Pierre à Hamilton, Île du Nord

Date de publication : 06-09-2013

Profession

Technicien Supérieur Chimie Environnementale

pvtistes :

Ville de provenance

Pierre : Moi je viens d’Alsace, plus précisément d’un patelin à côté de Strasbourg. Ce patelin c’est… attention, c’est assez atypique… Oberschaeffolsheim (18 lettres, oui monsieur !)
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Ville de destination

Pierre : Ma ville de destination est Hamilton, petite bourgade de Nouvelle-Zélande, située sur l’Île du Nord. C’est un endroit assez humide donc il ne neige jamais, mais pour ce que j’en ai vu, c’est pas pour autant que les nuits d’hiver sont chaudes !
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Sur place depuis combien de temps

Pierre : Je suis là depuis fin février (oula ça en fait déjà un paquet de mois ! ). J’ai atterri directement à Auckland. Comme prévu, plein de tracas, trop de monde aux douanes, le stress monte car mon bus Nakedbus va partir sans moi, j’en oublie mon PC à la douane, me barre en courant pour attraper le bus orange pour Manukau, le loupe, et me rend compte que tout à coup, mes bagages sont plus légers ! Bref tout s’est bien arrangé, mais faites gaffe, il faut prévoir un petit temps de battement à Auckland pour prendre un bus !
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Baroudeur ou pas ?

Pierre : Alors baroudeur je ne crois pas, enfin j’ai fait beaucoup de voyages étant jeune (colonies de vacances EPAF chaque été) et ça a développé un peu l’envie de voir plus loin que le bout de mon nez. Non pas seulement voir un autre pays mais surtout découvrir une autre culture, d’autres mœurs (oui, en NZ on va pieds nus à l’école même en hiver).
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Que faisais-tu en France ?

Pierre : En France j’étais en Licence Pro ACAE (Analyses Chimiques Appliquées à l’Environnement) à l’IUT de Sète, auparavant j’étais en L3 environnement à Nîmes et j’ai fait un DUT Génie Biologique option Génie de l’Environnement à Strasbourg. Pour avoir fait deux licences et pas un master ? De un, la L3 à Nîmes était complètement nulle, tellement, que j’en ai été dégoûté des études. Sachant que si on arrête en L3 non professionnelle, on a très peu de chances d’avoir un boulot que ça soit en bio ou chimie (j’ai des amies qui sont devenues femmes de ménage avec une L3 Bio et ce depuis un an). A l’issue de la L3 Pro, il faut faire un stage de 4 mois, je me suis dit : stage à l’étranger, bon pour le CV. Comme le Visa étudiant était très compliqué (pour moi en tout cas), j’ai choisi un WHV, avec surtout l’option voyage/travail après le stage.
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Pourquoi avoir choisi Hamilton, qui n’est pas une destination très courue des PVTistes ?

Pierre : J’ai choisi Hamilton car c’est la seule Université à m’avoir favorablement répondu pour un stage non rémunéré en NZ. Je me suis donc dit : chouette j’ai un stage, je vais n’importe où ! Bref, j’ai atterri à Hamilton, ville ou il n’y a pas grand chose à voir à part les magnifiques Hamilton’s Garden. Pour ce qui est des activités, on est assez près de tout (Auckland en 1h30-2h de voiture, Raglan pareil, Waitomo’s Cave idem) donc pour sortir le week-end, ça ne manque pas d’idées. Pour ce qui est des activités, j’ai pu aller au ski à Whakapapa (Fuck a Papa phonétiquement), faire le Black Water Rafting (Waitomo’s Cave), aller dans le Coromandel, à Auckland et autour de Auckland (endroit magnifique à voir : Bethells Beac, y a un lac à côté, la vue est une des plus belles de l’île du Nord). Concernant la vie nocturne de Hamilton, eh bien les clubs sont pas comme en France, il y a des clubs à thème, The Hood plus pour les Gangsta / Rap, The Bank pour les gens classes aux alentours de 25 ans, etc. Y a vraiment de tout mais c’est sûr que ça ne vaut pas la vie nocturne d’Auckland. Il y a pas mal d’événements du style « festival du cinéma Français » et de très beaux endroits comme l’Université de Waikato qui est géniale. Bref c’est une ville dont on fait le tour assez rapidement mais ça a son charme !
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Est-ce que c’est la première fois que tu vivais à l’étranger ou que tu partais aussi longtemps ?

