Juliette, amoureuse de Melbourne (et pas que !)

Article publié le 02-06-2014.

À lire : un recueil d’entretiens de pvtistes partageant avec vous leurs expériences et leurs états d’âme. Plus d'infos...

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Ville de provenance

Bordeaux

Ville de destination

Melbourne

Sur place pendant combien de temps ?

Un an tout d'abord, pour mes études.

Baroudeur ou pas ?

J’ai toujours aimé les voyages, partir à l’aventure, découvrir un nouveau pays/continent, une nouvelle culture, parler une autre langue. Je ne me voyais pas rester en France toute ma vie.

Que faisais-tu en France ? Pourquoi cette envie de t’envoler pour l'Australie ?

Avant de partir en Australie pour la première fois, j’étais en licence LEA anglais-espagnol à l’Université de Bordeaux 3. J’ai toujours été attirée par l’Australie, depuis toute petite. C’était mon rêve, mon challenge et je m’étais jurée de partir. En 2e année de LEA, j’ai donc monté un dossier pour partir en échange universitaire en Australie pour ma dernière année de fac. Ça n’a pas été facile, il y avait beaucoup de concurrence, et puis j’ai dû passer le TOEFL pour être acceptée définitivement... mais j’ai finalement réussi.

En bref, quel est ton parcours d'immigration ?

Je suis donc arrivée en Australie pour la première fois en juillet 2010. J’ai étudié 2 semestres à l’Université de Melbourne. J’ai beaucoup voyagé pendant cette année (côte est, Territoire du Nord, Tasmanie et puis Nouvelle-Zélande). Lors de mon road trip en Tasmanie avec des amies, nous faisions du CouchSurfing et c’est comme ça que nous nous sommes rencontrés avec Adam (mon chéri). A la fin de mon année à Melbourne, j’ai décidé de rentrer en France et de commencer un Master Tourisme International à la Sorbonne, à Paris.

Adam, de son côté, faisait des missions en Antarctique pour son travail. La relation longue distance n’a pas été facile mais on a tenu le coup. Il est venu me voir plusieurs fois en France et je suis repartie en Australie avec un Working Holiday Visa pendant 3 mois, pendant les vacances d’été, après la fin de ma première année de Master. J’ai trouvé un boulot dans un café pendant un mois et demi. Pendant ce temps, je faisais des recherches en parallèle pour mon mémoire sur le tourisme des jeunes en Australie et je suis allée à la rencontre de Conservation Volunteers Australia, de plus en plus populaires chez les backpackers et PVTistes.

Je suis repartie en France pour entamer ma 2e année de Master et Adam m’a rejoint quelques mois après. On a donc vécu une année à Paris tous les deux. On a finalement décidé de repartir en Australie en octobre dernier. Après un visa étudiant et un visa vacances-travail, j’ai postulé pour un visa de conjoint. Après des mois de démarches administratives et d’attente, je suis maintenant résidente temporaire australienne depuis le mois de novembre. Mon statut deviendra permanent dans un an mais en attendant je peux travailler au même titre que les Australiens, il n’y a pas de restrictions, comme pour le WHV. On est donc installés depuis quelques mois à Sydney où Adam a retrouvé un travail en tant que scientifique et moi je cherche dans l’industrie du tourisme.

Est-ce que Melbourne t'a plu ?

Quand j’ai postulé pour mon échange universitaire en Australie, je souhaitais partir à Sydney mais finalement j’ai été prise à l’Université de Melbourne. Je ne regrette pas. C’est l’une des meilleures universités australiennes et la ville est tout simplement super. Melbourne n’est pas vraiment une ville que tu visites, c’est une ville où tu vis. C’est la ville la plus européenne de l’Australie, au climat tempéré donc les Français s’y retrouvent. C’est une ville culturelle et sportive et où la “café culture” dépasse l’Italie. Plus alternatif et moins “posh” que Sydney, le lifestyle melbournien est envié. J’ai adoré mon année à Melbourne, je m’y sentais chez moi et je ne voulais pas vraiment rentrer en France. Je conseille à tout le monde de faire un échange universitaire, ça a été la plus belle experience de ma vie. J’ai fait des rencontres exceptionnelles et je ne retiens vraiment que du positif de mon temps passé à Melbourne.

Est-ce que c’est la première fois que tu vivais à l’étranger ou que tu partais aussi longtemps ?

Oui c’était la première fois que je partais aussi longtemps et que je vivais à l’étranger. J’avais 20 ans. J’étais partie l’année d’avant à Cuba pendant 3 semaines et j’avais beaucoup voyagé en Europe mais ça s’arrêtait là.

Quel a été ton sentiment dominant au cours des 2 premières semaines en Australie ?

