Laure, un PVT en Australie semi-nomade !

Article publié le 19-12-2013.

Lor alias LorGiro

Lor alias LorGiro

  • Localisation Palmerston - Little Italy, Toronto Division
  • Profession rédactrice web - community manager
  • Dernier diplôme obtenu Licence

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Ville de provenance

Je note Montpellier parce que c'est la dernière ville en France où j'ai habité et travaillé, mais déjà en France, je bougeais beaucoup.

Ville(s) de destination

Le premier mois, j'étais une étudiante en école de langue (Navitas), deux semaines à Brisbane puis deux semaines à Sydney ; puis je me suis transformée en baroudeuse en van (que j'ai acheté à Sydney au Carmarket) pendant 6 mois, le temps de voyager dans tout le Queensland et un peu dans le New South Wales, puis d'arriver à Melbourne (en résumé car il y a tellement de choses que j'ai visitées et découvertes !). Maintenant, je suis en recherche de travail et de stabilité, trouver un job puis un appartement pour me poser quelques mois et renflouer mes comptes avant de repartir...

Que faisais-tu en France ?

En France, après des études en histoire de l'art, puis de communication et médiation culturelle, j'ai empoché mon diplôme de libraire. J'ai travaillé quelques années en tant que libraire à Montpellier, jusqu'à ce que la situation en France devienne réellement difficile dans ma branche. Donc, avant de partir, j'étais au chômage depuis plus d'un an et demi.

Pourquoi cette envie de t’envoler pour l'Australie ?

Je suis déjà venue en Australie quand j'avais 14 ans, sur invitation d'un Australien que nous avions accueilli avec ma famille pour 6 mois en France. Par la suite, l'Australie a toujours traîné dans un coin de ma tête, comme un désir inassouvi. Durant cette longue période de chômage, elle s'est à nouveau imposée peu à peu et je me suis dit "pourquoi pas ?". Après tout, plutôt que de rester à déprimer en France sur ma passion en voie de disparition, prends les rênes de ta vie, va de l'avant, ça ne peut que t'apporter de la vie, c'est-à-dire du bien ou du mal, peu importe, juste quelque chose d'autre que le chômage et le sentiment d'être inutile et d'être un poids...
Finalement, en décembre dernier, un très bon ami m'envoie un lien pour un concours avec Worldiploma, le Huffington Post et l'école Navitas (entre autres). Cet ami vivait au Canada où je suis allée aussi quelques semaines, puis en Australie où il vit actuellement à Perth. Sans les détails, ça donne, deux mois plus tard, un résultat surprenant : l'ambassadeur d'Australie en France annonce que je suis la gagnante et je me retrouve avec un billet aller-retour, un mois de cours de langue dans deux grandes villes australiennes et mon logement payé pour la même période en famille d'accueil, donc immersion totale garantie. En contrepartie, j'écris un blog sur l'Australie pendant un an, un blog hébergé par le Huffington Post, filiale française.

Est-ce que c’est la première fois que tu vivais à l’étranger ou que tu partais aussi longtemps ?

J'ai déjà voyagé avant : Europe, USA, Canada, Égypte... mais ce trip est mon premier de la sorte, c'est-à-dire une année dans un pays très loin de chez moi, une autre langue que j'étais loin de maîtriser et surtout, partir toute seule, à l'aventure comme on dit. Sentiment terrifiant et électrisant dans le même temps. Le plus amusant c'est que j'y prends goût et que je vais tout faire pour continuer de voyager. Peut-être rentrer en France de temps en temps pour un coucou ou pour un boulot puis repartir à la découverte du monde, tenter encore une fois de décrocher le sésame PVT pour le Canada... J'ai plein de nouveaux projets en formation dans ma tête, un des buts de ce voyage...

Quel a été ton sentiment dominant au cours des 2 premières semaines, en Australie ?

Ça remonte un peu maintenant, mais je me souviens de sons et de sensations si différentes de ce que je ressentais en France : l'excitation de la nouveauté, le soleil qui brille différemment ici, les couleurs qui sont tellement plus puissantes, les oiseaux qui chantent comme des fous partout, tout le temps, les chauves-souris d'un mètre cinquante d'envergure qui sont végétariennes mais fichtrement impressionnantes... Voilà ce dont je me souviens du début !

Quelles ont été tes plus grosses difficultés en Australie ?

Dans un premier temps, ce fut la langue mais pas pour très longtemps. Maintenant, mon plus gros problème est de trouver de l'argent, donc un travail.

