Alexia, Australie VS Nouvelle-Zélande !

Date de publication : 07-02-2013

Auteur

isa

Alexia

Localisation

Birmingham, Royaume-Uni

pvtistes :

Ville de provenance

Alexia : Épinal (Est de la France)

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Pays et villes de destination

Alexia : Nouvelle Zélande (2010-2011 / 1er PVT) : Wellington
Australie (2011-2013 / 2e PVT) : Melbourne

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Sur place pendant combien de temps

Alexia : Nouvelle Zélande : 1 an
Australie : 1 an et 4 mois

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Baroudeur ou pas ?

Alexia : Oui, mais je n’imaginais pas autant !

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Que faisais-tu en France ?

Alexia : Avec mon diplôme de travailleur social en poche, je suis partie m’installer en Corse, île paradisiaque du sud de la France. 2 semaines après mon arrivée je décrochais mon premier boulot ! J’ai dû vivre 1 mois en camping en plein hiver en attendant de trouver un appart. J’y ai vécu 2 belles années de découvertes, d’aventures et surtout d’amitié.

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Pourquoi cette envie de t’envoler pour la Nouvelle-Zélande, puis l’Australie ?

Alexia : L’envie de « partir » je l’avais depuis longtemps. Petite déjà, mes parents m’envoyaient tous les ans en colonie de vacances et ce depuis l’âge de 6 ans.
A mes 18 ans, quand la dernière fois est arrivée, ça a été terrible pour moi !
Je n’ai jamais cessé d’y penser. Je rêvais de voyages en Asie, j’avais même acheté les guides touristique de plusieurs pays ! Mais j’avais la trouille !
Aucun de mes amis n’avait cette même envie de voyager. Et puis surtout, je ne parlais pas un mot d’anglais. « Brian is in the kitchen » était le seul souvenir de toutes mes années de cours. J’ai toujours détesté l’anglais ! Du coup, je n’ai jamais eu le courage ou l’audace… je ne sais pas.
Et puis j’ai trouvé le site Internet d’une association qui proposait de partir au pair aux USA, au Canada, en Australie ou en Nouvelle-Zélande, et de suivre des cours d’anglais dans une école de langue. Cela m’a plu tout de suite.
J’ai présenté mon dossier et tout s’est enchaîné ! J’ai démissionné, quitté mon appart, mes amis, et cette magnifique île qui était devenue ma maison, non sans un déchirement au cœur, et je suis rentrée chez « papa maman » pour leur annoncer la nouvelle !
L’assurance de partir avec une association rassurait tout le monde. Une famille et une maison m’attendaient sur place ainsi qu’une école où je devais rencontrer d’autres jeunes comme moi.
Puisque je voulais « partir » alors autant que ce soit très loin ! C’est donc tout naturellement que le choix de la Nouvelle-Zélande s’est imposé!

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Pourquoi avoir choisi ces villes ?

Alexia : Wellington était la ville de ma famille d’accueil et c’est là que se trouvait l’école de langue.
Melbourne c’était un peu un hasard. Mais au final ce fut le bon choix !

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Est-ce que c’est la première fois que tu vivais à l’étranger ou que tu partais aussi longtemps ?

Alexia : C’était la première fois que je partais aussi loin, aussi longtemps !

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Quel a été ton sentiment dominant au cours des 2 premières semaines ?

Alexia : En Nouvelle-Zélande : l’euphorie ! Même faire du vélo avec un casque me rendait toute excitée ! C’était tellement différent !
Ma famille d’accueil était différente, avec un mode de vie un peu à l’américaine, c’était un sentiment étrange, en fait, très difficile à expliquer.
J’ai appris à « luncher » j’ai découvert les noodles, les pies, les macaronis cheese, les rayons de pains de mie qui n’ont pas de fin, les voitures automatiques (pourquoi ne peut-on pas avoir tout ça en France ?!), la conduite a gauche, le volant à droite, des kiwis très zens, des amis venant des 4 coins de la planète, une capitale aussi petite que ma ville en France, des enseignes que je ne connaissais pas, des maisons avec jacuzzi, des TV géantes et surtout, une nouvelle langue ! En Australie : Un mélange de tristesse et d’excitation ! A mon arrivée j’étais malheureuse car mon copain avait encore 6 mois de PVT à faire en NZ.
Ma peine a ému les gens autour de moi et, malgré ma tristesse, je ne suis pas restée seule très longtemps.
Et puis j’étais au pays des kangourous ! Je suis arrivée en plein « Open d’Australie », la ville était en état de folie. Les backpackers étaient saturés, mais c’était fun ! Et puis je suis partie très vite pour Philipp Island, bien plus calme. 🙂

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Est-ce que ta situation professionnelle t’a paru satisfaisante ?