Contrairement à beaucoup de personnes qui “ont le blues” au début de leur séjour, j’ai eu la chance de ne pas l’avoir ressenti. J’étais toute excitée et heureuse d’être arrivée en Australie. Il faut dire que mon experience en tant qu’étudiante est aussi très différente de celle des PVTistes. J’ai passé mes deux premières nuits dans une auberge de jeunesse mais j’ai ensuite fait la Melbourne University Welcome Week où les étudiants étaient pris en charge par l’Université pendant une semaine, ce qui m’a permis de rencontrer d’autres étudiants dès le début, et j’ai trouvé un logement facilement par la suite en coloc avec d’autres étudiants en échange.

Est-ce que ta situation professionnelle t'a paru satisfaisante, en Australie ?

Lors de mon année universitaire à Melbourne j’ai réalisé un stage de 4 semaines (obligatoire pour ma licence LEA) à Cooks’ Cottage, petite attraction touristique de la ville, ce qui m’a ouvert les portes de l’industrie du tourisme en Australie. Quand je suis revenue en Australie en WHV, bien que seulement pour 3 mois, j’ai pu juger de l’expérience PVTiste. Il n’a pas été facile de trouver un petit boulot. J’ai dû déposer 50 CV avant qu’on me rappelle, mais il faut dire que j’étais à Hobart et que c’était l’hiver, autrement dit pas la bonne saison.
J’ai finalement trouvé après un mois et demi un emploi dans un café et ça s’est très bien passé. Mon employeur a été très correct et l’ambiance de travail super sympa. Aujourd’hui, c’est différent. Je ne cherche plus de petit boulot mais un emploi à temps plein dans mon domaine, et en tant que jeune diplômée et française il faut se battre. Mais ceci dit c’est comme partout. Ca ne fait pas très longtemps au final que nous sommes installés et que je cherche, donc je n’ai pas encore assez de recul mais j’ai déjà eu plusieurs entretiens et j’espère trouver très prochainement. [Les choses ont bougé depuis la réalisation de cette interview : Juliette a trouvé un job en tant que Marketing Executive pour Monaco Tourism (entre autres destinations)].

Quelles ont été tes plus grosses difficultés en Australie ?

Jusqu’ici je n’ai pas eu de grosses difficultés. Je peux me considérer chanceuse et il est certainement vrai que le fait de vivre avec un Australien facilite mon immigration en Australie.

Quel est ton meilleur souvenir jusqu'à présent ?

Mon plus beau souvenir est mon année passée à Melbourne et toutes les rencontres que j’ai faites. Concernant mes voyages, mes coups de cœur sont Fraser Island et la plongée dans la Grande Barrière de Corail. Mon road trip en van à travers le Territoire du Nord, de Uluru à Darwin, est aussi une expérience unique et inoubliable.

Est-ce que certaines choses françaises t'ont manqué ou te manquent aujourd'hui ?

La nourriture !! Ca m’a beaucoup manqué et ça me manque encore aujourd’hui. Les produits du Sud-Ouest et une bonne baguette croustillante, ce font choses rares ici… Sinon, mes amis et ma famille bien sûr mais heureusement, Skype est là !

Qu'est ce qui t'a manqué quand tu es rentrée en France ?

Le mode de vie australien. Les gens sont beaucoup moins stressés ici et beaucoup plus chaleureux. Après, on ne rentre jamais indemne d’une année comme ça à l’autre bout du monde et ça prend du temps de se réajuster à la vie française. Maintenant que je suis revenue en Australie, je vois aussi les choses différemment. Il y a du bon dans les deux pays !

Qu’est ce que cette expérience t'a apporté et t'apporte aujourd'hui encore, du point de vue personnel ou professionnel ? Quels conseils donnerais-tu aux futurs PVTistes ?

Mon expérience en Australie m’a tellement apporté personnellement et professionnellement. Quand je suis arrivée à Melbourne pour la première fois, je réalisais mon rêve et tout me semblait possible, il n’y avait plus de barrières, plus de codes établis par mon pays d’origine. Personnellement ça m’a enrichie, j’ai fait de superbes rencontres, découvert des paysages magnifiques et surtout ça m’a fait grandir. On apprend à davantage se connaître, on s’ouvre aux autres, à d’autres cultures. Le voyage est une ouverture d’esprit. Le fait d’étudier ou de travailler dans un pays étranger renforce cette expérience, on s’immerge davantage. Je conseille à tout le monde de partir. Que ce soit pour des études ou en VVT. N’ayez pas peur de l’aventure mais ne croyez pas non plus que tout sera acquis une fois en Australie, ou ailleurs (surtout d’un point de vue professionnel). Mais si l’on est motivé et qu’on ne baisse pas les bras, de très belles choses peuvent arriver !

