Antoine : Canada, Nouvelle-Zélande et Australie au compteur

Article publié le 28-02-2014.

Antoine alias amarlier

Antoine alias amarlier

  • Localisation Mexico, Mexique
  • Profession Informaticien

À lire : un recueil d’entretiens de pvtistes partageant avec vous leurs expériences et leurs états d’âme. Plus d'infos...

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D'où viens-tu, que faisais-tu ?

Originaire de Grasse (06), France, il était dans mes projets de partir voyager après mes études en informatique, et surtout après avoir fait quelques économies. Le plan de départ ? Un tour du monde, durée indéterminée. Par quoi commencer ? La meilleure solution semblait être les pays en partenariat PVT, un bon moyen de voyager sans (trop) entamer mes économies, afin de pouvoir aller plus loin, plus longtemps. De plus, la plupart des PVT sont à faire avant ses 30 ans, alors il vaut mieux commencer par là, et continuer tant qu'on n'a pas atteint l'âge limite, c'est une chance à ne pas laisser passer ! D'autre part, j'ai pu mettre mes projets en commun avec ma compagne Julie, qui partageait les mêmes ambitions.

Pourquoi cette envie de t’envoler pour ces pays ?

Australie : pour des raisons d'économies des vols long courrier, pour faire un tour du monde, autant faire continent par continent. Nous avons donc commencé par l'Océanie, et plus précisément l'Australie, une destination « à la mode » en 2011, de par sa diversité d'attraction touristique, sa facilité de « backpacker » malgré la taille du pays, et l'apparente possibilité de trouver du travail aisément. La priorité numéro 1 de ce premier PVT étant de visiter le pays à fond, nous avons renoncé à nous établir dans une grande ville (comme on en trouve chez nous) et travailler dans notre domaine, avec tout ce que cela aurait impliqué : un logement au prix excessif et une routine métro-boulot-dodo.

En gros : la même vie que nous aurions pu avoir en France, mais version anglophone. Nous avons donc atterri à Sydney (billet le moins cher !), trouvé un « panel-van » (ces magnifiques Ford à mi-chemin entre le break et le mini-van) en 10 jours, et pris la route vers le nord, avec pour premier point de chute, un WWOOFing ! Et c'est ainsi que continua notre aventure australienne pendant 10 mois, roulant de WWOOFing en WWOOFing (7 en tout) avec seulement trois périodes de travail : fruit picking dans le Queensland (10 jours) et en Western Australia (2 mois), et matelot/babysitter à Darwin. L'itinéraire au gré du vent : Sydney – Townsville – AliceSprings – Adelaide – Albany – Perth – Darwin.

Nouvelle-Zélande :

Après un saut à Bali (must-do depuis Darwin) nous voici en route pour notre 2e PVT en Océanie : la Nouvelle-Zélande. Cette fois-ci, nous tentons un fonctionnement différent (au vu de la taille du pays peut-être ?) : travailler pendant 6 mois au même endroit (en l'occurrence Waiheke Island, en tant que cuisinier pour la première fois, et housekeeper pour Julie), pour ensuite visiter le pays dans son intégralité en un coup ! C'est ainsi que le 3 mars, après 6 mois de travail intensif dans un endroit magnifique, nous partons d'abord pour 8 jours de « repos » à Fidji, puis revenons en NZ pour visiter l'île du Nord pendant 12 jours en campervan.

Nous décollons ensuite pour la Polynésie Française (les îles du Pacifique sont très accessibles depuis la NZ, vous l'aurez compris), Tahiti et ses îles, pendant 4 semaines. Puis nous revenons en NZ, pour faire le tour de l'île du Sud (ses fjords, glaciers, et autres paysages fantastiques) en 3 semaines intensives.
Ayant tenté notre chance quelques mois auparavant pour un PVT au Canada, pour lequel nous avons obtenu une réponse positive, nous décidons de nous y rendre, non pas par le chemin le plus court (un Auckand-Vancouver), mais par la France, pour rendre visite à nos familles et amis, quittés depuis près de 2 ans. Quitte à faire un vol à escale, nous décidons de nous offrir un arrêt bien prolongé (25 jours) au Sri Lanka, pays que je recommande fortement à tout amateur de surf/baignade, animaux sauvages, visites culturelles, plats épicés, thés, et chaleur humaine.

