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C’est un fait : la popularité du PVT Japon ne cesse d’augmenter. Avec des quotas atteints très tôt dans l’année et des prises de rendez-vous à l’ambassade très difficiles, certains doivent renoncer à leur rêve d’une aventure nippone.
Pourtant, d’autres destinations de PVT existent en Asie et restent relativement méconnues.
C’est le cas du PVT Taïwan, dont le quota n’a encore jamais été atteint.
Après presque 1 an de PVT au Japon, j’étudie aujourd’hui à Taïwan et j’aimerais partager ce pourquoi, je pense, Taïwan peut plaire aux amoureux du Japon, et pourquoi pas vous convaincre de tenter l’aventure PVT Taïwan ?
Bien sûr, dans cet article, tout est question de ressentis personnels et cela reste donc subjectif à chacun !
Ce que Taïwan et le Japon ont en commun
Souvent, les gens viennent chercher au Japon des aspects culturels qu’on retrouve pourtant également sur l’île de Formose (Taïwan).
Les cerisiers en fleurs
Il n’y a pas qu’au Japon au printemps que vous pouvez contempler la floraison des « sakuras ». C’est aussi possible dès le mois de janvier à Taïwan, et le gros avantage, c’est qu’il y a bien moins de touristes !
La qualité et la propreté des infrastructures
Le Japon est reconnu pour son organisation efficace où tout est toujours tiré à quatre épingles. On pense notamment aux transports qui ne sont jamais en retard ou aux rues toujours très propres : c’est aussi le cas à Taïwan.
D’ailleurs, au Japon comme à Taïwan, la carte de transport (Suica ou EasyCard) fonctionne dans tout le pays et permet de payer dans les magasins, ce qui est très pratique !
La diversité des paysages
Montagnes enneigées, forêts avec des brouillards tout droit sortis de films, plages paradisiaques, grandes villes fourmillantes sont des paysages présents sur les deux îles.
La forte présence de la pop culture japonaise
Les Taïwanais sont aussi friands d’éléments de pop culture japonaise, que cela soit les mangas, les animés, la culture du cosplay ou du karaoké. Si vous souhaitez tester les gashapon, les salles d’arcades, acheter des figurines de vos personnages d’animés préférés ou encore passer votre soirée à jouer dans des cybercafés, vous ne serez clairement pas en reste à Taïwan.
Les convenient stores (ou konbini) ouverts 24 heures sur 24
Les convenient stores, dits konbini, font partie intégrante du paysage japonais et sont internationalement reconnus pour leur praticité. On peut notamment y faire ses courses, retirer de l’argent, imprimer des documents, récupérer des colis, payer ses factures, charger son téléphone et même faire transférer ses bagages d’une ville à une autre.
7/11 ou encore Family Mart, célèbres chaînes de konbini, sont des enseignes que vous pourrez trouver à tous les coins de rue des deux pays !
La sécurité
Tous deux reconnus par le Ministère des affaires étrangères français comme des pays dits « sûrs », le taux de criminalité y est faible, la sécurité dans le domaine des transports très bonne (routes de bonne qualité par exemple) et il y a peu d’arnaques sur les étrangers.
Malgré la présence d’une activité sismique sur les deux territoires, ce sont des pays où on est extrêmement en sécurité lors de ces catastrophes naturelles. La population y est tellement bien préparée que le taux de vulnérabilité du Japon face aux catastrophes naturelles est bien inférieur à celui de la France ou du Canada.
Il y a également une forme de surveillance mutuelle qui limite d’une certaine manière les vols. Que cela soit à Taïwan ou au Japon, vous pourrez laisser votre téléphone ou votre portefeuille sur une table sans crainte que celui-ci ne soit dérobé !
Les prix bon marché
La dévaluation du yen a clairement augmenté le pouvoir d’achat de beaucoup d’étrangers au Japon, renforçant son attractivité. Sur l’île de Formose, les prix sont également inférieurs à ceux que l’on connaît en Europe ou au Canada.
En 2026, le coût de la vie à Taïwan était 27% moins important que celui de la France.
La culture du thé
L’art de la cérémonie du thé japonais est très populaire mais connaissez-vous sa version taïwanaise ? Celle-ci est marquée par des influences chinoises et japonaises et a pour produit phare l’oolong.
Dans les deux pays, vous pourrez visiter des maisons de thé, lieux de sociabilités et expérimenter de nouveaux goûts.
La facilité de voyager en tant que backpacker
Avec des transports à l’heure et réguliers, du personnel compétent pour vous aider, la présence de casiers dans toutes les gares, des auberges de jeunesse propres et avec de l’espace, le Japon et Taïwan sont deux pays où voyager solo en tant que backpacker est très facile.
La culture des sources chaudes
Les bienfaits des onsen, les sources chaudes japonaises, ne sont plus à prouver et nombreux sont ceux qui se rendent au Japon pour les tester.
Si le pays de Soleil Levant en compte plus de 27 000, Taïwan en dénombre plus d’une centaine. Alors oui, c’est un nombre bien inférieur MAIS le pays étant plus petit, vous pourrez très facilement venir vous détendre dans une source chaude, à Beitou, Wulai et Yangmingshan notamment.
