7 attitudes à avoir pour améliorer son niveau de langue en PVT

Date de publication : 14-06-2022

Auteur

Pamela

On ne va pas se le cacher, en tant que francophones, on n’est généralement pas très gâtés lorsqu’il s’agit d’apprendre l’anglais (ou d’autres langues). L’anglais est peu présent dans notre vie de tous les jours. Les films sont traduits, la culture musicale francophone est assez grande, la littérature également. En plus, l’anglais est une langue germanique alors que le français est une langue romane. Beaucoup des sons utilisés en anglais nous sont donc inconnus. Et d’ailleurs, sans pratique, il nous est même impossible de les entendre. Cela est de même pour de nombreuses autres langues.

En plus des éléments de notre environnement, nous nous mettons aussi nous-mêmes des limites. On n’ose pas, on se sent nul, on a un accent. Nous partons donc avec un grand désavantage. Un désavantage qui empêche certains de poursuivre leurs rêves, comme celui de partir en Visa Vacances-Travail. Et cela est bien dommage…

C’est vrai, ce n’est pas facile pour nous les francophones d’apprendre l’anglais. Pourtant, nous avons tous cette capacité d’apprendre. Et avec un peu d’effort, de volonté et de confiance en soi, nous pouvons tous nous améliorer et même devenir bilingue pour certains.

Il existe de multitudes de conseils pratiques que vous pouvez mettre en place dans votre vie de tous les jours. Vous pouvez en retrouvez quelques-uns dans le récit de Morgane, qui nous partage son ressenti en tant que pvtiste non-bilingue en Australie. Toutefois, dans l’article d’aujourd’hui, j’ai plutôt envie de vous parler d’attitude. Parce que bien souvent, ce sont nos attitudes qui nous bloquent et nous empêchent de nous améliorer.

Alors, comment avoir la bonne attitude pour améliorer son niveau de langue en PVT ?

1. Ne pas se mettre la pression.

Avant toute chose, rappelez-vous que vous êtes en train d’apprendre une nouvelle langue. Rappelez-vous que vous êtes en train d’oser, de vivre dans un pays dans lequel on parle une langue que vous ne maîtrisez peut-être pas. Appréciez les efforts que votre cerveau fait. Soyez fier !

Il est facile de se mettre la pression, d’être dur avec soi-même. Pourtant, cette attitude ne fera que vous décourager.

Une langue, c’est avant tout un outil de communication. Une langue vous permet de fonctionner dans le monde dans lequel vous vous trouvez. Donc si vous comprenez quelque chose et vous arrivez à vous faire comprendre, alors, vous avez tout gagné. Même si vous utilisez vos mains, même si vous prenez votre temps. L’essentiel est de transmettre et recevoir un message.

C’est de là que part l’apprentissage d’une langue. D’abord, on apprend à communiquer. Ensuite, on apprend à parler.

Et puis, si certaines personnes se moquent de vous, dites-vous d’abord qu’elles ne parlent probablement pas d’autres langues, et que vous avez, vous aussi, une arme secrète : le mot « écureuil », un killer pour nos amis anglophones.

2. Parler la langue du pays.

Surprise ! J’en suis sûre, vous ne vous y attendiez pas à celle-là. Pour apprendre une langue, il n’y a pas de secret. Il faut parler.

Parlez, parlez, parlez.

Pourtant, aussi évidente soit-elle, cette règle semble difficile à suivre pour les francophones. Nous sommes embarrassés, nous nous disons que notre anglais n’est pas très bon. Peu importe les erreurs. Peu importe le temps que vous mettez à formuler une phrase. L’essentiel est de pratiquer.

En tant que francophone, nous avons souvent tendance à trop réfléchir. Nous essayons de formuler les bonnes phrases, de trouver la bonne conjugaison. Et il est vrai que dans la langue française, nous sommes assez pointilleux avec la grammaire et le fait de parler correctement. Pourtant, même si votre prof’ insistait sur ces aspects en cours, dans la vraie vie, c’est beaucoup plus simple que ça. Je vais d’ailleurs vous donner un petit secret : on s’en fout. Oui, vous avez étudié vos temps, et oui ils vous seront utiles, mais pas maintenant. Quand on débute, l’essentiel est de parler, pas de parler parfaitement. L’essentiel, c’est d’être spontané.

Alors faites des fautes. Car si vous faites des fautes, c’est que vous parlez.

3. Demander de répéter plus doucement.

Il n’y a rien de plus frustrant que de ne pas comprendre. Pourtant, ça arrivera. Et c’est normal. Même en français, ça arrive parfois alors croyez-moi, dans une langue étrangère ça arrivera. Alors j’ai un petit secret à vous confier. Quelque chose de très simple, mais qu’on n’ose pas tout le temps. Demandez de répéter et/ou de parler plus doucement.

Vous serez surpris de l’enthousiasme des personnes avec qui vous échangez. Généralement, les autres apprécient lorsqu’on fait l’effort d’apprendre leur langue. Ils seront donc, la plupart du temps, compréhensifs et patients avec vous.

