Guillaume, bientôt en résidence permanente à Montréal

Article publié le 24-01-2013.

Guillaume alias yepaland

Guillaume alias yepaland

  • Localisation Montréal, QC, Canada
  • Profession E-Learning, communication, informatique, événementiel
  • Dernier diplôme obtenu Master

À lire : un recueil d’entretiens de pvtistes partageant avec vous leurs expériences et leurs états d’âme. Plus d'infos...

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Ville de provenance

Montpellier, une petite bourgade ensoleillée proche de la mer.

Ville de destination

Mon aventure a débuté à Montréal et finalement, j’y suis resté deux ans malgré quelques tentations vers d’autres villes telles que Québec, Ottawa ou Toronto. Mais, la barrière de la langue ainsi que d’autres critères m’ont convaincu de m’établir à Montréal. Pour autant, je ne regrette absolument pas ce choix. Je confirme que Montréal est un excellent point de départ pour les nouveaux PVTistes qui pourront facilement trouver du travail, un logement et rencontrer des personnes exceptionnelles… Sans pour autant dénigrer les autres villes.

Sur place pendant combien de temps

Je suis arrivé le 11 février 2010 à Montréal avec un PVT. Un an plus tard, mon employeur décide de continuer à me faire confiance en me proposant un poste à temps complet et, par l’intermédiaire de l’OFQJ, j’ai obtenu un permis de travail d’un an délivré par l’ambassade du Canada, du 19 mars 2011 au 18 mars 2012. Durant ces deux années, j’ai eu deux périodes avec un visa touriste, du 11 février 2011 au 18 mars 2011 et du 19 mars 2012 au 28 mars 2012. Je suis donc resté à Montréal du 11 février 2010 au 28 mars 2012 soit un peu plus de 2 ans. Maintenant, j’attends avec impatience la résidence permanente en France qui devrait bientôt arriver afin de finaliser mon projet de vie.

Baroudeur ou pas ?

Je fonctionne par période, selon mes envies et les aléas de la vie : Avant d’arriver au Canada, entre 1998 et 2002, j’ai considérablement voyagé (Floride, New-York, Andorre, Autriche, République Tchèque, Danemark, Angleterre, Allemagne, Hongrie, Italie, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Slovaquie).

J’étais jeune, insouciant, curieux, et grâce à quelques économies, j’ai pu découvrir ces pays. Par la suite, excepté quelques excursions à Barcelone, je me suis consacré exclusivement à mes études.
Mais, une rencontre en 2007 m’a permis de replonger dans le bain des voyages. En effet, à l’époque, mon amie était Autrichienne. J’ai donc repris la marche de la découverte avec à la clé de magnifique destinations : Autriche, République Tchèque, Suède, Belgique jusqu’à fin 2009.
Ensuite, mon PVT au Canada a débuté et s’est terminé avec quelques voyages (Ottawa, Toronto, New-York, Québec, Amos). Une fois la résidence permanente en poche, je pourrais rattraper le temps perdu et profiter des destinations qui me sont encore inconnues… ou me poser tranquillement dans une ville. On verra ce que l’avenir me réserve…

Que faisais-tu en France ?

Après avoir terminé mes études fin 2008 (Master 2 GAF [E-Learning]), j’ai enchaîné quelques jobs - sans grand intérêt - jusqu’à l’été 2009 ou, j’ai pris connaissance du PVT par le biais d’une amie.
Séduit et emballé par ce concept, j’ai commencé à préparer et organiser ma nouvelle vie ailleurs qu’en France. La destination ne faisait aucun doute : le Canada. J’ai donc effectué une formation en anglais de 3 mois de mi-septembre à mi-décembre 2009 tout en mettant de l’argent de côté afin d’arriver au Canada dans les meilleurs dispositions. J’essaye de minimiser le travail et profiter au maximum de la vie. Pour le moment, j’y arrive plutôt bien.

Pourquoi cette envie de t’envoler pour le Canada ?

