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Chapitre 9 : Les relations sociales au travail : cadeaux et alcool

Date de publication : 01-02-2019

Auteur

Mylène

Les relations sociales au travail : cadeaux et alcool

La culture des cadeaux

Au Japon, l’échange des cadeaux est extrêmement important et assez codifié. Il y a des saisons où l’on offre des cadeaux à ses proches, on en offre bien sûr aussi pendant les fêtes de fin d’année et il est coutume de ramener un petit souvenir à chaque fois que vous voyagez à vos collègues (d’autant plus si vous avez eu le culot de prendre un jour de congé, ou pire encore, des vacances pour cela !).
Les “omiyage” sont ces souvenirs que l’on rapporte obligatoirement à ses collègues et proches. C’est un juteux business au Japon. Généralement, les cadeaux tournent autour de la nourriture et vos collègues risquent d’être déçus si vous ramenez un porte-clé. Au Japon, on aime manger, et chaque région à une spécialité culinaire phare pour les omiyage. Pour éviter tout faux-pas, consultez cette liste en anglais de toutes les “omiyage” par région.
Inutile, cependant, d’acheter quelque chose pour chacun. Pour les collègues, il est d’usage maintenant d’offrir une grosse boîte que l’on fait tourner au bureau. Vous pouvez en revanche prendre quelque chose de spécial pour votre patron, cela sera perçu comme normal (et pas forcément lèche-botte).

En dehors des “omiyage” obligatoires après chaque voyage, on voit parfois les collègues faire un pot commun pour une naissance, ou un anniversaire, comme on le verrait en France. Cela se fait surtout dans les petites entreprises.

Alcool et gueule de bois collective

Le rôle de l’alcool dans la société

Le Japon est une société de groupe prônant la retenue, la hiérarchie et la politesse, il est donc parfois difficile de savoir ce que pensent réellement les gens (honne VS tatemae). Vient donc le rôle de l’alcool : il permet de se désinhiber et d’écorcher les bonnes manières, en offrant donc une excuse pour exprimer sa réelle personnalité et ses opinions. En bref, tout ou presque peut être dit, ou fait, et sera pardonné du moment que vous êtes ivre ! Une fois de retour au travail, tout le monde fera comme si rien ne s’était passé.
Les sorties pour boire entre collègues s’appellent “nomikai” (réunion pour boire) et sont extrêmement courantes. Cela peut être tous les soirs, ou de temps en temps seulement. En plus des “nomikai”, vous avez en fin et début d’année le “bonenkai” et le “shinenkai” du bureau. Cela serait très malvenu si vous n’y assistez pas ! On vous en dit plus dans notre article sur les fêtes de fin d’année : Fêtes de fin d’année au Japon.
Le but, au-delà d’offrir une forme d’expression non censurée excusée par l’ivresse, est de resserrer les liens entre les employés. Les collègues doivent être comme une famille.

Le nomikai en entreprise : us et coutumes

Qui paie l’addition ?
En règle générale, les supérieurs payent. Si la hiérarchie n’est pas très marquée où que l’on sort souvent ensemble, on partage la note. Parfois on fera un peu moins payer les collègues femmes car elles consomment généralement moins.

Et si vous ne voulez pas boire ?
Ne jamais boire va être un peu compliqué pour votre vie sociale et professionnelle au Japon, mais ne vous sentez pas pour autant forcé à joindre la débauche si vous ne le voulez pas. Un soda ou un cocktail sans alcool feront très bien l’affaire, évitez juste de boire un verre d’eau ou un café alors que tout le monde est en mode “apéro”.
À noter qu’à la différence d’un homme, on n’insistera pas si une femme ne veut pas boire. Pousser lourdement les femmes à boire pendant les nomikai n’est pas banal, ce concept a même un nom, le “aruhara” (alcool-harcèlement) : si vous vous trouvez dans cette situation, refusez net et restez sur vos gardes car malheureusement le harcèlement sexuel (“sekuhara”) n’est peut être pas loin.

