux toujours y retourner en tant que touriste et que j’ai profité du côté humain et immersif de mon PVT.
Le retour en France a été un gros choc, car je n’avais pas du tout préparé l’idée de me réadapter à la France. Mon corps était à Paris, ma tête et mon cœur encore dans les Andes.
Arrivée violente à CDG car tout était froid, déshumanisé comparé à mes petites villes grouillantes de vie de Cusco. L’atmosphère chaleureuse me manquait. J’ai passé un mois dans le déni en me demandant si je n’avais pas fait la plus grosse bourde de ma vie en partant trop vite. J’avais du mal à y voir clair, tout se mélangeait et je n’arrivais pas à me décrocher des gens au Pérou, je ne voulais voir personne en France.
Grâce à une proche qui m’a secouée et encouragée, j’ai enfin déménagé à Paris.
À nouveau : choc. Car vivre dans les Andes connectée H24 à la nature c’est différent d’un 10m2 en immeuble dans le 19e. Mais dès que les cours ont commencé à Florent, mes doutes se sont tus. Je savais que j’étais à la bonne place et ma passion, mon amour pour l’art, la danse, le théâtre, ont pris le dessus.
Je suis épanouie, et je ne me suis jamais sentie autant vivante ! C’est aussi intense que mon PVT juste d’une manière différente et maintenant, 7 mois après, je sais que j’ai fait le bon choix ».
Pour Julie, partie au Canada, la plus grande difficulté a été d’accepter que l’expérience était terminée : « Quand tu rentres, c’est clair, c’est net : c’est terminé. Et quand c’était intense et beau, eh bien on doit faire une sorte de deuil de cette année incroyable ».
Vous l’aurez compris, un retour n’est donc pas toujours une chose facile. En plus de l’adaptation émotionnelle, il peut constituer un réel choc culturel inversé. Et, s’il est possible de se préparer à ce retour, nous pouvons aussi parfois faire face à des difficultés inattendues.
Si votre retour de PVT se passe de manière difficile, n’oubliez pas que vous n’êtes pas seuls. La transition peut être rude et nous vous encourageons à prendre soin de vous, pour, qui sait, repartir vers de nouvelles aventures ?
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(105)Commentaires
Et non ils ne suivent pas....
Dans leur logique tordue, mon inscription a réouvert mon reliquat mais n'a jamais, par conséquent, ouvert les droits de mon dernier emploi. Si je ne m'étais pas désinscrite alors la continuité se fait automatiqiement mais ce n'est pas le cas quand on est désinscrit ... Et donc, toujours dans leur logique tordue = pour le reliquat : je dépasse les 3 ans en comptant à partir de la date initiale d'ouverture (qui etait 2020) et pour mon dernier emploi = je me suis inscrite après le délai de 1 an (meme si je me suis inscrite en 2024 mais comme ca a réouvert le reliquat, ca compte pas ...) oui oui c'est tordu
Oui oui mais geler les droits est 3 ans à partir de la date initiale d'ouverture des droits ... donc si l'ouverture à réouvert d'anciens droits, il faut compter 3 ans à partir de date initiale d'ouverture de ce reliquat. Je souhaite bien avertir pour pas que d'autres personnes se trouvent dans mon cas.
Tu avais bien averti France Travail de ton départ et demandé de geler tes droits pendant les 3 ans ?
Avant de partir en PVT, tu avais fait quelles démarches chez France Travail ? Et tu es partie combien de temps ?
En fait ce que je ne comprends pas c'est où sont passés les droits que tu avais de ton emploi avant ton départ. Même s'il te restait des droits antérieurs, ceux de ton dernier emploi auraient dû suivre.
