Maxime, direction Séoul

Date de publication : 12-12-2012

Auteur

isa

Maxime

Profession

beaucoup de différents boulots et d'autres à venir

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Ville de provenance

Maxime : Je ne sais pas trop en fait! En 30 ans je cumule plus de 30 déménagements, sans compter les moments passés à gauche et à droite ces deux dernières années. Mais l’endroit où je suis né et me sens bien est Dijon et ses campagnes environnantes.

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Ville de destination

Maxime : Séoul bien sûr, le point d’arrivée de tous les voyageurs long courrier débarquant en Corée du Sud (j’y suis depuis 5 mois). Ensuite, en janvier, direction d’autres endroits encore civilisés comme Daemon, Busan, …. Mais ce parcours se fera via des localités plus reculées dans les campagnes pour faire du Wwoofing et aussi camper à la sauvage … et tout ça en vélo et en hiver !

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Sur place depuis combien de temps

Maxime : Avant de partir, il y a bien sûr l’histoire du budget et celui ci est l’indicateur du temps pour lequel tu restes quelque part.
Bien sûr nous parlons de PVT donc possibilité de travailler… mais ça nous en reparlerons …
Donc pour revenir à la durée et avec le pécule durement acquis les mois précédents (6 000 euros toutes dépenses exclues), je comptais rester 6 mois ou plus.
A ce jour, (5 mois échus et budget du 6ème mis de côté) le challenge est réussi. Il me reste de l’argent après avoir voyagé à la mode petit asiatique, appareil photo à l’œil, dans les gros bus qui ne s’arrêtent que pour les repas, (et oui, ici c’est inversé, c’est le western people qui s’y colle !), plus que profiter de la vie séoulite avec ces restaurants, bars, musées, attractions… J’ai même pu acheté une Time Capsule (bah ouais il a fallu que j’aille au pays des « 3 étoiles » pour assouvir mon vice de « la marque à la pomme », vilain que je suis) mon vélo (VTT modèle pliant avec porte bagage de marque coréenne, la grande classe quoi) et adhérer à Wwoofkorea.
Il est clair que les semaines à venir seront moins grasses. Mais vu le peu de dépenses que j’aurai à faire aussi, je compte bien tenir le challenge de rester jusqu’à au moins la date de mon billet (open) de retour fixé au 1er Mai… on verra !

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Baroudeur ou pas ?

Maxime : Baroudeur dans l’âme ? Sans doute pas, j’ai bien sûr comme beaucoup de gens imaginé partir à l’aventure, seul, le sac sur le dos mais ça ne s’est jamais résumé qu’à quelque jours de trek en solo en France. En gros je ne me suis jamais donné les moyens de faire plus. Des virées plus ou moins longues en Europe… mais ça c’était organisé et jamais tout seul. Ici ça change un peu. Je ne l’avais pas envisagé sérieusement jusqu’à il y a quelques semaines et l’idée m’a prise comme une envie de … , comme une simple envie quoi!
Le plus dur est fait, le préavis de l’appart est donné, les fermes en cours de réservations et le trajet original défini. Celui ci s’adaptant au fil des disponibilités des différentes destinations mais cette tâche est peu ardue et il m’importe peu d’avoir quelques endroits non définis où planter la tente. Par ailleurs, ici c’est le pays des jjimjilbang, donc pas de grosse inquiétude concernant le logis et la toilette pas chers en agglomération.
Concernant le trajet en vélo ça peut paraître complètement fou. En fait oui un peu, surtout en hiver, car la Corée est un pays pas très plat, c’est des montagnes partout et même dans les villes. Mais qui dit montagnes, dit vallées et là ho grand bonheur, la méthode coréenne est peu habituée à la construction en dévers (question de praticité mais aussi de culture et tradition) ce qui veut dire qu’en suivant les cours d’eau (et il y en a un paquet) je peux rejoindre tout les endroits voulus. De plus, en Corée il y a moult chemins et voies aménagées pour les déplacements à pied ou en vélo.

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Que faisais-tu en France ?