En bonus, peux-tu demander à ton copain ce qu'il retient de son séjour en France ?

I went to France to be with Juliette while she finished off her masters. Luckily for me the time coincided with the end of my contract as a research technician in the government research labs in Hobart, Australia. When I got settled I spent three months doing a French language course and the rest of the time bumming around Paris, discovering things and enjoying myself. I loved so many things about France and also there are so many things I disliked. I guess I could write a lot but I will cut it down to the two biggest things I always tell people.
At the top of my loves would be all patisserie things. I simply could not eat enough cakes. I would have at least one cake a day unless I went to a new patisserie and they had something I hadn't seen/tried yet, then I would often have two. I lived for the crème pâtissière!
What I liked least about my stay in France is a difficult one. As I spent most of my time in Paris it would have to be a tie between the general smell or 'eau de Paris' and the customer service. Coming from Australia I am used to clean air and a fresh breeze, the closest I got to that in Paris was the wind at the exit to the metro station. The service I found very hard to deal with and I never felt it was because of my difficulties with pronunciation, it always just felt like my presence at the cafe/bar/shop was an inconvenience to the waiter/shopkeeper.
I feel like even after 10 months living in France I have not had enough. I am a traveller at heart having been to every continent and many different countries but I am not finished with France yet...

Je suis venu en France pour accompagner Juliette pendant qu'elle finissait son master. Heureusement, cela coïncidait avec la fin de mon contrat de technicien de recherche pour le gouvernement (le labo est situé à Hobart). Une fois installé, j'ai passé 3 mois en classe à apprendre le français, et le reste du temps, je me baladais dans Paris, pour découvrir de nouvelles choses et profiter. J'ai adoré tellement de choses en France... Et il y a aussi beaucoup de choses que je n'ai pas aimées ! J'imagine que je pourrais écrire longuement à ce propos mais je ferai court :
j'ai adoré toutes les pâtisseries. Je ne pouvais pas m'arrêter de manger des gâteaux ! Je devais en manger au moins un par jour... sauf si ma pâtisserie avait un nouveau gâteau que je ne connaissais pas, dans ce cas là, j'en mangeais deux...
Ce n'est pas si facile de trouver ce que j'ai le mois aimé, en France... J'ai passé la plupart du temps à Paris, donc ce serait ex-aequo l'odeur générale de la ville, l'"eau de Paris" (en français dans le texte) et le service client. Venant d'Australie, j'ai l'habitude de l'air pur, du vent frais, et ce qui s'en approchait le plus à Paris était le vent à la sortie du métro !
J'ai eu du mal avec la qualité du service, et je ne pense pas que c'était à cause de mes problèmes de prononciation en français. C'est comme si ma présence dans un bar ou un resto dérangeait le serveur.
Cependant, j'ai l'impression que même après 10 mois de vie en France, je n'en ai pas eu assez. Je suis un vrai voyageur, je suis allé sur chaque continent et dans de nombreux pays mais je n'en ai pas encore fini avec la France...

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Commentaires

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super interview! Bonne route à vous 2!

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J’adore ton histoire, je me retrouve beaucoup dans certains de tes commentaires sur la vie australienne et ce qui te manque de la France. S’expatrier à l’autre bout du monde en Australie n’est pas chose facile, mais c’est une expérience tellement enrichissante et inoubliable, surtout quand c’est une histoire d’amour qui te pousse à faire le grand saut.

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Nubiah
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Son histoire c’est un peu un Fairy Tale lol! C’est super bien qu’elle maintenant trouve du travail dans sa branche.
Je leur souhaite que du bonheur!!!

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Merci pour vos commentaires, ca fait plaisir :-) Et merci a la super equipe de PVTistes.net!!

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Bravo d’avoir réussi, Juliette ! (and Adam).

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Excellent et passionant temoignage.
+1 pour le bonus, avis d’un australien a Paris!

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Merci Sophie et Sandrine :-)

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Julie
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Merci Juliette pour cette interview très sympa, vos avis respectifs sur le pays de l’autre sont intéressants et c’est chouette de voir que votre histoire a bien fonctionné malgré la distance par moment :)

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Vanessa
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joli témoignage bonne continuation !

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Merci Juliette pour ton témoignage et Merci a ton chéri Australien d’avoir pris le temps de nous écrire ! J’arrive a Brisbane le 5 sept et doit reprendre l’avion le 3 decembre. Au début je pensais Adelaide… pas assez vivant et j’ai vu Melbourne ! WAOUW !!! Tout pour plaire mais tellement tellement cher !!! j’irai peut-etre qlq semaines …
Je vous souhaite une bonne continuation !!
Bisous ! Kiss !

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