Pierre : Je suis parti pour mon stage de deuxième année d’IUT au Québec pour 3 mois avec un collègue. Une expérience formidable que le Québec/Canada, je le recommande aussi à tout PVTiste qui veut y aller. On y a vu des ours, des orignaux(als?), des paysages magnifiques, des baleines, bref plein de choses merveilleuses et des gens super agréables.
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Quel a été ton sentiment dominant au cours des 2 premières semaines en Nouvelle-Zélande ?

Pierre : Mes deux premières semaines ont été un peu difficiles, de s’adapter à parler anglais 24/7, avoir un kiwi comme coloc’ n’aidant pas le schmilblick… Mais j’ai rencontré le troisième jour (c’était le O’Week à l’université donc c’est la fête dans la ville pendant une semaine) des Indiens très accueillants qui sont devenus de très bons amis malgré de nombreuses incompréhensions (différences culturelles). Ça prend du temps d’avoir un groupe d’amis, et même après 7 mois c’est pas évident de les garder.
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Est-ce que ta situation professionnelle te parait satisfaisante, en Nouvelle-Zélande ?

Pierre : Ma situation professionnelle est parfaite pour le moment. Je bosse pour une entreprise où je gagne 1 600 euros net par mois (j’ai fait la conversion) pour 37 h 30 par semaine. Je vis confortablement tout en faisant des économies. Je ne regrette pour rien au monde d’avoir quitté la France, où trouver un boulot payé comme cela direct après la licence pro aurait été difficile. En plus de cela, quoi qu’en disent les kiwis, la vie est moins chère en Nouvelle-Zélande qu’en France.
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Tu souhaites prolonger ton séjour : quelles sont les démarches administratives ?

Pierre : Gros point noir, je ne connais pas les démarches administratives à faire sachant que je souhaite rester en NZ. Tout du moins deux ans. Je suis un peu perdu et l’administration néo-zélandaise est pas ce qu’il y a de plus clair. Mes patrons veulent pas payer pour me sponsoriser, donc c’est assez contraignant. J’ai un job mais je ne sais pas quel visa demander pour la suite. Si quelqu’un a des pistes sachant que je n’ai pas 2 ans d’expérience dans ma branche, il est le bienvenu !
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Quelles ont été tes plus grosses difficultés en Nouvelle-Zélande ?

Pierre : La plus grosse difficulté est la barrière de la langue mais aussi les différences culturelles. On doit s’adapter et c’est pas toujours facile. En effet, ici c’est pas la France, tu as pas la même unité, tout est sous forme de groupes, les Indiens, les Africains, les Européens, les Asiatiques,… Et je n’ai jamais été habitué à ce genre de disparités où il est difficile de s’intégrer dans chacun des groupes sans se sentir oppressé.
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Quel est ton meilleur souvenir ?

Pierre : J’aurais souhaité que cela soit le saut en parachute (bientôoooooot). Je dirais les soirées entre Européens, ou alors les road trips à travers le pays. Un super souvenir aura aussi été le match All Blacks vs France, tous ces drapeaux français dans le stade, c’était incroyable. En plus un Français qui a une maison en face du stade avait invité 200 Français à faire la fête chez lui, on voyait vraiment une unité française comme je vois rarement en France. Que du bonheur, pas de prise de tête.
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Est-ce que certaines choses françaises te manquent ?

Pierre : La famille, les amis, la gastronomie. Quoi qu’on en dise, la NZ est au niveau zéro de la gastronomie, j’ai testé plein de restaurants, ça ne vaut pas une bonne Fischerstub ou un quelconque restaurant français. Que ça soit au niveau du prix (exorbitant ici) ou du culinaire. Le prix de l’alcool aussi me manque, payer sa bouteille de vodka 40 dollars, c’est triste.
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Qu’est ce qui te manquera si tu rentrais en France ?

Pierre : Les gens, leur honnêteté, leur ouverture d’esprit. J’ai jamais vu des gens plus honnêtes que les Kiwis, tu laisse traîner ton portable dans les vestiaires de la salle de sport, un type viendra courir te le redonner. C’est assez impressionnant et en même temps plus tu passes du temps avec eux plus tu deviens comme eux, honnête. J’étais avec un groupe de Français en soirée, j’ai été complètement outré quand un des Français est parti sans payer de là où on mangeait après la soirée. C’est tellement impensable ici…
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Qu’est ce que cette expérience t’apporte, du point de vue personnel ou professionnel ?