J’avais besoin d’un peu de fraicheur car dans le sud, il fait vraiment trop chaud. Sérieusement, j’ai saturé de cette société individualiste, de cette politique inégalitaire, de cette crise économique, … je devais partir.
A travers les récits de mes amis partis au Canada, les rencontres à Montpellier avec des québécois, les informations diverses disponible dans les journaux, la télévision ou sur Internet, j’ai eu ce rêve de m’envoler vers ce pays avec cependant énormément de doutes et d’interrogations. Mais voilà, je voulais repartir à zéro, apprendre et découvrir de nouvelles choses. Un projet périlleux mais qui finalement m’a beaucoup apporté.

Pourquoi Montréal ?

Soyons honnête, j’ai choisi la simplicité et la facilité même si partir à l’étranger sans connaître personne et sans aucun repère n’est pas chose aisé. Je dirais que les principales raisons de ma venue à Montréal sont les grands évènements internationaux tels que les différents festivals (les Francofolies, le festival de Jazz, Hochelaga, le festival mode et design…) ou la Coupe Rogers (Tennis) durant l’été. Cette ville cosmopolite est constamment animée et, j’adore ça. Mais, on peut facilement faire des amalgames avec tous ces évènements qui de temps en temps se chevauchent… surtout durant l’été. On peut passer la journée à la Ronde, au jardin Botanique ou dans des musées, s’agiter au rythme des tam-tams du Mont Royal ou durant les pique-niques électroniques, magasiner sur la rue sainte Catherine ou dans le vieux Montréal un dimanche, flâner dans les innombrables parcs dont le Mont Royal ou Lafontaine, déguster une poutine à 3 heures du matin ou dévorer une queue de castor dans l’après-midi… Montréal bannit le mot « ennui ».
Ensuite, J’ai choisi cette ville car Montréal est une grande métropole francophone. Du coup, les démarches sont simplifiées contrairement à des villes anglophones.

Il y aussi les saisons : En hiver, il fait très froid et en été, il fait très chaud… C’est plaisant ce changement radicale de températures même si l’hiver est éprouvant. Après quelques années d’expérience et un équipement adéquat, vous pourrez profiter de l’hiver comme il se doit.
On peut également souligner la politesse, la courtoisie et le savoir-vivre des Québécois. Sans aucun doute, les Québécois sont plus chaleureux, ouverts et respectueux que les Français. Dans cette métropole dynamique, on doit apprendre à être patient et respecter autrui : attendre en fil le bus, céder sa place à une personne âgée, laisser sortir en premier les personnes de la rame de métro…
Comme la majorité des villes au Canada, Montréal est une ville sécuritaire ou déambuler la nuit est un vrai bonheur. Et, avec les transports en commun plutôt bien desservis et développés, mais relativement chers, on peut se déplacer aisément dans la ville de jour comme de nuit.
Et puis, les logements sont accessibles contrairement en France. Les prix des loyers sont abordables et les démarches simplifiés. Sans compter qu’on a une avalanche d’offres de logements. Bref, on peut trouver un logement ou une colocation rapidement dans cette métropole francophone. Reste plus qu’à choisir son quartier : le plateau, le vieux Montréal, la petite Italie, le quartier chinois… Moi, j'ai adhéré au quartier Jean Talon car tout d'abord il est proche d’un magnifique parc (Jarry). Ensuite, le marché Jean Talon est à proximité ainsi que de nombreux services (banques, supermarchés, Bell,…). Le quartier est plutôt bien desservi par les transports en commun et se situe à une vingtaine de minutes du centre-ville. Et, le quartier est calme, sécuritaire et les habitants avenants.
Pour finir, tout comme le logement, le travail se trouve aisément et, les salaires sont attractifs. Avec une première expérience québécoise et un impeccable réseautage, les propositions de jobs tomberont vite.

Est-ce que c’est la première fois que tu vivais à l’étranger ou que tu partais aussi longtemps ?

Oui, c’était la première fois. Je ne suis jamais resté plus d’un mois dans une ville hormis Montpellier. La majorité de mes voyages était dans le cadre des vacances. Durant mes études, j’avais la possibilité de partir 1 an à l’étranger avec le programme Erasmus mais, les destinations n’étaient guère attrayantes.

Quel a été ton sentiment dominant au cours des 2 premières semaines au Québec ?

