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Je ne connaissais pas encore l’inconfort, c’était l’inconnu.
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Un autre point, c’était de m’améliorer en anglais.
À mon arrivée, j’étais émerveillée de tout, jusqu’au “bip bip” des passages pour piétons. Les oiseaux qui étaient différents de la France, les lézards, la vibe dans les pubs, les gens qui boivent des coups en terrasse, le peu de fumeurs, la propreté des rues. Tout ce que je découvrais était trop stylé !
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La nuit, je trouvais que c’était hallucinant ! Ça bougeait beaucoup, il y avait beaucoup d’ambiance dans la ville ! Tout de suite, j’ai vu des gens ouverts d’esprit avec qui je pouvais facilement parler sans me faire juger.
Quand je voulais faire fille au pair, je devais aller en Suisse faire HelpX. Même si cela ne s’est pas fait, je suis restée sur le site. De là, j’ai rencontré un monsieur qui était en Australie et qui proposait un échange. C’est lui qui m’a initialement poussé à venir.
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Donc, avant de partir pour 1 an en Australie, grâce au volontariat, j’avais 2 semaines qui étaient programmées.
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J’ai donc passé une semaine à Brisbane pour faire mes papiers et démarches administratives. Ensuite, j’ai commencé mon HelpX chez lui. Vraiment, je recommande de commencer son PVT Australie comme ça. Surtout pour quelqu’un qui part seul et qui ne parle pas anglais. C’est le top ! Si tu veux sortir de ta zone de confort, c’est clairement une bonne idée !
Quand je suis arrivée à Brisbane, dans mon auberge de jeunesse, c’était très compliqué. J’avais peur de parler et d’être jugée. Et puis, de fil en aiguille, j’ai rencontré des gens qui venaient d’arriver. Au début, c’était eux qui venaient vers moi. Et c’est là où j’ai compris, que quand t’es toute seule, les gens te remarquent.
J’ai aimé voyager seule pour ça, parce que les gens aimaient venir à ma rencontre.
Ce soir-là, je me suis dit que c’était dommage de m’isoler, je voyais les autres s’amuser ensemble, rigoler, j’ai pris mon courage à deux mains, j’ai été voir le groupe.
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C’était la première fois et après ça, c’était beaucoup plus simple ! Comme je l’ai dit au début, c’est toujours le premier pas qui est le plus difficile.
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Ensuite, je suis allée faire mes 88 jours, en une fois dans le nord-est de l’Australie. Je les ai fait d’une traite à Port Douglas entre un job dans la cuisine (en restauration) et un en cleaning.
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J’ai aussi travaillé un peu en ferme. Mais j’ai vraiment galéré ! Contrairement à la restauration où c’était trop simple ! Pour certaines fermes, il fallait “apply” (postuler) plusieurs mois à l’avance, faire des visites médicales, remplir des questionnaires. Bon, heureusement, un jour, j’ai posté un message sur Facebook et j’ai été contacté directement pour travailler dans les vignes. C’était trop bien !
Après avoir fait mes 88 jours à Port Douglas, j’ai décidé de faire un road trip sur la côte est, j’ai passé le nouvel an à Sydney. Puis je suis arrivée à Melbourne. J’arrivais proche de la fin de mon visa, pile dans la période où je kiffais ma vie. J’étais dans une colocation, j’avais fait de trop bonnes rencontres. Et je voulais continuer le voyage pour visiter la côte ouest.
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Finalement, à ce moment-là, il y avait la possibilité de demander un Covid visa. J’ai “apply” pour ça et je l’ai eu pour pouvoir rester un an de plus.
Il y a plein de choses qui ont changé… Je dirais que j’ai acquis une grande ouverture d’esprit. Je ne me prends plus la tête, où alors ce sont des prises de tête réfléchies. Aujourd’hui, je sais qu’il y aura toujours des problèmes, mais aussi toujours des solutions.
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Professionnellement, je sais ce que je veux, maintenant. Je veux travailler dans une bonne équipe, parce que c’est important pour moi. En Australie, les gens ne sont pas prises de tête, c’est toujours une bonne ambiance, ils ne sont pas stressés et ils priorisent leur vie d’abord, avant le travail.
C’est aussi mon voyage en Thaïlande qui m’a fait changer. Je me suis dit que j’étais partie seule en Australie, alors autant le faire aussi pour la Thaïlande. Après tout, j’avais besoin de qui ?
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Sur place, je me suis dit que c’était la meilleure idée que j’avais jamais eue.
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Et après mes deux ans en Australie, j’avais planifié un voyage aux Philippines et en Indonésie. Cette fois, je n’avais pensé et proposé à personne. Parce qu’après tout, ça ne sert à rien d’attendre les gens.
Au début, je ne me rendais pas compte de ce que je faisais. Plus mon entourage m’en parlait, plus je me disais “quel culot j’ai eu”. J’étais vraiment fière de moi. Et quand je suis rentrée chez moi, ça s’est confirmé. Tout le monde me disait que j’avais changé, que je n’étais plus la même. C’est là que j’ai réalisé que j’avais changé, mais que rien n’avait bougé en France.
Qui ne tente rien n’a rien ! Si je n’avais pas tenté, je n’aurais pas pu grandir, je serais restée dans ma routine : usine, boulot, prise de tête, problème de famille.Ce n’est pas simple de faire passer le message, mais aujourd’hui je rencontre trop de gens qui regrettent. Et c’est vraiment le message que j’ai envie de faire passer : partez avant de regretter !
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N’hésitez pas à faire ce qui vous fait vibrer ! Et au pire si ça ne se passe pas bien, vous trouverez votre bonheur ailleurs.
(2) Commentaires
Bonjour Morgane! Ton article m’a vraiment donné la motivation pour enjamber le pas et faire cette expérience! Je me demandais sur quel site as tu pu trouver facilement du travail en cleaning? Aussi est-ce que ton expérience HelpX tu l’as fait à Brisbane ou dans une zone reculée je n’ai pas bien saisi? Je me questionne sur comment entammer mon expérience, je pense arriver en aout/septembre. Merci beaucoup 🙂
Bonjour, un grand merci pour ton retour !! Je suis très contente de savoir que ce témoignage t’aide à sauter le pas ! Pour mon job en cleaning, j’ai trouvé via un groupe Facebook. Pour l’expérience en HelpX, je pense que tu fais référence à Amélie (dans l’interview). Elle avait trouvé un volontariat à Seventeen Seventy. Une ville qui est éloignée de Brisbane (au nord).
Quand on part seul(e) en Australie, le volontariat peut être une super option ! Cela permet souvent de trouver un hébergeur avant même d’arriver, ce qui aide à commencer son aventure plus sereinement : tu es logé(e), nourri(e), et tu rencontres du monde tout de suite.
Après, tout dépend de ce que tu recherches. De mon côté, j’avais choisi de débuter à Sydney en auberge de jeunesse, et c’était une expérience géniale aussi
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