Pierre : Point de vue personnel, c’est jackpot, on évolue beaucoup en rencontrant d’autres cultures et d’autres personnes. On s’ouvre au monde. J’étais dans une auberge de jeunesse à Turangi, et j’ai vu sur le mur cette magnifique phrase peinte sur un des murs : « The world is a book and those who do not travel only read one page ». Ça résume un peu l’expérience de chacun, personne ne sort indemne de ses voyages. Point de vue professionnel, second jackpot, j’aime le boulot que je fais, j’ai un bon salaire, et si je décide de rentrer en France (partir pour mieux revenir) j’aurais un avantage non négligeable sur mon CV.
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Quels conseils donnerais-tu aux futurs PVTistes ?

Pierre : La vie est faite pour être vécue. Certes on a peur la première fois quand on part, mais c’est tellement libérateur, ça vous libère l’esprit. Sur un autre mur de l’auberge de jeunesse de Turangi il y avait une autre image : « Don’t be a scary cat in the awesome jungle of your life! Dare. » Venir en NZ c’est découvrir non seulement des paysages magnifiques, mais aussi des gens formidables. Je recommande vraiment à tous les gens de partir faire le tour d’un pays avec un WHV.

Pour prolonger l’interview, découvrez le blog de Pierre.

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Évaluation de l'article

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11 Commentaires

celine
36 93

Bonjour Pierre,
Je viens de lire ton témoignage qui est très sympas et intéressant aussi. Du coup j’ai quelques petites questions, je voudrais aller en Nouvelle-Zélande en 2017 et j’aimerais y trouver un travail en labo mais médical pour ma part. Je lisais dans ton interview, que si on a pas de master c’est compliqué à trouver un emploi, je ne possède qu’un BAC+3 qu’est que tu en penses? Je commence à avoir de l’expérience et je suis partie 1 an en Australie, crois-tu que tout ça pourrait m’aider?
De plus, est ce qu’il est possible de partir en WHV pour un travail « sérieux » ou cela va t-il me poser problème?
Enfin voilà, j’ai plein de petites questions comme ça 🙂

oph29
156 202

si Pierre repasse par là 2 ans après son témoignage, les réponses m’intéresse également.
J’ai un master en biologie (microbio) mais même avec un master j’ai un peu peur de pas trouver de boulot non plus en NZ. Dans quel genre d’entreprise avais tu trouver ? et comment tu as trouver, connaissances suite à ton stage ou tu as postulé un peu partout sur internet ?
merci, et merci pour ton témoignage 😉

Pierre
35 92

Salut,

je suppose début 2015 🙂 Moi j’ai beaucoup aimé Coromandel et le Northland. J’ai pas eu encore le temps de faire l’île du sud ainsi que wellington dans j’ai vu que jusqu’à Taupo et ses environs dans le sud de l’île du Nord.

Mais tout est beau, et els ballades sont fantastiques !

Marina
2 16

Oui 2015 c’est ça :S
A force de fouiller je suis de plus en plus convaincue d’avoir fait le bon choix de PVT !

Marina
2 16

Bonjour Pierre
Super témoignage merci ! Pour ma part je décolle pour la NZ début 2014 et je viendrai surement te poser plein de questions !
Si tu as des endroits coup de coeur à ne pas rater, je suis preneuse de tes expériences de voyage
Je te souhaite de trouver des solutions pour ton visa !
A plus !

Pierre
35 92

Bonjour, j’avais pas vu les novuelles réponse , alors j’update un peu ; J ai perdu mon taff à Hamilton mais on m en a reproposé un à Auckland, je préfère largement la vie à Hamilton qui etait plus tranquille et surtout ‘j’ai du quitter tous mes amis. M’enfin c est la vie ! Mon boulot est bien payé ce qui me permet de mettre pas mal de côté.

Je vais peut être faire un master en NZ, mais pour cela d’abord j »économise. Ils m’on accordé un second permis de travail pour Auckland, ce que je trouve bizarre car je ne suis normalement pas qualifiable pour un visa de travail ici vu que j’ai pas deux ans d’experience.

Tant mieux pour moi, je suis payé plus mais je bosse plus et on compte pas les heures sup non payées ( bah oui tu as un contrat 40h/wk , tu bosses plus c est ton probleme)

Je veux faire un master désormais mais comme je souhaite rester quelques années ici, je pense pas rentrer en france pour le faire. Bah oui c’est un peu problematique pour revenir je pense après… Et j adore vivre en NZ. Même si je bosse plus, je fais du sport apres le taff, je suis pas ronchon et je suis content d etre ici.

