Anicée, premières expériences professionnelles en Australie

Date de publication : 22-11-2022

Dernier diplôme obtenu

Master

pvtistes : Bonjour Anicée, peux-tu te présenter ?
Anicée : Bonjour, je m’appelle Anicée, j’ai 24 ans et je suis originaire de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Après avoir réalisé un master STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) spécialité Activité Physique Adaptée et Santé, j’ai voulu partir pour une expérience à l’étranger.

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pvtistes : Tu fais un PVT en Australie, pourquoi cette destination ?
Anicée : Tout d’abord, mon premier souhait était d’avoir une expérience professionnelle à l’étranger en lien avec mes études. Je m’étais donc renseignée sur les pays dans lesquels je pouvais exercer mon métier d’enseignante en activité physique adaptée. Il s’agit de la rééducation par l’activité physique qui peut s’exercer au sein de centres de rééducation, hôpitaux…

J’avais pensé au Canada dans un premier temps, sachant que mon métier est très reconnu là-bas mais je n’ai malheureusement pas eu la chance d’être tirée au sort pour ce PVT.

Mon envie et mon besoin de partir faire cette année de césure m’ont orienté vers l’Australie, pour me permettre de devenir bilingue et aussi (il ne faut pas se mentir) pour le climat. J’ai finalement choisi de mettre de côté l’expérience professionnelle et j’ai décidé de devenir fille au pair pendant les 6 premiers mois. Ce choix m’a permis d’arriver dans une famille, ce qui a facilité mon intégration (logement, salaire…) et de découvrir l’Australie les 6 mois suivants.
pvtistes : Tu as tout d’abord travaillé en tant que fille au pair. Peux-tu nous en dire plus ?
Anicée : J’ai trouvé ma famille sur un groupe Facebook. Les groupes Facebook sont beaucoup utilisés en Australie, que ce soit pour trouver un appartement, un travail, et même une famille d’accueil.

J’ai rencontré ma famille d’accueil une première fois en visio, il était convenu que je m’occupe principalement des enfants et que je fasse quelques tâches ménagères « de temps en temps » pour aider les parents. Ça ne s’est pas vraiment passé comme prévu, j’étais en charge de toutes les tâches ménagères de la maison et je n’avais le temps d’échanger avec les enfants que lors des trajets maison/école. Je faisais également plus d’heures que prévu et je n’avais quasiment pas le temps de sortir pour faire des rencontres dans ce nouveau pays où je ne connaissais personne.

La famille me considérait comme une « gouvernante » (pour rester correcte) et ne partageait rien avec moi. Ce fut une période difficile, je savais qu’il serait impossible pour moi de rester 6 mois et j’ai commencé à chercher du travail un mois et demi après être arrivée.

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pvtistes : Tu travailles aujourd’hui dans une salle de sport et dans un café ?
Anicée : J’ai trouvé mon travail au café à l’aide d’une connaissance, une Norvégienne que j’ai rencontré. Elle y travaillait et ils avaient besoin de personnel.

Pour la salle de sport, j’ai trouvé ce travail en postulant sur LinkedIn, je suis plutôt contente car je ne pensais pas pouvoir enrichir mon expérience professionnelle dans mon domaine d’études en partant en Australie. Je ne travaille pas dans un centre de rééducation car ça reste très compliqué d’obtenir une équivalence pour tous les métiers touchant au médical, mais ça reste le domaine de l’activité physique. Avec mes diplômes ils me donnent l’opportunité de toucher à une population clinique lorsque cela se présente (cancer, personnes âgées, obésité…).

Les salaires sont plus élevés en Australie qu’en France, et les Australiens laissent aussi plus la chance aux jeunes « sans expérience ». Surtout après un mois et demi en Australie, je n’étais clairement pas bilingue et j’avais beaucoup de mal en anglais, notamment avec l’accent australien… Mais ils m’ont quand même fait confiance et m’ont proposé un job très rapidement. Concernant les conditions de travail, les Australiens sont également plus « chill » je dirais.
pvtistes : Est-ce que tu as le temps de voyager en parallèle de ton travail ?
Anicée : Oui, il est plus facile pour moi de prendre des jours de repos et de voyager qu’en France tout en travaillant. Je n’ai jamais eu aucun refus de la part de mes divers employeurs pour pouvoir partir, il suffit juste de les informer en amont. Le voyage fait partie de la culture australienne.

Ça fait maintenant 8 mois que je suis en Australie et j’ai visité une bonne partie de la côte est australienne, l’île Fidji, ainsi qu’une petite partie du désert australien, tout en gardant le même job depuis 8 mois.

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pvtistes : Parlais-tu anglais avant de partir en PVT ?
Anicée : Je suis partie avec un niveau scolaire basique, j’avais vraiment de grosses difficultés en anglais. Je pense que la meilleure façon d’apprendre est de pratiquer et puis lorsqu’on est seule dans un pays anglophone on n’a pas vraiment le choix.