Maxime : J’attendais de fêter mes trente ans pour voir ce que ça ferait et en fait je ne les ai jamais fêtés car en arrivant ici, j’avais déjà trente ans (ici, quand tu nais, tu as 1 an) et 15 jours après j’en avais un de plus. Pour résumer, je ne saurai jamais ce que ça fait. Plus sérieusement, j’ai quitté Dijon à 16 ans pour aller au lycée à Joigny. Deux ans plus tard, le bac STI Génie Mécanique option Systèmes Motorisés (ça en jette hein !) en poche, je me pointe à la fac de Dijon en Histoire de l’Art et Archéologie pour un an et avec un appart’ en coloc’. Une sacrée année … enfin bref !
L’année suivante voilà que je me mets en tête d’aller autour de Paris pour rejoindre la fac de Marne-La-Vallée pour un cursus en Arts du Spectacle et Multimédia avec option Son puis ensuite Image. L’année de Licence passée, il a fallu choisir entre la tête ou l’estomac. J’ai essayé d’utiliser ce que j’avais dans la première afin de combler le creux que j’avais dans le second et continuer à travailler «chez » et ensuite « pour » la grande marque qui alimente pas mal de monde chaque jour. Vous savez le gros rossignol rouge devant la première lettre de l’alphabet ! Déboires s’en suivant, voilà ‘ti pas que je me retrouve dans une boite d’informatique à dépanner des ordi à distance (pardon mais là je peux pas parler de la boite ou du client 😛 ). Pour couronner le tout, je deviens responsable de plein de gens, avec un costard et des grosses responsabilités qui ne sont pas les miennes. J’ai donc entrepris un Burnout en bonne et due forme histoire de clôturer la chose.
Me voilà donc de retour dans ma Bourgogne bien aimée, 9 ans après mon départ, où je décide de vivre plus calmement avec des petits boulots à gauche et à droite (un peu plus à gauche quand même) et où je m’aperçois que c’est plus mon rythme. En définitive, qu’est ce que je faisais en France ? Plein de choses… où rien du tout. Je ne sais pas et ça m’importe peu en fin de compte.

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Pourquoi cette envie de t’envoler pour la Corée du Sud ?

Maxime : Ah cette question !!!
Tout d’abord je vais m’adresser aux lecteurs. Attendez vous à devoir à y répondre à presque chaque rencontre ici en Corée. Les gens, au delà d’être curieux et de vous apporter un intérêt particulier, commencent tout juste à s’accoutumer à voir des étrangers venir dans leur pays pour autre chose que le travail. C’est donc une découverte pour eux de voir des gens s’intéresser à leur pays, leurs coutumes et traditions plutôt que de faire du « tourisme » dans les quartiers d’affaires, les zones industrielles, les bases militaires et les gros magasins de mode.
(à ceux qui n’approuvent pas, je ne fais que relater les réponses à ma question « pourquoi, pourquoi ? ») Pour ma part, j’avais un plan de départ en PVT ou pour l’Asie du Nord depuis mon retour de Paris. La procrastination l’emportant, le PVT s’envisageait de moins en moins étant donné mon âge avancé.
Et un jour pas comme un autre, lors d’un beer-trip avec deux amis (Belgique, Pays-Bas, Allemagne, République Tchèque et Autriche), j’ai rencontré cette jolie fille à Prague. Elle était Coréenne, voyageait un peu dans le coin avant de rejoindre Aix-en-Provence pour un semestre et rentrer en Corée par la suite. Je passerai sur les détails mais toujours est-il que nous ne nous sommes pas quittés de vue et que lorsqu’elle s’est envolée en Janvier pour revenir à Séoul, j’ai sérieusement envisagé de la rejoindre. Tiens, la Corée du Sud propose le PVT et je peux y accéder !
Tiens, je n’y connais rien à là-bas et personne que je connaisse non plus !
En moins d’une seconde, j’avais pas moins de 3 bonnes raisons d’y aller. Retrouver ma chérie, rester un bon moment et découvrir ce que notre internet francophone est souvent incapable de nous apporter (ou très difficilement).

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Pourquoi Séoul ?