Canada :

Après 4 mois en France incluant une cure de fromages, vins, et baguettes (oui, c'est un cliché, mais y a pas à dire, ça manquait !) nous voilà partis pour Montréal (encore une fois le billet le moins cher). Ce coup-ci, c'est le doute... Le pays est grand, le temps et l'argent sont limités. Après 15 jours à Montréal, nous nous décidons à vivre une expérience un peu plus atypique : partir dans les Rocheuses pour nous établir pour l'hiver. Et c'est donc par hasard que nous sommes en ce moment à Fernie, BC, une petite ville dans les Rocheuses canadiennes. Que faisons-nous ici ? Nous travaillons en station de ski (cuisinier et housekeeper, encore une fois !), et allons skier gratuitement jusqu'à 5 fois par semaine... Une belle façon pour nous de profiter d'un hiver enneigé et froid, en attendant le retour des beaux jours pour partir en expédition.

Prochaines destinations :

Dans les grandes lignes :

– Suivre la côte ouest du Canada de Vancouver jusqu'à Anchorage (Alaska), en passant par le Yukon et ses aurores boréales, chiens de traîneau et autres « must-see ».
– Redescendre la côte ouest jusqu'en Californie, en passant par l'ensemble des grands parcs nationaux américains.
– Et plus vaguement, atteindre la pointe sud de l'Amérique du Sud par la route, en traversant le plus de pays possibles... (potentiellement quelques PVT sur la route, en espérant que l'on puisse postuler par internet d'ici là !).

Quel a été ton sentiment dominant au cours des 2 premières semaines en PVT ?

Un mot : Liberté ! Partir avec des économies, acheter un van, et se lancer sans but sur la route, offre un sentiment de liberté et d'excitation inégalable !

Est-ce que ta situation professionnelle t'a paru/te parait satisfaisante, pendant tes PVT ?

Diplômé d'informatique d'une part, et de gestion des entreprises de l'autre, j'ai fait le choix de ne pas travailler dans ces domaines pour plusieurs raisons :
– L'envie de découvrir et d'apprendre quelque chose de nouveau, d'enrichir mon CV pour la suite du voyage.
– La réticence à m'installer dans une grande ville sur du long terme.

Ceci étant dit, je suis donc très satisfait de ma situation professionnelle en PVT, car étant peu regardant, j'ai souvent obtenu des boulots facilement, dans différents domaines, et de plus en plus facilement, au vu de mon expérience grandissante (cuisine par exemple).

Quelles ont été tes plus grosses difficultés ?

Aucune difficulté majeure n'est à signaler pendant ces aventures. Les seuls désagréments qui me viennent à l'esprit, ont à voir avec les TaxBack, quoique indirectement.

– En Australie, j'ai renoncé à remplir un TaxBack, car ayant trop peu travaillé pour espérer rentabiliser le temps (et l'argent ?) passé à m'en occuper.

– En Nouvelle-Zélande, remplir un TaxBack est d'une simplicité déconcertante (le tuyau du jour : présentez vous dans un centre IRD entre avril et mai, faites vos plus beaux yeux de cocker battu à l'agent le moins occupé, et implorez 3 minutes de son temps pour vous expliquer le formulaire, dans lequel il faut remplir 3 lignes, pour obtenir ses TaxBack, aucune feuille de paye n'étant nécessaire). Ceci étant dit, mon problème est venu du fait d'avoir dû laisser mon compte en banque ouvert dans le pays après l'avoir quitté, et avoir essayé de le fermer en faisant transférer les fonds au Canada. Cette simple requête m'aura pris 1 mois, 10 e-mails, 3 appels internationaux, 2 courriers recommandés, et une photocopie de mon passeport tamponnée par huissier... Soyez prévenus !

