Se préparer au retour dans son pays d'origine après un PVT : ressentis et conseils
Que vous soyez parti seul ou accompagné et qui que vous ayez rencontré au cours de votre route, votre expérience a été unique, tout comme votre retour dans votre pays d’origine le sera. On en parle d’ailleurs dans notre article Pourquoi tout est plus intense quand on vit à l’étranger ?.
Votre retour pourra peut-être être vécu comme un soulagement, une redécouverte de votre terre d’origine, ou, au contraire, comme un moment assez compliqué avec une impression de retour en arrière. Voici un résumé de quelques ressentis et solutions qui pourraient vous aider à vivre au mieux cette étape.
Le sentiment de décalage
En rentrant au bout d’un an, vous aurez certainement changé, vous aurez des centaines de photos en plus sur vos appareils, et encore plus de souvenirs en tête. Un PVT ce n’est pas comme deux semaines de vacances, on ne peut pas tout raconter autour d’un repas entre amis ou en famille.
On lâche des bribes de temps en temps, des anecdotes, des histoires rigolotes, ou des galères, le tout souvent face à des personnes qui n’ont pas vécu les mêmes choses que vous et qui de ce fait ne les comprennent pas complètement. Un sentiment de décalage peut alors s’installer comme une certaine gêne de votre côté de ne plus avoir de terrain commun avec votre interlocuteur. Pour une partie, ce décalage incite un peu à se renfermer à garder ses expériences pour soi et à essayer de reprendre ses vieux codes et habitudes de langage.
Vous avez pourtant le droit et c’est même normal d’avoir envie de parler de tout ce que vous avez vécu, de tout ce que vous avez vu sans savoir par où commencer. Vous pourriez craindre un sentiment étrange pour votre entourage si vous enchaînez les phrases qui commencent par « Tu vois quand j’étais au Japon… », « Non mais au Canada »… Pour autant, votre entourage peut totalement comprendre qu’une année est une longue période, et tout est question d’équilibre.
Rencontrer de nouvelles personnes
Vous n’êtes pas seul à avoir voyagé, et vous n’êtes pas seul à être rentré. Il existe des communautés, des rassemblements, des blogs, des groupes de personnes qui ont vécu une expérience similaire à la vôtre et qui veulent la prolonger par le partage de leur vécu. Pourquoi ne pas aller à leur rencontre ?
Par ailleurs, si vous souhaitez continuer d’apprendre la langue de votre pays de PVT pour y retourner un jour ou simplement pour progresser, tentez de contacter les expatriés de ce pays, de rejoindre des associations ou des groupes pour poursuivre vos échanges.
À l’inverse, vous pourriez aussi aller à des rencontres de futurs voyageurs. De cette manière, vous pourrez partager votre expérience à d’autres personnes qui, certes ne comprendront peut-être pas encore, mais qui seront enjouées et curieuses d’en apprendre un peu plus sur votre expérience.
Un retour en arrière, ou un nouvel élan
Un autre sentiment auquel vous serez peut-être confronté une fois de retour, est une impression de retour en arrière. Beaucoup de pvtistes passent par la case « retour chez les parents » dès qu’ils rentrent de voyage et, malgré le plaisir de retrouver ses proches, ce sentiment de retour en arrière peut rapidement devenir désagréable.
Vous n’êtes plus complètement la même personne que la dernière fois que vous avez habité dans ces murs et il faut continuer d’évoluer.
C’est pourquoi poursuivre une activité, une habitude que vous aviez avant de partir, peut rendre la transition plus agréable. Vous pouvez, par exemple, avoir pris l’habitude de courir, de marcher pour visiter votre quartier, de dessiner ou de tenir un journal de voyage. Continuez d’avoir ces moments créera une sorte de fil rouge entre votre voyage et votre retour.
D’ailleurs, si vous avez une petite âme créatrice, profitez de ce moment pour mettre à plat tous vos souvenirs en créant des albums photos, un carnet de voyage ou en imprimant quelques souvenirs. On a d’ailleurs un bon plan ici pour vos impressions de photos avec Cheerz.
Les réactions négatives des proches face au PVT
Parmi les difficultés inattendues, la réaction de nos proches peut être un facteur de poids dans notre réadaptation. Malheureusement, il s’agit aussi d’un facteur sur lequel nous n’avons que très peu de contrôle. Ainsi, certains d’entre vous auront déjà fait l’expérience de réactions négatives à l’annonce de votre départ en PVT.