Voila un peu le status , j’attends d avoir la résidence , j »ai que 135 points pour le moment mais en juillet j »aurais 145 docn je peux direct avoir la résidence ( et oui un an de travail en NZ te file 10 pôints supplementaires!)

J’espère que j’ai un peu plus renseigné mon status !

Guillaume
0 1

Bonjour Pierre,

Je viens juste d’arriver a Hamilton aussi et je suis sous un student visa comme je suis entrain de faire un PhD à la fac de Waikato.
Pour ton visa, effectivement cela serait plus simple que ton entreprise te sponsorise mais tu peux toujours essayer un work visa skilled migrant qui ne devrait pas poser de problème au vue de tes qualifications!

Je me demandais si cela vous dirirez pas de boire un coup en ville bientot?? Car tu l’a decrit, le mix de culture est assez difficile au debut.

Désolée de mon Francais approximatif … Not used to write in French anymore 🙂 spent already too much time abroad 🙂
G

AnneCecile
0 1

Bonjour Pierre,

Je vis à Hamilton avec mon copain kiwi et je n’ai à vrai dire rencontré aucun francais alors ca fait plaisir de lire ton interview (je me permets de te tutoyer) et surtout ton ressenti sur la ville entre autre.
Pour t’expliquer en très bref ma situation. Je suis titulaire d’un visa travail d’un an après avoir eu un Visa Working Holiday de 1 an (il y a 2 ans). Plus clairement, J’ai vécu 1 an en NZ puis revenu en France et travaillé pendant 1 an puis de nouveau en NZ avec mon visa Travail depuis Juin, En faite, j’ai quitté mon boulot et la France pour mon copain c’est la raison principale pour laquelle je suis ici maintenant. Je suis dans le secteur de la communication et pas facile de trouver un emploi dans ma branche pour ma part (ceci dit c’est pareil en France) cependant j’ai trouvé un job et ce que je peux dire c’est que les néozélandais font plus facilement confiance que les francais.

J’ai pu voir que tu ne savais pas trop quoi faire par la suite pour rester et obtenir le bon visa. Si tu n’as pas plus de réponses à tes questions, j’ai peut être quelques connaissances que je pourrais te faire partager. En effet, les demandes administratives ne sont pas claires.

Sais tu également qu’il y a un groupe qui s’appel l’alliance francaise d’hamilton. C’est 20$ l’admission et on peux louer des DVD et livres francais. Je regarde des films en anglais sans problème mais parfois c’est pas mal de regarder un film dans sa langue natale.

bonne continuation.

Anne

Pierre
35 92

Hey,

Je viens de recevoir le lien donc je réponds que maintenant !

Quel secteur Charline? Pour trouve un travail ici c’est assez difficile et il vaut mieux un Master ( même pour obtenir un visa de travail que je suis en train de faire).

Pour le stage, pas compliqué, je savais que les universités prennent des stagiaires car ils les payent pas. J’ai envoyé à tous les profs de toutes les universités de Nouvelle Zelande. J’ai eu une réponse positive et j’ai cash pris le stage.

Mon niveau était bon avant de partir (TOEIC 940/990 ; voir des films en anglais sans sous-titres etc .). Mais j’ai des amis qui étaient pas super bon en anglais avant de venir ici et qui se sont ameliorés. Il faut savoir que tout ce qu’on t’apprend à l’école, 80 % c’est à jeter à la poubelle. Si tu veux apprendre une langue certes tu as les basiques à l’école, mais le reste c’est regarder des films dans la langue , et surtout converser, echanger, partager avec d’autres gens an anglais. C’est difficile au début mais tu t’acclimates très facilement.

Les disparits viennent qu’il n’y a aucune unité vraiment, tout le monde vit comme il le veut ici et chacun ramène sa culture. Contrairement à la France ou la culture est pratiquement la même pour tous.

Julie
7 22

Moi ça m’intéresserait de savoir comment tu t’y ai pris pour trouver ton stage?

charline
7 20

C’est une très belle interview qui me rend encore plus impatiente de partir. Sachant que j’ai fais mes études à peu près dans le même secteur que Pierre, ça me réconforte sur le travail la bas.
Cependant je n’aurais pas pensé qu’il y ai de la disparité entre chaque couleur ou chaque genre de personne.
Apparement Pierre, tu as eu des difficultés avec la langue, quel était ton niveau avant de partir ?

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