Attention ! Dans le cas du reliquat, c'est 3ans + la durée des droits (par ex 3 ans + 500 jours de droits ouverts). Mais si vous aviez deja des droits ouverts avant votre dernier emploi (celui que vous arrêtez pour partir en pvt) alors c'est ce reliquat qui continue lors de votre inscription à france travrail avant votre départ ! L'inscription va réouvrir votre reliquat et non créer des nouveaux droits. Et donc, quand vous revenez, c'est aussi ce reliquat qui est toujours pris en considération pour le calcul des 3 ans + durée des droits et c'est compté à partir de la date initiale de la création de ces droits (et non à la date de votre inscription avant le départ) ... et c'est ce qui m'est arrivé ... et donc au bout de 1 an et demi = reliquat terminé et donc pas de chomage ... Je tiens à alerter sur ce point qui n'est jamais expliqué nul part et c'est pour cela que je me retrouve dans cette situation TRES difficile aujourd'hui ...
Tu n'as eu aucune preuve, aucun justificatif de ton inscription ? Tu peux essayer de prendre contact avec un autre conseillé (souvent ils n'ont pas tous les mêmes informations).
Je suis dans la situation 1 et pourtant france travail me refuse les allocations car ils disent que je ne me suis pas inscrite dans les 1 ans (donc situation 3) alors que si ... cela est déjà arrivé à d'autres ? Et que faire ?
Merci
N’ayant pas trouvé la réponse à cette question, je me permet de la poser à nouveau :
après un pvt au Japon, une fois de retour en France, faut-il que je déclare mon activité effectuée au Japon lors de ma réinscription à France Travail ?
Pour le contexte, je touchais déjà l’ARE avant de partir. Mes droits ont été gelés, et je dois m’inscrire à nouveau. Je sais que l’activité exercée hors Europe n’est pas prise en compte dans le calcul du chômage, mais comme France Travail demande si l’on a exercé une activité entre temps… Et, évidemment, les choix sont assez limités : je ne peux que me définir comme expatriée. D’ailleurs, France Travail indique ça :
VOUS RENTREZ EN FRANCE APRÈS AVOIR TRAVAILLÉ DANS UN ÉTAT HORS DE L'EUROPE
Vous rentrez en France après avoir perdu votre emploi hors Europe, vous pouvez bénéficier d’une indemnisation au titre du chômage à condition d’avoir été affilié au « régime d’assurance chômage des expatriés ».
Ça ne concerne vraiment pas ceux en PVT quoi, on est pas expatriés du tout.
En plus, j’ai exercé un petit job (légal), pas de contrat et de documents officiels, donc rien à fournir pour prouver quoi que ce soit.
J’ai vu beaucoup de gens se poser la question de la déclaration, mais jamais de réponse haha. Quelqu’un sait ce qu’il en est ?
En effet, les personnes au call center de l'Assurance Maladie ne sont pas forcément au courant de cette spécificité !
En revanche, je confirme que de mon côté ça a bien fonctionné, mes droits à l'Assurance Maladie sont bien réouverts grâce au fait que je bénéficie d'indemnités ARE de France Travail depuis mon retour d'Australie (sans délai de carence).
Pour info, pour les prochains qui liront ces commentaires, j'ai simplement dû remplir et renvoyer le formulaire s1106 (qui se trouve sur le site Ameli de la sécu) en y joignant mon attestation d'inscription à France Travail confirmant que je bénéficie d'indemnités ARE (+ les autres pièces demandées sur le formulaire, pièce d'identité, RIB, etc.).
Merci pvtistes.net pour le travail que vous faites, franchement ça m'a bien aidée tout du long de mon aventure 🙏🏼
Cela dépend vraiment des personnes sur qui ont tombe au téléphone. On m’a ensuite dit que pour réactiver mes droits de sécurité sociale, il fallait envoyer une attestation de paiement de France travail, puis maintenant une autre personne vient de me dire que ça n’est pas valable, il faut prouver 3 mois de résidence ou alors un contrat de travail. Et finalement on vient de me rappeler qu’effectivement les droits était bien retrouvé si on avait des droits de France travail. Un vrai parcours du combattant. N’hésitez pas à insister et à rappeler plusieurs fois pour tomber sur la personne qui est bien au courant de cette spécificité
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