Malheureusement, même au retour, beaucoup ne sont pas épargnés par les commentaires quelque peu désobligeants des proches. Entre les incompréhensions, le manque d’intérêt ou le mépris, il y a de quoi se sentir isolé. Toutefois, n’oubliez pas ces proches qui vous épauleront (sans forcément tout comprendre), qui seront à l’écoute et qui pourront être de réelles ressources dans ce nouvel accueil chez vous. Focalisez-vous sur ces personnes qui vous apportent de la bienveillance et de la douceur dans cette étape.
La peur du vide
Pour certains, le PVT était aussi l’occasion de réaliser un rêve d’enfant, un objectif de vie, un défi qu’on s’était donné. Une fois réalisé, on peut se retrouver face à l’étrange sensation d’avoir fait ce qu’on avait à faire et de ne plus être porté par un grand projet. Revenir de PVT, c’est un peu comme si on devait faire le deuil d’une aventure qui se termine.
Se donner un nouvel objectif…
Pourtant, la fin d’un rêve laisse place à quelque chose de merveilleux : de nouveaux rêves. Petit ou grand, se donner un nouvel objectif peut nous aider à faire la transition entre son PVT et sa vie en France. Votre année à l’étranger vous a peut-être donné envie de commencer la danse, d’écrire un carnet de voyage, de reprendre le sport, de vous reconvertir, ou même d’investir dans l’immobilier. Sachez qu’aucun objectif est trop petit et que de se focaliser sur les petites choses qui nous animent peut grandement aider notre réadaptation.
…ou un nouvel objectif de voyage
Cette année de PVT a peut-être été votre premier long voyage, et il a ouvert la porte à une envie folle de continuer de découvrir le monde. Appuyez-vous sur ça pour vous construire de nouveaux objectifs, vous ouvrir à d’autres pays, d’autres cultures et préparer un autre départ.
Le secret ? La préparation
Finalement, le point le plus important est la préparation. Pour éviter les coups de déprime, soyez conscient des potentielles difficultés rencontrées par les voyageurs et identifiez vos propres craintes à l’approche de votre retour.
Nous vous conseillons d’avoir des objectifs et des plans pour votre retour, ce qui implique souvent de s’y prendre avant le départ. Vous pourriez donc être amené à chercher un logement ou à postuler à des jobs avant de rentrer, ou pourquoi pas de prévoir des voyages plus courts.
Toutefois, ne vous précipitez pas trop non plus. Respectez votre rythme et donnez-vous le temps d’atterrir (si vous en éprouvez le besoin) avant d’entamer cette nouvelle aventure en France.
Attention, ne sacrifiez pas non plus vos derniers instants de PVT dans la préparation de votre retour. Anticipez donc votre retour tout en profitant des moments présents.
(105)Commentaires
Et non ils ne suivent pas....
Dans leur logique tordue, mon inscription a réouvert mon reliquat mais n'a jamais, par conséquent, ouvert les droits de mon dernier emploi. Si je ne m'étais pas désinscrite alors la continuité se fait automatiqiement mais ce n'est pas le cas quand on est désinscrit ... Et donc, toujours dans leur logique tordue = pour le reliquat : je dépasse les 3 ans en comptant à partir de la date initiale d'ouverture (qui etait 2020) et pour mon dernier emploi = je me suis inscrite après le délai de 1 an (meme si je me suis inscrite en 2024 mais comme ca a réouvert le reliquat, ca compte pas ...) oui oui c'est tordu
Oui oui mais geler les droits est 3 ans à partir de la date initiale d'ouverture des droits ... donc si l'ouverture à réouvert d'anciens droits, il faut compter 3 ans à partir de date initiale d'ouverture de ce reliquat. Je souhaite bien avertir pour pas que d'autres personnes se trouvent dans mon cas.
Tu avais bien averti France Travail de ton départ et demandé de geler tes droits pendant les 3 ans ?
Avant de partir en PVT, tu avais fait quelles démarches chez France Travail ? Et tu es partie combien de temps ?
En fait ce que je ne comprends pas c'est où sont passés les droits que tu avais de ton emploi avant ton départ. Même s'il te restait des droits antérieurs, ceux de ton dernier emploi auraient dû suivre.