La forte présence de la nature
Amateurs de randonnées, vous serez comblés que cela soit par l’ascension du Mont Fuji l’été au Japon ou par celle du Mont Jade (Yushan) à Taïwan, par le trek de Kumano Kodo (parfois appelé le « Saint Jacques de Compostelle japonais ») ou par la magnifique balade sur les sentiers de la forêt de pluie d’Alishan.
Pour information, sachez que l’application AllTrails propose dans les deux pays de nombreux parcours, avec des données fiables.
Ce que j’ai préféré au Japon
La nourriture
Melon pan, mochis et ramens sont autant de mets que j’ai adoré au Japon et j’avoue avoir une petite préférence pour la cuisine nippone (mais heureusement que l’on peut trouver beaucoup de nourriture japonaise à Taïwan).
L’apprentissage plus facile de la langue
Que vous partiez au Japon ou à Taïwan, il sera préférable d’apprendre au moins les bases de la langue nationale. Pour ma part, j’ai trouvé l’apprentissage du japonais beaucoup plus simple que celui du mandarin, notamment dans la prononciation.
Une météo beaucoup plus clémente
C’est le GROS point positif du Japon, et notamment de Tokyo à mon sens : la météo. Les hivers dans la capitale nippone ont été les plus agréables de ma vie car le temps y est ensoleillé, globalement avec peu de vent et que le froid est clairement supportable. Certes, les étés sont très étouffants mais c’est aussi le cas à Taïwan.
À Taipei, la saison des pluies est très impressionnante et le climat subtropical me donne l’impression d’être constamment moite, ce qui n’est pas toujours agréable.
Une possibilité de voyages plus grandes
Cela est clairement lié à la superficie du Japon, 10 fois supérieure à celle de Taïwan. À Taïwan, les distances sont relativement courtes en train à grande vitesse (HSR) puisque vous pouvez rejoindre Kaohsiung (tout au Sud) depuis Taipei (au Nord) en à peine 2h30 ! Comme pour ma part, j’aime les longs trajets en prenant différents transports (comme par exemple en allant à Hokkaido en ferry), j’ai préféré le Japon sur cet aspect.
Ce que j’ai préféré à Taïwan
Les transports sont moins chers
Lors de mon année de PVT au Japon, les transports constituaient une part très importante de mon budget mensuel.
J’ai été surprise par le fait que cela soit nettement inférieur à Taïwan ! Pour un trajet en métro, je paye à Taïpei généralement 20 NTD le trajet (moins de 60 centimes).
Pour ce qui est des trains à grande vitesse (HSR), bien sûr cela dépend de la distance, mais je me suis généralement située aux alentours des 1 800-2 200 NTD le trajet (environ 50-60 €), alors que le Shinkansen Tokyo-Kyoto coûte aux alentours de 14 000 ¥ (environ 80 €).
Il est plus facile de trouver des personnes parlant anglais
C’est un cliché sur le Japon que j’ai pour ma part expérimenté : il est difficile d’y trouver des anglophones pour vous aider.
De manière générale, dans les villes taïwanaises, vous trouverez beaucoup plus facilement des personnes pouvant vous renseigner dans la langue de Shakespeare.
Les démarches administratives ont été plus faciles pour moi
Lors de mon PVT au Japon, à part l’ouverture d’un compte en banque, j’ai dû effectuer l’ensemble des démarches administratives en japonais (ou du moins en japonais avec l’aide de Google Traduction…), et il n’a pas été possible pour ma part d’en faire en ligne. Chacune devait se faire en présentiel, avec beaucoup de paperasse et d’attentes.
À Taïwan, plusieurs démarches peuvent se faire en ligne comme la création d’un Alien Resident Certificate (ARC) ou la déclaration de la Taiwan Arrival Card (TWAC). Lorsque ce n’est pas le cas, comme par exemple pour la création d’un Taiwan ID Number, cela est possible dans n’importe quelle agence de l’immigration, en anglais et cela se fait très rapidement.
J’ai moins ressenti la pression sociale à respecter un ensemble de règles
On dit parfois que les habitants des capitales sont plus froids, plus stricts ou plus pressés que ceux du reste du pays, notamment au Japon. Il arrive que les étrangers relatent de regards désapprobateurs à Tokyo, suite à des maladresses vis-à-vis des règles de politesse culturelles au Japon, qu’on ne maîtrise pas toujours au départ. Cela est subjectif mais, de mon expérience personnelle, j’ai ressenti une attitude plus détendue à mon égard à Taïpei qu’à Tokyo.
Il y a moins de sur-tourisme
Le fléau du sur-tourisme oblige le Japon à prendre, à raison, des mesures drastiques : restriction d’accès à certaines rues du quartier de Gion à Kyoto par exemple, ou encore spots photos populaires désormais interdits. Si vous cherchez un dépaysement, loin des foules ou encore des nationaux de votre propre pays, la popularité moindre de Taïwan permet à mon sens d’avoir une expérience touristique beaucoup plus agréable.
Bref, si j’ai adoré mon expérience au Japon, j’espère vous avoir convaincu sur le fait que le PVT Taïwan vaut aussi le détour ! Et si ce n’est toujours pas le cas, je vous invite à découvrir ici 12 raisons de choisir Taïwan pour un PVT.
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