Alexia : En Nouvelle-Zélande : J’ai trouvé mon 1er job à BLENHEIM, dans les vignes et c’est là que j’ai rencontré mon copain.
On vivaient à 26 dans une maison ! J’étais payée au rendement, autant dire presque rien.
J’ai ensuite fais du « packing » de kiwis et d’avocats à TE PUKE, ce fut sans doute le job le plus agréable et le mieux payé. L’Australie est connue pour être plus intéressante au niveau de la rémunération. Si le $ australien est beaucoup plus fort que celui de NZ, celui du coût de la vie l’est tout autant ! Sans argent en poche on devient une main d’œuvre docile et bon marché. On a du pratiquer le Wwoofing pour des gens qui confondent « travailleurs gratuits » et « échange culturel » : passer des journées au téléphone pour s’entendre dire toujours la même chose « no work at the moment » et postuler pour des jobs trop mal payés, pour seulement 2 ou 3 heures par jour. Même le site de Harvest trail (qui aide à trouver du travail) nous disait qu’on était trop nombreux et qu’il n’y avait pas assez de travail !
Notre persévérance a fini par payer. On a trouvé, voilà 9 mois, un job dans une petite usine de l’Outback. Après 3 mois, on a pu bénéficier du 2ème visa.
On travaille de nuit 12h par nuit et 5 jours sur 7, on est plutôt bien payés et on a la chance d’être logés sur place, pour un loyer modeste, dans une maison et rien que pour nous deux !

pvtistes :

Quelles ont été tes plus grosses difficultés ?

Alexia : En Nouvelle-Zélande : Apprendre l’anglais et réussir à me faire comprendre ! En Australie : Le fait de me faire exploiter!
Les Australiens ont bien compris où est leur intérêt, les entrées dans ce pays n’étant pas limitées comme au Canada, des jeunes que la crise pousse a quitter leur pays arrivent tout les jours avec leurs rêves plein la tête ! De ce fait, nous sommes prêts à accepter n’importe quoi, ou presque, pour pouvoir rester un peu. Sans aucun respect, ces employeurs profitent de cette situation, payent très mal et hébergent dans des conditions insalubres.
Si tous les employeurs Australiens ne sont pas comme ça, cela reste hélas vrai pour une grande majorité d’entre eux !
Certain seront plus chanceux et n’auront pas de mal a trouver leur 1er job, mais il ne faut pas se leurrer, la plupart d’entre nous passe par des moments difficiles.
Quelques PVTistes écrivent des commentaires pour critiquer ceux qui se plaignent parce que pour eux tout a été très simple, c’est arrogant et prétentieux et c’est surtout se voiler la face !
Le manque de travail est aujourd’hui une réalité.
Nous avons besoin de travailler pour gagner l’argent qui nous permettra de continuer le voyage. Les conventions passées entre notre pays d’origine et le pays d’accueil son pris en ce sens mais on ne les respecte plus. Sans argent pas d’échange possible !
Utiliser les transports en commun, boire un verre, manger, dormir dans un backpacker, aller au ciné etc… coûte cher, très cher même ! Alors comment continuer si le pays d’accueil cautionne ses manquements ?

pvtistes :

Quel est ton meilleur souvenir ?

