Lydie, un PVT à Sydney

Article publié le 06-07-2012.

Lydie alias Lydie

Lydie alias Lydie

  • Profession Orthophoniste

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Ville de provenance
Lyon
Villes de destination

Montréal pour le premier PVT (2005-2006), Sydney pour le second (2008-2009). Mais il parait que je suis là pour parler de l'Australie (ça tombe bien les souvenirs sont plus frais).

Sur place pendant combien de temps ?

Du mois d'août 2008 au mois d'avril 2009, cela fait donc 9 mois.

Baroudeuse ou pas ?

Pas trop à la base. L'idée c'était plutôt de s'installer à Sydney, d'essayer de trouver du boulot sur place et éventuellement de rester là-bas... pourquoi pas avec un autre visa ! On avait bien lu des témoignages de pvtistes qui avaient acheté un van et avaient fait le tour du pays (ou en stop, en covoiturage... n'est-ce pas Lilou), mais ça nous paraissait un peu trop roots. Après de mon côté, j'ai fait plus de 15 ans de scoutisme donc on peut quand même dire que la vie "à la dure" ne me faisait pas peur non plus !

Et puis finalement... nous aussi on a acheté un van et notre voyage a été beaucoup plus baroudeur que prévu.

Que faisais-tu en France ?

Je venais de finir mes études d'orthophonie et je n'étais pas encore rentrée dans la vie active (et toutes les contraintes administratives de l'exercice en libéral).

Pourquoi cette envie de t’envoler pour l'Australie ?

Je crois que l'envie nous est venue lors de notre PVT au Canada. On en parlait déjà sur place mais malheureusement il fallait que je finisse mes études et cela passait obligatoirement par 2 années universitaires en France. Du coup, on était tellement à fond sur le voyage en Australie qu'alors que toutes mes amies ne parlaient que boulot/mémoire/trouver une collaboration, moi je ne voulais qu'une chose : en finir vite fait bien fait pour pouvoir repartir !

Ensuite pourquoi l'Australie... il y a une partie du mythe soleil/plage/surf et vie de rêve, et puis je crois que parmi les pays proposant des PVT à l'époque (Canada, Australie, NZ et Japon) c'est celui qui nous paraissait le plus "accessible" professionnellement parlant (mis à part le Canada mais bon on avait déjà utilisé notre ticket magique!).

Pourquoi Sydney ?

Le choix de Sydney s'est fait assez naturellement. Déjà c'est une des villes dont on entend le plus parler. Et puis encore une fois on partait pour s'installer éventuellement sur du long terme donc on voulait une ville qui soit dynamique économiquement. Si on avait su qu'on ferait le tour du pays en van on aurait peut-être choisi une autre ville de départ... ou pas !

Quel a été ton sentiment dominant au cours des 2 premières semaines en Australie ?

Le froid... et la panique !

Le froid d'abord parce que le mois d'août c'est quand même le milieu de l'hiver à Sydney. Alors c'est sûr, on ne parle pas du même hiver qu'au Canada mais comme on avait droit à seulement 20kg de bagages on avait pas prévu tellement d'affaires chaudes. On avait regardé la météo et les températures nous paraissaient raisonnables mais ce que l'on ne savait pas c'est que très peu de logements sont équipés de chauffage... Du coup à l'extérieur avec une veste ça allait, mais à l'intérieur en petit cardigan c'était limite. Une des premières choses que nous avons acheté pour nous : des sweats à capuche, et pour notre appart : des couvertures !!

La panique ensuite parce que je suis souvent assez mal dans les endroits que je ne connais pas. On pourrait parler de choc culturel mais cela m'arrive y compris en France, donc je dirais plutôt que d'une manière générale l'inconnu me fait peur... mais me stimule en même temps (sinon je n'aurais sûrement pas fait ce voyage).

En fait, je me souviens surtout de la première journée. Nous avons atterri vers 6h du matin, heure locale. Et une fois dans le terminal de l'aéroport on s'est retrouvés tout désemparés. On a passé un coup de fil en France pour rassurer nos familles et on s'est posés dans un Starbuck. Là on s'est regardé et on a réalisé qu'on avait plus rien en France, et rien encore ici. Qu'on était dans une sorte d'entre deux où tout devenait possible. La réaction spontanée ça a été "mais qu'est-ce qu'on fout là ??", et puis "bon ben ça, c'est fait !". Une fois que l'on a eu posé nos affaires à l'auberge de jeunesse, Michael a absolument voulu qu'on aille dans le CBD (le centre-ville de Sydney). Il faisait gris, on a marché pendant des heures, on avait le décalage horaire dans les pattes... bref je ne garde pas un super souvenir de ma première journée. Heureusement, ça c'est bien arrangé après !