Je conseille tout simplement d’essayer de parler le plus régulièrement possible, d’écouter des podcasts pour commencer puis lorsque la compréhension devient plus facile d’essayer de lire des bouquins en anglais.

L’anglais a été un frein lorsque j’étais dans ma famille d’accueil au niveau des échanges avec les enfants, c’était assez difficile de créer des liens en partie pour cette raison, mais à part ça les Australiens sont très compréhensifs, et comme je l’ai dit précédemment, ça ne m’a pas empêché d’avoir du travail. Il ne faut surtout pas se bloquer en se disant « je ne parle pas assez bien anglais pour faire ci ou ça », just do it !
pvtistes : Quelles sont pour toi les plus grandes différences entre la France et l’Australie ?
Anicée : Je dirais la qualité de vie qui est bien meilleure en Australie, les salaires sont plus élevés, il y a également plus d’opportunités professionnelles.

Je dirais aussi la sécurité, je me sens beaucoup plus safe en Australie dans une grande ville telle que Sydney ; je n’ai aucune crainte à marcher seule dehors en pleine nuit. Je dirais qu’il y a aussi plus de respect en général, en 8 mois ça ne m’est jamais arrivé de me faire accoster de manière irrespectueuse ou tout simplement de me faire siffler dans la rue.

Il y a aussi des points négatifs bien sûr, la vie en général est très chère à Sydney, notamment les soins médicaux. C’est quand même un luxe qu’on a en France d’être remboursé de la quasi-totalité des soins.

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pvtistes : Qu’est-ce que tu apprécies le plus en Australie ? Le moins ?
Anicée : Ce que j’apprécie le plus : la diversité, surtout dans mon quartier (Bondi), il y a vraiment différentes cultures car il y a de nombreux backpackers. Je partage mon appartement avec une Philippine et une Japonaise, je travaille avec une Américaine, des Brésiliens… ce qui rend l’aventure encore plus enrichissante !

Mais je dirais que ça fait aussi partie de ce que j’aime le moins car en général les backpackers ne restent pas longtemps dans la même ville et il est donc difficile de nouer de vraies relations lorsqu’on choisit de rester dans la même ville.
pvtistes : Quel est ton meilleur souvenir de PVT pour le moment ?
Anicée : Je dirais mon voyage aux Fidji avec une amie française que j’ai rencontré ici. Leur culture, leurs paysages, je me suis vraiment sentie dépaysée. Et je dois dire que finalement la météo n’était pas géniale à Sydney depuis mon arrivée, beaucoup de pluie et d’inondations donc ça faisait du bien de retrouver un peu de chaleur et de soleil !

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pvtistes : Le moins bon ?
Anicée : Lorsque j’ai perdu ma grand-mère après 2 mois et demi en Australie, c’est là qu’on se rend compte qu’on est vraiment loin de sa famille. Je me suis vraiment sentie seule à ce moment-là. Je pense que lorsqu’on part si loin il faut se préparer à ce genre d’évènements, se préparer à ne pas forcément pouvoir rentrer comme on veut quand on veut car c’est loin de la France et les billets coûtent cher…
pvtistes : Es-tu partie seule ? Si oui, comment le vis-tu ?
Anicée : Oui je suis partie seule, c’était difficile les deux premières semaines où je me disais clairement « mais qu’est-ce que je fais la », mais l’aventure est à vivre.

Je pense aussi que partir seule permet d’être plus ouvert aux autres et donc de faire plus de rencontres. Pour ma part, ça m’a également appris à mieux me connaître, à être plus indépendante, à apprendre à faire des choix… Ça demande un peu de courage de se lancer mais ça reste la plus belle expérience de ma vie.

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pvtistes : Comment tes proches ont réagi à ton départ ?
Anicée : Mes proches étaient heureux pour moi, ils m’ont toujours soutenu dans mes choix que ce soit ma famille ou mes amis. Bien sûr c’était très difficile lors du départ car je suis très proche de mes parents, on a une relation très fusionnelle mais ils ont toujours été très compréhensifs, et heureusement il y a les visios !
pvtistes : As-tu des conseils pour les futurs expatriés ou ceux qui hésitent à se lancer ?
Anicée : Il faut se lancer ! Ça fait peur au début mais c’est une expérience qui permet d’en apprendre tellement sur la vie et sur soi-même. Cette aventure m’a vraiment fait grandir et évoluer. C’est une des plus belles expériences de vie que l’on puisse vivre, ce n’est pas toujours simple, il peut y avoir des galères, des moments d’indécision, des moments où on se sent seule, mais c’est justement ce qui rend l’aventure encore plus riche.

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pvtistes : Et pour finir, quels sont aujourd’hui tes projets ?
Anicée : Il me reste encore un peu plus de 3 mois en Australie, et ensuite je vais réaliser une mission humanitaire au Cambodge pour une durée de 2 à 3 mois avant de rentrer en France début juin pour mon anniversaire, j’avoue que la France commence à me manquer…

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1 Commentaire

Layonol
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Ce beau témoignage donne envie de découvrir ce beau pays et me donne des ailes pour me lancer à mon tour !!

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