Les premiers jours, on se demande toujours si on a fait le bon choix. C’était en février 2012, il faisait très froid et la neige camouflait la ville. Je redécouvrais le plaisir de contempler la neige. Je fus agréablement surpris de voir « l’accueil » des québécois à mon égard : souriant, accueillant, courtois,… Leur réputation n’était pas usurpée. L’euphorie a rapidement pris le dessus sur la peur des premiers jours.

Est-ce que ta situation professionnelle te parait satisfaisante, au Québec ?

Durant ces 2 années passées au Canada, j’ai privilégié la découverte au travail. En fait, le travail passe et passera toujours après mes envies. Facile à dire mais pour le moment, je m’en suis toujours bien sorti.
J’ai opté pour travail simple me permettant d’avoir énormément de temps libre et de vivre correctement. Une fois sur place, je me suis orienté vers le bénévolat avec une première expérience dans l’évènementiel.
Ensuite, j’ai travaillé pour l’équipe Spectra qui organise les Francofolies et le festival international de Jazz afin d’avoir cette fameuse première expérience québécoise. Puis, j’ai travaillé pour les Quais du vieux port et le Centre des Sciences de Montréal jusqu’en mars 2012. Mon statut de Résident Permanent me permettra de retourner au Canada et, je pourrai utiliser mes réseaux pour trouver un « bon » job dans l’évènementiel.

Quelles ont été tes plus grosses difficultés au Québec ?

Je n’ai pas eu de grosses difficultés durant mon séjour au Canada. Mais, j’ai eu cette tension constante liée à la Résidence Permanente. J’ai effectué les premières démarches (CSQ) 3 mois après être arrivé au Canada. Et, on doit vivre sans pouvoir se projeter à long terme. Dans ces conditions, tout comme le travail, le logement trouve son lot d’obstacles surmontables. Les délais de Résidence Permanente sont aléatoires car si certains peuvent l’acquérir en 5 mois, d’autres l’ont eu en 18 mois…
Aujourd’hui, j’en suis à 10 mois et demi. Ensuite, en arrivant dans un nouveau pays, on doit apprendre et s’adapter aux règles, aux codes et fonctionnement de celui-ci. Ce n’est pas évident au début – surtout en partant seul - mais avec l’aide du forum PVTistes.net et en se débrouillant un minimum, on ne peut qu’y arriver.

Quel est ton meilleur souvenir ?

Je pourrais vous relater mon premier saut en parachute (en tandem) le 15 mai 2010 ou mon voyage à New-York pour la saint sylvestre 2010 mais, je vais m’attarder sur deux évènements qui m’ont particulièrement marqué.
On m’a proposé d’être agent de sondage pour la Coupe Rogers qui accueillait les meilleures joueuses de Tennis à Montréal du 13 au 22 Août 2010. Avec mon accréditation, j’avais accès au site, aux entrainements, aux matchs et, chaque matin, je me rendais sur le site avant l’ouverture au public pour assister en « privé » aux entrainements des meilleures joueuses et prendre quelques photos. Du coup, j’ai récupéré les signatures de (presque) toutes les joueuses du tournoi et échangé quelques mots avec celles-ci.

Le tournoi arrivait à sa fin et comme une cerise sur le gâteau, j’ai pu voir une demi-finale (les deux se jouaient en même temps) mais surtout la finale entre Caroline Wozniacki et Vera Zvonareva sans rien débourser. Que demander de plus… Émerveillé comme un enfant, j’ai ainsi emmagasiné durant les dix jours du tournoi énormément de bonheur que je ne suis pas près d’oublier.
Une amie française et moi avons été chaleureusement accueillis durant quelques jours – fin février 2012 - par une québécoise à Amos (cette ville du Québec se situe dans la municipalité régional de comté d’Abitibi au nord de Montréal à environ 480 km). Cette québécoise, d'une gentillesse gargantuesque, a partagé avec nous son monde (sa famille, ses ami(e)s, sa ville, ses activités). C’était la première fois que j’enfourchais une motoneige (skidoo), pêchais sous la glace (pêche blanche) ou piétinais un lac gelé avec des raquettes. A mon retour, après avoir partagé cette expérience avec mes amis, une d’entre elles m’a dit « Tu as vécus quelque de magique grâce à une personne ; c’est à ton tour de faire la même chose ».