4. Privilégier les petits groupes.

Maintenant, imaginez vous au sein d’un groupe où tout le monde parle en même temps et à un rythme soutenu. Vous traduisez dans votre tête ce que l’une personne dit, et quand vous avez enfin traduit votre réponse, le sujet de conversation n’est même plus le même.

C’est le combo gagnant pour abandonner.

Nathan, un pvtiste en Australie a écrit dans ce récit : “Avant de partir, je m’étais juré d’éviter le plus possible de parler avec des Français. Plus facile à dire qu’à faire. C’est assez compliqué de faire des rencontres avec des gens qui parlent un anglais parfait. Un fois les banalités terminées (Comment tu t’appelles ? D’où tu viens ? Depuis combien de temps tu es en Australie ?), je me retrouve souvent limité par ma propre médiocrité en terme de sujets de conversation. Je bafouille, je cherche mes mots, je réponds à coté et je mets trois plombes pour sortir une phrase qui ne veut généralement rien dire.”

À la place, il est plus facile de socialiser en petit groupe, à 2 ou à 3. En petit groupe, la dynamique change. Tout le monde a un espace de parole, la conversation devient moins bruyante, et vous avez davantage l’occasion de demander de répéter, de parler doucement, d’être entendu.

Allez boire un café, discutez avec votre collègue pendant votre pause, échangez avec un inconnu. Ce sont ces petites choses qui vous aideront.

5. Avoir des amis internationaux.

On ne va pas se mentir, certains accents (par exemple, les accents kiwi et australien pour l’anglais ou l’accent chilien pour l’espagnol) ne sont pas les plus simples, même pour d’autres personnes dont c’est la langue maternelle. Et donc, parfois, il est peut-être plus facile d’apprendre une langue avec des personnes qui ne sont pas natives.

Que ces personnes soient complètement bilingues ou débutantes, comme ce n’est pas leur langue maternelle, il y a généralement plus de patience dans les échanges. Si ces personnes ne connaissent pas un mot ou si vous ne comprenez pas un mot, elles trouveront d’autres mots, d’autres phrases pour vous expliquer et vous faire comprendre. Et c’est là que la magie se produit. Vous apprendrez de nouveaux mots grâce à d’autres mots que vous connaissez. De cette façon, vous allez vous créer un réseau de mots de vocabulaire liés entre eux plutôt qu’une liste de traduction.

6. Éviter les francophones…

Si vous devez retenir un seul conseil, retenez celui-ci.

C’est peut-être la règle la plus simple mais aussi la plus difficile. Pour apprendre une autre langue, ne parlez pas français. As easy as that.

Je sais, c’est très difficile. Vous venez d’arriver dans un nouveau pays. Vous ne connaissez personne. Vous rencontrez des difficultés à comprendre et à vous exprimer. Puis, vous arrivez dans une auberge, et vous entendez quelqu’un parler français. Quel soulagement ! Vous allez enfin pouvoir avoir une vraie conversation.

Pourtant, c’est exactement cela qu’il faut éviter. Il est facile de se réconforter dans sa langue. Après tout, c’est un peu votre zone de confort, on s’y sent en sécurité. Et une fois qu’on a trouvé cette nouvelle sécurité, il peut être difficile de briser les habitudes. Vous risquez donc de répéter ce comportement encore et encore. Et vous risquez de ne plus faire d’effort du tout.

Oui, ça fait un peu peur. Oui, c’est fatigant. Oui, c’est frustrant. Mais je vous le promets, en suivant cette simple règle, votre niveau de langue ne pourra que s’améliorer. Selon moi, cette règle est LA règle d’or lorsqu’on part dans un autre pays.

7. … sauf si vous ne parlez pas français ensemble !

Allez, ne soyons pas trop extrêmes, vous ne devez pas fuir les autres francophones. Mais je pense qu’il est important de prendre conscience de nos attitudes. Quand on trouve d’autres francophones, on a tendance à se lier d’amitié, à ne plus se lâcher, et surtout… à parler français. Et pour être honnête, ce n’est pas toujours très sympa pour cette autre personne qui elle aussi est peut-être en train d’apprendre une langue, pour ce voyageur assis à votre table à l’auberge de jeunesse ou pour ce local qui vous a gentiment accueilli chez lui.

En voyageant, il est important de parler la langue commune du groupe pour que tout le monde se sente inclus et à l’aise de s’exprimer.

Mais la bonne nouvelle est… que vous pouvez parler une autre langue que le français avec d’autres francophones ! Comme ca, nous seulement vous pouvez parler de Peau d’ ne (ou autre référence culturelle que personne d’autre ne connaîtra), expliquer cette référence farfelue à vos amis non-francophones, mais vous pouvez aussi galérer ensemble.

Et avec tous ces conseils, dans quelques mois, vous pourrez dire

“the other things that they thoroughly thought through”
(une sorte d’équivalent aux “chaussettes de l’archiduchesse”)

aussi vite que l’éclair…

Regardez Nathan, qu’on évoquait plus haut, il est arrivé en Australie avec un niveau d’anglais très faible et voici sa représentation de son amélioration :

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