Maxime : Je dis « Séoul bien sûr » car cette ville est un moyen non négligeable, je pense, de pouvoir s’imprégner des différentes cultures, rythmes et mentalités que l’on peut rencontrer ici. C’est à la fois une mégalopole dans son temps (voir même trop) mais aussi une ville ancrée dans ses traditions. Tout dépend de l’endroit où vous vous y trouvez. Le mieux étant de se retrouver partout avant d’entamer un périple ou juste vouloir comprendre le pays. Je ne dis pas que le reste de la Corée est inintéressant, bien au contraire, mais Séoul et la province de Gyonggi-do peuvent offrir presque tout ce que l’on peut rencontrer en Corée pour ceux qui ont peur de vouloir quitter un certain confort, qui ne maîtrisent pas la langue, qui ont du mal à pouvoir s’organiser ou qui sont juste de passage pour une durée limitée.
Pour faire simple, Séoul c’est « The Place To Be » et le reste c’est de l’extra bonus… et un sacré extra bonus. Pour ce qui est des autres villes et villages. Parce que je n’ai pas de problème à quitter le grand confort, parce que je commence à baragouiner et comprendre le coréen, parce que je m’organise comme ça me chante, parce que je veux rester plus longtemps, parce que je veux rencontrer et vivre le rural coréen au quotidien, parce que j’ai envie de faire du vélo sur de longues distances, parce que j’en ai ma claque de Séoul …

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Est-ce que c’est la première fois que tu vivais à l’étranger ou que tu partais aussi longtemps ?

Maxime : Je suis parti 3 semaines au Sénégal il y a longtemps, mais les conditions n’étaient pas semblables. Certes, c’était au fin fond de la Casamance, immergé dans un village, mais j’étais jeune et avec ma mère. J’ai fait une virée sac au dos autour de l’Ecosse durant 2 semaines avec mes parents également il y a bien des années. Quelques road-trips avec des amis par ci par là aussi.
En fait je ne suis jamais parti à l’étranger longtemps… Ah si Paris, pendant 9 ans, mais ça compte pas, j’ai rien compris à la ville !!!

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Quel a été ton sentiment dominant au cours des 2 premières semaines en Corée du Sud ?

Maxime : Je m’attendais à me dire, qu’est ce que je fous ici et ça a été, enfin j’y suis ! Enfin j’y suis ! Enfin j’y suis !
Malgré le décalage horaire, le choc linguistique et culturel, j’ai eu un certain moment à me rendre compte que j’étais parti. A ce moment j’ai voulu tout faire et tout de suite du coup je n’ai pas profité de la même manière que par la suite.
Il faut dire qu’à mon arrivée, le problème du logement s’est réglé rapidement. Une nuit à l’hôtel et le lendemain j’étais dans un « one room ». Je savais déjà dans quel quartier je voulais être (Hoegi-dong, quartier populaire – étudiant excentré du centre ville mais accessible en moins d’une heure).
Je suis aussi tout de suite retombé de mon imaginaire que les coréens étaient très à l’aise avec l’anglais. Il est en effet difficile de converser dans cette langue avec le premier venu (tout pareil qu’en France).
Concernant le climat, je suis arrivé fin-juillet, plus de 40°C avec un taux d’humidité hallucinant… l’asphyxie. Le tout alterné avec des climatisations tournant à fond dès que tu passes une porte (sauf dans les administrations). Du coup un début d’angine et d’otite heureusement enrayées à temps.
En hiver ou en été, c’est un peu plus extrême qu’en France, il faut juste s’y attendre. L’adaptation se fait progressivement, il faut juste l’accepter et pas le combattre.

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Est-ce que ta situation professionnelle te parait satisfaisante, en Corée du Sud ?

