Le parcours de Goundo : expatriée pendant 7 ans en Corée du Sud

Le parcours de Goundo : expatriée pendant 7 ans en Corée du Sud

Bonjour, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Goundo, j’ai 35 ans. J’ai vécu plusieurs années en Corée du Sud (vacances en 2011, séjours linguistiques en 2017 et 2018, PVT puis visa de travail jusqu’en 2025) et je suis aujourd’hui illustratrice freelance, chasseuse immobilière et consultante en expatriation spécialisée sur la Corée.

Pourquoi avoir choisi la Corée du Sud ?

J’ai choisi la Corée du Sud par curiosité et par passion. Je suis fan de K-pop et de dramas depuis l’adolescence, donc la Corée m’a toujours attirée à travers sa culture, sa musique et son univers.

expatrié en Corée du Sud

J’y étais déjà allée une première fois en voyage, et cela m’a vraiment donné envie d’y retourner plus longtemps pour vivre le pays de l’intérieur, au-delà de ce que je voyais à travers les écrans. Le PVT était pour moi une belle opportunité de découvrir la culture, le quotidien et de me faire ma propre expérience sur place.

À quel moment as-tu décidé de rester en Corée et pourquoi ?

Au départ, je pensais rester juste un moment, un ou deux ans maximum, puis les années ont filé. Je me suis bien installée, j’avais mon travail, mes projets, et je me sentais vraiment bien en Corée, donc je suis restée naturellement.

Comment ton expérience en Corée a-t-elle évolué entre ton arrivée en PVT et ta vie sur le long terme sur place ?

Au début de mon PVT, ce n’était pas facile : la recherche de boulot était compliquée et mon coréen n’était pas très bon. Puis, grâce à mon réseau et aux événements de networking auxquels j’ai participé activement, j’ai réussi à trouver des petits boulots.

PVT Corée du Sud

Les démarches administratives n’étaient pas évidentes non plus : il était difficile de comprendre les procédures pour mon ARC (Residence card) ainsi que les contrats de location longue durée pour les appartements.

Ce qui m’a aidée, c’est surtout d’échanger avec d’autres expatriés, de demander de l’aide quand j’en avais besoin et, avec le temps, j’ai fini par mieux comprendre comment tout fonctionnait.
Petit à petit, je me suis installée plus durablement et j’ai obtenu un visa de travail en tant que nanny/housekeeper (visa F-1).
Concernant les relations, aucun souci. J’avais déjà des correspondants coréens bien avant de venir, ainsi que des amis étrangers rencontrés lors de mon séjour linguistique.

Quelles ont été les plus grandes difficultés que tu as rencontrées en t’installant durablement en Corée ?

Les démarches administratives et les visas ont été les plus compliqués au début, car les informations ne sont pas toujours claires et les services d’immigration ne donnent pas forcément beaucoup d’indications. Il faut donc souvent chercher par soi-même. La barrière de la langue rend aussi les choses plus compliquées.
Il y a également la nourriture : je ne supporte pas bien le piment et, comme je suis musulmane, je ne mange pas de porc. Cela demandait donc pas mal d’adaptation au quotidien, surtout lorsque je mangeais à l’extérieur, où il faut faire attention aux ingrédients. Du coup, je cuisine beaucoup afin de m’organiser plus facilement.

Avec le recul, qu’est-ce que ces 7 années en Corée t’ont apporté, autant sur le plan personnel que professionnel ?

Avec le recul, ces 7 années m’ont beaucoup apporté. J’étais très timide et introvertie avant, et cela m’a aidée à m’ouvrir et à prendre confiance en moi.
De base, je suis illustratrice et médiatrice sociale, mais je voulais surtout vivre une expérience à l’étranger, particulièrement en Corée, et peut-être aussi au Japon. Sur le plan professionnel, j’ai développé mon activité et appris à évoluer dans un autre environnement, ce qui m’a ouvert de nouvelles opportunités.

expatrié en Corée du Sud

J’ai créé des itinéraires de voyage, fait du bénévolat en tant que guide, participé à des interventions dans des écoles en partenariat avec l’UNESCO afin de partager ma double culture franco-malienne, et vendu mes illustrations dans des marchés aux puces.
Tout cela m’a permis de développer mon activité de manière indépendante tout en partageant mon expérience.

Quels conseils donnerais-tu aux futurs pvtistes en Corée du Sud ?

Je leur dirais de bien se préparer aux démarches et d’apprendre un minimum de coréen, car cela aide beaucoup au quotidien. D’être également ouverts et patients, parce que l’adaptation peut prendre du temps. Et surtout, de profiter de l’expérience sans trop se mettre de pression, car la Corée est un pays très riche à découvrir.

Quels sont tes projets pour la suite ?

Actuellement, je prépare une application pour aider à l’expatriation en Corée, notamment sur la partie budget, quel que soit le type de visa. J’ai aussi des partenariats avec des agences immobilières pour proposer des logements.
Avec mon associé, je gère une page Facebook appelée Home Seoul, que nous mettons régulièrement à jour. Je propose également des consultations pour l’expatriation et la préparation de séjours en Corée.
Je vends aussi mes illustrations et je vais bientôt exposer dans des galeries en Corée.
Toutes les informations sont disponibles sur mon Instagram : @goundobusinesskorea

Ajouter à mes favoris

Il n'y a aucune évaluation pour le moment.

Connectez-vous pour pouvoir voter.

Les Guides de pvtistes.net

Nos guides des pvtistes sont disponibles gratuitement au format PDF, pour que vous puissiez les consulter à tout moment, même sans connexion !

Aucun commentaire

Il n'y a aucun commentaire pour le moment mais n'hésitez pas à ajouter le vôtre 🙂