Comment rater son PVT Japon ?

Date de publication : 25-11-2018

Auteur

Mylène

1 – Mal gérer son budget

L’argent c’est le nerf de la guerre, et dans une société ultra consumériste, il est encore plus vital de ne pas être dans la dèche. Seul, au bout du monde, sans argent dans un pays où tout le monde en dépense tout le temps, c’est dur.
Si vous partez avec le budget minimum prévu par l’ambassade, cherchez un petit boulot rapidement et enlevez-vous vite cette épée de Damoclès du dessus de votre tête.
Certains partent à l’aise mais, forts de ces économies, ne regardent pas trop à la dépense et commencent à (beaucoup) sortir. Et dans les grandes villes japonaises, la spirale game center / bar / izaka / karaoke / boîte de nuit/ taxi, etc… peut vite vous ruiner, bien plus qu’en France.
Trop de PVTistes rentrent chaque année à mi-parcours faute de moyens, ne gâchez pas votre précieuse année de PVT (que vous n’aurez qu’une seule fois !) pour une question de budget mal géré.

2 – Partir sans aucune préparation

Vouloir en prendre plein les yeux et s’émerveiller comme un enfant devant les gratte-ciels de Tokyo est une chose, galérer pour remplir des formulaires à la mairie en est une autre.
Le Japon est l’un des pays qui vous offrira le choc culturel le plus violent au monde, pour le meilleur ou pour le pire. Nourriture, climat, culture, attitude des gens, rien n’est comme chez nous, ici. Vous allez forcément être surpris par quelque chose, même si vous planifiez soigneusement votre voyage. Ne vous mettez pas en situation de détresse inutilement, lisez nos dossiers pour préparer votre arrivée en toute sérénité, ne pas faire de faux pas dont vous pourriez vous mordre les doigts (par exemple pendant un entretien d’embauche) et gardez de l’énergie pour être émerveillé et bousculé par ce pays pas comme les autres.

3 – Passer tout son PVT à Tokyo

Combien de PVTistes pensent passer quelques mois à Tokyo le temps de se faire un peu d’argent et partir sur les routes ensuite pour au final… rester 12 mois à Tokyo en ayant fait un week-end à Hakone, un à Osaka et un à Kyoto ! Inutile de préciser que beaucoup s’en veulent de ne pas avoir bougé de l’année et rentrent avec des regrets.
Tokyo n’est pas le Japon tout comme Paris n’est pas la France. Ne vous laissez pas enliser dans la capitale pour de mauvaises raisons (les potes, la petite-amie japonaise, le boulot, l’appartement,…) au moment de rentrer en France, vous en aurez gros sur le coeur.

4 – Partir pour de mauvaises raisons

Partir en PVT c’est mettre sa vie entre parenthèses une année pour découvrir un peuple, une culture différente et se découvrir soi-même. Si vous fuyez un épisode douloureux de votre vie, cela vous permettra peut-être de prendre du recul… Même si ce n’est pas systématique. S’éloigner permet de faire le point sur soi-même mais attention, cela n’est pas forcément un remède miracle !
Certains PVTistes choisissent le Japon comme destination de drague en ayant la “yellow fever”, pour venir (tristement) “chasser de la Japonaise”. Ils vont être surpris de voir que ça n’est pas si facile que la légende le dit… De toutes les raisons de partir, c’est sans doute la pire !
Si vous partez au Japon pour épater la galerie ou venez ici à contrecoeur car vous n’avez pas pu partir au Canada, vous commencez mal l’aventure. Le Japon n’est pas une destination banale et la société japonaise – qui ne ressemble à aucune autre – est loin d’être compatible avec tous.
Si vous partez au Japon « par hasard » (et chaque année, des PVTistes sont dans ce cas), c’est très bien ! Mais gardez en tête que si vous n’y connaissez rien à la culture japonaise, il faudra vous accrocher un peu et garder l’esprit ouvert avant tout !

5 – Partir avec des préjugés

Les Français ne sont généralement pas reconnus à l’étranger pour avoir l’esprit ouvert et être dénués de sens critique… Nous sommes bourrés de préjugés, d’autant plus que notre culture nous y pousse plus que dans d’autres pays. Élargissez votre vision du monde, soyez ouverts à d’autres façons de faire et d’autres façons de vivre. Les Japonais sont opposés à nous sur beaucoup de points et leur façon de penser est très différente de la nôtre.
Attention cependant à ne pas non plus partir en idolâtrant le pays des mangas, car la désillusion va être grande. Les Japonais ne sont pas des anges, le Japon n’est pas parfait non plus, vous allez vite vous en rendre compte.