Est-ce que certaines choses françaises t'ont manquées ?

La prestigieuse gastronomie française : les bonbons Haribo. Heureusement, je pouvais compter sur la bienveillance de ma maman qui m’envoyait de temps en temps des colis remplis de produits français.

Qu'est ce qui t'a manqué quand tu es rentré en France ?

Les jolies québécoises qui le sont, à mon avis, plus que les françaises. Mes amis rencontrés au Canada, les festivals, la civilité des québécois, le biodôme de Montréal que je fréquentais régulièrement, … et forcement, la neige.

Qu’est ce que cette expérience t'a apporté, du point de vue personnel ou professionnel ?

Cette expérience est le préambule de ma future vie au Canada. J’ai beaucoup appris sur moi et sur mes capacités. La crainte a fait place à la confiance. Les interrogations ont trouvées les réponses adéquates. J’ai démontré que je pouvais m’adapter à cette nouvelle culture, ces habitants et ces règles. J’ai encore à apprendre et à découvrir mais, mes débuts en terre inconnue ont été extrêmement positifs. Je suis maintenant certain de m’installer au Canada et de tourner le dos à la France.

Quels conseils donnerais-tu aux futurs PVTistes ?

Soyez curieux de tout. Vous allez vivre une expérience unique et riche en émotions. Vous rencontrerez des personnes exceptionnelles et découvrirez des endroits magiques. Vous embarquerez dans une fabuleuse aventure. Vous connaîtrez des moments de doutes mais n’abandonnez-pas car c’est une chance énorme de pouvoir vivre dans un pays étranger durant une année. Et, si vous avez besoin d’aides, de conseils, de réponses ou de témoignages vous pouvez toujours vous connecter à PVTistes.net. Enjoy your life !
Pour voir mon aventure en photos : c'est ici !

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Commentaires

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Katell
9.5K 6K

Courage pour l’attente et bonne continuation Guillaume !

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Merci Katell !

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Super feedback ! Bon courage pour l’attente 😉

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J’espère que tu n’auras plus longtemps à attendre! Merci pour ton témoignage et bonne chance pour tes prochaines aventures!

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Romain
2.7K 2.7K

Merci :)

Je vais tenter de postuler pour le tournoi de tennis, ça me tente bien 😉

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Sali
125 77

Bon courage Guillaume pour ta RP et tiens nous au courant même si nous sommes moins jolies que les Quebecoises :-)

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Macha
2.1K 897

Tu bosses dans l’évènementiel ? ça m’intéresse tout ça 😀
Si tu as des contacts ou des autres, je suis preneuse !
Bon courage pour la suite et bonne continuation

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Bonjour

Je souhaite partir vivre et travailler au canada.
Quelles sont les démarches à faire ? Que me suggères tu ? merci.

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Salut ;–)) c’est juste super pour toi, je suis tombé par hasard sur ton post, qui est exactement ce que je souhaite faire ^^ j’arrive sur Montréal le 8 février. Et j’attends de vivre ce que tu as vécu^^ Haaa Montréal que je t’aime déjà ^^

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@ Charlotte @ Priscilla @ Hellias : Merci +++
@ Romain : Tu peux être bénévole durant la Coupe Rogers : http://www.rogerscup.com/men/french/volunteerProgram.php
Ils recrutent environ 1000 bénévoles chaque année sur différents postes
@ Sali : Évidemment… que les québécoises sont plus jolies que les françaises ! Non sérieusement, évidemment que je vous tiendrais au courant !
@ Marie-Charlotte : Tu peux commencer par postuler pour l’un des postes au sein de l’équipe SPECTRA (Festival International de Jazz, Les FrancoFolies, Montréal en lumière,…) : http://www.equipespectra.ca/default-fr.aspx ; section CARRIERES…
@ Nathalie : Je te laisse parcourir le forum et, en particulier les dossiers thématiques (- Canada – rubriques : Visas et Immigration ; Expatriation) Tu y trouveras les réponses à tes questions…

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Macha
2.1K 897

Merci ! je n’avais pas vu ta réponse, je viens seulement de la voir, je vais regarder de ce pas :)
Encore merci pour ce superbe retour 😉

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