Maxime : La situation professionnelle en Corée pour un PVT, parlons en !
Avis à tous ! Il n’y a pas 50 solutions pour travailler en Corée, il faut être super motivé, rencardé et avoir un soupçon de chance qui sera non négligeable.
J’ai la chance d’avoir été tuteur de français pour 3 étudiants durant le semestre (cours en anglais) et je me considère comme très chanceux. Par ailleurs j’ai fait différents petits boulots chopés sur le net, de quelques minutes à quelques heures. C’est ainsi que je suis une des voix françaises officielles des prochains GPS des voitures de marques coréennes, j’ai aussi porté un parapluie pour un monsieur important, fait le caddy au golf, conté des histoires pour un livre audio… Avec tout ça je me considère très chanceux car à aucun moment l’on m’a demandé de parler coréen, un CV blindé ou mes résultats au TOEIC.
Car en Corée dans le cadre du PVT, il est très dur de trouver du travail.
Oubliez l’envie de devenir prof, il faut un visa spécial, tuteur est toléré sous certaines conditions et on ne sait pas jusqu’à quand. Si c’est pour la langue anglaise, vous allez être confronté à des concurrents natifs qui seront préférés. Ensuite si vous avez une spécialité particulière, il faudra vous débrouiller dans la langue locale.
Dans certains cas, vous pourrez trouver des petits emplois dans des petites sociétés via les petites annonces mais dans ce cas là, c’est le facteur chance qui apparaîtra. J’ai bien l’exemple de 2 ou 3 amis qui bossent à la petite semaine dans des restos français, sauf que des restos français il n’y en a pas à tous les coins de rue.
Donc il vaut mieux se blinder financièrement si on veut assurer son voyage comme prévu, les boulots locaux sont difficilement envisageables mais pas impossibles.
Et puis sinon, il y a le Wwoofing, dans ce cas adhérez et si vous êtes encore réticent, l’antenne coréenne vous propose même de se rencarder à votre place pour les différentes fermes, moyennant finances mais au moins tous les détails sont soulevés.

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Quelles ont été tes plus grosses difficultés en Corée du Sud ?

Maxime : Pour commencer, la nourriture : il faut juste s’attendre à manger épicé régulièrement, surtout en été. J’ai heureusement l’estomac solide et suis assez ouvert question nourriture et saveurs. Il m’a juste été un peu long à intégrer que même si ce n’est pas rouge c’est hot, et si c’est rouge, c’est très hot donc attention, pour ceux qui sont fragiles.
Le deuxième point est la langue évidemment, l’anglais est compris en général mais beaucoup ne le parlent pas ou s’y refusent (nous subissons le même problème en France avec la bonne humeur en moins), mieux vaut préparer les 30 phrases du manuel « How to survive in Korea » avant de partir. Dans mon cas j’ai un peu triché, j’avais une traductrice… au début ! A force, elle m’a de moins en moins traduit, et ça c’est intégré rapidement, au moins la compréhension. Question monnaie, il ne faut pas se faire avoir. C’est une monnaie de singe, le Won ! On a l’impression de payer en Francs CFA donc tout paraît cher les premiers jours, ensuite c’est intégré et tout paraît moins cher, mais attention, ce n’est pas parce que ça paraît que ça ne l’est pas. Chacun a sa technique de conversion, bien que les fournitures et la nourriture soient moins chères qu’en France, ça peut vite chiffrer vite malgré tout si on ne fait pas gaffe.

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Quel est ton meilleur souvenir ?