Attention ! Dans le cas du reliquat, c'est 3ans + la durée des droits (par ex 3 ans + 500 jours de droits ouverts). Mais si vous aviez deja des droits ouverts avant votre dernier emploi (celui que vous arrêtez pour partir en pvt) alors c'est ce reliquat qui continue lors de votre inscription à france travrail avant votre départ ! L'inscription va réouvrir votre reliquat et non créer des nouveaux droits. Et donc, quand vous revenez, c'est aussi ce reliquat qui est toujours pris en considération pour le calcul des 3 ans + durée des droits et c'est compté à partir de la date initiale de la création de ces droits (et non à la date de votre inscription avant le départ) ... et c'est ce qui m'est arrivé ... et donc au bout de 1 an et demi = reliquat terminé et donc pas de chomage ... Je tiens à alerter sur ce point qui n'est jamais expliqué nul part et c'est pour cela que je me retrouve dans cette situation TRES difficile aujourd'hui ...
Tu n'as eu aucune preuve, aucun justificatif de ton inscription ? Tu peux essayer de prendre contact avec un autre conseillé (souvent ils n'ont pas tous les mêmes informations).
Je suis dans la situation 1 et pourtant france travail me refuse les allocations car ils disent que je ne me suis pas inscrite dans les 1 ans (donc situation 3) alors que si ... cela est déjà arrivé à d'autres ? Et que faire ?
Merci
N’ayant pas trouvé la réponse à cette question, je me permet de la poser à nouveau :
après un pvt au Japon, une fois de retour en France, faut-il que je déclare mon activité effectuée au Japon lors de ma réinscription à France Travail ?
Pour le contexte, je touchais déjà l’ARE avant de partir. Mes droits ont été gelés, et je dois m’inscrire à nouveau. Je sais que l’activité exercée hors Europe n’est pas prise en compte dans le calcul du chômage, mais comme France Travail demande si l’on a exercé une activité entre temps… Et, évidemment, les choix sont assez limités : je ne peux que me définir comme expatriée. D’ailleurs, France Travail indique ça :
VOUS RENTREZ EN FRANCE APRÈS AVOIR TRAVAILLÉ DANS UN ÉTAT HORS DE L'EUROPE
Vous rentrez en France après avoir perdu votre emploi hors Europe, vous pouvez bénéficier d’une indemnisation au titre du chômage à condition d’avoir été affilié au « régime d’assurance chômage des expatriés ».
Ça ne concerne vraiment pas ceux en PVT quoi, on est pas expatriés du tout.
En plus, j’ai exercé un petit job (légal), pas de contrat et de documents officiels, donc rien à fournir pour prouver quoi que ce soit.
J’ai vu beaucoup de gens se poser la question de la déclaration, mais jamais de réponse haha. Quelqu’un sait ce qu’il en est ?
En effet, les personnes au call center de l'Assurance Maladie ne sont pas forcément au courant de cette spécificité !
En revanche, je confirme que de mon côté ça a bien fonctionné, mes droits à l'Assurance Maladie sont bien réouverts grâce au fait que je bénéficie d'indemnités ARE de France Travail depuis mon retour d'Australie (sans délai de carence).
Pour info, pour les prochains qui liront ces commentaires, j'ai simplement dû remplir et renvoyer le formulaire s1106 (qui se trouve sur le site Ameli de la sécu) en y joignant mon attestation d'inscription à France Travail confirmant que je bénéficie d'indemnités ARE (+ les autres pièces demandées sur le formulaire, pièce d'identité, RIB, etc.).
Merci pvtistes.net pour le travail que vous faites, franchement ça m'a bien aidée tout du long de mon aventure 🙏🏼
Cela dépend vraiment des personnes sur qui ont tombe au téléphone. On m’a ensuite dit que pour réactiver mes droits de sécurité sociale, il fallait envoyer une attestation de paiement de France travail, puis maintenant une autre personne vient de me dire que ça n’est pas valable, il faut prouver 3 mois de résidence ou alors un contrat de travail. Et finalement on vient de me rappeler qu’effectivement les droits était bien retrouvé si on avait des droits de France travail. Un vrai parcours du combattant. N’hésitez pas à insister et à rappeler plusieurs fois pour tomber sur la personne qui est bien au courant de cette spécificité
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