Alexia : Quel sont TES meilleurs souvenirs, tu veux dire ?!
En Nouvelle-Zélande :
Mon saut en parachute, mes sauts a l’élastique, mon 1er tatouage, Tongariro crossing, mes copines. Et surtout notre Road Trip, en van, pendant 1 mois dans l’île du sud avec mon chéri !
C’était magique ! Entre les glaciers, les plages, les montagnes, les lacs, les forêts, les cascades… on en a pris plein les yeux ! Un véritable retour aux sources aussi. On se lavait dans les lacs avec vue sur les montagnes enneigées, c’était très froid, on était en octobre, mais on s’est facilement adapté. Durant ce voyage on a passé 4 jours seuls, sur une petite plage au bout d’un chemin tout au bout du lac Tekapo… c’était super romantique ! 😉
Là, je me suis réellement sentie à l’autre bout du monde. En Australie :
La découverte de Sydney, la pluie a Brisbane, la célébration de « Australia day » à Melbourne, la plongée sous-marine sur la grande barrière de corail.
Et surtout notre Road Trip dans l’Outback pour Noël et le Nouvel an 2013 ! Darwin – Uluru : 5000 kms aller/retour ! Cette période étant la saison des pluies, les touristes désertent l’endroit. Mais par chance, en 2 semaines il n’est pas tombé une goutte de pluie. On était pratiquement les seuls à en profiter. Ça a été une expérience exceptionnelle. Des couleurs à couper le souffle, sur des distances incroyables qui n’en finissent plus. Après 9 mois de travail dans l’Outback, on a enfin pu voir ce qu’il y avait autour de notre usine ! 😉 Seul petit bémol : pour avoir loué au prix le plus bas, on a dû changer 3 fois, en une semaine, de location de voiture, dont une qui est, sans doute, à la casse aujourd’hui ! On s’est juré que la prochaine fois on prendrait la gamme au dessus 🙂
Et puis je ne peux m’empêcher de citer un autre super souvenir que je classerais dans « Australie » à mon retour en France parce que c’est un peu grâce à l’argent durement économisé ici que ce fabuleux voyage de 6 mois en Asie a pu se réaliser. J’ai enfin pu visiter, découvrir et admirer ces magnifiques pays ailleurs que dans mes vieux guides !

pvtistes :

Est-ce que certaines choses françaises te manquent ?

Alexia : La cuisine française ! Comme tout bon Français loin de chez lui depuis plus d’un mois… voire d’une semaine !
Il n’y a pas en Australie autant de richesses culturelles héritées d’un long passé historique comme dans mon pays !
Après 3 ans d’absence j’ai pu rentrer pour 3 mois en France l’été dernier. Je sais maintenant ce que les mots culture et patrimoine veulent dirent !
Je n’y faisais plus attention mais maintenant je me rends compte à quel point mon pays est magnifique.
Je ne suis pas encore sur le point de rentrer car je n’ai pas encore tout à fait fini de voyager mais je me rends compte que j’ai beaucoup de chance !

pvtistes :

Qu’est ce qui te manquera quand tu rentreras en France ?

Alexia : Le sentiment de liberté ! Le fait de ne pas avoir d’attache ni de contraintes (à condition d’avoir des sous) !

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Qu’est ce que cette expérience t’apporte, du point de vue personnel ou professionnel ?

Alexia : Elle m’a appris en peu de temps ce que je n’aurais jamais pu acquérir en restant en France.
La langue d’abord. Je suis arrivée avec un faible niveau de connaissance en anglais, aujourd’hui je le parle couramment et même si il me reste un fort accent français cela plait particulièrement à mon copain qui lui est anglais ! J’ai aussi beaucoup appris sur moi même et sur mes capacités. Cela m’a aussi donné envie de continuer à voyager, pour découvrir et apprendre encore plus !
Et pour finir, au niveau professionnel, je me croyais limitée à ce à quoi je m’étais destinée au cours de mon cursus scolaire. Aujourd’hui, une multitude de possibilités s’ouvrent à moi. J’ai envie d’essayer d’autres choses et je sais que ce sera un de mes prochains challenges !

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Quels conseils donnerais-tu aux futurs PVTistes ?

Alexia : De foncer ! De ne pas avoir peur ! De se dire qu’il y a tout à y gagner ! (même un peu d’argent si vous savez vous débrouiller et utiliser votre chance !) Une bonne préparation est l’élément indispensable pour séjourner durablement en Australie. Toutes les infos sont sur le site ! Soyez persévérant et n’hésitez pas à vous éloigner de la côte Est.
Et enfin, vous êtes les ambassadeurs de votre pays d’origine, soyez en fiers et pensez-y dans votre comportement. Soyez hippies si vous le voulez mais des hippies propres. Chaussures et soutien-gorge de rigueur dans les lieux touristiques et en ville forceront le respect de vos futures interlocuteurs !