Maxime : Le premier qui me vient à l’esprit c’est le départ de l’aéroport de Gimpo pour aller à Jeju, à peine un mois après mon arrivée. Le jour J, un typhon s’abat sur tout le pays. Les vols sont alors annulés et tout le monde s’en va. Tiens, étrange !
Qu’à cela ne tienne, il ne va pas rester bloqué une semaine au dessus de nos têtes, on va bien le partager avec nos voisins au nord et ensuite il ira croquer sur les terres sibériennes !
Bien évidemment, le moment espéré n’a pas été sans une longue attente à apprendre à déchiffrer les caractères coréens et chinois mélangés sur les tableaux d’affichages. J’en ai quand même profité pour découvrir la boutique de Burger à la mode coréenne, testé les ordinateurs ambulants, fait de longs travellings dans un aéroport vide (comme dans les films d’action), essayer de passer le check-point sous prétexte que je voulais aller aux toilettes (je suis passé en échange de mon passeport), crier « au secours, au feu » en courant sans que personne ne comprenne rien (je n’ai plus approché ce côté de l’aéroport ensuite, trop honteux)… En gros j’ai glandé et fait tout ce qui pourrait être interdit chez nous. 9 heures d’attente, c’est pas rien quand même. Et enfin, les inscriptions au tableau ont changées, que c’est merveilleusement beau un hanja vert !!!
A ce moment il faut refaire sa valise car bien évidemment celle-ci est complètement sans dessus dessous car il a fallu accéder aux chargeurs de téléphone et de la tablette, vider les paquets de bonbons et gâteaux, consulter l’alphabet coréen une bonne centaine de fois et attaquer les cours de base. Le bagage fermé (non sans mal) direction le check-point. « Tiens toujours là, vous ? Un conseil, allez aux toilettes avant de partir » me dit la charmante hôtesse avec un petit sourire en coin. Taratata, moi peur de rien ! Je passe le check-point et direction… le tarmac !!!!
Oui il y a trop de vent et les couloirs ne pouvaient pas être déployés donc ça se fera par dehors et par en dessous.
A ce moment, je crois avoir vu un groupe de gens faire demi-tour avec déjà l’idée de se faire rembourser les billets.
Direction le tarmac, via navette quand même, et hop dans le petit 737 pour à peine 500 kilomètres de vol (1 heure).
Encore un peu d’attente, deux explications des consignes de sécurités (au sol) plus tard et nous pouvons partir.
L’herbe des champs environnants est couchée, euhh plaquée au sol et là j’ai repensé à ces gens qui étaient rentrés chez eux directement… eux ils savaient !!! Décollage par vent de face bien sûr, l’avion était à peine plus haut que la tour de contrôle qu’il décroche déjà et subit un roulis assez impressionnant faisant alterner piste et nuage par le hublot. Ça crie dans l’appareil, certains hurlent, d’autres rient, il y en a même qui pleurent.
Ma voisine qui n’osait pas me regarder deux minutes auparavant me chope la main et plante ses ongles dans mon poignet. Elle doit sacrément souffrir pour faire ça, je commençais à imaginer le moment ou elle s’en rendra compte.
Ce moment du vol a duré environ 15 minutes et la suite à été très calme avec quelques décrochages par ci par là, mais du gâteau comparé à avant. Nous attendions bien sûr un atterrissage à la hauteur du décollage … et bien non, calme, trop calme ! Du coup personne n’a applaudit et l’on pouvait même deviner quelques visages déçus.
Ma voisine, quant à elle, m’a rendu mon bras plusieurs minutes après le décollage. Ressentant sa gène excessive je n’ai même pas envisagé un sourire réconfortant, la pauvre. En revanche, j’ai souffert durant deux jours des stigmates qu’elle m’a fait.
C’est pour l’instant mon plus grand souvenir de ce voyage. Mais des souvenirs il y en a plein et il y en aura plein d’autres !

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Est-ce que certaines choses françaises te manquent ?

Maxime : Le changement d’heure en hiver, les boites de vitesse manuelle, le fromage, les gens rabougris qui ronchonnent pour un rien (bah ouais ils me font marrer moi), les punks (j’ai quand même trouvé LE club punk de Corée avec LE groupe Ska !), la charcuterie, ma voiture, le rock, les vrais alcools bien costauds, le chocolat, pas mal de bouffe quand même …

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Qu’est ce qui te manquera quand tu rentreras en France ?

Maxime : Les épiceries 24/24, les clopes pas chères, les sourires des enfants, les montagnes vierges d’habitations, la musique à fond devant les commerces, savoir que les voisins d’en haut pointent la moitié de leur artillerie sur ta tête, les poteaux électriques surchargés, les enseignes lumineuses sur plusieurs étages (surtout dans les petites rues), les transports pas chers, le « Ajumma style », la moto sans casque, le ttoek, le Soju, le regard apeuré des gens quand tu entreprends de leur adresser la parole, le SMS qui arrive directement après que tu ais payé, la 4G au fond de la poche partout dans le pays, la bouffe en générale, le body language, et tout ce que j’oublie… mais plus que tout, ma chérie.

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Qu’est ce que cette expérience t’apporte, du point de vue personnel ou professionnel ?