Est-ce que ta situation professionnelle t'a paru satisfaisante, en Australie ?

En tant qu'orthophoniste je ne pouvais pas exercer sur place. Cela demandait trop de démarches, et donc trop de temps et d'argent. En plus, il m'aurait fallu un niveau d'anglais de folie que je ne possédais pas (et que je n'ai toujours pas). Du coup, j'étais partie dans l'idée de faire des petits boulots, et comme j'ai trouvé de l'interim sans trop de difficultés, ça m'a assez bien convenu.

Par contre, septembre 2008, je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais ça a été la faillite de Lehmann & Brothers, et le début de la crise. En Australie comme ailleurs, toute l'économie a été gelée pendant plusieurs mois et comme ça tombait au début de notre recherche d'emploi. Michael n'a pas trouvé de travail dans sa branche. On n’arrêtait pas de lui dire qu'il serait venu 6 mois plus tôt il y aurait eu plein de boulot mais que là non, désolé.

Du coup on a changé notre fusil d'épaule et on a décidé de partir sur les routes. Au final, je n'aurai travaillé que 3 mois !

Quelles ont été tes plus grosses difficultés en Australie ?

Je pense que ça a été la recherche d'emploi de Michael. A part ça tout s'est passé comme sur des roulettes ou presque, on doit être plutôt chanceux !

Quel est ton meilleur souvenir ?

Je crois que cette question est la plus difficile d'entre toutes. Je ne sais pas si je peux trouver "un" meilleur souvenir. Je crois que plus le temps passe et plus c'est l'expérience en entier qui devient mon meilleur souvenir. Plus concrètement, je pense que ce sont nos trois mois en van. On a découvert tellement de paysages magnifiques, c'était une expérience tellement singulière que je pense que ça nous marquera à vie !

Est-ce que certaines choses françaises t'ont manqué ?

Lorsque j'étais sur place j'aurais répondu que non... Sauf qu'à la fin du repas quand on avait encore faim on ne savait pas trop quoi manger et c'est seulement de retour en France qu'on s'est rendu compte que dans ces cas là on allait chercher du fromage au frigo !

Qu'est ce qui t'a manqué quand tu es rentrée en France ?

Le sentiment de liberté. L'aspect tellement flippant mais tellement génial de se retrouver à des moments où tout est possible, sans que rien ne soit tracé !

Qu’est ce que cette expérience t'a apporté, du point de vue personnel ou professionnel ?

Du point de vue professionnel... pas grand chose à part peut-être une maturité que certains n'ont pas au sortir des études. Sauf qu'un an sans penser à l'orthophonie, ça a un peu ralenti mon cerveau. Du coup, mon début d'activité a été un peu éprouvant après ça, mais je m'y suis jetée à corps perdu et cela a fonctionné.

Du point de vue personnel je ne sais pas... ces voyages font partie de moi, de mon parcours de vie. J'ai appris surtout à ne pas faire de plans trop en avance car tout peut changer à tout moment. Mieux vaut être flexible et apprendre à retomber sur ses pattes quelle que soit la situation plutôt que de planifier une année complète à l'étranger.

Ah et une petite anecdote : j'ai appris à ne plus être crispée dès qu'un grain de sable trouvait son chemin jusque chez moi (ie : dans mon appartement... ou dans mon van).

Quels conseils donnerais-tu aux futurs PVTistes ?

"Jetez-vous à l'eau (et roulez-vous dans le sable) !"

Non plus sérieusement, "Prenez les évènements comme ils viennent et tournez-les à votre avantage".

Et aussi : "ne laissez pas vos objets de valeur en vue dans votre véhicule !!!!" (les nôtres étaient bien rangés dans les placards, je ne sais pas si c'est pour ça que nous sommes les seuls backpackers de notre connaissance à ne pas nous être faits "cambrioler" mais on s'en est réjouit en tout cas).

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Commentaires

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Salut Lydie, je viens de lire ton interview qui fait echo à notre projet.
Nous arrivons sur Sydney le 1er Août 2013 pour une année de whv.
Comme toi, nous souhaiterions trouver un emploi sur Sydney pour plusieurs mois puis nous garder 3-4 mois à la fin pour faire le tour de cette grande île!
Néanmoins, nous pensons à un plan « B » (ex: faire le tour de l’Australie tout en travaillant) car il semblerait qu’il soit de plus en plus difficile de trouver un emploi dans les grandes agglomérations australiennes. Mais bon, on ne sait jamais.

Pourrais-tu m’en dire un peu plus sur tes démarches de recherche d’emploi sur place? Des conseils et les choses à éviter sont les bienvenues.
D’après toi, au bout de combien de temps devrions-nous partir de Sydney si notre recherche d’emploi n’est pas fructueuse?

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