– Au Canada, il va falloir penser à nous en occuper bientôt. L'année fiscale semble se terminer en même temps que l'année civile, il resterait donc environ 3 mois pour remplir le fameux T1 en fonction de son T4... Affaire à suivre...

– Au Japon (pour mon 4e ? 5e ? 6e PVT?), j'aurai la chance de bénéficier du cadeau de Noël de PVTistes.net s'il est encore valide : une déclaration d'impôt offerte avec taxback.com ! (Merci:-))

Quel sont tes meilleurs souvenirs ?

Dur de faire le tri dans les tonnes de souvenirs marquants de ces 28 mois de voyages, mais en voici quelques-uns qui méritent d'être cités :

– Faire du mustering en cattle station dans l'outback australien. C'est-à-dire, s'envoler dans un avion biplace pour repérer les vaches, ou être de ceux qui, en quad et moto, prennent leurs ordres venant de l'avion par talkie-walkie, et roulent sans repère aucun au milieu du désert pour aller chercher un troupeau de 3 vaches égarées à 2 km de là... Puis ramener l'ensemble des 150 vaches trouvées ce jour, pour les marquer au fer, les tagger aux oreilles, et trier, avant de les relâcher et tout recommencer le jour suivant, et ce pendant 3 semaines (sur un terrain de 300 000 hectares).

– Nager en compagnie des tortues, poissons, raies manta, dans des endroits paradisiaques tels que Ningaloo reef (Western Australia), ou Maupiti (Polynésie Française).

– Errer dans les terres du Mordor en Nouvelle-Zélande. Une multitude des paysages spectaculaires se succèdent mais ne ressemblent pas, au pays du Seigneur des Anneaux !

– Rencontrer un troupeau d'éléphants sauvages au Sri Lanka

– Quitter, puis revoir par hasard à des milliers de kilomètres de là, les gens merveilleux rencontrés sur la route.

Est-ce que certaines choses françaises te manquent ?

Comme dit précédemment, principalement la nourriture. Fromages, pain, foie gras... Les bon produits du Français sont introuvables ou chers, ou imités mais jamais égalés.

Qu’est ce qui te manquera si tu rentrais en France ?

L'aventure ! Ne pas savoir où je serai le mois suivant, rencontrer de nouvelles personnes, changer d'environnement constamment. Pour le moment, c'est cette envie de découverte et d'inconnu qui me fait continuer, et m'empêche de rentrer en France par peur de la routine !

Qu’est ce que cette expérience t’apporte, du point de vue personnel ou professionnel ?

D'un point de vue professionnel, j'ai pu enrichir mes compétences techniques dans des domaines n'ayant rien à voir avec ma formation initiale. Mais, mis à part le coté technique, je pense que cela apporte beaucoup au niveau des compétences générales communes à n'importe quel poste : la capacité d'adaptation, le sens du travail en équipe, l'autonomie, la confiance en soi, la curiosité, les capacités d'analyse et de communication (qui plus est, en anglais !).

D'un point de vue personnel, cette expérience (toujours en cours bien sûr), m'a apporté beaucoup au niveau relationnel humain, gestion de situations stressantes, planification, anticipation, et bien d'autres aspects...

Quels conseils donnerais-tu aux futurs PVTistes ?

Foncez ! Essayez tout ce qui est nouveau, ne planifiez pas trop (un minimum bien sûr), mais laissez vous porter par vos envies et par les personnes et opportunités rencontrées. Visitez le pays et ne stagnez pas au même endroit pendant toute la durée du séjour ! Voila ma vision d'un PVT réussi !