6 – Avoir un poil dans la main

À moins d’être plutôt à l’aise financièrement, il va probablement falloir à un moment ou un autre travailler un peu sur place. Le choc va être rude si vous n’êtes pas un minimum préparé psychologiquement !
Ici on bosse, et on bosse dur, nous sommes dans le pays des karoshi (morts liées au travail). Si vous pensiez pouvoir bosser en dilettante, c’est raté. Observez vos collègues et imitez-les, ce n’est pas toujours logique ni efficace, mais l’important c’est de montrer aux autres que vous faites votre maximum.
Au travail, vous allez aussi devoir apprendre à la fermer. Les râleurs ne font pas long feu au Japon. Si ce n’est encore fait, nous vous conseillons de regarder ou de lire Stupeur et Tremblement, le film a bien sûr grossi les traits, mais on n’est jamais très loin de la réalité… Il y a beaucoup de choses à dire sur le monde du travail japonais, mais ce n’est pas à vous de venir tout réformer. Dans chaque pays il faut savoir s’adapter aux bons et aux mauvais côtés.

7 – N’avoir aucun goût pour l’aventure

Bien que le Japon ne soit pas un pays d’aventure comme on se l’imagine et que les grandes villes japonaises sont au top du confort, de la sécurité et de l’efficacité, il n’en reste pas moins que vous serez probablement plus dépaysés chaque jour à Tokyo que dans le bush australien.
La nourriture très différente, le climat difficile, les insectes bien présents même au coeur de la ville (il va falloir s’habituer aux cafards), des activités quotidiennes dont vous n’avez pas encore les codes mais que tout le monde connait par coeur ici (participer à un karaoke, prendre le bus, commander dans un izakaya…) tout cela sera fatiguant à supporter pour quelqu’un qui n’aime pas sortir de son train-train et être bousculé dans ses habitudes.

8 – Éviter le Japon rural et/ou le WWOOFing

Certains ne restent pas figés à Tokyo ou Osaka et bougent pendant leur PVT, mais toujours dans les grandes villes ou vers les destinations touristiques habituelles. Pourtant il y a une autre facette du Japon à voir, et c’est souvent celle-là qui laisse les meilleurs souvenirs : le Japon rural.
Le WWOOFing vous donne l’occasion idéale d’aller expérimenter la vie dans la campagne japonaise sans dépenser un sou et dans un cadre où vous apprendrez beaucoup. Les Japonais en raffolent et sont les premiers participants au système WWOOF du pays. Se mettre au vert est un vrai plaisir ici, et pour le touriste étranger c’est l’occasion de toucher au plus près les traditions et le Japon d’antan.

9 – Refuser d’apprendre un minimum de japonais

Ne pas apprendre un minimum de japonais va être un handicap durant votre PVT, on ne vous le cache pas. Inutile de devenir expert, mais sachez vous débrouiller plus que le touriste lambda, cela vous ouvrira de nombreuses portes. Les Japonais étant généralement mauvais en langues étrangères, l’effort devra venir de vous.
De toute façon quand vous rentrerez en France, la première chose que vos proches vous demanderont c’est de leur montrer vos progrès en japonais. Rien que pour ne pas décevoir toute la famille au repas du dimanche, faites un petit effort sur place. On vous donne toutes les clés pour apprendre le japonais dans ce dossier : Nos conseils pour apprendre le japonais.

10 – Oublier de visiter l’Asie

Le Japon est une base stratégique idéale pour visiter les pays d’Asie aux alentours. Vous serez à quelques heures en avion seulement de Séoul, Taipei ou Pékin et votre pouvoir d’achat avec un salaire japonais sera en plus relativement élevé dans la plupart de ces destinations. Un week-end à Jeju ne vous coûtera pas forcément plus cher qu’un week-end à Sapporo.
Et qui sait, cela vous donnera peut être l’envie de vous lancer dans d’autres PVT : Taïwan, Hong Kong, la Corée du Sud, ils n’attendent que vous !

Au final, il y a une chose qui est valable pour tous : lancez-vous ! Oui, vous aurez des appréhensions avant de partir, peut-être même des défis à relever sur place, mais l’expérience Japon est si formidable qu’elle en vaut bien la peine…

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