Quel est ton meilleur souvenir ?

Mon sailing trip dans les Whitsundays, tous les gens adorables et très serviables que j'ai eu l'occasion de rencontrer, la chance d'avoir vu des cassowaries et des baleines, le bonheur de discuter de thématiques sérieuses en anglais avec des natifs ou de réussir à placer une blague en anglais qui fonctionne ! Beaucoup de très beaux souvenirs ici.

Est-ce que certaines choses françaises te manquent ?

Le fromage et le pain bien sûr ! Parfois les paysages magnifiques de mon pays, si différents d'ici, un peu la famille et les amis, mais avec les moyens de communication à notre disposition maintenant, le manque est moins palpable.

Qu'est ce qui te manquera, en rentrant en France ?

La multitude d'animaux en liberté ici, qui vivent avec les humains, que ce soit dans les villes ou les campagnes. Il faut comprendre que dans les villes (j'entends même les grandes villes comme Brisbane, Melbourne, Sydney ou Cairns), il y a des oiseaux partout, des oppossums, des araignées bien sûr, parfois des kangourous et autres marsupiaux, bref, la faune vit en ville, on se sent vivant de par ce fait. La sensation de liberté que je ressens, surtout quand je voyage avec mon van, qui est un sentiment indescriptible pour qui ne l'a pas vécu, je pense. Et ces immenses espaces libres, à perte de vue, qui renforcent ce sentiment de liberté. Magique. On a de la place ici.

Qu’est ce que cette expérience t’a apporté, du point de vue personnel ou professionnel ?

Tout un tas de choses !

  • une progression impressionnante dans la pratique de l'anglais
  • une augmentation significative de ma confiance en moi, je découvre tout ce que je suis capable de faire par moi-même, parce que je le dois, parce que je le veux. Quand tu es seul, tu dois tout faire par toi-même, ce qui peut être terrifiant quand en plus l'autre ne parle pas la même langue que toi.
  • je me sens de nouveau vivante, avec plein de nouveaux projets en tête, comme si ce voyage m'avait permis de rouvrir des portes closes depuis longtemps dans ma tête, parce que la société est, quoi qu'on en dise, un carcan dont il est difficile de s'extraire, chose pourtant parfois vitale.

Je commence tout juste à chercher un travail en Australie, à Melbourne. Pendant mon trip en van, j'ai essayé de travailler dans le fruit-picking et packing mais apparemment, j'étais toujours au mauvais endroit au mauvais moment (milieu de saison) et les conditions climatiques cette année, dans le monde entier, étaient loin d'être normales, du coup, le calendrier de picking était tout chamboulé. Difficile de s'y retrouver dans ces conditions...
Je cherche sur Melbourne en ce moment un job "normal" : vendeuse, nettoyage de chambres ou de maisons, mais aussi travail dans mon secteur : librairies, bibliothèques, événementiel culturel...
affaire à suivre...

Quels conseils donnerais-tu aux futurs PVTistes ?

Ne prévoyez pas trop, ni trop à l'avance. J'ai appris une chose en Australie : rien ne va comme tu l'as prévu. Tu peux toujours faire des plans, ça ne se passera pas comme ça. Reste ouvert à toute possibilité car c'est comme ça que tu découvriras le cœur d'Australia.

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Commentaires

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Jeny
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Je suis tellement d’accord avec toi. Je pense aussi que mon voyage en Australie m’a ouvert l’esprit et m’a permis de comprendre que je pouvais faire ce que je voulais quoiqu' »ON » en dise. Je pense notamment au système français. On pense que c’est la normalité puisqu’on vit dedans, mais ce n’est pas le cas !

Je pense également que tu fais bien de rappeler à tout le monde que faire des plans à l’avance c’est une perte de temps puisque rien ne se passera comme prévu. Et fort heureusement ! Il faut se laisser surprendre. Il faut faire des plans pour mieux les contourner :)

Bon courage pour le boulot à Melbourne,il y a beaucoup de concurrence à cette période de l’année !

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Lor
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Je suis à Melbourne depuis deux mois et j’ai réussi à trouver quelques petits boulots Jeny! Je ne voulais pas d’un temps plein etc… du coup, j’ai fais du ménage, j’ai été engagée comme photographe deux fois par une entreprise et je suis l’assistante communication d’une artiste de Melbourne. On peut faire ce qu’on veut, pas besoin de montrer de diplômes, on te donne ta chance, ce qui n’est pas le cas en France, enfermée dans un système trop rigide.

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