Les faux pas à éviter
Attendez toujours que le supérieur (ou l’ainé du groupe) fasse le mouvement en premier (choisir le bar, s’asseoir, commander, boire, fumer,…). Ne devancez pas les autres, sous risque de bafouer la hiérarchie.
Ne remplissez jamais votre verre en premier et veillez à remplir continuellement le verre des autres.
Lorsqu’on vous tend un verre, il est plus poli de l’attraper à deux mains en preuve de respect (une sur le côté et une en dessous).
Ne commandez jamais uniquement pour vous, faites le tour de la table avant pour savoir si quelqu’un veut quelque chose. Si vous êtes en présence de supérieurs bien plus âgés que vous, laissez-les commander.
Ne pestez pas contre la fumée de cigarette et n’empêchez pas les autres de fumer (si vous ne supportez pas le tabac, il va être compliqué pour vous de vivre au Japon tant il est courant de fumer partout, surtout pour les hommes).

Chapitre 9 sur 11

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18 Commentaires

Raphael
865 2.2K
Salut Elisa !

J'ai déplacé ton message ici.

Message de Elisa07
Sachant que ce visa est à visée essentiellement touristique, je ne sais pas s'ils embauchent comme "travail d'appoint".
C'est même encore plus que ça : pour obtenir ton PVT Japon, tu dois faire une lettre de motivation où tu expliques tes intentions et pourquoi tu souhaites aller là-bas. Comme tu l'as dit, ce voyage doit être surtout dans une optique de voyage et de découverte ! Y aller pour gagner en expérience professionnelle pourrait être un motif de refus

Message de Elisa07
D'ailleurs, si certains d'entre vous on eu des expériences dans le domaine de la psychologie au Japon, je suis très preneuse !
J'ai fait quelques recherches mais je n'ai malheureusement trouvé aucun témoignage à ce sujet...

Message de Elisa07
Pour résumer, je suis à la recherche d'une expérience professionnelle en psychologie au Japon, pour une durée d'un an, et si possible dans le cadre d'un PVT
Comme je te le disais, le PVT n'a pas vocation à monter en compétences dans un domaine : ta demande risquera fort d'être refusée par l'ambassade.

Message de Elisa07
je ne sais pas encore quelle est la meilleure façon d'organiser tout ça. Toutes informations, conseils, et témoignages sont bons à prendre, n’hésitez pas !
Je te conseille de lire ce dossier qui t'explique quels sont les visas disponibles pour partir au Japon, il y en aura sans doute un plus adapté à ton projet professionnel que n'est le PVT : Tous les visas pour le Japon (tourisme, travail, études, stage...)
Elisa
0 1
Bonjour,

Je suis actuellement en Master de Psychologie, et j'ai comme projet de partir un an au Japon en PVT à la fin de mes études, c'est à dire en septembre 2021. Je m'y prends quelques temps en avance car j'ai plusieurs interrogations.
Dans le meilleur des cas, je souhaiterais découvrir ce pays tout en réalisant une expérience professionnelle dans mon domaine, la psychologie. Je serais diplômée du titre de psychologue lorsque je serais sur le territoire japonnais, mais je doute être embauché par un organisme (cabinet de psychologie, structures psychosociales, association, ect) dans le cadre d'un PVT. Sachant que ce visa est à visée essentiellement touristique, je ne sais pas s'ils embauchent comme "travail d'appoint". D'ailleurs, si certains d'entre vous on eu des expériences dans le domaine de la psychologie au Japon, je suis très preneuse !
J'ai également pensé à contacter des psychologues français expatriés au japon pour réaliser un stage sous leur direction. Mais est-ce possible dans le cadre d'un PVT ? Le visa Stage est assez restrictif je crois, max 3 mois et demande pas mal de charges aux tuteurs de stage.
Et sinon, avez-vous des idées de boulots accessibles pour les PVTistes dans le domaine du social, de l'enfance ?

Pour résumer, je suis à la recherche d'une expérience professionnelle en psychologie au Japon, pour une durée d'un an, et si possible dans le cadre d'un PVT, et je ne sais pas encore quelle est la meilleure façon d'organiser tout ça. Toutes informations, conseils, et témoignages sont bons à prendre, n’hésitez pas !