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Conseillerais-tu plutôt la Nouvelle-Zélande ou l’Australie, pour un PVTiste qui hésite ? Quels sont les avantages et inconvénients de chaque pays, à ton avis ?

Alexia : Sans hésiter la Nouvelle-Zélande ! Mon coup de cœur ! C’est un grand village avec une flore exceptionnelle. Parfait pour les amoureux de la nature et de grandes randonnées.
C’est très facile d’y faire le tour et les kiwis sont encore plus sympas et accueillant que les Australiens ! Il y a également beaucoup plus de « vrais voyageurs » venus pour la découverte et vivre une réelle aventure sans chercher à se vanter de leurs exploits.
Le + : C’est petit, très zen, et il n’y a pas (encore) trop de pvtistes.
Le – : Le vent à Wellington?! En Australie il y a beaucoup de jeunes qui quittent papa/maman pour la première fois et viennent là pour uniquement faire la fête et revenir bronzés ! Attention, le soleil n’est pas le même ici, l’Australie a le plus fort taux de cancer de la peau !
Le + : Les road trip, la faune, la diversité et l’immensité des paysages.
Le -: C’est paradoxalement trop grand ! Terriblement cher et il y a hélas maintenant trop de concurrence.

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21 Commentaires

Moh
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Bonjour, Pour le moment j’arrive pas a me décider et je me demande si je vais pas faire les deux aussi 🙂 mais j’aurais une question, on peut demander le deuxième PVT tout en étant dans le premier pays (pour pouvoir faire australie et nouvelle zelande mais sans forcément passer par la France entre les deux)? Merci pour toute les infos en tout cas 🙂
Anonyme
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ton voyage me fait rêver, surtout sur la fin, quand tu parle de la nouvelle Zélande et des randonnées à faire. il est vrai que je suis hésitant entre la N.Z et l’Australie. j’ai encore le temps d’hésiter, en effet, je compte partir vers mi 2016 environs. j’ai toujours rêver de partir en Australie mais depuis que je me renseigne par ci par là je doute sur ma destination. en tout cas, si je vais en N.Z ça sera plus pour l’île du sud je pense, quand a l’Australie, c’est grand, GRAND. en tout cas, merci beaucoup pour ton témoignage.
Estelle
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Hello Alexia! Petit témoignage au top, merci!! Alors que je me pose énormément de questions maintenant que je me penche sérieusement sur mon départ vers la NZ (à priori prévu à l’automne), ça booste carrément de te lire! (Et puis étant d’Épinal, j’ai forcément souri en découvrant ta ville de provenance 😉 ) Bonne continuation à toi !
Fanny
2 13
Merci pour le témoignage, ça donne envie, départ envisagé en novembre pour la NZ 🙂
Morgane
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Super témoignage merci !! Ça me donne envie de faire un PVT en NZ après l’Australie… haha ! À méditer… Mais un jour j’irais en tout cas, ça c’est sûr !
Florian
0 1
Moi aussi je suis Vosgien et faut croire que tout le monde s’en lasse de ce petit coin perdu! Hâte de partir car ton témoignage donne vraiment envie! Bonne continuation
ced35
3 3
bon témoignage !!! merci a toi sa me réconforte dans le choix que j’ai fait pour la Nouvelle-Zélande. a +
Samantha
0 4
Hello Alexia! J’ai trouvé ton témoignage super intéressant et complet, une belle expérience qui donne envie de se lancer 😉 La Nouvelle Zelande semble plus accueillante et plus simple sur son mode de vie, peut être plus ouverte! Mais dis moi tu es parti avec une association au pair? Laquelle? Parce que j’hesitais si ma demande de pvt me passe sous le nez avoir un plan b cest toujours bien lol ;p
Sarah
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Merci beaucoup pour ton interview, ça me permet de savoir que tout n’es pas si easy en australie comme la majorité me disent et me conforte dans mes choix d’être plus patiente afin d’être bien préparer. Ton récit sur la nouvelle zélande m’a également intéressée et tes récits me donne envie de faire pareil, de foncer ! Celà fait plaisir de lire les récits de voyageurs 😉 ! Bonne continuation
claire
10 33
Yes, merci pour ton super témoignage! De super bons souvenirs de la nouvelle-zélande me sont resurgis! Bonne continuation à toi…

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