Maxime : Professionnellement pas grand chose directement car je n’ai pas de projet en ce moment.
Mais il n’est pas inintéressant d’avoir une expérience en Corée ainsi que la pratique de la langue lorsque l’on voit comment le pays se développe ainsi que ses plans à moyens et long terme sur le plan touristique.
Personnellement, c’est différent tellement je prends un plaisir lorsque je rencontre des gens. Pour le coup, ce voyage me permet de rencontrer vraiment beaucoup de gens de cultures et d’horizons différents avec une vision et une liberté de penser différentes. Non pas que les gens soient censurés, non, mais il y a un certain mélange entre le devoir envers la communauté et le développement individuel, à moins que ce soit l’inverse…???
Toujours est-il que ce voyage m’apporte déjà beaucoup et n’est pas fini. Et comme pour tout, il me faudra un bon moment pour réaliser tout ça.

pvtistes :

Quels conseils donnerais-tu aux futurs PVTistes ?

Maxime : Je pense que ces « quelques lignes » précédentes peuvent déjà être un conseil en elles-mêmes.
Je me répéterais donc sans doute, donc :
Pour faire simple en ce qui concerne le PVT, il n’y qu’à lire ce qu’il y a dans le forum, à ce jour le coin Corée du Sud est peu garni (on va essayer de résoudre ce problème hein !?! Avis à moi même et aux autres). Mais rien n’empêche de consulter aussi les posts concernant les autres pays, ils seront d’une grande aide également.
En ce qui concerne le travail, selon moi, il faut être actif sur les propositions de jobs ponctuels où être capable de répondre aux exigences locales (langue parlée, type de visa, …) Quant à vivre au jour le jour, il y a pas mal de sites ministériels ou affiliés en anglais qui peuvent vous rencarder sur les moyens de transport, les endroits à visiter, les plans discount pour les foreigners, etc…
Pour faire des rencontres c’est un peu plus compliqué, sortez, sortez et n’ayez pas peur d’aller dans des endroits improbables et s’il vous plait, ne vous cantonnez pas au quartier d’Itaewon. La ville de Séoul est très sûre et les gens vous accueillerons volontiers même si la plupart du temps ça ne se résume qu’à un sourire et à un bonjour.
En tant que Français, faites un saut au Sorea Village Global Center dans le « quartier » Français. L’équipe est super, elle peu vous rencarder sur pas mal de choses, vous propose activités, sorties, volontariat, cours de Coréen…
Sinon éclatez vous à faire du Wwoofing, ce sera l’occaz’ de rencontrer des gens totalement différents et prêts à en faire de même. PS : Tous les mots en hangeul sont romanisés (et en italique), non pas parce que je ne sais pas ou n’aime pas mais surtout pour une compréhension commune.
De plus le hangeul romanisé est reconnu donc facile (la plupart du temps) à exploiter pour nous petits latins qui débutons dans cette langue. Ca vous permettra de vous faire la main à rechercher tout ça sur le net 😉

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8 Commentaires

Abdallah
13 29
J’adore ton temoinage, j’espere vivre des aventures trépidantes comme les tiennes. J’adore ton voyage vers JEJU… meme si j’aurai eut les chocottes quand meme !
Pok
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merci beaucoup pour le temoignage
Ooyu
2 10
Waaaouh !! Quelle interview ! ;D Excellent, merci beaucoup à toi d’avoir si bien joué le jeu !! C’était vraiment agréable -et intéressant- de te lire 🙂 (j’sais pas si c’est la chance ou le fait que tu te débrouilles bien, mais tu as trouvé des p’tits jobs bien sympa là bas !! ^^)
Jean-Yves
165 162
Tient j’avais pas encore lu ton témoignage, honte à moi xD Plus sérieusement merci beaucoup, ça ne fait que confirmer mon choix. Je suis persuadé que ce pays magnifique continuera d’attirer de plus en plus de pvtistes tant il y a de chose à découvrir.
luc
50 140
Bien joué pour les GPS!
Maxime
23 12
Avec plaisir de garnir un petit peu le coin de la Corée.
Marie
9.9K 32.9K
Très chouette et hyper complète cette interview ! Merci Maxime de t’être prêté au jeux 🙂
Mylène
2.2K 3.6K
Super interview, en espérant que cela en motive d’autres!

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