Merci à vous,
Elisa
Cassandre
2 4
Message de Raphael
Hello Cassandre !

J'ai déplacé ton message ici.

J'ai fait quelques recherches sur le net et notamment sur le site du ministère du Travail japonais mais il est tellement fouillis que je n'ai pas réussi à obtenir l'information

Si tu veux essayer de trouver l'information à ton niveau : Welcome to Ministry of Health, Labour and Welfare ! Ou bien essaie de leur envoyer un courriel directement en espérant que tu obtiennes une réponse rapidement : [email protected]

Il y a également un numéro de téléphone mais j'ignore si c'est le bon : 03-5253-1111

Donne-nous des nouvelles
Bonjour !
Merci beaucoup !
Oui très dur de trouver la bonne info, je pense simplement être honnête avec mes employeurs et on verra bien, je vais envoyer un mail tout de même afin d'être sûre,
Bonne journée !
Raphael
865 2.2K
Message de CassandreB2
Bonjour à tous !

Je fait appel à vous car j'ai un part-time à Tokyo et je souhaite le quitter pour un autre qui commencerais la semaine prochaine.
Rien d'écris sur mon contrat apparemment mais j'ai cru comprendre qu'au japon il y a un délais de 2 semaines à respecter pour quitter son travail, je ne sais pas quoi faire quelqu'un à déjà été dans ce cas ?
Merci baucoup !
Hello Cassandre !

J'ai déplacé ton message ici.

J'ai fait quelques recherches sur le net et notamment sur le site du ministère du Travail japonais mais il est tellement fouillis que je n'ai pas réussi à obtenir l'information

Si tu veux essayer de trouver l'information à ton niveau : Welcome to Ministry of Health, Labour and Welfare ! Ou bien essaie de leur envoyer un courriel directement en espérant que tu obtiennes une réponse rapidement : [email protected]

Il y a également un numéro de téléphone mais j'ignore si c'est le bon : 03-5253-1111

Donne-nous des nouvelles
Cassandre
2 4
Bonjour à tous !

Je fait appel à vous car j'ai un part-time à Tokyo et je souhaite le quitter pour un autre qui commencerais la semaine prochaine.
Rien d'écris sur mon contrat apparemment mais j'ai cru comprendre qu'au japon il y a un délais de 2 semaines à respecter pour quitter son travail, je ne sais pas quoi faire quelqu'un à déjà été dans ce cas ?
Merci baucoup !
Antonius
1 2
Message de Raphael
Salut Antonius !

J'ai déplacé ton message ici.


Généralement, les examens reconnus mondialement pour attester de ton niveau d'anglais sont le TOEIC et le TOEFL ! Le TOEIC a une visée plus "professionnelle" tandis que le TOEFL lui, plus "académique"

Il me semble que @meleo33 a été prof de langues au Japon : sans doute qu'elle pourra t'en dire plus que moi à ce sujet !
Oui on m'avais déjà mentioner le TOEFL mais pas le TOEIC je vais voir ça d'un peu plus près merci
Raphael
865 2.2K
Salut Antonius !

J'ai déplacé ton message ici.

Message de Antonius
Je compte prendre un PVT au Japon et je me demandais si il y avait un type d'examen ou de test qui me permettrait d'avoir un document qui m'aide à retrouver un boulot dans le même domaine.
Généralement, les examens reconnus mondialement pour attester de ton niveau d'anglais sont le TOEIC et le TOEFL ! Le TOEIC a une visée plus "professionnelle" tandis que le TOEFL lui, plus "académique"

Il me semble que @meleo33 a été prof de langues au Japon : sans doute qu'elle pourra t'en dire plus que moi à ce sujet !
Antonius
1 2
Bonjour à tous,

J'ai déjà donné des cours d'anglais à l'étranger mais j'ai eu un peu de chance et ait été pris sans avoir eu besoin d'avoir un document officiel qui atteste de mon niveau.
Je compte prendre un PVT au Japon et je me demandais si il y avait un type d'examen ou de test qui me permettrait d'avoir un document qui m'aide à retrouver un boulot dans le même domaine.