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Commentaires

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Super récit.. qui donne envie :)

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Laura
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ahah, revoir les gens a l’autre bout du monde ça m’est arrivé, pour 4 personnes et dans la mm ville. 1 homme a NY en 2010, 1 collègue de boulot de France, une voyageuse a Hawaii et une a Las Vegas, et j’ai revu les 4 à Chicago durant la semaine ou j’y était!! 2 a l’auberge et 2 dans la rue par hasard!!! Comme quoi le monde est à la fois immense et minuscule!!! Antoine, profite…la déprime du retour va être dur et va durer!!!

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Génial, ça me fait rêver et effectivement ça donne envie.
J’y pensais depuis quelques temps, a enchainer les PVT, et ce récit me conforte dans mon idée… a creuser.
Merci beaucoup !

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Récit qui fait rêver!! Juste une question « technique », avec quel budget êtes-vous parti au début ? Et votre van, ça été dur à trouver? Et à quel prix ?? merci de ta réponse!

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Merci pour ce superbe témoignage qui ne donne qu’une seule envie : suivre vos traces ! Comme Stéphanie, ça me conforte tout à fait dans mon envie de faire plusieurs PVT :) Bonne continuation !!!

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Wow, toute l’expérience a l’air cool!
Et…. Fernie, BC, <3 !!

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Combien avez vous eu d’économie pour partir pour ces aventures ?
Je demande cela parce que on en parle pas souvent, j’ai l’impression dans les articles.
cordialement

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génial ! ca fait rêver !!!! :) booooonne continuation pour la suite !

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Très intéressant ! Si j’arrivais à en faire autant dans ma vie, je serais comblé. Tu dois avoir des centaines d’anecdotes à raconter à tes proches, c’est génial !

Juste une question d’ordre du boulot. Comment tu as trouvé un boulot de cuisinier ? Tu as postulé à une annonce ? Et au niveau des compétences ? Parce que je crois que tu n’es pas cuisinier.

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Merci à tous pour ces encouragements !
Quant à la question récurrente du budget : 18 mois de boulot intensif en France, et un hébergement gratuit chez les parents, nous on permis de mettre de coté pas loin de 35 000€ à deux… De quoi prendre un bon départ, mais méfions-nous, ça fond vite ! Notre but est plutôt maintenant de ne jamais repasser sous une certaine limite critique qui mettrait fin au voyage, et travailler dur quelques mois permet de se renflouer rapidement !
Quentin, pour être cuisinier, en n’ayant pas d’expérience, il suffit de faire comme partout : commencer en bas de l’échelle… En l’occurrence, 6 semaines de « plonge » à la vaisselle, et beaucoup de zèle, m’auront permis de vite « monter en grade » au sein de la cuisine. Par contre, il semblerait que l’Australie et la NZ, basés sur un modèle anglo-saxon, laissent plus de chance au travailleur sans diplôme que notre chère patrie. Il est plus facile de montrer ce que tu vaux vraiment, on te laissera toujours plus de responsabilité jusqu’à tester tes limites et trouver le poste qui te correspond le mieux. Et une fois que tu as rempli ton rôle en « Commis Chef », l’ascension ne fait que commencer, et jamais plus tu ne repartira d’en bas :-)

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OK merci bien de ta réponse.

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Marie
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Un de mes collègues japonais en Nouvelle-Zélande était passé rapidement de commis de base (genre quelque tâches diverses, notamment la plonge et des trucs du genre à chef du resto pendant quelques semaines. En gros, ils étaient trois en cuisine au départ. Le chef est parti, son second a repris le rôle de chef. Le collègue japonais est alors passé second. Soucis du nouveau chef qui a dû s’absenter pendant plusieurs semaines, le collègue japonais est passé chef. Bien sûr, ça n’était pas définitif ou autre, mais alors que d’autres cuistos sont arrivés, il est redevenu second de cuisine (truc qu’ils préférait largement en fait).
Donc, cela reste relativement envisageable de faire un peu sa place.

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