Si vous avez vous même passé un de ces examens je veux bien un petit retour de votre part merci

Je sais que mon niveau était plus que suffisant pour enseigner à des 5-10 ans mais je suis pas sur de pouvoir gérer examen équivalent à une L3 d'anglais, je n'ai au fond jamais eu d'autres cours que ceux du collège/lycée
Mylène
2.2K 3.6K
Message de WilliamTheBlind
Bonjour,

Mes questions sont très basiques mais j'ai beau chercher (peut-être mal), je ne trouve pas de réponse.
J'ai deux arubaitos, payés en liquide et sans contrat (dans les deux cas, personne n'a même vérifié que j'avais un visa), avec des horaires qui changent d'une semaine à l'autre à l'amiable, ce qui me va très bien.

Première question :qu'en est-il des 20% d'impôts/taxes dont j'ai entendu parler ? Mes premiers salaires avaient un taux horaire moins intéressant que ce qu'on m'avait dit aux entretiens, j'imagine que c'est le passage du brut au net, mais je crois perdre un peu moins de 20%, enfin je ne suis pas ingénieur donc je me trompe peut-être sur mes calculs. Comme c'est payé en liquide et que je viens d'arriver, je n'ai pas pris la peine d'ouvrir un compte en banque, qui m'aurait servi à payer des impôts à l'état si besoin, j'imagine (?).

Et : les deux sont donc sans contrat. Ils ne connaissent même pas mon nom de famille et j'aurais pu m'inventer un prénom comme sur ce forum. Est-ce que c'est normal, ou est-ce que c'est une mauvaise idée ? Encore une fois, ça me va très bien, très peu de risque d'accident de travail donc je ne vois pas trop ce que j'y perds. Mais j'aimerais savoir si c'est courant, ou non.

Merci d'avance !
William l'aveugle
Hello,

Tout d'abord un contrat de travail écrit n'est pas obligatoire au Japon, même si ça parait fou à nous français, très habitués à tout avoir à l'écrit (très procéduriés aussi ?).

Ton patron peut donc te payer en cash et sans contrat signé. Cependant lors de ton embauche il a du te demander ta zariu card/ alien card et ton numéro My number, ce qui fait que tu es bien déclaré quelque part et que oui, il prélève les impôts direct sur ton salaire, ce qui reste la procédure normale.

Si ce n'est pas le cas, tu n'as passé aucune pièce d'identité à aucun moment, alors là oui y'a un pb, tu es au black (et en plus il te pompe 20% ni vu ni connu). Le patron risque en effet le plus gros.
Raphael
865 2.2K
Salut William !

J'ai déplacé ton message ici.

Message de WilliamTheBlind
Première question :qu'en est-il des 20% d'impôts/taxes dont j'ai entendu parler ? Mes premiers salaires avaient un taux horaire moins intéressant que ce qu'on m'avait dit aux entretiens, j'imagine que c'est le passage du brut au net, mais je crois perdre un peu moins de 20%,
C'est sans doute ça effectivement, on en parle également dans cette discussion : Déclarer ses impôts au Japon ! En revanche, puisque tes employeurs te paient en liquide et sans contrat d'aucune sorte, je ne vois pas pourquoi ils appliquent ces 20% de taxes car de ce que je comprends de ta situation, tes deux emplois sont au black...

Message de WilliamTheBlind
Est-ce que c'est normal, ou est-ce que c'est une mauvaise idée ? Encore une fois, ça me va très bien, très peu de risque d'accident de travail donc je ne vois pas trop ce que j'y perds. Mais j'aimerais savoir si c'est courant, ou non.
Je ne sais pas si c'est courant mais une chose est certaine c'est que le travail dissimulé est bien évidemment complètement illégal ! Ton employeur est celui qui risque le plus gros en cas de contrôle mais ça ne veut pas dire que tu ne risques rien non plus... On t'en dit plus à ce sujet juste ici : Travailler au noir pendant son PVT - WHV - pvtistes.net

Je pense que ce serait bien que tu clarifies la situation avec tes employeurs : vrais contrats, salaires virés sur un compte bancaire japonais etc. Je ne sais pas si @isa veut rajouter quelque chose à ce sujet ?

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